Le QR Code a un bel avenir devant lui … malgré les critiques (tribune libre à Unitag)

La bataille du QR code fait rage

Après Ubleam qui nous prédisait que le QR code, en substance, ne marcherait jamais, la parole est à la défense … Voici donc une tribune libre de Sophie Descarréga d’Unitag qui nous apporte un démenti cinglant : Le QR code a 20 ans et, selon la société qui commercialise et personnalise des QR codes, il vivra ! Je dois avouer sans fard que j’ai une certaine sympathie pour ce point de vue. Non ! le QR code n’est pas nouveau. Non ! Ce n’est pas vrai que « ça ne marche pas », d’ailleurs il existe depuis trop longtemps pour qu’on prétende que ce mensonge est vrai. Et comme son petit frère, le Bar Code, il a un avantage indéniable : il ne coûte rien – ou presque – à fabriquer, et on peut l’imprimer soi-même. Pas de technologie compliquée à installer, pas de parcs à renouveler … il suffisait d’attendre que tout le monde soit équipé d’un smartphone et d’une appli du style i-nigma (la meilleure sur ce créneau). Alors, oui ! Si cette appli était installée par défaut (et non l’horrible et inutilisable Flashcode), ou embarquée par défaut dans vos applications de marque, nous verrions ainsi une bien meilleure adoption des QR codes … et surtout, si les marques apprenaient à l’utiliser correctement, pour générer de l’interaction … Tenez, prenons un exemple ! Donnez moi un QR code, un blog WordPress, et des contenus multimedia, et je vous transforme l’expérience à laquelle vous n’avez toujours pas droit dans les musées. Et pourtant, plus low tech … je meurs. Pensez-y …

Tribune libre de Sophie Descarréga, Directrice Mobile Marketing & Communication  d’Unitag

QR Codes - Sophie Descarréga - Unitag

Le QR Code sur le Web : « je t’aime moi non plus » ?

Créé au Japon il y a 20 ans pour le suivi industriel dans le secteur automobile, le QR Code divise la toile et déchaîne les passions.

Les simples résultats d’une recherche Web font apparaître de nombreux articles visant à décrédibiliser l’efficacité du fameux « Quick Response Code ». Les plus virulents vont jusqu’à annoncer sa mort imminente. Certains datant même de 2011, un an à peine après l’arrivée de cette technologie en Europe et aux USA ! Ces critiques attisent souvent la réaction des lecteurs – ce qui n’est peut-être pas pour déplaire aux auteurs en terme de référencement, drainant du trafic et des commentaires. Face une réponse massive à son article 2013 proclamant « la mort du QR Code », leblogueur marketing Aaron Strout s’est même vu contraint de modérer son discours.

Et pourtant… Au vu de la demande croissante des annonceurs, les QR Codes sont loin d’être passés de mode. Dans les magazines, sur les affiches, packagings produit ou cartes de visite – ils sont partout. Une tendance que viennent confirmer les 10 Mio de QR Codes créés à ce jour sur la plateforme Unitag, qui vient tout juste de passer le million d’utilisateurs dans le monde. On assiste ainsi actuellement à un curieux paradoxe : plus l’on voit de QR Codes, plus l’on entend de critiques à leur égard.

Qu’est-il donc reproché aux QR Codes, et qu’en est-il réellement ?

Des usages en hausse

« Personne ne scanne les QR Codes, personne ne sait ce qu’est un QR Code » Voici les deux objections les plus courantes à l’utilisation des QR Codes.

Alors que l’on est assaillis par les études, plus détaillées les unes des autres, sur le marché du mobile, on ne peut nier qu’il plane un certain flou sur les chiffres exacts de l’adoption de la technologie QR Code. En effet, les études les plus approfondies datent de 2012 et les chiffres publiés depuis nous viennent principalement des acteurs du secteur et s’appuient sur une base d’utilisateurs propres – donc pas forcément représentative.

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D’après les chiffres disponibles, force est de constater cependant que les QR Codes continuent à gagner en popularité. La dernière étudeAdobe Mobile Consumer sur­vey 2013 montre par exemple que 25% à 37% des détenteurs de smartphone auraient scanné un QR Code les 3 derniers mois*. Aux Etats-Unis, ils seraient près de 2,75 millions à flasher quotidiennement un QR Code, selonArbitron and Edison research (avril 2013).

