Le Content Marketing : nouvel eldorado du web des 5 prochaines années

Le content marketing a désormais le vent en poupe. Pionnières de ce mouvement, les entreprises qui ont adopté des solutions de market automation ont fait de la production de contenus de qualité le canal de communication le plus utilisé pour alimenter le lead nurturing. Une démarche qui répond aux attentes de leurs publics, tant en BtoB qu’en BtoC et qui s’avère payante. Dans les 5 années à venir, une véritable industrie va s’organiser autour du contenu web. Lors de ma prise de parole au Web2Connect le 18 novembre, j’ai exposé cette vision de l’avenir du web aux participants et leur ai livré 8 bonnes raisons de passer au Content Marketing, que je partage aujourd’hui avec vous dans ce billet.

Les contenus web actuels sont pauvres…

10 ans après l’avènement du Web 2.0, force est de constater que les contenus web sont pauvres. Pourtant, avec la désintermédiation de l’information, les entreprises ont le champ libre pour devenir enfin des médias et donner ainsi de la consistance au concept, déjà ancien, de marque média.

Si elles ne l’ont pas fait jusqu’à présent, c’est simplement qu’elles ne savent pas le faire. Confondant audience et influence, elles sont aujourd’hui lancées dans une course à l’audience qui les conduit à acheter du trafic ou des followers sur les réseaux sociaux pour diffuser des messages qui relèvent davantage de la publicité traditionnelle que de l’information à valeur ajoutée pour le public qu’elles ciblent. En cela, elles n’ont fait que décliner leurs bonnes vieilles recettes marketing traditionnelles à la sauce digitale, poussées dans cette voie par des agences dont la pub est la composante majeure de leur ADN. Ces dernières étant plus à l’aise dans la création de concepts, plus ou moins innovants, plus ou moins ludiques et dans l’organisation de jeux concours, que dans la production d’information au sens propre du terme.

Aujourd’hui, c’est Facebook qui impose ses règles

Avec plus d’1 milliard de membres, Facebook s’est imposé comme le leader mondial des réseaux sociaux. Une sorte de nouvelle frontière pour les entreprises qui se sont lancées éperdument, à la suite de quelques pionnières, dans une course effrénée à « l’engagement », objectif majeur dont la définition demeure cependant assez floue et fluctuante d’une entreprise à l’autre.

Carte des réseaux sociaux dans le monde en 2014
Les réseaux sociaux dans le monde : large domination de Facebook – Crédits : Vicenzo Cosenza – vincos.it

« Les médias sociaux valent mieux que ce que vous en faites », a lancé Yann Gourvennec en mai dernier dans une tribune publiée par e-marketing.fr. Et il a amplement raison. Car cette course à l’engagement, loin de mobiliser des communautés autour des marques et de leurs produits, n’a fait qu’appauvrir le contenu digital. Dans la course aux « likes », « fans » et « partages », les entreprises en ont oublié les espoirs initiaux qu’avaient fait naître le web 2.0, tels que le dialogue direct avec leurs clients, la co-création, ou encore le recrutement d’ambassadeurs de marque auprès de leur public d’afficionados.

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Le Content Marketing : nouvel eldorado du web des 5 prochaines années was last modified: avril 30th, 2016 by Frédéric-Michel Chevalier

Ce PC qui n’en finit pas de mourir …

La lecture du jour …

PC vs TabletteEst cet article de Ed Bott (photo) de ZDNet de juillet 2014, un de mes journalistes IT préférés, toujours incisif et aux remarques toujours intéressantes. Le sujet de la mort du PC est à l’honneur en permanence et il faut remarquer que la confusion totale règne dans le monde de l’informatique (rebaptisée IT car ça doit faire plus classe). Il faut dire que dans la littérature informatique, on aime bien faire mourir les choses. Mais qu’en est-il des ordinateurs de bureaux. Seront-ils vraiment remplacés par les tablettes et les mobiles ? Rien n’est moins sûr. Voici mon analyse et quelques liens pour alimenter la réflexion.

Les tablettes tueuses de PC ?

