Facebook ne disparaîtra pas, le bouche à oreille non plus

La sélection du jour…

Une fois n’est pas coutume est cet article que j’ai écrit sur e-marketing.fr intitulé « les médias sociaux valent mieux que ce que vous en faites ! » À un moment, 10 ans après sa création, où Facebook est placé sous les feux roulants des critiques, et où les accusations vont bon train pour expliquer sa disparition, ainsi que celle – imminente – de Twitter, selon de sages prédicateurs, nous revenons sur les fondamentaux des réseaux sociaux, hélas largement oubliés depuis les jours dorés du Web 2.0. Cette belle époque des bisounours est en effet révolue, période bénie où les « likes » étaient des « amis » ou même des « fans ».

Facebook ne disparaîtra pas, le bouche à oreille non plus

Longtemps les entreprises ont adopté une stratégie moutonnière dans les réseaux sociaux : il est temps de sortir du troupeau et de revenir aux fondamentaux du marketing du bouche à oreille et des réseaux sociaux (photo antimuseum.com

Avant de vous jeter à corps perdu dans Facebook, apprenez le langage du marketing du bouche à oreille et ses fondamentaux

Pourtant, loin de la renier, les pionniers restant toujours un peu nostalgiques, et à juste titre, il nous faut revenir sur les fondamentaux du marketing du bouche-à-oreille, qui reste, qu’on le veuille ou non, le moteur du partage et de la recommandation. Ce marketing du bouche-à-oreille, plus respectueux (on en parlait encore hier), tourné vers les autres ; presque altruiste devrait-on dire, reste au cœur de la logique les médias sociaux et, au cas où nos sombres prédicateurs auraient raison, survivront encore aux réseaux sociaux, car le marketing du bouche-à-oreille est probablement vieux comme le monde.

le bouche à oreille expliqué par Andy Sernovitz
le bouche à oreille expliqué par Andy Sernovitz dans son excellent ouvrage illustré

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Facebook ne disparaîtra pas, le bouche à oreille non plus was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

marketeurs arnaqueurs ? Plaidoyer pour un autre marketing

Le Marketing est l’objet de toutes les critiques. Ce n’est pas nouveau, nous en avons l’habitude : “c’est du marketing” en langage ingénieur, veut dire la même chose que “c’est du vent” ou “c’est du grand n’importe quoi”. Il semblerait cependant que nous ayons franchi une étape supplémentaire avec cette émission de France Inter – à grand renforts d’expertises psychologiques et de relais médiatiques – et que le marketing soit ainsi considéré comme un repaire de pervers manipulateurs et arnaqueurs. L’Adetem n’est pas d’accord, et moi non plus. Mais avant de nier les faits, voyons quelle analyse nous pouvons apporter pour donner un peu de profondeur à ce débat ? On le verra, les choses ne sont pas blanches ou noires… comme toujours :

marketeurs et arnaqueurs : La parole à l’avocat général :

La critique du marketing n’est pas neuve. Elle doit être entrée il y a longtemps dans les gênes des populations habituées à se faire avoir par des petits malins qui prennent les consommateurs pour des idiots. Je l’ai remarqué encore l’autre jour en comparant les prix des parfums entre 3 enseignes : une enseigne de cosmétiques, une enseigne de parfums et une grande surface. La cible était la même : un parfum de Vetiver que j’ai trouvé à 3 prix différents, qui allaient néanmoins de 18€ à 70€ pour le plus cher avec 46€ pour le prix intermédiaire. Je ne rentrerai pas dans les détails de la qualité intrinsèque du produit, dont certains prétendent d’ailleurs que les jus sont tous les mêmes. Ce qui était frappant était ailleurs : la bouteille à 46€ (petite) et celle à 70€ (très grande) avaient pourtant la même contenance. La ficelle est grosse, mais classique en grand public : on prend le même produit, on change l’emballage et on vous offre un produit qui paraît plus gros et qui supprime 20% de produit au passage, vous augmentez votre marge d’autant, et le “marketeur” se frotte les mains en empochant son salaire et en pensant que les clients sont heureux ; or s’il est vrai que la plupart sont dociles … il serait faux de croire qu’ils sont tous dupes et qu’ils ne vous ont pas vu les manipuler.

