Qu’est ce que le NFC ? Interview de Pierre Métivier

mobile-large_thumb.gifLe smartphone joue un rôle de plus en plus central dans le parcours d’achat  : la SNCF l’a bien compris et a récemment mis en place la validation du billet de train par QR code sur mobile. De là faire du mobile un terminal de paiement indispensable? Selon Pierre Métivier, délégué général du forum services mobiles sans contact, le NFC (puce intégrée dans un mobile ou dans une carte) va permettre de simplifier l’achat et de faire du mobile un moyen de paiement au même titre que la carte bancaire et le chèque.

NFC - Pierre Metivier Forum SMSCA l’occasion de l’université NFC des territoires qui se tenait à Caen le jeudi 26 et le vendredi 27 juin 2014, nous avons pu nous entretenir avec Pierre Métivier. L’occasion de revenir sur le NFC, son évolution et l’intérêt pour les commerçants d’avoir un terminal de paiement adapté à cette technologie sans contact.

Qu’est-ce que le NFC ?

Le NFC (near field communication) est une technologie qui permet à deux objets électroniques de dialoguer entre eux avec une distance très courte. L’exemple le plus connu, c’est un téléphone avec un terminal de paiement électronique pour régler un achat, ou avec un valideur de la RATP pour prendre le métro. Il y a donc un échange d’informations entre un lecteur et un mobile qui va permettre d’identifier, d’autoriser et de déclencher un certain nombre d’actions. Par exemple l’installation et l’utilisation d’applications, l’ouverture d’une porte d’hôtel, le paiement, le transport, la lecture d’informations en direct au niveau du transport, les audioguides dans les musées etc. Il y a beaucoup de domaines d’application du NFC. Globalement l’un des deux objets électroniques est un mobile, mais pas toujours.

Le logo NFC fait progressivement son apparition dans les commerces qui offrent la possibilité de payer sans contact.
Le logo NFC fait progressivement son apparition dans les commerces qui offrent la possibilité de payer sans contact

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Qu’est ce que le NFC ? Interview de Pierre Métivier was last modified: septembre 20th, 2014 by Cédric Jeanblanc

Sans contact (NFC) : une technologie qui s’implante peu à peu

Nous avons vu lors des articles précédents l’importance du mobile et la place qu’il occupe dans le parcours d’achat : de la recherche (ROPO) au magasin (mobile to store) jusqu’au paiement (interactivité mobile). L’université NFC des territoires qui s’est déroulé à Caen le 26 et 27 juin 2014 nous permet d’approfondir ce dernier point, en abordant le sujet du NFC, le near field communication, ou la communication en champ proche, qui transforme la carte et le mobile en véritables outils de paiement sans contact. La 1ère table ronde était intitulée « Stratégies sans contact : du plan national aux écosystèmes locaux » et animée par Pierre Métivier, délégué général, Forum SMSC. Avec la participation de Muriele Rouyer, Gemalto, responsable du Plan industriel « sans contact »,  François-Xavier Godron, Orange, Directeur du Programme Sans Contact France, Joël Eppe, Responsable du pôle de l’Innovation et des Technologies, SNCF, Arnaud Lecat, Responsable marketing, Direction des Paiements, BNP Paribas, Houssem Assadi, PDG, dejamobile.

NFC (sans contact) : Une technologie aboutie pas encore adoptée par l’utilisateur final.

Le NFC est une technologie française, puisque le near field communication est né à Caen, dans les laboratoires de NXP. On le retrouve dans les cartes bancaires sans contact, les porte-monnaies électroniques, les cartes de transport type Navigo… Cette technologie made in France doit toutefois encore être adoptée par les utilisateurs pour être reconnue : le NFC a beau être intrinsèquement une technologie aboutie, avec de nombreuses possibilités (paiement, échange d’informations, validation etc.), les différents acteurs doivent l’accepter pour que l’usage du sans contact entre dans les habitudes du consommateur et du vendeur. Pour faire adopter cette technologie, il est nécessaire d’harmoniser les fonctionnements sans contact : selon Houssem Assadi, l’utilisateur du sans contact doit retrouver le même service, avec les mêmes gestes chez n’importe quel commerçant utilisant le sans contact. La politique de déploiement du sans contact obéit à trois mots : simplifier, mutualiser, massifier.

de gauche à droite : Arnaud Lecat, Pierre Métivier, François-Xavier Godron, Muriele Rouyer, Joël Eppe, Houssem Assadi.
de gauche à droite : Arnaud Lecat, Pierre Métivier, François-Xavier Godron, Muriele Rouyer, Joël Eppe, Houssem Assadi.