* Détails des résultats de l’étudeAdobe Mobile Consumer survey de 2013 auprès de 3.075 détenteurs de smartphone de 5 pays (France, Allemagne, US, Canada, UK)

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Le QR Code a un bel avenir devant lui … malgré les critiques (tribune libre à Unitag) was last modified: octobre 15th, 2015 by Yann Gourvennec

génération de Leads en B2B : le mobile incontournable

génération de leads Quand on vous dit que les mobiles deviennent incontournables, surtout en B2B ! Cette réalité, de plus en plus présente sur les sites Web, se retrouve également dans le marketing à la performance. Voici quelques chiffres glanés auprès de Guillaume Rigal, DG de l’agence B2B, dont par transparence, je dois vous dire qu’elle fait partie du même groupe que mon agence. Ces précautions étant prises, voici les conclusions des observations de Guillaume, chiffres à l’appui, avec les raisons qui feront que désormais, vous n’oublierez plus jamais de prendre en compte les mobiles dans vos stratégies de générations de leads.

Entretien avec Guillaume Rigal, directeur général de l’agence B2B

Quelle est l’importance du mobile aujourd’hui dans la génération du lead ?

Aujourd’hui nous nous sommes rendu compte en regardant nos pages d’atterrissage que l’on arrivait à générer 15% à 20% de trafic mobile, et qu’en termes de conversion, nous observions une progression. Nous dépassons en effet la barre des 10% et parfois, sur certaines campagnes, nous atteignons 15% de leads générés sur mobile c’est-à-dire le smartphone et la tablette.

Est-ce un phénomène récent où préexistant ?

Nous possédons un an de données sur la génération de leads et sur le e-commerce via mobile, et nous la progression est déjà visible ; elle est plus flagrante dans certains secteurs, où la mobilité a plus d’importance, par exemple le BTP.

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génération de Leads en B2B : le mobile incontournable was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Réalité augmentée : Ubleam veut la peau du QR code

Ubleam est un nouveau mode de code 2D, qui permet de personnaliser son code à l’image de l’entreprise, et dont nous avions parlé il y a deux ans (dans le cadre d’un voyage de blogueurs que je dirigeais au MWC de Barcelone, dans une autre vie et sur un autre blog). La société toulousaine est partie d’un constat : le QR code ne fonctionne pas et son adoption par le public est encore trop timide. Ils ont réussi à séduire les marques en proposant un code plus centré sur l’image, les logos et les visuels des marques, en offrant une expérience plus esthétique et plus facile à personnaliser.

Réalité augmentée : Ubleam

Photo Presse Citron : Ubleam Startup de la semaine Nov 2013

Et ça marche, si l’on en croit Samuel Boury, co-fondateur de la startup de Midi Pyrénées. Certes, le QR code est peu connu encore, juste 20 ans après son invention par Denso-Wave pour Toyota et l’intégration d’un code universel à l’intérieur d’une appli de marque permet de passer outre cette difficulté. Cependant, les enjeux de notoriété pour le « bleam » sont énormes car, Samuel Boury le reconnaît, pour passer à l’étape suivante, il va falloir gagner en notoriété auprès du grand public … et il faudra donc faire au-moins aussi mal que le QR code qui, paraît-il, peine à s’imposer (voir les chiffres ci-dessous). Un défi de taille, mais qui n’effraie pas la jeune startup toulousaine, prête désormais à conquérir le monde.

Réalité Augmentée : Ubleam
Photo Frenchweb : “ubleam la startup qui fait parler le logo d’une marque”  (réalité augmentée)

Ubleam : la réalité augmentée à partir du logo des marques

Ubleam développe une technologie de réalité augmentée à partir du logo des marques ; nous nous positionnons ainsi parce que les gens maintenant ont testé les usages à partir du QR code, et le taux d’adoption est relativement décevant. Ce qui fait que le bilan qu’on avait tiré il y a trois ans avec mon associé se réalise. Les marques s’engagent avec Ubleam car elles ont appris qu’on pouvait permettre aux consommateurs de se connecter au travers d’une brochure, d’un packaging, et avoir des interactions mobiles très riches comme la réservation d’hôtel, accéder à un bon de réduction en magasin … Mais la marque s’engage d’autant plus que le public adopte largement le « bleam » (NDLR le nom du code produit par Ubleam). Nous avons désormais des chiffres (ils datent de janvier 2014) tirés des expériences passées faites sur des brochures produites pour un des plus grands parcs de loisirs parisiens, qui montre un taux d’engagement deux fois supérieur au QR code, avec une expérience client agréable, puisqu’on accède à des images et des vidéos du parc au format mobile.

