Evernote : Plus qu’une appli, un style de vie

A la veille de la conférence LeWeb13, je suis passé à l’espace 50 Partners à Paris pour assister à la conférence evernote où nous avons eu droit à la visite surprise de Phil Libin, le CEO d’Evernote – qui n’en est cependant pas le fondateue. LA présentation initiale de la startup a été faite par la toute jeune DG Europe, Cristina Riesen. Evernote a 9 ans ! Et déjà 80 millions d’utilisateurs… (75 millions selon Time, un peu moins emphatiques que les représentants de la marque ; mais en sommes nous à 5 millions près ?) L’application s’est développée par bouche à oreille. “En France on a 1.6 millions d’utilisateurs soit le double de ce qu’il y avait il y a 1 an à le web” a dit Cristina. “Evernote a 330 employés dans le monde à ce jour et a gagné le Apple design award et le red dot design award”. La version business 2.0 vient d’être lancée. Elle permet le travail en équipe et il y a une semaine, la version evernote salesforce a aussi été annoncée. Au delà le l’appli il y a des objets physiques qui permettent d’étendre l’usage (partenariats avec postit, avec moleskine …). Voyons ici avec les représentants de la startup et un ambassadeur – mon confrère Maxime Garrigues – comment evernote anime son écosystème et les usages qui en dérivent

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Evernote superbement bien résumé par Time Magazine  (11/11/13)

Il y a également un objet magique le evernote stylus (ci-dessous), un stylet qui permet d’écrire sur une tablette exactement comme sur du papier.

L’appli a beaucoup évolué, aussi bien sur Mac et Windows (version 5) et ios 7 … “Tout cela est le résultat d’un gros travail a dit la DG Europe”.

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Cristina Riesen de Evernote

Julien Boedec (partenariats evernote) @boedec A rejoint evernote il y a 3 ans et est basé à San Francisco. L’équipe plateforme a pour but de multiplier les intégrations : elles crée des SDK pour permettre aux éditeurs d’intégrer evernote au travers de ses API et d’ouvrir les comptes de ses utilisateurs. Ils font aussi des hackathons et des meetups comme ce soir et des workshops pour permettre aux partenaires de jouer avec les api. Pour la première fois ils ont aussi créé un programme d’accélération et ils travaillent aussi directement avec certains partenaires pour produire des produits les meilleurs possibles en fonction des nombreuses utilisations diverses du produit car « chacun l’utilise à sa façon ». Parmi les partenaires privilégiés : IFTTT (if this then that) : permet de lier tous les services de réseaux sociaux et de communications et de sauvegarder le résultat dans evernote.

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Julien Boedec en charge des partenariats chez l’éditeur

Autres exemples de partenariats :

  • Dolphin browser : navigateur web pour iPhone et ipad et Android pour remplacer Safari et Chrome. Ils ont fait une intégration avec evernote qui permet de sauvegarder un contenu dans votre compte. Ceci permet de garder un contenu web à la manière du Web clipper. Evernote ne peux en effet pas créer de plugin pour Safari du fait des règles Apple, d’où ce partenariat ;
  • Postach.io : permet de publier sur les blogs en utilisant evernote directement depuis son compte. Il s’agit d’une plateforme de blogs séparée et n’est donc pas compatible avec WordPress … dommage !
  • Boxer : il s’agit d’un client mail qui essaie de remplacer le mail standard de l’iPhone en lui apportant des fonctionnalités. Ils ont inclus la possibilité de sauvegarder un mail directement dans evernote ;
  • Docusign : permet de signer un document et de l’envoyer à la bonne personne

Ces 5 applications ne doivent pas cacher le fait qu’evernote en a des centaines d’autres disponibles, ce sont juste des exemples.