La question de savoir si les tablettes et même probablement les “phablettes » (car celles-ci empiètent de plus en plus sur le segment de la tablette), pourront remplacer les ordinateurs est au centre des débats depuis quelques années. Ce débat s’est accru il y a environ 1 an et demi à 2 ans, avec la chute vertigineuse des ventes ordinateurs. Alors que certains, comme ces commentateurs de Networkworld, y voient le signe indéniable de la disparition de l’ordinateur individuel, PC ou Mac (qu’il soit ordinateur de bureau ou portable) y compris dans le monde du travail, d’autres, comme Forbes ou Tabtimes, ne sont pas du tout d’accord.

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le bon vieux du clavier du bon vieux PC sera-t-il suffisant pour le faire survivre ? image antimuseum.com

Difficile de voir clair sur la disparition ou non du PC

Je dois avouer que ma propre vue a énormément fluctué sur le sujet et qu’il est très difficile de savoir où tout cela va aller. Je ne suis pas certain que la logique l’emporte, ni que le fait que tel ou tel ordinateur fasse beaucoup plus de chose qu’une tablette qui finalement se réduit à consommer de l’information soit suffisant pour nous prévenir d’une régression technologique potentielle.

Car il est courant de croire que nous vivons dans un monde informatique est toujours plus puissante et finalement, force est de constater que les ordinateurs n’évoluent plus beaucoup, voire régressent dans certains cas (comptez le nombre de ports disponibles sur votre ordinateur par exemple, les ordinateurs portables en sont de moins en moins pourvus, regardez la taille de votre disque dur qui gagne peut-être en puissance mais diminue en taille comme neige au soleil etc. etc.).

Les 3 phases de mon expérience terrain de l’utilisation des PC et des tablettes

Ce qui est certain, c’est ce que je tire de mon expérience du terrain à utiliser ces outils depuis maintenant plusieurs années (le Smartphone depuis 2007, la tablette depuis 2010). Je suis passé par plusieurs phases d’utilisation :

Phase 1 : la consultation (tablette) et la création (PC)

Tout d’abord, 1 phase où la tablette n’avait qu’une fonction de consultation. Regarder le Web surtout, répondre au mail, regarder un peu de vidéos mais je n’en suis pas un gros consommateur. Il était, surtout au départ, absolument impossible de créer quoi que ce soit sur ces outils qui n’étaient pas faits pour mettre à jour du texte et encore moins les fichiers multimédias.

Phase 2 : le couteau suisse où la tablette remplace (presque) le PC

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Ce PC qui n’en finit pas de mourir … was last modified: novembre 19th, 2014 by Yann Gourvennec

Internet va-t-il tuer le capitalisme ? ( avec @g9plus )

Internet va-t-il tuer le capitalisme ?

Verrons-nous cette fois-ci (2030 semble la date retenue par Rifkin) la mort du capitalisme, 1000 fois annoncée, mais jamais remplacé car probablement qu’il s’agit là du pire des systèmes, pour paraphraser Churchill à l’exclusion de tous les autres ? C’est ce que nous découvrirons le mardi 25 novembre à 19:00 dans le cadre de la rencontre annuelle du G9+ qui cette fois-ci a fait encore plus fort que d’habitude, en invitant la crème de la crème sur leur plateau. Rifkin sera présent en direct par vidéo, et sur place nous aurons droit à Jacques Attali, qu’on ne présente plus, Jean-Marc DANIEL – Economiste, Professeur associé à l’ESCP Europe et Directeur de rédaction de la revue Sociétal et Clara GAYMARD – CEO General Electric France. Sous ce titre provocateur (c’est le G9 plus qui l’annonce, cf. ci-dessous), se cache la grande question du moment soulevée par Jeremy Rifkin.

