Big Data et cloud computing, un mariage de raison

Depuis 3 ans déjà, Visionary Marketing travaille sur le sujet des Big Data, à essayer de détecter les tendances, expliquer les phénomènes, décrypter les termes techniques et les usages possibles de ces nouvelles technologies. Au sein de ce que nous avons décrit comme l’avènement d’une nouvelle ère du Marketing, se trouve Hadoop et ses différentes distributions, et parmi ces distributions la plus connue d’entre elle Cloudera. Fin juin 2015 j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence organisée par Cloudwatt (transparence : Cloudwatt, filiale d’Orange Business Services est mon client). Suite à cette conférence, j’ai réalisé pour Cloudwatt une série d’articles dont voici le premier, sur le sujet de Cloudera, avec le témoignage de Jérôme Campo (photo ci-dessous). J’y explique les liens très étroits, entre Big Data et Cloud Computing. Les lecteurs désireux de mieux connaître Cloudera, son histoire, sa vision et les raisons de ce mariage de raison entre cloud computing et Big Data peuvent trouver réponse à leurs questions dans l’article suivant :

Qui est Cloudera ?

Cloudera est une Société américaine fondée en 2008 à Palo Alto par des anciens des GAFA, ses fondateurs ont très rapidement été rejoints par un des créateurs de Hadoop, Doug Cutting, un ancien employé de Yahoo! C’est lui qui a choisi l’éléphant bien connu comme emblème du framework qu’il avait créé, en s’inspirant d’un jouet possédé par son fils (voir la photo et l’article sur le site de CNBC et sur la droite).La vision initiale de Cloudera, dès sa création, était de “packager la technologie naissante Hadoop et d’en faire quelque chose pour les entreprises” nous a expliqué Jérôme. Ceci a permis à la start-up d’opérer beaucoup de levées de fonds et en conséquence, d’embaucher et de développer sa plateforme technologique. Le succès fut total, car Cloudera a réussi à attirer sur son projet des grands noms de l’informatique comme Intel qui est désormais actionnaire. Le géant américain des micro-processeurs a décidé d’arrêter sa propre distribution Hadoop, tout en transférant 300 personnes de son propre personnel à Cloudera. A mi 2015, l’éditeur américain est fort d’environ 1.000 employés dans le monde dont 300 personnes en R&D, dédiés au développement. On ne peut plus vraiment parler de start-up, il s’agit bel et bien d’un éditeur conséquent. Le support client s’effectue depuis la Hongrie, l’Allemagne et l’Angleterre.Enfin et surtout, Jérôme Campo a fait remarquer que “Cloudera ne s’appelle pas Hadoopera” et que cela n’était pas neutre, et donne une bonne justification au partenariat avec Cloudwatt notamment.Une vision ambitieuse : interagir avec l’ensemble du SI de l’entrepriseLa vision de Cloudera est ambitieuse : leur objectif est de devenir un nouveau hub de données pour facilement interagir avec l’ensemble du SI de l’entreprise, tout en garantissant à l’utilisateur final de garder ses outils d’analyse quotidiens. Tout ceci avec une plateforme basée sur Hadoop.

>> Poursuivez votre lecture sur le blog de Cloudwatt – Cloudera à la confluence du cloud computing et des Big Data

Big Data et cloud computing, un mariage de raison was last modified: septembre 15th, 2015 by Yann Gourvennec

Le marketing forcé de se réinventer par la transformation digitale

Le marketing est en pleine mutation

capgemini-marketing-21ème siècle

Cela ne date pas d’hier, et c’est loin d’être fini. Les lecteurs de Visionary Marketing  les plus fidèles – qui nous suivent depuis nos débuts il y a vingt ans et notre rapport éponyme de 1995 – le savent bien. Bernard Cova et Olivier Badot nous l’avaient déjà prédit en 1992 dans leur superbe ouvrage – récemment réédité – “Le Néo Marketing”. Alors qu’en est-il aujourd’hui ? Bien des choses restent à faire, nous dit Arnaud Bouchard (Vice President, Head of Marketing & Sales, Digital Customer Experience – Capgemini Consulting) qui a accepté de commenter son rapport “fail fast succeed faster” d’avril 2015. 

Interview d’Arnaud Bouchard : le marketing au 21ème siècle

Votre rapport du printemps 2015 : « Fail fast, Succeed Faster »  explique le paradigme du marketing du 21eme siècle. Estimez-vous que nous ne sommes pas encore au 21ème siècle ?

Toutes les entreprises n’ont pas complètement basculé du 20ème vers le 21ème siècle. Une des raisons tient au fait que nous sommes restés avec les codes du 20ème siècle. Ce que j’entends par codes, c’est le mode de fonctionnement, la logique d’entreprise basée sur la croissance et surtout ces collaborateurs qui s’étaient projetés dans un modèle où on évoluait sans cesse, dans la société et dans l’entreprise. Tous les modèles des entreprises sont restés bloqués sur ces codes. Sauf qu’au 21ème siècle, la donne n’est plus du tout la même.

marketing arnaud bouchard visionary marketing
A quoi ressemblera le marketing du 21ème siècle ?