La présentation s’est poursuivie avec Xavier Delplanque senior product manager en charge des produits. Xavier est basé à San Francisco également et il a rejoint evernnote il y a 3 ans. Sa mission a été de « produire la première impression » car « beaucoup d’utilisateurs qui découvrent evernote la première fois ne savent pas à quoi ça sert« . Xavier vient du jeu vidéo et a créé cette interface mobile en construisant un premier prototype (feature discovery).

Puis une deuxième étape a été  lancée avec des brainstormings et des idées qui ont été retenues. Evernote n’est pas qu’une appli de prise de notes c’est un « lifestyle ». La première expérience du didacticiel n’a pas été satisfaisante donc ils l’ont améliorée puis ils ont ajouté la caméra, les postits et enfin la synchronisation pour amener l’utilisateur du mobile sur l’ordinateur et vice versa.

En fait la conception est très difficile a ajouté Xavier car les retours de tests des utilisateurs ne sont pas souvent utiles. “On a utilisé les statistiques de Google Analytics en analysant les utilisations des utilisateurs (A/B testing) et cela permet d’améliorer l’appli et d’ajouter des fonctionnalités à bon escient” a-t-il précisé.

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Xavier Delplanque

Maxime Garrigues, un des patrons de Xprime et un des 4 ambassadeurs d’evernote (@maximegarrigues) en France “utilise Evernote pour stocker tout ce qu’ [il] peut pour [se] souvenir de tout”, evernote c’est plus qu’un produit, selon Maxime et Xprime utilise la version business. “Le planeur stratégique stocke 1535 notes de veille dans un carnet evernote partagé avec l’ensemble de l’agence” indique-t-il. Avec le plugin evernote dans le navigateur, la recherche Google va aller chercher aussi biens urls. Web ouvert que sur la. Evernote est devenue la véritable bse de donnée de curation de l’agence.

Autre usage : les carnets clients avec les cartes de visite des clients qui sont partagées après avoir été scannées avec evernote hello. La version business intégre aussi salesforce, cequi  permet aussi de réaliser le suivi client précise Maxime. Il est aussi possible d’utiliser une note en mode présentation (sur ordinateur), c’est ce qu’a fait Maxime … je n’ai pu essayer avec la version premium.

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Maxime Garrigues en présentation

En conclusion, j’ai appris plein de choses car bien qu’étant un afficionado de l’application (j’ai près de 300 notes actives et je rédige tous mes billets de blogs comme celui-ci avec Evernote sur mon iPad), il est vrai que chaque utilisateur en fait des choses différentes. C’est ça la richesse d’evernote, certains l’utilisent, comme moi, comme un super traitement de texte mobile, d’autres comme une liste de choses à faire, d’autres comme un espace de stockage ou un référentiel … les usages sont infinis.

Nous n’avons pas fini d’entendre parler d’Evernote !

Evernote : Plus qu’une appli, un style de vie was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Rencontrez Evernote lundi 9/12 – 19:30-22:00 (conf gratuite)

C’est mon application mobile et PC préférée. J’en suis un ambassadeur depuis toujours, et encore plus depuis que j’ai découvert que je pouvais remplacer mon PC pour écrire mes blogs dans les conférences avec Evernote. La version pro s’impose bien-sûr. Lundi soir à 19:30 j’abandonnerai tout ce que je fais pour rejoindre le Meetup Evernote. Inscrivez-vous et venez nombreux !

Cliquez ici pour vous inscrire. Attention le nombre de places est limité. L’entrée est gratuite mais l’inscription obligatoire.

Evernote vous invite à les rencontrer le Lundi 9 Décembre de 19h30 à 22h

Rendez-vous le 9 décembre à 19h30 au Loft 62, Rue Jean-Jacques Rousseau 75001 Paris (Métro Les Halles, Sentier ou Etienne Marcel).