Celui-ci, économiste et conseiller de la chancelière Angela Merkel (qu’on a pas vu spécialement lancer pour l’instant de méthodes originales en termes d’évolution du capitalisme, mais cela va sans doute venir un jour), a publié un livre, désormais traduit en français, intitulé « la société à coût marginal zéro ». Dans cet ouvrage, Rifkin, qui se décrit comme un « personnage ordinaire, issu de la banlieue ouvrière de Chicago » ne fait, selon ses mots, que « décrire l’évidence que tout le monde peuvent voir aujourd’hui les gens » car il ne se décrit pas comme « visionnaire ». Voici donc revenue la mort du capitalisme, qui va réconcilier Amérique et fans de Mélenchon, et le retour à l’économie du partage. Nous nous croyons revenus au meilleur  moment de wikinomics et de feu le bon vieux et regretté Web 2.0, où tous les gens étaient des amis et où tout le monde s’aimait.

Depuis, les plates-formes collaboratives se sont monétisées, et sont devenus de gigantesques moulins à recycler l’argent de la publicité. Mais Rifkin reste optimiste, et voit dans les nouveaux modes de consommation et de financement (crowdfunding, échanges d’appartements avec AirBnB, troc de jouets sur Internet … si tant est que ces start-ups ne soient pas des entreprises capitalistiques ce qui reste largement à démontrer) un renouveau d’un capitalisme qui ne mourra pas – selon lui – mais verra se développer une nouvelle forme de capitalisme à côté de lui ; il emploie même la métaphore du parent et de l’enfant, et pense plutôt que ce nouveau capitalisme sera un enfant du capitalisme. En quelque sorte, c’est l’Amérique au diapason de la dialectique historique et je suppose que la formulation « mort du capitalisme » est un vieux fantasme gaulois issu d’un caractère révolutionnaire et frondeur, on ne se réinventera pas … 

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Rencontre annuelle Institut G9+ : Internet va-t-il tuer le capitalisme ? mardi 25 novembre 19:00 – maison des arts et métiers avenue d’Iena

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Internet va-t-il tuer le capitalisme ? ( avec @g9plus ) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Tendances communication 2015 (avec Stratégies)

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Je relaie ce mailing de Statégies pour une de leurs formations (intitulée “tendances communication 2015”) à laquelle je participerai le 24 novembre 2014. Je vous convie donc à cette conférence, où nous retrouverons entre autre Thierry WELLHOFF, Président – Agence Wellcom & Syntec en Relations Publics,  Mercedes ERRA, Fondatrice, BETC & Présidente Exécutive, Havas Worldwide, Karine SENTENACDirectrice générale – TEXTUEL LAMINE, Georges MOHAMMED-CHERIF, Président, fondateur & directeur de la création – BUZZMAN, Olivier CIMELIERE, Directeur associé, Agence Wellcom & auteur du blog du communicant 2.0

Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message, cliquez ici

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Médias sociaux
FormateurPoint de vue …Yann Gourvennec, PDG et fondateur, Visionary Marketing


Oubliez le « message », pensez au « partage »

Plus de 10 ans après leur introduction, les médias sociaux se sont insérés intimement dans nos vies de tous les jours, avec quelques nuances liées aux pays. Vu de loin, on pourrait croire que les médias sociaux forment donc un tout uniforme et qu’ils sont tous utilisables de la même manière. Il n’en est rien, voici quatre raisons qui expliquent ce phénomène.

1. Les marques ne naissent pas toutes égales entre elles
Chaque secteur, chaque branche, et même chaque marque a sa propre personnalité. Il serait illusoire de croire que ce qui s’applique à John Deere serait pertinent de, par exemple, Coca-Cola. Il n’y a pas de « prêt-à-partager » dans la communication digitale, il faut sans cesse se référer au contexte et l’adapter. Les marques notamment, se décomposent en 4 catégories principales : sous le radar, fonctionnelles, aimées et sensibles [1]. Mais ces quatre critères ne suffisent pas à montrer toute la complexité du phénomène, et il n’est pas possible que les tactiques utilisées en matière de médias sociaux soient identiques pour tout le monde.

2. Les plateformes se spécialisent plus par l’usage que par l’âge ou la CSP
Nous entendons souvent dire sur le terrain que Facebook n’est fait que pour les «jeunes». Si cela est peut-être vrai en Tunisie et en Pologne, la population moyenne de Facebook aux Etats-Unis est déjà âgée de 41 ans [2]. La moyenne d’âge en France se situant aux alentours de 40 ans, il n’y a donc pas de grande différence, ce qui rend ce filtre d’analyse inopérant. En revanche, on n’y partage pas la même chose, ni pour les mêmes raisons que dans LinkedIn et encore moins dans Twitter. Chaque plateforme a son propre langage et ses propres usages.