Nous sortons du système capitaliste classique et évoluons vers un nouveau modèle qui n’est pas un modèle anticapitaliste mais un nouveau modèle qu’on sent arriver depuis au moins 20 ans. Nous le voyons émerger, mais nous avons du mal à le décrire.

Le client est versatile. De ce fait, nos collaborateurs sont eux aussi versatiles, et ils n’ont pas ou plus forcément confiance dans les marques. Une étude d’Havas Media montrait que si 75% des marques disparaissaient, cela n’allait rien changer leur quotidien. Sur cette même logique, les collaborateurs n’ont plus forcément confiance dans leurs entreprises. Pour le marketing, cela veut dire qu’il faut complètement se réinventer, se poser de nouvelles questions pour interagir avec ses collaborateurs mais surtout avec ses clients.

Nous le disons depuis les années 90, puisque Bernard Cova a sorti le Néo Marketing en 1992 et nous sommes forcés de constater que tout le monde fait ce constat du consommateur qui change, qui évolue, et dont les habitudes se transforment mais que les entreprises ne suivent pas.

Elles ne suivent pas, du moins ont-elles du mal à se transformer. Le digital a agi comme un accélérateur depuis cette époque. Il est allé très vite, et trop vite pour beaucoup d’entreprises, qui, comme je disais précédemment, sont restées sur des modèles dépassés avec des indicateurs dépassés et n’investissent pas comme il se doit ; ni sur l’outil, ni sur les personnes, ni sur une bonne compréhension du client final car le digital nous permet de collecter nombre d’informations.

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Le marketing forcé de se réinventer par la transformation digitale was last modified: septembre 14th, 2015 by Yann Gourvennec

Twitter, outil de communication pour leaders

La bataille de l’audience fait rage entre les grands réseaux sociaux pour qui utilisateurs, abonnés ou amis sont autant de moyens de séduire les annonceurs, vendre de l’espace publicitaire et atteindre la rentabilité. Dans cette bataille Twitter ne semble pas en bonne posture. Entre démission du DG et cours de bourse au plus bas en Août 2015 il y a de quoi s’alarmer. Sans parler des chiffres insolents affichés par Facebook et son milliard d’utilisateurs en une seule journée le 24 août 2015.
Pourtant il y a un domaine dans lequel Twitter excelle et qu’aucun Facebook ou LinkedIn ne pourra jamais lui enlever: c’est d’être un outil de partage des événements en temps réel inégalé et inégalable. Twitter donne un accès universel, ouvert et direct à l’information.

Lundi 7 septembre 2015 par exemple, toute personne intéressée pouvait suivre en direct la conférence de presse du Président de la République sur Twitter via le hashtag #ConfPR. Un peu vexant sans doute pour les journalistes qui perdent ainsi le monopole de la primeur de l’information mais très agréable pour les citoyens lambda qui peuvent ainsi accéder à l’information sans attendre que les journalistes aient mis en ligne leur article, voire sans attendre que le journal soit imprimé. Avec Twitter, la conférence de presse du Président n’est plus seulement réservée aux journalistes. Elle est même commentée en live par des twittos et leur humour incomparable. Comme Benoit Gallerey (@bengallerey) qui interpelle innocemment le Président de la République sur un sujet trop souvent éludé. « Pour quand les frappes aérienne sur ceux qui confondent degrés Celsius et degrés Fahrenheit…» demande-t-il à tout hasard.

Le hashtag #ConfPR affiché sur le pupitre présidentiel

Le compte Twitter de l’Elyséee (@Elysee) et le hashtag « ConfPR » sont bien mis en avant sur le pupitre d’où s’exprime le président. N’est-ce pas une belle reconnaissanc de l’importance de Twitter? Ce hashtag est relativement récent puisqu’il n’était pas présent lors de conférence de presse de Novembre 2012 :

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Le #ConfPR fait son apparition officielle sur le pupitre du président en Mai 2013 :

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Twitter : lieu de leadership et d’expression spontanée des dirigeants