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Programme :

  • 19h30 : Accueil
  • 19h45 : Mot de bienvenue par Antoine Amiel, fondateur de Learn Assembly et partenaire logistique de la soirée.
  • 19h50 : Cristina Riesen, General Manager, EMEA de Evernote.
  • 20h : Julien Boedec, Partnership Integration Manager de Evernote
  • 20h15 : Xavier Delplanque, Senior Product Manager (Android)
  • 20h30 : Maxime Garrigues, directeur associé de l’agence X-PRIME Groupe et ambassadeur Evernote
  • 20h45 – 22h : Networking !

Pour la première fois en France vous aurez l’occasion de rencontrer Cristina Riesen, General Manager, EMEA ; Julien Boedec,

Cliquez ici pour vous inscrire. Attention le nombre de places est limité. L’entrée est gratuite mais l’inscription obligatoire.

Rencontrez Evernote lundi 9/12 – 19:30-22:00 (conf gratuite) was last modified: décembre 6th, 2013 by Yann Gourvennec

infographie de Samsung au Gartner Symposium (mobilité d’entreprise)

mobile-large_thumb.gifLa journée d’hier fut bien remplie, je suis rentré, après quelques conférences supplémentaires sur le cloud computing que je n’ai pas encore complètement digérées, bien fatigué de ma journée au Gartner symposium, mais aussi conscient que des choses importantes se préparent dans le domaine de la mobilité d’entreprise. Les deux présentations d’hier, celle de Jae Shin et d’Andrew Mills de Samsung (dont je suis l’invité ici au Gartner Symposium), ont été particulièrement éclairantes pour souligner l’importance de la sécurité dans l’environnement de travail d’une part, et d’autre part la façon de résoudre les principaux défis relatifs à la généralisation d’Android en entreprise. Je partage donc ce matin avec vous en guise de récapitulatif, cette infographie tirée de la présentation d’Andrew Mills, à laquelle malheureusement je n’ai pas pu assister, car elle a eu lieu avant mon arrivée. Cette infographie résume la situation (et la stratégie de la division Samsung Entreprise Business) et donne quelques chiffres intéressants sur la mobilité en entreprise. On y voit notamment la part de marché d’Android qui a atteint les 55 %, alors que la part de marché des Smartphones en Europe est proche des 50 %. Enfin, la citation d’Andrew Mills qui synthétise les interviews d’hier autour d’un équilibre à trouver entre confort de l’utilisateur, généralisation des fonctionnalités et sécurité contrôle par l’entreprise. On voit bien que les enjeux du BYOD vont trouver leur résolution autour de ce consensus.

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infographie de Samsung au Gartner Symposium (mobilité d’entreprise) was last modified: novembre 12th, 2013 by Yann Gourvennec

Samsung à l’assaut du marché de la mobilité d’entreprise

J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Andrew Mills,Andrew Mills, Vice President, Enterprise Business, qui nous accordait une interview exclusive pour marquer le lancement de la division entreprise de Samsung (transparence : j’étais l’invité de Samsung aujourd’hui). Cela fait plus de 10 ans que les services de mobilité se vendent aux grandes entreprises, les premières flottes mobiles datant des années 2002-2003 si mes souvenirs sont bons, et au premier abord, j’étais un peu surpris de cette annonce de la création récente d’une entité dédiée au B2B chez Samsung. Réflexion faite, et au travers des explications d’Andrew, tout ceci fait sens. Un seul chiffre permet de comprendre l’ampleur du phénomène : la moitié environ des mobiles achetés en Allemagne dans les entreprises le sont sur le marché ouvert… Samsung désire donc se positionner de façon importante et volontariste sur ce marché d’entreprises, non seulement du côté du matériel, mais aussi du côté du service, sans oublier la convergence entre leurs différentes lignes de produits une particularité due à leur historique de conglomérat.

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Andrew Mills pendant notre interview ce matin

 

Pourquoi lancer une division entreprise en 2013 ?