 

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« Les spécificités de l’outillage médias sociaux » par Yann Gourvennec, Visionary Marketing


3. Les variations de pays à pays sont importantes
La France se situe, comme souvent, en milieu de tableau : ni le meilleur élève de la classe ni le plus mauvais. Les pays où l’expression libre est récente sont quant à eux les plus prompts à considérer ces plates-formes d’expression directe comme des éléments indissociables de leur liberté individuelle, et l’usage y est donc souvent plus développé que chez nous. En… [Lire la suite]

[1] Voir notre ouvrage « la communication digitale expliquée à mon boss », Kawa, 2013
[2] Source : socialmediatoday.com en 2013 via La Tribune http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20130426trib000761942/facebook-est-de-moins-en-moins-l-ami-des-adolescents.html
[3] en 2012

Retrouvez Yann Gourvennec lors de notre conférence d’actualité :Tendances Communication 2015 : 
« Pérenniser l’influence de votre marque et créer l’engagement »

Le 24 novembre 2014, Paris

Programme en ligneProgramme en ligneProgramme en ligne

 

 

   En partenariat avec :La revue des MarquesUDASYNTEC

 

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Tendances communication 2015 (avec Stratégies) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

La rupture par l’innovation technologique est-elle un mythe ?

La rupture par l’innovation technologique est-elle un mythe ? Tel était le thème de la soirée social drinkup d’Adobe de fin septembre, que nos lecteurs connaissent bien. Quel rôle va donc jouer l’innovation dans le marketing d’aujourd’hui a dit Olivier saint léger dans son introduction ? S’agit-il d’une réelle valeur ajoutée ? Cette accumulation de nouveautés technologies peuvent elles avoir un impact et une valeur pour le marketeur. Les mariages peuvent elle capter de nouvelles audiences ? Fidéliser des clients et surtout … L’investissement en compétences est-il nécessaire ? Cette conférence a aussi été l’occasion de se poser la question fondamentale de savoir si l’innovation technologique du 21ème siècle n’est pas – un tant soit peu – surévaluée. C’est bien là que nous a emmené notre ami et confrère Frédéric Cavazza avec son brio habituel.

Ne pas parler de Smartphones, mais parler d’innovation

C’est ainsi que Frédéric est rentré dans le vif du sujet, dès la première minute : “on ne va pas parler objets connectés ou smartphones mais parler d’innovations qui pourraient avoir un impact pour des directeurs marketing” a-t-il prévenu. Voilà qui était fait pour nous plaire ainsi qu’à nos lecteurs de Visionary Marketing.

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Frédéric Cavazza nous oblige à regarder plus haut que l’écran de nos Smartphones
Gartner a livré un travail remarquable avec le hype cycle a rappelé Frédéric Cavazza mais « je n’y trouve pas mon compte” nous précise-t-il. Il a donc établi un panorama d’innovations qu’il nous a décrit lors de cette conférence :

La 3D et les interfaces 3D

Il y a d’un côté les produits très médiatisés comme les Google Glass « qui ne sont rien d’autres qu’un outil de projection” a-t-il indiqué, et d’autre part, « les masques d’immersion 3D qui vous projettent dans des environnements multidimensionnels qui sont très impressionnants” a précisé Frédéric en témoignant de sa propre expérience.

Les interfaces innovantes (IHM)

Il y a ensuite les IHM innovantes comme le Lip motion, l’interface gestuelle, corporelle et même neuronale (la plus futuriste). Il existe des vidéos où on voit des actions bien isolées par la pensée nous indique Frédéric Cavazza, et je me souviens pour ma part de la première souris bougée d’ordinateur par la pensée en Angleterre en 1993 ou 1994. De quoi se redemander pourquoi les innovations qui sont censées aller si vite à notre époque vont si lentement.

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La rupture par l’innovation technologique est-elle un mythe ? was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec