Monétique : faire rimer paiement en ligne et en magasin

La monétique est le terme décrivant la mécanique informatique (IT) permettant de gérer les transactions effectuées par carte bancaire. Elle est née il y a environ 30 ans et n’a cessée d’évoluer depuis lors. Longtemps, les évolutions majeures dans ce domaine furent d’ordre technique (par exemple le paiement sans contact) et de sécurité (par exemple le cryptage des données). Aujourd’hui, l’évolution des habitudes d’un consommateur de plus en plus connecté impose un changement au niveau de la monétique afin d’offrir au client les mêmes services que celui-ci soit en ligne ou en magasin. Victor Antunès, responsable marketing digital  et cross canal chez Ingenico group, nous en dit davantage sur la monétique et les nouveaux services marketing associés que l’on devrait retrouver prochainement.

monétique
La monétique a évolué avec les habitudes des clients : nous voici prêts pour une nouvelle révolution où la frontière entre paiements en ligne et en magasin sont de plus en plus liés

Comment s’est transformée la monétique depuis sa création ?

La monétique est apparue il y a une trentaine d’années. Elle est née de deux inventions simples : un appareil pour lire une carte et la carte elle-même (d’ailleurs, il s’agit de deux inventions françaises). On est passé du système du fer à repasser où on lisait l’empreinte de la carte (voir ici ce documentaire des échos sur l’évolution des cartes), à un système de lecture de carte à puce qui a permis de simplifier le paiement bancaire pour les consommateurs et les commerçants. Ces dernières années, les évolutions se sont faites davantage sur des contraintes réglementaires et de sécurité. Chez le commerçant, il y a eu la mise en œuvre du paiement sans contact pour les petits montants mais au delà de cela, on est resté sur des bases techniques et sécuritaires : par rapport au consommateur, la monétique était restée en retrait, alors que ce dernier changeait, devenant connecté « anywhere, anytime, anydevice » (que l’on peut traduire en français par le terme de Mobiquité). Il a fallu revoir le fonctionnement de la monétique pour apporter de nouveaux services.

Comment s’adapter à ce client et transformer son parcours d’achat ?

Nous avons mis en place deux solutions : une pour le paiement en magasin, et une pour le paiement en ligne. A travers ces deux solutions, l’idée de créer une plateforme unique centralisée permettant de suivre les transactions a été une révolution. Cela permet de mettre en œuvre de nombreux parcours clients. Cette approche de parcours d’achat permet de fournir des services marketing novateurs et à forte valeur ajoutée, car le client habitué à avoir des promotions sur le Web va s’attendre à avoir les mêmes offres en magasin. Le Web a extrêmement bien su tirer parti de ces architectures pour mettre en œuvre de nouvelles stratégies, mais malheureusement, beaucoup d’enseignes physiques n’ont pas encore su les imiter. Aujourd’hui, à travers une solution qui fonctionne en ligne et en magasin, on est capable de proposer de nouveaux parcours d’achats et de nouveaux services marketing venus du web, en magasin.

Quels sont ces nouveaux services ?

Ils sont dédiés au recrutement et à la fidélisation des consommateurs. Parmi eux :

Le couponing : Toutes les bases de données gérées par des agences marketing sur le Web qui aujourd’hui peuvent avoir 5 à 10 millions de consommateurs enregistrés vont pouvoir cibler des consommateurs qui en fonction de leur comportement d’achat vont être susceptibles d’apprécier certaines offres… Ce qui équivaut aux cookies sur internet. On pourra ainsi le faire en magasin physique via la monétique. On va ainsi pousser du coupon auprès de consommateurs ciblés. Ces consommateurs présenteront leur réduction via un code barre envoyé sur leur smartphone. Ce code barre va permettre de suivre le consommateur de bout en bout, car à travers le coupon ciblé, on va créer un coupon unique. On sait quelle personne a utilisé ce coupon, pour acheter un type d’article précis à un moment donné, dans telle enseigne…

Le cashback : Le consommateur peut bénéficier de remises arrières qui vont être créditées sur son compte après son achat. Cela existe en ligne, et physiquement dans quelques pays comme les Etats-Unis et l’Angleterre sur des systèmes de relevés bancaires, où l’agence marketing va analyser ces relevés pour adapter ses offres en fonction du consommateur. Ici, on va plus loin car grâce à la monétique, on va permettre au consommateur de bénéficier de ces cashbacks en temps réel. Par exemple, un client inscrit sur un site effectuant un achat dans l’enseigne recevra un cashback quelques minutes plus tard. Ce sont de nouveaux services qui permettent de mettre à disposition à des enseignes physiques des solutions  d’affiliation de marketing web très performantes.

Le don : C’est un nouveau service que l’on vient de mettre en œuvre et qui permet de faire un don à une association caritative de son choix. Les Anglo-Saxons sont en avance sur ce genre de solution mais le font via leur système d’encaissement, ce qui comporte quelques difficultés puisque les coûts informatiques sont plus élevés. De plus, dans ce cas là, l’enseigne collecte et encaisse l’argent, ce qui génère des problèmes supplémentaires au niveau de la comptabilité. Nous avons simplifié la mise en œuvre de cette solution. La mécanique est simple : au moment où la carte est introduite, le lecteur arrondit la somme et va proposer l’arrondi au client au profit d’une association. Le consommateur a juste à appuyer sur une touche verte ou rouge pour valider ou non l’arrondi. L’argent est ensuite envoyé directement aux associations, sans aucun frais.

Comment sécuriser ces données ?

Les règles de sécurité sont de plus en plus importantes. Plus on offre de solutions, plus on sécurise derrière. Cette sécurisation permet en plus de mettre en œuvre des parcours d’achat très intéressants car comme les données sont cryptées et insensibles, on peut les utiliser pour analyser et suivre les consommateurs (anonymisés) dans le cadre d’un comportement d’achat. Un retailer sera capable de mieux appréhender les parcours d’achats des consommateurs et comprendre comment celui-ci se comporte sur le web et en magasin. Ces données manquaient au retailer : elles sont désormais à sa disposition.

Monétique : faire rimer paiement en ligne et en magasin was last modified: mai 13th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Marketeurs : il est temps de vous former au Big Data !

C’est un cri du coeur que je pousse depuis quelque temps : les marketeurs n’ont pas développé une culture de la donnée suffisante. J’ai pu le vérifier encore il y a peu. Lors d’une conférence organisée par CCM Benchmark group sur la DMP (Data Management Platform) notre ami et confrère Christophe Bénavent est monté au créneau afin de pousser les marketeurs dans la salle à acquérir la culture de la donnée. La salle, forte de 100 personnes ce qui est un très beau score sur ce genre de sujets pointus, avait l’air de hocher la tête et j’en ai profité pour lui poser la question directement : “qui a selon lui/elle, dans la salle, une bonne culture de la donnée ?” ai-je demandé. 5 doigts se sont levés, fin de la démonstration. Il y a donc beaucoup de travail à réaliser et j’ai le plaisir, pour aller dans ce sens, à vous convier à un Webinaire gratuit que j’organise avec mon client Orange Cloud for Business et CloudWatt (les deux sociétés ont désormais fusionné) le 19 mai à 14:00 sur la plateforme Webikeo.Tests Big Data

Big Data Index d’IDC : des signes encourageants pour les départements Marketing

Le Big Data Index d’IDC a été publié récemment et celui-ci montre cependant une amélioration – a priori – de l’utilisation des données dans les entreprises. On en était resté à 90% (voire même 99% aux tout débuts des Big Data) et on en serait arrivé à 70% d’utilisation. Il y a de l’espoir. Est-ce dû à une amélioration réelle ? Certainement que cela est difficile à dire. Ce qui est indéniable cependant, c’est que les choses s’améliorent et que la curiosité des marketeurs a été éveillée. Voilà une bonne nouvelle.

J’ai l’idée de lancer un test Big Data mais comment faire ?

Vouloir lancer son test Big Data est une bonne idée, a priori, pour commencer (il y a des détracteurs des tests et des pilotes, il faut le savoir), mais avoir l’idée ne suffit pas. Comment lance-t-on son test ? Avec qui ? Comment ? Dans quel ordre ? Cela prend combien de temps ? Comment définir son besoin ? Autant de questions qui trouveront une réponse lors de ce webinaire que Visionary Marketing organise pour le compte d’Orange Cloud for Business et de Cloudwatt.

WEBINAIRE BIG DATA  AVEC ORANGE CLOUD FOR BUSINESS ET CLOUDWATT (19/05/15 à 14:00)Tests Big Data

Le hashtag de la session sera #obswebinr [https://tagboard.com/obswebinr/223549]

Comment réussir son test Big Data ?

Les Big Data font parler d’elles tous les jours depuis au-moins 2 ans et les tests clients se multiplient ici et là. La promesse d’un marketing plus prédictif (analytique) et prescriptif (décisionnel) est en effet fort tentante pour les marketeurs qui voient enfin leur rêve d’un marketing plus personnalisé à leur portée. Les nouvelles technologies du cloud permettent en effet de mettre à disposition les outils qui permettent de rendre l’offre plus adaptable , et plus pertinente, à la manière de ce qu’on fait les grands du Web comme Amazon dès le début des années 2000, mais à des coûts nettement plus abordables. Cette bonne nouvelle est cependant à tempérer car nombre de marketeurs, dont beaucoup n’ont malheureusement pas encore acquis la culture de la donnée, se posent la question de savoir comment démarrer un test Big Data. Dans ce Webinaire, les experts d’Orange Cloud for Business remettent les Big Data dans leur contexte et expliquent aux marketeurs comment s’y prendre pour démarrer leur test Big Data et le réussir !

Présentateurs :

– Alexis Dupuydauby, responsable marketing Big Data chez Orange Cloud for Business ; – Jean-Paul Leroux, responsable de la Data Intelligence chez Orange Business Services ; – Alvin HEIB – Responsable produit Big Data chez Cloudwatt.

Webinaire est animé par Yann Gourvennec de Visionary Marketing

  • 1. Introduction a. les Big Data, info ou intox ? Ce qui change vraiment pour l’IT et le Marketing b. les bénéfices du Big Data c. cas d’application (dans certains secteurs, distrbution, …)
  • 2. Pourquoi faire un test Big Data ? a. améliorer la vue du client b. personnaliser des ventes à la volée c. capter des masses d’information et en sortir des corrélations d. analytique/prédictif/prescriptif
  • 3. Les grandes étapes pour mettre en place un test Big Data
  • a. les grandes étapes d’un projet
  • b. la mise en place d’un POC (Preuve de Concept)
  • c. déroulement d’un cas d’usage

Ce Webinaire s’adresse à tous les responsables marketing, Web, digital, e-marketing et décisionnel, qui désirent mieux comprendre les enjeux des Big Data et en tirer partie avantageusement pour leur entreprise et pour eux-mêmes.

 

Idc emc-big-data-index sur l’espace Slideshare de Visionary Marketing

 

Marketeurs : il est temps de vous former au Big Data ! was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Un influenceur se lasse des médias sociaux et alors ?

Un influenceur se lasse des médias sociaux …

Il n’est pas seul. Est-ce grave et que faut-il en conclure ?

Chris Brogan est un des plus grands influenceurs et blogueurs américains et l’auteur de plusieurs ouvrages sur le marketing et notamment celui intitulé “Trust Agents” qui établissait l’importance de la confiance dans le commerce et l’économie et Dieu sait qu’il avait raison. Sa confiance dans les médias sociaux – dans un cadre professionnel – s’est justement largement effritée récemment, au point d’avoir écrit il y a un temps que “les médias sociaux n’étaient pas morts, mais qu’ils étaient devenus ennuyeux ». Il va un cran plus loin avec cet article écrit le 1er mai. Doit-on s’alarmer et quitter la partie parce qu’un “influenceur” a perdu ses illusions ?

Véritable star de l’internet dans les milieux marketing et com il était accueilli par les houras du public il y a 5 ans à Exeter (voir la vidéo ci-dessous) où j’étais également un des présentateurs. Ah la belle époque des médias sociaux, quel enthousiasme, quelle envie de changer le monde. Et maintenant … la publicité. Et en plus même pas de la publicité innovante, juste de l’hyper ciblage peu intéressant et même pas forcément efficace. Doit-on s’en alarmer ? Ce n’est pas mon avis.

Cet avis – et je l’ai déjà exprimé sur ce blog et ailleurs maintes et maintes fois – c’est que d’une part la publicité est un mal nécessaire – elle peut même être enthousiasmante – mais que les médias sociaux ne se prêtent pas à une démarche de mass medias. Après, on peut se lamenter sur le changement du paysage (pour être honnête et sans vouloir me vanter, c’est quelque chose que nous avions anticipé avec Hervé Kabla il y a déjà 3 ans) mais il vaut mieux se ressaisir et revenir aux fondamentaux du content marketing et du marketing du bouche à oreille, sans rester obsédé par des plateformes qui après tout ne sont que des outils.

Des influenceurs qui s’ennuient ou qui nous ennuient ?

Medias sociaux influenceurs Chris brogan

Cette antienne est entendue fréquemment dans le milieu des stars des médias sociaux et elle ne date pas d’aujourd’hui. « J’utilise Facebook pour l’entreprise, mais qu’est-ce que c’est ennuyeux”. Mais est-ce grave ? Il faut faire de la publicité  pour “passer l’algorithme onéreux et complexe” de Facebook, mais n’existe-t-il pas d’autres méthodes ? Certains utilisateurs de Twitter sont en pilote automatique mais ne puis-je pas faire autrement ?

Les outils ne sont que des outils

Pour bien utiliser un outil, il faut bien le connaître. Plus on le connaît, plus on est capable d’en minimiser l’importance et de le relativiser. Dans une conférence où je présentais à Atlanta à la fin de 2009 je disais déjà que Facebook et Twitter ne seraient peut-être plus là un jour. On me regardait un peu comme un Martien. Je ne voulais pas dire que ces outils n’avaient pas d’importance, mais qu’ils n’étaient que des outils, et que s’ils venaient à disparaître (ou à être dénaturés, c’est le cas aujourd’hui) ce ne serait pas une si grave affaire. On se mettrait à utiliser d’autres techniques, d’autres outils, on inventerait d’autres stratégies. Et tant mieux !

Je ne pense pas que les médias sociaux soient morts ou plutôt on s’en moque complètement. Ce qui compte ce sont les stratégies digitales que nous pouvons mener avec nos clients, et les dispositifs de contenus qui peuvent être montés autour de leurs sujets, des passions qu’ils peuvent partager avec leurs écosystèmes et de l’engouement que l’on peut générer autour de ces initiatives avec ses clients, ses employés, ses partenaires … la liste est infinie.

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D’une part, comme l’a démontré l’étude Pew d’Avril, la “fatigue Facebook” comme on la nomme habituellement est très largement exagérée (voir les chiffres à gauche). Même chez les adolescents et ce malgré les articles rageurs postés par certains d’entre eux et à intervalles réguliers (cette année c’était Andrew Watts au Texas).

Ensuite, il faut noter que les médias sociaux ne sont qu’un rouage dans l’ensemble de la communication digitale. Et ce n’est pas nouveau. J’ai toujours refusé de les considérer comme un sujet à part (cela était écrit noir sur blanc dans “les médias sociaux expliqués à mon boss” et ce qui se passe aujourd’hui démontre que j’avais raison.

En conclusion, je dirais comme l’affiche célèbre de la 2ème guerre mondiale en Angleterre : “keep calm and carry on!” Les outils ne sont que des outils. Quand l’un d’entre eux est usé … Il faut le remplacer, pas la peine de d’énerver sur le fait qu’il soit émoussé.

C’est aussi pour cela que je sens de plus en plus revenir l’engouement pour les communautés en propre. Reste qu’il faut bien comprendre comment cela fonctionne.

Comment j’utilise les médias sociaux aujourd’hui

01/05/15 Par Chris Brogan (influenceur marketing américain)

Cet article ne va pas changer votre vie. N’importe, je voulais partager avec vous ma vision des transformations nombreuses dans le paysage du Web et des médias sociaux. Une partie de ces constats m’attriste. Le reste ne fait que montrer l’affaiblissement et la diminution de l’efficacité des diverses plateformes en tant qu’outils pour le business. Il est possible que vous soyez en désaccord. Ça ne me dérange pas.

Les réseaux sociaux comme outils de business

Il faut déjà que j’avoue que mon opinion sur le sujet a changé radicalement (à 180°) dans les derniers mois. Mes avis sont basés sur le business que je fais et non sur le fait que j’aime ou n’aime pas telle ou telle plateforme (sauf si je le précise).

Twitter est en train de mourir

J’ai près de 309 000 abonnés. Je vois de moins en moins d’engagement sur cette plateforme. Je vois aussi de plus en plus de gens qui bourrent Buffer de contenu et qui s’arrêtent là. Je ne suis pas opposé aux flux automatisés si les utilisateurs rebondissent sur eux pour créer de l’engagement. Mais cela ne se passe pas ainsi. Twitter est en train de devenir rapidement l’équivalent du fil d’actu en bas de l’écran d’ESPN [NDLR : chaîne de Sports TV aux USA]. Presque. Presque intéressant à regarder du coin de l’œil. C’est tout.

Facebook : il faut payer

Cela ne me met pas en colère comme certains. Si vous voulez amener du trafic hors de Facebook il faut payer. Si vous voulez passer à travers de leur algorithme onéreux et sophistiqué et “forcer” les gens à lire vos posts, il faut aussi payer. OK, ça me va. Je vois un peu d’activité sur Facebook. Mais en toute franchise, je l’utilise “principalement” pour moi-même.

Source : How I Use the Social Networks These Days – chrisbrogan.com

Un influenceur se lasse des médias sociaux et alors ? was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Les Big Data remettent la personnalisation à l’ordre du jour du Marketing

La sélection du jour…

Est dédiée à la personnalisation dans le marketing. Le blog doc au futur m’a demandé il y a quelques semaines un article sur le sujet de la personnalisation. Je dois vous avouer avoir été au départ un peu interloqué, car ce sujet, fort à la mode il y a une vingtaine d’années, était quelque peu tombé en désuétude. Je me suis donc penché sur ce sujet, notamment à la faveur d’un événement organisé pour SFD atelier autour de la personnalisation des chaussures de sport fin mars 2015. La sélection du jour est donc double : d’abord mon article sur doc au futur où je retrace l’histoire de la personnalisation, et donne quelques exemples plus récents de véritable et pseudo personnalisation et où je relance ce débat au travers des big data. Ensuite un article très fouillé de notre ami Frédéric Canevet, qui m’a notamment interviewé sur le sujet et à donné son avis suite à la tenue de cette soirée spéciale dédiée à la personnalisation des chaussures. Comme vous le verrez, la personnalisation n’est pas morte, elle pourrait même bien faire un retour en force grâce au big data.

Le marketing personnalisé est à l’ordre du jour des innovations marketing depuis un bon bout de temps. Exemple parfait de ce que Bernard Cova a appelé les « panacées marketing ». On le voit resurgir de temps en temps, au gré des innovations technologiques. En 2015, ce sont les Big Data qui sont le principal moteur de ce Risorgimento. Est-ce justifié et la personnalisation est-elle le futur du marketing, un simple rêve de bobo, une innovation mineure, voire même un passage obligé pour innovateurs nostalgiques ? À vous de juger.

personnalisation
personnalisation des produits : la vraie ou la fausse ?

 

Personnalisation client : retour en grâce via les Big Data (docaufutur.fr)

Une innovation de 20 ans

La personnalisation existe, je l’ai rencontrée. Il y a 20 ans. Amazon l’a inventée sur le Web, en créant « la page à votre image » (the page you made). Cette invention correspondait déjà à une formidable vague d’innovation qui soulevait le marketing (une des panacées marketing comme les appelle Bernad Cova), et Don Peppers et Martha Rodgers (inventeurs du marketing 1to1) étaient érigés au rang de gourous et de grands prêtres du marketing. Il fallait se le mettre dans le crâne une bonne fois pour toute, le marketing allait devenir personnalisé, le marketing de masse était fini, on allait cesser de vendre des produits identiques à l’infini, plus rien ne serait comme avant.