« Quand on regarde la croissance sur le marché des Smartphones aujourd’hui, on observe une croissance de 10 % d’année en année. Sur le marché des entreprises, c’est 3 à 4 fois ce chiffre ! » a déclaré Andrew Mills dans son introduction. De tels chiffres sont suffisants pour réveiller les consciences et faire en sorte que « nous saisissions le bon moment pour résoudre les problématiques qu’ont les directeurs informatiques aujourd’hui » poursuivait-il. « Les CIOs ont encore quelques soucis autour de la confiance dans la plate-forme Android et ses vulnérabilités, KNOX a été développé pour les résoudre. Mais ce n’est pas tout, le temps est mûr, et de nombreux directeurs informatiques sont en attente de solutions » a poursuivi Andrew Mills.

Se rapprocher de l’utilisateur

Mais avant toute chose, ce que cherche à faire Samsung, c’est de se rapprocher de l’utilisateur… sans casser son circuit de vente traditionnelle, essentiellement tourné vers les distributeurs et les opérateurs. « Avant, nous ne travaillions que de façon indirecte, dans le futur nous continuerons à travailler avec des opérateurs ; mais nous allons nous ouvrir aussi aux revendeurs IT et au marché ouvert (« open Channel ») celui-ci représente déjà 45 à 50 % des ventes de mobiles en Allemagne ».

Une équipe pan européenne

Samsung a donc décidé de mettre en place une équipe européenne qui va travailler directement avec les clients, en leur fournissant des conseils et du support aussi sur l’usage des matériels. Ceci, ira bien au-delà du simple département informatique, impliquant ainsi un rapprochement avec les directions métiers, de plus en plus importantes dans les choix de ce domaines. L’Internet des objets n’est pas non plus en reste car une des particularités de Samsung, étant un conglomérat, est de fabriquer aussi bien des PC des écrans que des mobiles et de « les connecter ensemble » pour reprendre les mots d’Andrew ; ceci avec des solutions de plus en plus verticales qui pourront s’adresser à l’hôtellerie, la distribution et l’éducation.

Vers la convergence ?

Les entreprises ont commencé à réfléchir au remplacement des PC, certaines entreprises ont même déjà franchi ce pas nous a confié Andrew Mills. Le fabricant coréen a d’ailleurs entamé des partenariats avec des intégrateurs comme Atos, notamment pour adresser le marché de la distribution. Dans ces accords, les éditeurs comme SAP ou Citrix ne sont pas en reste. Faut-il pour autant parler de convergence ? « Il y aura une rédaction du nombre de terminaux, mais les PC resteront un segment important » a précisé Andrew, « mais dans certains cas, les PC seront remplacés quand même ». « Les directeurs informatiques ont passé beaucoup de temps à rationaliser leurs infrastructures », a-t-il ajouté, « mais le futur et dans l’interface utilisateur », toute la transformation interviendra de ce côté selon lui.

Où sera l’innovation

L’innovation, il ne faut pas la chercher dans le matériel mais dans le service. Samsung s’est décidé à se positionner « avec de nouveaux services pour les entreprises » a ajouté Andrew Mills. « Le premier service que nous proposerons sera le service de support clients, qui sera disponible à la fois en marque blanche, via des partenaires, et en direct auprès de Samsung. C’est un grand pas en avant pour le constructeur qui sort de la simple relation de fournisseurs de matériels, pour entrer de plain-pied dans le domaine du service B2B.

La double stratégie de Samsung se met en marche au travers d’un programme qui s’appelle STEP et qui s’adresse aussi bien aux éditeurs de logiciels, aux intégrateurs systèmes qu’aux revendeurs distributeurs. Cette plate-forme STEP (« Samsung Team of Empowered Partners » une bien jolie anagramme) permet de fournir aux ventes indirectes un support directement depuis la marque. « L’équipe B2B de Samsung est déjà forte de 600 personnes au travers de l’Europe et a déjà doublé cette année » a précisé Andrew Mills. Elle doublera encore probablement l’année prochaine (ce nombre n’inclut pas le support produit). L’Europe des 7 est déjà staffée, le développement se poursuit avec l’Europe centrale.

Peu de concurrence directe

S’il existe des concurrents dans chacune des différentes catégories où Samsung est présent, Andrew Mills ne se reconnaît pas de véritable concurrent direct qui couvre l’ensemble du spectre de la digitalisation des entreprises ; même s’il se défend d’une certaine arrogance qui selon lui ne serait pas de mise sur des marchés aussi mouvants. Mais le challenge n’est pas mince car si Samsung a un historique dans le marché du consommateur où il a développé des atouts très forts, «la façon dont on adresse marcher B2B et très différente et cela devra être pris en compte par la marque » a-t-il précisé. C’est certainement là leur plus gros challenge, même si Andrew et ses équipes sont prêts à le relever.

Nous n’avons pas fini de voir des changements de position sur ce marché de la mobilité, et notamment la montée en charge des fabricants, comme Samsung, qui se rapprochent de l’utilisateur et du client entreprise.

Samsung à l’assaut du marché de la mobilité d’entreprise was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

BYOD : Samsung KNOX rend le mobile de l’utilisateur compatible avec l’entreprise

La sécurité des mobiles est un sujet que j’ai déjà évoqué sur visionarymarketing, notamment dans le cadre du Mobile World Congress de 2012, lors d’une démonstration prophétique de Kaspersky. L’évolution du marché a fait que l’importance de la sécurité des mobiles s’est déplacée très nettement dans le domaine professionnel, c’est ce dont nous avons discuté ce matin avec Jae Shin, VP Strategic Marketing de Samsung. Monsieur Shin dirige de l’entité marketing dédiée à l’offre de sécurité KNOX (dont le nom s’inspire de la célèbre banque centrale américaine) pour les flottes de mobiles entreprise.

 

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VP Jae Shin, ce matin sur le stand de Samsung au Gartner Symposium de Barcelone

Le problème que nous avons rencontré sur le marché lorsque nous avons lancé le Galaxy S1 a expliqué Monsieur Shin, c’est que les entreprises voyaient d’une vulnérabilité de Google et qu’il n’existait pas à l’époque de solution pour s’en prémunir. Samsung s’est donc attelé à créer des dispositifs de sécurisation des mobiles Android, y-compris le hardware, ainsi que des outils de management de flottes à distance. Tout cela est arrivé il y a environ 2 ans avec le Galaxy S2.

« Il y avait 3 choses qui attisaient les craintes des entreprises et de leurs responsables de la mobilité :

1. un manque de sécurité de la plate-forme ;

2. un manque de sécurité des informations (qui pouvaient trop facilement passer du privé au public) ;

3. et enfin la possibilité de mettre en place un contrôle des politiques de sécurité.

C’est ainsi que Samsung s’est attaché à améliorer Android. « Chaque fournisseur a sa recette secrète pour améliorer Android » a dit Monsieur Shin, « Nous avons créé KNOX pour entrer de plain-pied dans le domaine de l’entreprise ».

Le BYOD a explosé

« Avec l’arrivée du GS 3, nous avons assisté, il y a un peu plus d’un an à une explosion de l’utilisation d’appareils privés dans la sphère de l’entreprise » a poursuivi M. Shin, « via ce que l’on appelle BYOD » (Bring Your Own Device, soit le fait que les utilisateurs apportent leurs propres terminaux au travail. « Nous assistons à une véritable consumérisation de l’informatique et les directeurs informatiques sont très préoccupés ; même leurs patrons sont venus avec des tablettes personnelles au travail ! » a-t-il ajouté. Avec le BYOD, de nouveaux soucis sont donc apparus, en parallèle d’une prolifération d’appareils non contrôlés et non propriétaires.