Pour l’instant, sur les clients que nous avons, les principaux usages ont été collés sur l’usage du QR code. Les les gens consommateurs ont commencé par tester les usages sur les brochures et les guides, car on voit les codes 2D un peu partout, mais maintenant, nos clients nous annoncent qu’ils veulent mettre le « bleam » non plus sur le packaging, mais sur le produit lui-même, sur le parc, dans l’hôtel, et c’est la prochaine phase qui va se dérouler dans les semaines qui viennent.

Une nouvelle étape avec la réalité augmentée

Nous avons en effet introduit une nouvelle fonctionnalité dans ce produit, qui est la réalité augmentée. La réalité augmentée permettra et permet déjà d’afficher de l’information en temps réel sur le « bleam ». Vous arriverez dans un lieu, dans un magasin par exemple, et vous pourrez scanner un « bleam » avec votre Smartphone devant la vitrine ; au travers de votre Smartphone on vous affichera ainsi de l’information personnalisée sur des coupons, sur des bons plans, sur des conseils qui vous concernent.

Le QR code est-il vraiment mort ?

tombstoneLes chiffres bougent beaucoup, mais il y a une étude de IAB Belgique qui montrait qu’une personne sur quatre seulement savait ce qu’était un QR Code. Ces chiffres sont publiés, et ça c’est un signe déjà ; peut-être que le marché se cache un peu derrière ces chiffres, que les marques et les annonceurs tentent des expériences, mais il y a très peu de chiffres fiables. McDonald’s a publié des chiffres qui sont relativement bons sur l’Europe, mais sur toutes les opérations que l’on voit, nous observons a des taux de scan qui sont de l’ordre de 0.6 % de scan par élément taggé.

NDLR : Sur ce sujet du QR code, nous vous invitons à lire notre avis dans La Communication expliquée à mon boss

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Réalité augmentée : Ubleam veut la peau du QR code was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

NFC : l’avenir des moyens de paiement ?

NFC - moyens de paiementLimonetik a invité un panel de professionnels du monde des paiements et de l’Internet à participer à une table ronde à la nouvelle Eve, à Paris : Son NGUYEN, VentePrivée.com, Delphine Desgurse, groupe La Poste, Yann Gourvennec, Visionary marketing , Pascal Burg, Edgar Dunn, Hervé Kabla, Media Aces – Be Angels, Christophe Bénavent, Université de Paris Ouest …le débat était animé par Eve Chegaray, de BFM. Je partage avec vous les notes qui ont servi à préparer cette table ronde.

Moyens de paiement : une ébullition d’innovation

Le monde du paiement est à nouveau en ébullition depuis quelques années, et ceci avec une agitation croissante. Après une période initiale très riche au milieu des années 90, puis une longue normalisation de 2000 à 2010 (où nous avons attendu le paiement mobile sans jamais rien voir venir de concret sauf sans les PVD), nous entrons à nouveau dans un cycle de turbulences et d’innovation extrêmement intéressante qui augure de nombreux changements dans les modes de paiements, les habitudes de consommation, et le paysage banquier et financier en général. Ceci, aussi bien du point de vue du Online que du Offline. Ceci est renforcé en Europe par un environnement réglementaire favorable, comme l’a démontré encore hier, le lancement du compte Nickel (fondé par l’ex patron de Boursorama). Ceci étant, aux Etats Unis, on vient seulement de découvrir la carte à puce … qu’on considère là-bas comme une “nouvelle technologie” ! NFC - moyens de paiement Une visibilité limitée

La visibilité sur cette innovation et la compréhension des changements qui vont en découler, est cependant plus délicate. C’est un euphémisme. Les innovations sont foisonnantes, depuis la monnaie virtuelle (Bitcoin depuis 2009), le NFC, sous forme de cartes, sous forme de mobiles, et son vrai-faux concurrent le Beacon, le peer-to-peer et ses avanies, les porte-monnaie électroniques (qui n’en finissent pas de se développer et d’arriver sur le marché et de s’entre déchirer dans une guerre sanglante), les paiements embarqués via les mobiles dans les taxis notamment, et l’ineffable Web to store et store to web qui sont amenés à faire tomber la barrière entre commerce réel et Internet. Cette absence de visibilité interdit toute prédiction péremptoire quant au développement de ces nouvelles technologies et de leur place dans l’avenir. Dieu seul sait laquelle de ces technologies sera prédominante, voir celles qui resteront ou qui disparaîtront, et comment elles seront mises en œuvre. Tout ceci indépendamment de la qualité intrinsèque des solutions en question.