Le marketing 1to1 fait Pschiiiit

En 2001 j’étais à New York pour voir officier quelques uns de ces grands prêtres du marketing dont le fameux Don Peppers. Celui-ci monta à la tribune et s’écria « ouf ! Il est fini ! On a eu chaud« . Il voulait parler du trimestre (aux USA on mesure toutes les ventes au « quarter ») et il faisait allusion au début de l’éclatement de la bulle Internet. C’était en avril 2001, il fallut encore une bonne année pour que la bulle arrive aux cerveaux parisiens, mais 3 mois plus tard, « Ciscoville » à San José, Cal. était entièrement vidée de ses employés. Quant à Don Peppers et sa fameuse personnalisation, il  n’a pas survécu à ce dé-ballonnement spectaculaire de l’économie.

via Personnalisation : retour en grâce via les Big Data | Docaufutur

Le Marketing de la Personnalisation : les évènements blogueurs & influenceurs – par ConseilsMarketing.fr

A l’origine , la personnalisation était réservé aux domaines du luxe, de l’écologie, de l’unicité mais ce « sur mesure » reste un outil de séduction pour se différencier sur des marchés plus concurrentiels. Le marketing one to one ou marketing personnalisé était à la grande mode en 1995-1997, mais la tendance était retombée jusqu’à l’avénement récent du Big Data.

Dans les années 90 jusqu’en 2002, c’était la grande époque du marketing one to one : on se faisait des films sur le fait que l’on pourrait acheter des vêtement, des cornflakes… qui seraient les « nôtres » et non celles du voisin. Or dans les faits cela s’est révélé plutôt faux car c’est le marketing de masse qui est finalement resté (ce qui est d’ailleurs assez déplorable)… la preuve c’est que nous mangeons tous les mêmes cornflakes.

Certains industriels se sont démarqués en faisant de la différenciation marketing (et non pas de la personnalisation), il suffit de le voir via les étalages dans les rayons des magasins avec une segmentation produits (ex : les smacks, les muesli…). D’autres font du « faux artisanal », par exemple avec des tartes aux pommes « façon maison » qui font croire que c’est de la boulangerie artisanale via des moules irréguliers.

Et plus récemment, il y a eu la « fausse personnalisation » des bouteilles coca-cola personnalisées avec des prénoms.

via Le Marketing de la Personnalisation : les évènements blogueurs & influenceurs – ConseilsMarketing.frConseilsMarketing.fr.

Les Big Data remettent la personnalisation à l’ordre du jour du Marketing was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Webinaire sur la transformation digitale le 03 juin 2015

Pour ce Webinaire comme pour beaucoup d’autres choses, mieux vaut tôt que jamais : Les inscriptions pour notre Webinaire Webikeo du 03 juin 2015 (14:00) sont désormais ouvertes. A vos souris !

WEBINAIRE : REUSSIR SA TRANSFORMATION DIGITALE

L’appétence de vos clients actuels ou potentiels vis-à-vis des outils digitaux implique certainement une adaptation et même une transformation de votre entreprise. L’adaptation des modes de gestion devrait concerner avant tout le caractère instantané des interactions avec les clients qui trouvent dans les médias sociaux un outil efficace pour nommer et couvrir de honte (Name & Shame) toute entreprise ayant le malheur de les servir de manière inadéquate. Les processus business (Activation, livraison, gestion des réclamations, …) doivent alors s’aligner sur l’instantanéité en tant que clé de dévouement à la nouvelle génération des clients digitaux.

Inscrivez-vous à notre webinaire pour la transformation digitale

Par la suite, la transformation du mode de gouvernance passera par la mise en place de la communication multi-canal alignant les process d’organisation sur les profils des clients, mais devrait rapidement évoluer vers l’omni-canal qui suppose que l’expérience client est uniformément synchronisée quand le client passe d’un canal à un autre ou même d’un service à un autre.

 

Les inscriptions à notre webinaire sur la transformation digitale du 03 juin sont désormais ouvertes
Les inscriptions à notre webinaire sur la transformation digitale du 03 juin sont désormais ouvertes