Un autre souci a résidé dans les parades trouvées par les CIOs eux-mêmes : « certains ont commencé à trouver des parades en permettant l’effacement total des données sur les terminaux des employés, « ce qui est a créé un problème aux utilisateurs qui ont dépensé beaucoup d’argent pour acheter des appareils qu’ils n’étaient plus capables d’utiliser comme ils le voulaient ! ». En outre, ces mêmes employés ne sont pas très enclins à voir leurs employeurs regarder ce qu’ils font en privé sur leurs terminaux, cela est aussi compréhensible. Le BYOD a donc bien changé la donne dans ce domaine, et on arrive donc un conflit total entre la demande de l’employé celle de l’employeur.

KNOX pour résoudre le problème

C’est là qu’est arrivé KNOX, un système de sécurisation qui résout la problématique de sécurité de ces appareils mobiles, sans pour autant empiéter sur la liberté des utilisateurs. Il est composé de 3 parties distinctes :

· D’une part un outil de sécurisation qui permet de faire évoluer la plate-forme Android, tout en la gardant entièrement compatible avec l’écosystème Google. La sécurité sur l’appareil s’effectue depuis la couche applicative jusqu’à la couche hardware avec différentes zones intermédiaires auxquelles seul le fabricant a accès. La tendance des hackers est d’installer des systèmes de « key logging » (saisie des frappes de l’utilisateur) sur les appareils mobiles afin qu’à l’insu de l’utilisateur, celui-ci passe des informations sans même le remarquer. Les hackers sont devenus si habiles qu’ils arrivent à masquer entièrement leurs opérations illégales aux yeux de l’utilisateur et même de l’administrateur. Avec cette modification du système d’exploitation, Samsung arrive à sanctuariser l’appareil de façon plus efficace et redonne le contrôle à l’administrateur ;

· Une deuxième partie de l’offre comprend la capacité de contrôler et de gérer les politiques de sécurité directement en central, permettant ainsi de pousser l’outil de sécurisation directement sur l’appareil de l’utilisateur. L’installation préalable de cet outil permet ensuite de garantir que l’utilisateur pourra utiliser son appareil en toute sécurité ;

· La troisième partie et non des moindres, est son volet destiné aux employés. Comme on l’a vu précédemment, le système KNOX est aussi destiné à préserver l’utilisation personnelle des mobiles par les employés. Après tout, ils ont dépensé une somme conséquente pour acheter un mobile, le système KNOX va donc leur donner la possibilité de séparer de façon étanche leurs données personnelles et privées de leurs données professionnelles. Il ne sera pas possible de faire passer des informations de l’un à l’autre domaine, sauf à les envoyer par messagerie, ce qui serait bien entendu moins facile et surtout non conforme aux règles d’usage. Grâce à KNOX, l’utilisateur peut donc disposer entièrement comme il veut de sa partie personnelle, sans risquer soit l’écoute par l’employeur ni un effacement malencontreux.

Vers une adoption large

Le système KNOX, déjà agréé par le gouvernement américain, est en cours de lancement par Samsung ; il concerne essentiellement les Galaxy note 2 et 3 et les Galaxy S3 et S4 ainsi que les tablettes Samsung Android. Il vient d’être lancé et 90 pilotes sont déjà en cours, dont un avec une banque en Australie et Nouvelle-Zélande. Des pilotes sont en cours également avec nombre d’institutions gouvernementales et des sociétés des secteurs du pétrole, de gaz et d’électricité). Ce pilote touche l’Europe, l’Amérique, l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient et l’Asie, donc la quasi-totalité du monde !

Samsung n’a pas de relation exclusive avec Google ni Android ; la société coréenne diffuse également ses appareils avec Windows et Tizen. Mais KNOX n’est fait que pour Android à ce jour, les deux autres OS étant seulement en cours d’évaluation. La nécessité d’introduire un système de sécurisation pour Android a été rendu beaucoup plus impérieux ces derniers temps avec le déclin rapide de BlackBerry qui a créé une urgence pour trouver un nouveau système d’opération d’exploitation pour les mobiles en entreprise.

BYOD : Samsung KNOX rend le mobile de l’utilisateur compatible avec l’entreprise was last modified: novembre 12th, 2013 by Yann Gourvennec