L’État français a réalisé les bénéfices qu’il pouvait tirer du paiement sans contact : en généralisant ce mode de paiement, on facilite l’achat et on diminue l’utilisation de la monnaie physique. L’état intervient donc au niveau de la recherche et développement, des aides et des incitations. Si cette volonté de faire adopter le sans contact vient de l’état, son application se fait via les collectivités locales. Les collectivités chargées de répandre l’utilisation du sans contact ont un rôle d’éducation, de communication et de réassurance auprès des acteurs économiques. L’exemple d’action la plus couramment engagée par les collectivités locales est la carte de transport sans contact, avec le Navigo à Paris, La carte Twisto à Caen et la Carte Pass Pass à Lille. Les banques se sont également efforcées de distribuer des cartes de paiement sans contact auprès de leurs clients. L’utilisation de ces cartes a augmenté de façon exponentielle depuis 2011, démontrant une attirance du client pour le sans contact de plus en plus marquée. Selon Joël Eppe, les banques ont désormais une longueur d’avance sur les transports car elles ont commencé à adopter l’usage du mobile comme moyen de paiement.

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Sans contact (NFC) : une technologie qui s’implante peu à peu was last modified: mai 11th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Mieux connaître le consommateur avec le ROPO (Research Online Purchase Offline)

Nous nous sommes rendus à l’hôtel Shangri-la, où se tenait le 1er observatoire du parcours d’achat, organisé par Solocal et Groupm. Cet observatoire a pour objectif d’analyser le parcours du client, de ses recherches sur internet à son achat en magasin. On parle donc ici de ROPO : research online, purchase offline.

C’est donc précisément sur ce ROPO que s’est concentrée l’analyse de l’observatoire, écartant de l’étude le full store (recherche et achat en magasin), le full web (recherche et achat sur internet) et le showrooming (recherche en magasin et achat sur internet). On est ici dans une logique de drive to store où on va attirer l’internaute sur le lieu de vente physique. Cependant, si nous nous sommes concentrés lors des derniers articles sur l’action du vendeur sur le consommateur, notamment au travers des stratégies push et pull, nous avons peu abordé les besoins et les motivations des consommateurs.

ROPO : le consommateur est intelligent

L’étude a été réalisée en retraçant 4339 parcours d’achats et enrichie par 2 194 interviews, dans 14 secteurs de consommation. Comme le faisait remarquer un intervenant, « le consommateur est une bête intelligente ». Sur certains de ses achats, il effectue des recherches online afin de comparer les différents produits : huit consommateurs sur 10 font régulièrement cette démarche. 79% d’entre eux font une dernière recherche le jour même de l’achat, dont 9% sur le point de vente même : le smartphone permet au consommateur de chercher des informations complémentaires qu’il ne peut trouver en magasin. L’utilisation du smartphone par le consommateur est une source d’interactivité supplémentaire que le vendeur doit ainsi exploiter afin d’entretenir le lien avec le client.

ROPO

Plus précisément, ces recherches online ont pour objet la disponibilité du produit (dans 26% des cas), les horaires d’ouverture (22%) et l’adresse du point de vente (9%). Il est alors indispensable pour tout vendeur de mettre à disposition ces informations, aussi basiques soient-elles, sur le web (rappelons que 80% des clients font une recherche online avant l’achat !).

Un ROPO divisé en 5 catégories

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Mieux connaître le consommateur avec le ROPO (Research Online Purchase Offline) was last modified: janvier 16th, 2016 by Cédric Jeanblanc

mobile to store, l’innovation majeure du commerce d’aujourd’hui #dm1to1

Avec la banalisation des smartphones, le mobile to store devient une thématique incontournable pour les commerçants, et les annonceurs, souhaitant accroître leur efficacité commerciale. Revenons sur ce phénomène avec Renaud Ménérat, Président du chapitre français de la Mobile Marketing Association interviewé dans le cadre du tout nouvel événement de Comexposium « Digital Marketing One to One » dont la première a eu lieu les 10-11 juin à Biarritz.