Focus sur le NFC ; déploiement massif et décollage des usages (enfin peut-être)

Ce n’est pas complètement nouveau, mais cette fois-ci, le décollage est massif, surtout si j’en crois Pierre Métivier, à la tête de l’association du forum SMSC (Services Mobiles Sans Contact) et auteur d’un blog sur le sujet. En fait, au Royaume-Uni, le déploiement des cartes sans contact et NFC a démarré dès 2012. Tout d’abord avec une limite à 15£, vite remontée à 20£ en 2e partie de 2012. Les réticences utilisateurs ont été au départ assez nombreuses, si j’en crois les témoignages reçus lors d’une conférence sur les paiements à Londres en Juin 2012, mais l’usage s’est instauré et la distribution de la carte s’est généralisée (ils en étaient au même niveau que nous, 20 millions de cartes, il y a 2 ans). L’arrivée de la carte NFC en France est plus tardive, mais nous y sommes en plein, en ce moment-même. Le NFC sur carte bancaire, et par mobile Je reprends ici les notes issues de mes conversations avec Pierre Métivier que je remercie vivement pour son éclairage :

  • C’est le NFC par carte bancaire qui se développe le plus. On compte aujourd’hui 20 millions de cartes (par rapport à 11 millions en 2012). Rien que Carrefour, possède 2.5 millions de cartes NFC, distribuées à ses clients. Le déploiement est donc massif.
  • En 2012.1, 2 millions d’actes de paiements ont été réalisés par les cartes NFC, 7.9 millions en 2013 (facteur 7). Ceci correspond à des montants relativement modestes de chiffres d’affaires, qui vont de 12 millions d’euros en 2012 à 86 millions d’euros en 2013 (avec des paniers moyens de 10 à 11 €**). En 2014, les prévisions sont assez vagues, puisqu’on s’attend à un volant de chiffre d’affaires allant de 150 millions à 1 milliard d’euros ! Impossible donc de faire des prévisions, même à 5 ans. Tout dépend de l’adoption de ce mode de paiements par les utilisateurs, mais aussi de l’équipement des magasins. Sur les 28 milliards d’euros de transactions en 2012 (source : FBF), le NFC ne représente encore que 0.3%, même si on peut s’attendre à des augmentations fulgurantes en pourcentages … pas d’affolement.
  • Une anecdote : dans un magasin de mobiles (qui vend donc des mobiles NFC) je fais remarquer au marchand que son terminal de paiement est validé NFC (car il comporte le logo sans contact). Réponse du marchand : “Ah bon ! c’est quoi ça ? De toute façon, aucune de mes 4 banques ne propose encore ce service sur leurs CB. Nous avons décidément beaucoup de retard sur le Royaume Uni, ce qui est d’autant plus incroyable que nous avons déployé le “chip and pin” en 1990, soit près de 20 ans avant eux et que le secteur du paiement en France est une industrie très dynamique, forte de 90 000 emplois (selon Pascal Burg d’Edgar Dunn)
  • Aujourd’hui, seuls 10 % des points de vente sont équipés. Certes, tous les Carrefour, les Disney et les Gibert Joseph et d’autres enseignes sont équipés. Mais il faudra attendre la fin 2014 pour que toutes les autres grosses enseignes (dont Leclerc) se mettent au NFC, ce qui amènera ce chiffre à 50 ou 60 % environ des points de vente équipés (toujours selon Pierre Métivier). Il restera encore à équiper tous les points de vente indépendants, ce qui risque encore de nous occuper pendant un bon bout de temps. La mise en place est donc massive, mais pas immédiate.

Pour ce qui est des banques qui s’équipant en cartes bancaires NFC, une grande majorité d’entre elles est concernée, mais on compte encore des exceptions notoires comme : American Express, AXA banque, LCL … Il doit y en avoir d’autres mais c’est déjà beaucoup. Les mobiles à la traîne Du côté les mobiles, c’est un peu plus long. Il faut encore attendre qu’il y ait un alignement entre les banques et les opérateurs. On observe, comme depuis de nombreuses années dans ce domaine du paiement mobile, une guerre de positions entre les organismes bancaires, et les opérateurs, avec certains de ces derniers un peu plus en pointe que les autres. On notera en particulier Orange, présent sur ce secteur et qui a annoncé, en novembre dans son show Hello, la mise à disposition de la carte Orange cash, déjà disponible au Royaume-Uni. Il nous reste à observer l’attitude des banques par rapport à ce lancementLire la suite

NFC : l’avenir des moyens de paiement ? was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

drive to store : « beaucoup en parlent mais peu en font » (mobilité)

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Le drive to store est le nouveau mot à la mode, issu de cette nouvelle tendance du digital, que nous avons appelée u-commerce (ubiquitous commerce) et qui consiste à faire sauter la frontière entre commerce réel et commerce en ligne. Il s’agit principalement, au travers du développement des mobiles et des applications, de ramener l’utilisateur/consommateur dans le magasin, pour profiter de promotions, et surtout … pour remplir le magasin notamment aux heures creuses. Pour cela, diverses méthodes sont utilisées, comme l’affichage de promotions comme nous l’avons vu avec Bruno Vercelli de Sentinelo (d’autres systèmes existent). Mais il y a aussi ce qu’on appelle le Geo-Fencing (littéralement l’escrime géo localisée en anglais ; encore une métaphore guerrière, décidément les marketeurs ne changeront jamais) qui consiste à aller chercher l’utilisateur là où il est et lui proposer une promotion dans la mesure où il passe à côté d’un magasin. Du moins, c’est cela que nous entendons depuis des années et que l’on croit être le Graal du futur commerce.

La réalité est toute autre. C’est ce que nous démontre François Bieber, pionnier du drive to store avec Kwanko Netaffiliation. Comme le dit François, le drive to store, « beaucoup en parlent, mais peu en font ». Ses expériences, menées sur des clients réels et dans plusieurs pays, montrent, et ceci n’étonnera pas les lecteurs de Visionary marketing, que c’est surtout la pertinence des promotions qui déclenche l’action de l’utilisateur/consommateur.

le drive to store : beaucoup en parlent mais peu en font

le drive to store, une mécanique plus complexe qu’il paraît au prime abord (photo antimuseum.com)

Ceci nous amène à revoir la pensée autour de ces actions de géolocalisation. En premier lieu, via la qualité de la promotion et de l’offre, sa pertinence, son adaptation au goût du futur consommateur, en deuxième lieu vient la géolocalisation. Et, là encore ce n’est pas surprenant, c’est l’utilisateur qui décide de se géo localiser ou non. Cette démarche plus respectueuse de l’utilisateur, de sa vie privée, et de son libre arbitre, est véritablement au centre de l’efficacité du drive to store, qui n’en est encore qu’à ses balbutiements, et dont on a du mal à mesurer l’ampleur aujourd’hui, mais qui est certainement amené à se développer de façon spectaculaire … pour peu qu’on respecte ces quelques règles de bon sens.

interview de François Bieber, fondateur de Kwanko Net Affiliation

J’ai créé le groupe Kwanko en 2003, nos activités sont d’un côté le Web avec la plate-forme d’affiliation net affiliation, qui est notre métier historique, le 2e axe, c’est la publicité sur mobile avec notre offre Swelen qui est le résultat du rapprochement avec cette société en 2011, et puis le 3e axe qui est aujourd’hui un axe sur lequel nous connaissons un très fort développement, qui est celui de la convergence entre le digital et le monde physique, au travers notamment de l’offre de géo-localisation, et notamment le drive to store.

« Le drive to store beaucoup en parlent mais peu en font »

Aujourd’hui, Kwanko un des groupes publicitaires qui réalise le plus de campagnes drive to store qui est une activité qui a réellement émergé en 2013. Aujourd’hui, nous lançons plusieurs campagnes de ce genre par mois pour nos annonceurs comme micromania et la Fnac. L’activité mobile représente 5 % de notre chiffre d’affaire mais aujourd’hui il est difficile de dire combien représente le drive to store. C’est un marché qui est émergeant à aujourd’hui. Je pense qu’aujourd’hui, cela doit représenter à peu près 50 % de nos campagnes.

Pour pouvoir réaliser des campagnes drive to store, Kwanko s’appuie naturellement sur le réseau mobile, qui permet de faire de la géolocalisation efficace, et donc d’un point de vue stratégique, nous avons commencé à développer notre offre sur la France qui est notre marché historique, et depuis le dernier trimestre 2013, nous commençons à bien développer cette offre à l’international, puisque nous avons lancé notre première campagne en Belgique. Nous sommes en train de lancer en novembre des campagnes au Portugal, et en Italie.

Le drive to store comment ça marche ?

C’est un peu le graal de tous les réseaux de commercialisation physique, puisque cela permet enfin d’avoir un outil qui permet d’utiliser tout le monde digital pour pouvoir faire la promotion de la gamme grand public et de générer du trafic en magasins. Le principe qu’on met en place est simple : on va prendre un magasin, on regarde sa zone de chalandise, et on va pouvoir « géo-cibler » l’audience sur ces zones de chalandise, et ensuite concevoir une opération publicitaire qui généralement s’appuie sur une première phase. Cette première phase, c’est le ciblage géographique sur différents types de supports en fonction du type de clientèle.

Quand on est dans la bonne cible on affiche l’offre publicitaire de l’annonceur, et la plupart du temps, on redirige sur un moteur de géolocalisation de façon à faciliter pour le mobinaute le repérage du magasin et aussi d’en afficher les horaires d’ouverture de façon à ce qu’on arrive à maximiser l’efficacité pour l’annonceur.

On peut mettre en place également certaines subtilités, l’idée étants qu’un magasin gère des heures pleines et des heures creuses. Si je prends l’exemple d’un magasin assez classique, les horaires sont de 10 heures à midi et de 14 heures à 17 heures avec une période d’heures creuses et entre midi et 14 heures et 17 heures et 20 heures.

L’idée, c’est que sur des heures creuses, on peut promouvoir une offre qui va éventuellement présenter une raison suffisante pour faire venir des mobinaute en magasins, par exemple une réduction sur un produit, et pendant les heures pleines, on va plutôt faire simplement de la valorisation de l’offre de magasin pour pour enclencher le passage à l’acte du mobinaute et le faire entrer en magasin et le faire acheter.

On gère également les horaires de fermeture du magasin, avec par exemple une interruption de diffusion pendant ces heures, soit éventuellement la redirection vers le site Internet du magasin ou du réseau distribution.

La pertinence de la pub plus importante que la géolocalisation

Concernant l’efficacité de la géolocalisation, on arrive à avoir une fiabilité qui va de 200 m à 50 m donc une capacité de géolocalisation qui est assez pointue, et en termes d’efficacité publicitaire, c’est clairement une démarche qui répond aux demandes des annonceurs.

D’une façon assez traditionnelle, les annonceurs, quand ce genre de nouvelle offre arrive sur le marché, commencent par un test, puis ils mettent ensuite des budgets pour développer et exploiter au mieux ce type de support. les signaux que nous avons sont extrêmement encourageants, car les annonceurs renouvèlent régulièrement leurs campagnes après les périodes de test, c’est donc un signe que les tests sont concluants pour eux.

Ensuite, au niveau des internautes, on aimerait bien pouvoir dire qu’il y a un impact et que les publicités géo-localisées sont plus efficaces, on en est convaincus, mais on n’a pas encore pu le mesurer de réalité tangible. Ceci pour une raison très simple, c’est que finalement, le facteur le plus discriminant en termes d’efficacité sur une campagne, c’est plutôt la qualité de la publicité. Quand je parle de la qualité, je parle surtout du contenu de l’offre et de sa pertinence vis-à-vis de l’auditoire.

Aujourd’hui, on peut énoncer de façon fiable, qu’à partir du moment où on a une publicité qui est bien ciblée, en termes de ciblage comportemental, géographique ou du support de diffusion, on a avec ce système plus de chances d’être pertinent par rapport à l’audience et donc, mécaniquement, d’être plus performant.

À ce jour, on n’a pas encore de chiffres qui nous permettent de dire que les taux de clic sont plus importants quand quand on avait une publicité géo localisée par rapport à une publicité non géo localisée. Pour faire cela il faudrait comparer avec 2  campagnes, une géo localisée, et l’autre non, avec le même support publicitaire.


 

drive to store : « beaucoup en parlent mais peu en font » (mobilité) was last modified: octobre 15th, 2015 by Yann Gourvennec