Twitter est l’outil de communication roi des VIP, des hommes politiques, des leaders et autres influenceurs en tout genre. Ceci explique sans doute que ette année comme l’année dernière l’équipe de Twitter France était présente à l’#uemedef15 (Université d’été du Medef 2015) pour aider « les entreprises françaises et leurs dirigeants dans leur digitalisation ». But des ateliers : montrer à l’aide d’exemples concrets comment Twitter peut aider un dirigeant à « incarner son entreprise, accroître sa réputation, influencer les débats et rapidement désamorcer des situations de crise. »
Plusieurs études ont déjà montré que les patrons qui tweetent apprécient particulièrement cet outil qui leur permet de s’exprimer sans détour. Cf l’étude Ipsos-MediaAces de 2013 qui avait montré que « Les dirigeants qui utilisent Twitter le voient d’abord comme un espace de liberté unique, qui casse les schémas habituels de la communication Corporate et leur permet de s’exprimer spontanément et immédiatement, au risque parfois de court-circuiter le département Communication de l’Entreprise. »
Justine Ryst (@JustineRyst), directrice du développement de Twitter France qui animait l’atelier au Medef fin Août 2015, a illustré cela par l’analyse comparative du compte Twitter de la société Orange (@Orange) et de celui de son PDG, Stéphane Richard (@SRichard).

Depuis le 1er février 2015, le compte @Orange a émis 814 Tweets. Sur la même période, Stéphane Richard en a émis 37. En additionnant les deux comptes on voit que Stéphane Richard émet 4,35% du total des tweets de l’entreprise Orange. Pourtant si l’on regarde la part de voix (le nombre d’impressions du tweet), on voit que les Tweets de @SRichard représentent 24% du total des Tweets vus des comptes @Orange & @SRichard confondus. CQFD. Stéphane Richard (@SRichard) tweete beaucoup moins que le compte corporate de Orange mais ses tweets ont une portée, un impact, beaucoup plus grands.

 

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« La voix du dirigeant qui exprime ses opinions personnelles a donc un poids important dans la communication d’une organisation » conclut Justine Ryst.

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Twitter, outil de communication pour leaders was last modified: septembre 14th, 2015 by Natacha Heurtault

3 conseils pour un parcours client exemplaire – avec Gilles Babinet

Dans les grandes entreprises, la prise de décision et la communication entre les différents services ne sont pas toujours simples, et il est nécessaire d’établir des tableaux de bord pour amener de la cohésion et dissiper la confusion. C’est ce service que propose Gilles Babinet avec CaptainDash, une entreprise qui propose de mettre en place du « dashboarding ». Le fondateur de CaptainDash nous a prodigué 3 conseils afin d’améliorer le parcours client, un parcours client que le digital a unifié et orienté vers une optique plus individuelle, l’objectif étant d’offrir à tous les clients (ou prospects) une expérience unique. Gilles Babinet nous confie ainsi que l’amélioration du parcours client se fait en trois temps : l’identification des points sur lesquels il y a une rupture du parcours client, la recherche et l’analyse de donnée dans tous les domaines de l’entreprises, et l’amélioration de la communication entre les silos, notamment en utilisant le dashboarding qui permet une organisation horizontale.

Quand CaptainDash a t-il été crée ?

La société a 5 ans. Nous avons passé 3 ans à développer le produit en Recherche & Développement. Nous le commercialisons depuis début 2014. Le déploiement d’une telle solution dans les entreprises prend du temps.

Comme les big data, cela commence par des preuves de concept

Nous faisons des POC (Proof of Concept), afin de prouver aux entreprises que cela fonctionne, puis nous les développons. Le fait de montrer que cela fonctionne, d’installer le produit et de le diffuser dans l’entreprise prend entre 3 et 6 mois.

Captain Dash est un outil de « dashboarding » permettant de rassembler les données des systèmes d’informations. Comment cela fonctionne ? A quoi cela sert t-il ?

Nous avons plusieurs métiers dont un qui consiste à placer des sondes dans les systèmes d’informations et de remonter les données. Le parcours client est un domaine dans lequel nous sommes assez performants. Nous permettons de voir où rentre la partie prenante (et non le client car celui peut être aussi des partenaires d’entreprises, par exemple) et ce qu’il fait au travers de l’entreprise, s’il rentre dans le social, l’eCommerce, le web etc. Il ira ensuite acheter des produits : nous allons donc le voir apparaître dans le RP, tout comme nous pouvons le voir dans le SAV etc. Notre métier consiste à expliquer comment se comportent les gens, ce qui permet de casser les silos des entreprises et d’avoir une version unifiée du client.

Parcours client interview de Gilles babinet
L’une des fonctions du dashboarding est de fédérer les différents secteurs de l’entreprise

CaptainDash compte 12 membres du CAC 40 parmi ses clients…

Nous sommes présents dans les TGE (très grandes entreprises, ndlr.) car ce sont des entreprises dans lesquelles il y a beaucoup de complexité. Nous amenons de la simplicité et nous leur permettons d’avoir une compréhension très holistique de ce qu’il se passe, au niveau de leurs clients et d’une manière générale au niveau de leur business.

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3 conseils pour un parcours client exemplaire – avec Gilles Babinet was last modified: septembre 5th, 2015 by Yann Gourvennec