Où en est le mobile to store aujourd’hui ?

« On espère poser le mobile au centre de la stratégie digitale des marques, c’est l’esprit du « mobile first »: c’est-à-dire que l’ensemble des annonceurs réalisent que leur audience digitale et web s’est déplacée du desktop vers les smartphones, les tablettes et bientôt les objets connectés. A la fois d’un côté du m-commerce (mobile commerce) et du CRM (service client) à distance, mais également d’attirer les clients dans les points de ventes, et de générer de l’interaction au sein de ces points de ventes ».

Le mobile to store, on en parle beaucoup mais on le voit encore peu…

« Jusqu’à présent, le principal problème était l’équipement des points de ventes en technologies permettant d’attirer les consommateurs, et des consommateurs eux-mêmes qui n’avaient pas de terminaux capables d’interagir ni de recevoir des  notifications en push par exemple. Aujourd’hui ce problème est réglé. Nos opérations de drive to store, qu’elles se fassent par SMS, par push notification, ou encore par iBeacon commencent à avoir le volume de consommateurs nécessaire pour que l’impact en termes de visites et en termes de ventes se ressente ».

 

La technologie mûrit : avez-vous un exemple concret de mobile to store à nous livrer ?

« Aux USA, Starbucks est emblématique du mobile to store : Starbucks a posé son application au cœur de sa relation client, à la fois avec une stratégie de drive to store, orientée promo/offre, et derrière un paiement in store qui s’effectue avec le smartphone du client. On n’est plus dans le paiement sans contact en caisse mais dans le paiement sans contact sur le terminal du consommateur ».

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mobile to store, l’innovation majeure du commerce d’aujourd’hui #dm1to1 was last modified: septembre 20th, 2014 by Cédric Jeanblanc

mobile to store : pas si simple d’attirer le client en magasin…

Avec un taux de pénétration de 110% sur le marché français, le mobile constitue une source d’interactivité supplémentaire importante entre le consommateur et le commerçant. Cette interaction permet au commerçant d’agir sur une problématique connue (mais pas encore unanimement reconnue) : le mobile to store. Si le drive to store était perçu autrefois, et encore un peu de nos jours, comme un moyen d’ « harponner » le client sur le trottoir (ce qu’on appelle le geo-fencing), il évolue et mute au gré de l’avancée des technologies. Avec le Smartphone, la zone de chalandise se dématérialise et le mobile-to-store a la tâche de faire le lien entre le virtuel et le réel. On passe d’un sujet vaste et flou à un problème plus recentré mais encore difficile à définir précisément, et encore plus à concrétiser. 

Voici le premier billet de compte-rendu de la conférence mobile 2014 organisée par CCM Benchmark group le 5 juin 2014. Cette première session s’intitulait  MOBILE-TO-STORE : LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS DU MARKETING DIRECT MOBILE et était animée par Renaud Ménérat, Mobile Marketing Association France. Les participants en étaient 
– David Horain, Etam
– Frédéric Leclef, Fivory
– Bruno Massiet du Biest, Plyce
– Julien Ampollini, Solocal Group
– Julien Zakoian, Vente-privee.com

Le mobile to store, un sujet encore flou …

Le sujet du mobile-to-store est vaste et les dispositifs très variés, mais le but reste toutefois précis et immuable. On peut le résumer par la formule suivante, sous forme de promesse : « Vous n’allez plus passer du mobile au magasin pour rien ». Le client doit trouver en magasin le produit qu’il a choisi sur Internet via son Smartphone. Le mobile to store n’est donc pas seulement un concept, une idée que l’on met à exécution en créant une simple application. Il s’agit d’une démarche bien plus complète, qui nécessite l’élaboration d’une « supply chain » adaptée et réactive et la formation des vendeurs pour accueillir les clients provenant du mobile.

mobile to store

Shopkick : une des applications de mobile to store les plus connues aux USA ; l’application permet de gagner des points (nommés « kickbucks”) et de les échanger contre des remises en magasin

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mobile to store : pas si simple d’attirer le client en magasin… was last modified: mai 11th, 2015 by Cédric Jeanblanc