bienvenue dans la jungle des API – 2/2 – ce que les marques devraient faire

Bienvenue dans la Jungle des APIs ou pourquoi les développeurs doivent apprendre à trouver, sélectionner et intégrer les API et contribuer à leur amélioration et évolution (2ème partie). Ceci est la traduction d’un article paru en Anglais en fin 2011.

par Martin Duval, CEO de Bluenove

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Le domaine des APIs est en effet très dynamique. Ces deux analyses graphiques de ProgrammableWeb sur les APIs les plus utilisées en Mashups montre certes la dominance des gros acteurs historiques sur une vue historique (see all time) mais aussi l’émergence d’acteurs nouveaux comme Twilio sur une vue plus récente (last 14 days), à la convergence du Cloud et des Telecoms.

imageIntéressant de voir aussi l’apparition de nouveaux types de services qui viennent en soutien technique pour faciliter la gestion d’infrastructure d’APIs comme la division Application Enablement Services d’Alcatel-Lucent (qui a racheté ProgrammableWeb), Mashery, Apigee ou bien encore Aepona ou 3Scale.

Mais revenons au lien entre les Apps et les APIs [8]

Les applications ne sont elles finalement pas que des canaux ? Pour assurer leur promotion, on peut raisonnablement parier que les grandes marques créeront à l’avenir elles aussi leurs propres APIs, avec d’ailleurs un retour sur investissement plus évident à démontrer que par celui de statistiques sur le téléchargement ou l’utilisation d’une App.

Les marques pourraient créer des APIs pour accroître la portée de leurs services. Voici quelques exemples pour des marques connues :

  1. Nike pourrait créer une API « Just Size It » qui donne la pointure de chaussure parfaite en prenant en photo son pied.
  2. Evian pourrait créer une API d’hydratation qui calcule la quantité d’eau que l’utilisateur a besoin de boire par jour et lui rappelle de le faire.
  3. Le caviste Nicolas pourrait créer une API qui permet de trouver et laisser des recommandations sur le vin qu’il vend.

Comment feraient ces entreprises pour s’assurer de la diffusion de leur API, et donc de la promotion de leur marque ? Ce sont les développeurs qui se chargeront de la rendre accessible sur de multiples interfaces, en trouvant par eux-mêmes les moyens de leur rétribution.

Il serait bien sûr possible de développer des applications dédiées, mais le choix de mettre à disposition une API permet d’augmenter de manière exponentielle la portée de la promotion de la marque.

Beaucoup de responsables marketing actuels sont parfois victimes du syndrome du « gadget» : ils suivent la tendance en glissant le dernier truc à la mode dans leurs plans marketing. Une année c’est ‘la page Facebook’, l’autre année c’est ‘l’application mobile’.

Mais dans une stratégie de marketing et d’innovation pérenne, la meilleure réponse pour une marque pourrait bien ne pas être une application, mais une API.

Autre tendance à prendre en compte dans l’augmentation du nombre d’APIs, l’Open Data. L’ouverture de donnés publiques par les administrations est en marche (EtaLab [10] prépare l’ouverture du portail Data.gouv.fr pour fin 2011) et des villes comme Rennes [11] , Paris [12], Montpellier [13]  proposent déjà des jeux de données dont certains sous forme d’APIs. Ces concepts arrivent aussi dans le monde de l’entreprise comme le montre l’initiative de bluenove d’un Livre Blanc sur « L’Open Data ; quels enjeux et opportunités pour l’entreprise ? » soutenu par des partenaires comme SNCF, le groupe LaPoste, SUEZ environnement et Groupe Poult. Là aussi, les administrations, les collectivités locales, les grandes entreprises devront apprendre à intéresser, mobiliser, animer une communauté de développeurs, mais aussi d’entrepreneurs, chercheurs, étudiants, d’autres entreprises partenaires à s’interfacer à leurs données ouvertes pour booster leur capacité à innover.

D’un côté les grandes plateformes continuent inexorablement de s’ouvrir afin que la créativité des développeurs rende certaines fonctionnalités accessibles au plus grand nombre. De l’autre, les développeurs chercheront non seulement inventer de nouvelles application mais devront aussi s’appuyer sur un nombre croissant d’APIs disponibles et des compétences nouvelles pour les identifier, les sélectionner, les intégrer et contribuer à les améliorer voire en solliciter de nouvelles.

Martin Duval, CEO of BluenoveDe nouveaux types de besoins, de services voire de métiers sont en train de voir le jour pour soutenir ces dynamiques de collaboration et d’innovation entre les acteurs de ces écosystèmes extrêmement dynamiques au sein duquel les développeurs ont un rôle fondamental à jouer.

Martin Duval, CEO, Bluenove

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[7] KPI : Key Performance Indicator

[8] Exemples donnés dans cet article tirés de Mashable par Adam Kleinberg : http://mashable.com/2011/01/04/brand-open-api-developers/

[10] EtaLab : http://www.etalab.gouv.fr/

[11] Rennes Open Data : http://www.data.rennes-metropole.fr/

[12] Paris : http://www.bluenove.com/publications/revue-de-presse/bluenove-fait-parler-les-donnees-de-la-ville-de-paris-et-le-web/

[13] Montpellier Open Data : http://opendata.montpelliernumerique.fr/Le-projet

bienvenue dans la jungle des API – 2/2 – ce que les marques devraient faire was last modified: janvier 6th, 2012 by Yann Gourvennec

bienvenue dans la jungle des API – 1/2 – une pléthore d’API

Photo: Yann Gourvennec

Bienvenue dans la Jungle des APIs ou pourquoi les développeurs doivent apprendre à trouver, sélectionner et intégrer les API et contribuer à leur amélioration et évolution (1ère partie). Ceci est la traduction d’un article paru en Anglais en fin 2011.

par Martin Duval, CEO de Bluenove

A l’heure où je finis d’écrire cet article (mardi 4 octobre 2011 à 7h28), le site http://www.programmableweb.com/ [1]indique sur sa Home Page qu’il recense à date 4007 APIs et 6175 mashups dans le monde. Certes, chers développeurs, pas encore la taille de vos ‘Oceans of Apps’ mais ce nouvel écosystème commence tout de même à ressembler à une ‘Jungle of APIs’.

Prenons le temps tout d’abord d’une remise en contexte de cette notion d’Open APIs, ces interfaces de programmation qui permettent d’intégrer plusieurs applications et services entre eux (Mashups). Les Open APIs mises à disposition par un acteur web ou mobile, visent avant tout à construire autour de sa plateforme une communauté dynamique de développeurs créatifs qui lui permettra d’innover, plus vite et dans bien plus de directions, qu’il le ferait seul avec ses propres équipes de développement. Il s’agit donc bien ici d’une démarche d’Open Innovation dans laquelle cet acteur devra parvenir à créer un lien de confiance durable, basé notamment sur des notions de stabilité, de pérennité, de facilité d’utilisation de sa plateforme et de ses APIs, mais aussi de partage de la valeur avec sa communauté de développeurs partenaires.

Au delà des grandes plateformes issues du Web (Google, Facebook, Ebay, Twitter, Amazon, etc.) qui mettent à disposition des développeurs un grand nombre d’APIs, et bien sur des grands OS mobiles (Iphone, Android, Windows Phone 7,…) avec leurs SDKs [2] , plusieurs exemples de démarches similaires existent aussi du côté des opérateurs Telecom. Des acteurs comme Orange (avec Orange API [3]) ou Telefonica (avec BlueVia [4]) permettent ainsi l’accès direct à certains services de leur réseau (SMS, click-to-call, géoloc., stockage, billing, etc.) afin de faciliter la création de nouveaux services par la capacité d’innovation des développeurs, des startups et des marques.

Signe d’un besoin de rationalisation, la tentative de l’organisation GSMA de standardiser les APIs du monde des Telecom avec leur initiative ‘One API’. Succès à confirmer pour l’instant.

à suivre …

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[1] ProgrammableWeb a été acquis par Alcatel-Lucent en 2010

[2] SDK : Software Development Kit

[3] Orange API : http://api.orange.com/en

[4] BlueVia from Telefonica : https://bluevia.com/en/

[5] Telenor Mobilt Bedriftsnett : http://www.telenor.com/en/news-and-media/press-releases/2009/Telenor-opens-new-interface-to-third-parties

[6] GSMA ‘One API’ : http://www.gsmworld.com/oneapi/

bienvenue dans la jungle des API – 1/2 – une pléthore d’API was last modified: janvier 5th, 2012 by Yann Gourvennec

@WalmartLabs = Social + Mobile + Retail

Le titre de cet article résume à lui seul l’équation que l’entité née du rachat de Kosmix par l’enseigne Walmart a l’ambition de résoudre. En effet, grâce à ce rachat, Walmart a acquis la maîtrise du ‘génome’, technologie permettant de cibler la diffusion des offres en fonction des centres d’intérêt des consommateurs … et l’enseigne compte bien l’exploiter au travers de l’application Facebook Shopycat.

Le ‘social positionnement’ de Walmart ne débute pas avec le lancement de cette application : l’enseigne a en effet

  • été la première à référencer les ‘facebook credits’ dans ses linéaires
  • conclu un partenariat avec facebook pour que chacun des 3500 points de vente dispose de sa page

Au travers de Shopycat, WalMart confirme donc son intention de devenir une enseigne résolument ‘sociale’. Une telle application laisse même deviner ses ambitions de concurrencer Ebay ou Amazon …

@WalmartLabs a par ailleurs vocation à travailler sur de nouveaux concepts comme par exemple celui d’un points de vente où les consommateurs pourraient échanger via leurs smartphones sur les offres promotionnelles et autres avis consommateurs sur les réseaux sociaux de WalMart. Des tests de magasins éphémères dont l’objectif est d’être un showroom des cadeaux highTech et autres biens d’équipement et permettre l’achat en ligne sur le site de e-commerce de l’enseigne.

Tout l’enjeu de la grande distribution semble donc de concilier efficacement Mobile – Relationnel Conso et Point de vente. Ou alors, les réseaux sociaux sont-ils les distributeurs de demain?

Pour poursuivre la discussion, retrouvez les exemples de :

Source : Marketing vox et Internet Retailer

@WalmartLabs = Social + Mobile + Retail was last modified: décembre 20th, 2011 by christelle

mobile commerce : conférence débat à l’Essec 15/11

la sélection du jour …

Est l’annonce de la conférence débat sur le mobile commerce qui est organisée par l’Essec, le mardi 15 Novembre et dans laquelle il y aura du monde. Citons pêle-mêle, Henri Kaufman, Grégory Pouy et mon confrère et ami Hervé Kabla qui y parlera sans nul doute de notre ouvrage commun les médias sociaux expliqués à mon boss

conférence-débat
suivi d’un pot permettant des échanges directs
 
le Mardi 15 novembre 2011 à 19h00
 
à la Maison des ESSEC, 70 rue Cortambert 75116 PARIS (M° La Muette) sur le thème :
 
Mobile Commerce, Horizon 2015:
Comment accélérer sa promotion par la technologie
et le développer dans la durée?

 
Cliquez sur le bouton de gauche pour les inscriptions. Plan et intervenants ci-desous :

Introduction :
  • Philippe Coup-Jambet, Chief Evangelist, Entrepreneur & CEO, Tekora
  • Henri Kaufman, Fondateur de l’Agence de Marketing Relationnel Communider, VP du Cercle du Marketing Direct
 
Les intervenants :
 
  • Gilles Blanc, Directeur d’études, CCM Benchmark
  • Simon GérardBusiness Development Manager, Troovon, PMR, Humanteractive, Gtug Angers, Wynnabee, Held & Partners, Lol Pulp
  • Jean-Francois Gomez, Platform Strategy Advisor, Senior Innovation & Business Development Manager, Microsoft
  • Alexis Helcmanocki, CEO, MobileTag
  • Hervé Kabla, Directeur Général, blogAngels
  • Grégory PouyHead of Media & Social Media Strategy, Nurun
  • Reynald Werquin, Founder & CEO, BSE Group et Président du Club de l’Arche
mobile commerce : conférence débat à l’Essec 15/11 was last modified: novembre 8th, 2011 by Yann Gourvennec

SmartPaper ouvre la voie de la réalité augmentée dans l’affichage publicitaire

du 2D à la réalité augmentée

légende : la Tiguan de Volkwagen, pionnière du Smartpaper (cliquer pour agrandir et voir la mentino en bas de l’affiche)

La plupart d’entre vous êtes familiers du code-barres 2D (cf. les explications de Wikipédia) notamment de son avatar le plus courant, le QR code (une invention de 1994 pour Toyota). Le QR code, c’est pratique, mais il y a aussi des limites : d’une part, peu sont ceux qui savent comment les générer. D’autre part, ils sont limités quant à l’utilisation de la réalité augmentée. Il existe bien des astuces comme celle qui consiste à créer une URL raccourci sur bit.ly et – sur la page avancée de ce service – d’en récupérer le QR code … Ouf ! Vous avez compris, tout cela est trop compliqué …

C’est alors qu’Éric Seulliet, que je connais de longue date, et ses équipes, ont eu une idée à la fois simple et géniale : pour associer une image à une adresse Web, il suffit de … l’image elle-même ! Rien donc à créer de spécial ou de complexe ; il suffit de télécharger une application qui reconnaisse une image, une affiche publicitaire par exemple, qui devient ainsi un objet unique et auquel on peut ensuite associer une adresse Web. CQFD.

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SmartPaper ouvre la voie de la réalité augmentée dans l’affichage publicitaire was last modified: septembre 27th, 2011 by Yann Gourvennec