marketeurs arnaqueurs ou enfumeurs ? - la carte de cybercartes.com

avant dêtre vus comme des arnaqueurs les marketeurs sont surtout perçus comme des enfumeurs (avis aux amateurs)

High Tech : Marketing et arnaqueurs de la “simplicité »

marketeurs arnaqueurs - un produit

Dans la high tech les exemples de manipulation abondent aussi. Vocabulaire inflationniste, mesures sans réelle valeur (on vous offre un débit de 20 Mbs max mais vous habitez à 3 km du répartiteur et vous payez plein pot pour un débit réel 10 fois inférieur … ) Certes vous payez, mais vous râlez et pestez contre les marketeurs, ces “voleurs” qui vous font prendre des vessies pour des lanternes. Et je ne parle pas des abus de langage à base de “simplicité”.

J’ai récemment acheté un disque réseau qui était vanté comme “extrêmement simple” … Au bout de 15 jours de manipulations, je n’ai toujours pas compris comment y accéder par Internet … et on ne peut pas dire que je soit un débutant ; alors qu’en est-il de l’utilisateur lambda ? Erreur de jugement ou manipulation ? Nul ne le sait.

Il est cependant vrai que le résultat est le même : je ne garde pas – pour l’instant – une bonne image de ce produit et je ne le recommanderai pas à n’importe qui, voire pas du tout (la preuve dans cet article). Lire la suite

marketeurs arnaqueurs ? Plaidoyer pour un autre marketing was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Les Big Data Démystifiées

La lecture du jour … Est cet article  humoristique de Thimothée Marchand qui décode très bien les fantasmes et la réalité des Big Data et en explique les fondements. La taille de donnée n’en fait pas de l’information, qui insiste aussi sur la « manière de se servir de la donnée » qui est fondamental dans les Big Data – et qui détermine d’ailleurs les nombreuses techniques adaptées à chacun des cas d’usage comme cela est expliqué dans mon article sur « le Big data et le Marketing de l’incertain. L’article revient également sur le fameux algorithme “Map Reduce”  et sur son fonctionnement. Enfin et surtout, l’article n’oppose pas qualité de l’information (le fameux MDM, Master Data Management) et la qualité de sa manipulation. Le vieil adage « garbage in, garbage out » s’applique encore, même si la logique originale des Big Data oblige les marketeurs à réfléchir « à l’envers » de la démarche classiqueNous y reviendrons.

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Les Big Data : ce que c’est et ce que ce n’est pas … avec l’humour en plus

ELLE EST PLUS COURTE QUE L’ON NE LE CROIT

Tout d’abord la taille de la donnée n’est pas forcément proportionnelle à son contenu. Avec l’augmentation des débits réseaux et des capacités de stockage informatiques, on a assisté à une explosion du volume des données et des programmes. Or qui dit donnée ne dit pas forcément information.  La moindre photographie ou vidéo prise aujourd’hui avec un mobile prend plusieurs méga octets de stockage, mais l’information exploitable en est extrêmement faible, voire nulle.

Au final, quelle est la part vraiment utile dans l’ensemble de l’information produite chaque jour sur Internet lorsque l’on enlève la pornographie (30% du trafic mondial, quand même !), les vidéos de chats-trop-mignons et  autres LOL ?via KAPEI – Indicateur de performance | BigData : Du fantasme adolescent à la pratique épanouie entre adultes consentants.

Les Big Data Démystifiées was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Digital Marketing One to One : 3 tendances du marketing digital

Comexposium organise un nouvel événement intitulé digital marketing one to one, sur le même format que celui qui a fait son succès pour son événement phare, couvert par Visionary Marketing en mars 2014, le fameux e-commerce one to one de Monaco. Cette fois-ci, changement de côte, avec le superbe hôtel Bellevue de la non moins belle côte basque. Voyons quels sont les thèmes qui seront abordés, au travers de cette interview exclusive que m’a accordée Jérôme Letu-Montois de Comexposium. Cet événement digital marketing one to one sera donc la suite de l’élément de Monaco, avec des rendez-vous d’affaires, basé sur un triptyque « business, Networking et contenus ». Monaco était essentiellement tournée vers l’e-commerce, ici on sera sur un thème beaucoup plus large, c’est-à-dire sur le monde du digital en général et des agences 360°. Alors, quelles sont les tendances majeures du marketing digital en 2014 ? J’ai posé cette question à Jérôme Letu-Montois qui m’a répondu par téléphone. Voici un résumé de cette interview que vous pouvez retrouver en podcast ci-dessus et sur notre chaîne iTunes :

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Digital Marketing One to One : Les tendances majeures du marketing digital 2014

 

  • L’omnicommerce : avec une plénière entièrement dédiée à ce thème, digital marketing one to one plante le décor. L’omnicommerce, on en parle beaucoup. Les annonceurs se regardent certainement un peu en chiens de faïence sur ce thème selon Jérôme Letu. On voit beaucoup de choses concrètes aussi chez des enseignes comme McDonald’s par exemple… Commerce on et off-line selon Jérôme vont enfin fusionner. Le e-commerce est de moins en moins au premier plan et on parle de plus en plus de commerce connecté.

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Digital Marketing One to One : 3 tendances du marketing digital was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Transformation digitale en Europe : peut mieux faire #adobesummit

Dans le cadre de l’Adobe Summit 2014, j’ai rencontré Mark Phibbs (Photo ci-dessous), SVP EMEA d’Adobe, un Australien qui a une longue expérience du terrain, commencée dans la région Asie-Pacifique. L’occasion de ce salon était rêvée pour évoquer avec lui l’état des lieux de transformation digitale en Europe, qu’il connaît bien et peut donc comparer à d’autres régions.

La transformation digitale en Europe vue par un Australien

Mark Phibbs - Theaustralian.com.au

Adobe est bien placée pour parler de consommation digitale à ses clients. La suite marketing cloud est déjà en elle-même un élément de transformation ( cf. notre article sur la plénière du 14 mai ). Mais aussi et surtout, Adobe s’est appliquée à elle-même… ses propres recettes. « Alors que nous étions en train de racheter Omniture« , a expliqué Mark, « nous l’utilisions déjà pour nous-mêmes, et 74 % aujourd’hui de notre budget marketing est dépensé en ligne (contre 20 % à 30 % en moyenne en Europe selon le représentant d’Adobe). Je ne suis d’ailleurs pas convaincu par ce chiffre qui me paraît largement surévalué par rapport à ce que je connais du terrain. Je l’aurais placé environ 10 %, ce qui ne fait d’ailleurs que renforcer l’importance du chiffre d’Adobe. Un pourcentage impressionnant, dont on retrouve des équivalents chez d’autres sociétés fortement ancrées dans le digital comme Cisco par exemple.

Et pourtant « toutes les décisions des clients se prennent en ligne »

C’est bien là le hic ; le gouffre énorme pour la plupart des entreprises, notamment en France, entre l’adoption du Web et du Web social par les clients finals et l’apparente indolence des entreprises en réponse à ce changement de comportement. Audi, à l’opposé, l’a bien compris, avec son magasin de Mayfair, le digital « en magasin a permis d’augmenter les ventes d’accessoires de 25 %, grâce à une mise en scène digitale de ces produits ».

digital car show room Audi.png

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Transformation digitale en Europe : peut mieux faire #adobesummit was last modified: juin 26th, 2015 by Yann Gourvennec