Il faudrait préciser que la digitalisation n’est pas une mode limitée à la création et à l’animation de votre présence sur les médias sociaux (Community Management, gestion des influenceurs,…). La digitalisation est un effort de transformation pour conquérir de nouveaux segments des clients que l’entreprise n’arrive pas à toucher ou qu’elle n’arrive pas à servir convenablement. Ces segments traduisent des comportements qui ont évolué rapidement et continueront à évoluer d’une façon agressive pour certaines générations (Y, Z), et d’une façon plutôt progressive pour d’autres (X). Au-delà de l’agilité de la transformation de l’entreprise suivant les nouveaux comportements, il est important de comprendre que les modèles d’usage ne s’arrêtent pas à l’instantanéité, à l’omnicanal, et à la conversation attentive avec les clients. Il est surtout important de comprendre que plusieurs usages supposent la nécessité de repenser le business model d’une façon profonde. A titre d’exemple, la génération Y est devenue surtout intéressée par des services gratuits et qu’ils ne payent que s’ils augmentent le niveau d’utilisation ou de service. Ce genre de démarche peut sembler très normale dans le contexte des services informatiques ou web (Email, ERP, …), mais il s’agit d’une démarche très choquante, et même inconcevable, si vous pensez à des services plus traditionnels tels que la téléphonie, les prestations bancaires, …

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La nécessité de la digitalisation se traduit alors par un effort convergeant d’adaptation des modes de gestion, de transformation des business process, et peut aller vers une refonte de business model. Le piège fréquent est de se limiter à l’état d’esprit opportuniste pour aborder des facettes marketing de la digitalisation au lieu de reconnaître le caractère profondément transverse de ce phénomène. Il faut aussi aller au-delà de la volonté utilitaire de la veille informationnelle ou la gestion du service client, pour aligner le business model sur les attentes actuelles ou futures d’une clientèle de plus en plus digitale. Vous allez éventuellement imaginer que vos clients actuels sont loin d’être connectés, ou pire encore, vous pouvez avoir une clientèle à majorité analphabète. La vraie question à se poser, dans ce cas, est de voir les clients de demain qui sont certainement vos enfants qui utilisent des tablettes avec beaucoup d’agilité dès 1 ou 2 ans. Ces enfants sont vos clients de demain.

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Finalement, la digitalisation n’est pas une question d’outils. Les outils sont abondants et même gratuitement. S’auto-censurer à cause d’une justification de manque ou d’inaccessibilité des outils appropriés, est un piège à éviter car la vraie question de la digitalisation commence par une compréhension et une vision claire du top management renforcée par une mobilisation progressive des managers métiers et RH à tous les niveaux (Exécutif, top management, middle management, …). Ces derniers sont censés être les ambassadeurs de la digitalisation avec leurs collaborateurs et leurs clients en adoptant une démarche prônant la valorisation des connaissances communes et partagées.

Les intervenants

Yann GourvennecYann Gourvennec a une riche expérience internationale en marketing, systèmes d’information et Web marketing. Il a créé le site visionarymarketing.com en 1996 et depuis, il pratique la stratégie Web, le e-business et la communication sur le Web. Il est membre de socialmedia.org depuis 2008 et Président de Media Aces, l’association française pour le développement des médias sociaux en entreprise qu’il a co-créée en 2009. Il est intervenant et co-auteur de l’ouvrage « les médias sociaux expliqués mon boss », élu livre digital influent de l’année 2012 par le Hub Forum, et en 2013, de « la communication digitale expliquée à mon boss » (http://amonboss.com). En 2014, d’intrapreneur, il est devenu entrepreneur, en créant son agence de marketing digital Visionary Marketing, en association avec Effiliation.

> Twitter : @ygourven

Frédéric Chevalier – visionary marketingSocial Media & Digital Marketing Strategist, Frédéric-Michel Chevalier aide les entreprises à comprendre les enjeux et à intégrer le digital dans leurs stratégies de développement. Auparavant, responsable Web-marketing auMEDEF (Mouvement des Entreprises de France), il a d’abord déployé le réseau e-MEDEF avant d’installer durablement cette organisation patronale sur le web 2.0. Il a également créé MEDEFtv, la webTV de cette organisation patronale française. Du minitel aux médias sociaux, depuis 20 ans, Frédéric-Michel Chevalier est acteur des révolutions successives induites par le digital. Diplômé d’études stratégiques, il a exercé ses talents tantôt en agence, tantôt chez l’annonceur, à des responsabilités aussi variées que Directeur de la Communication, Consultant NTIC, Ingénieur pédagogique, chef de projet web, respsonsable web-marketing et social Community Manager. Frédéric a rejoint Visionary Marketing en mai 2014.

> Twitter: twitter.com/fmchevalier

Webinaire sur la transformation digitale le 03 juin 2015 was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec