3 idées reçues sur les blogs d’entreprise – super content man (#scmlb)

Blogs John Brown - Super Content ManQui dit lundi, dit Super Content Man! Aujourd’hui sort le 4e épisode de Super Content Man : Et si on montait deux blogs? Dans cet épisode, le directeur marketing (John Brown) désire créer deux nouveaux blogs sur des produits que l’entreprise fabrique depuis quelques mois : les Zygométrons et les Brozeks. Pour écrire ces deux blogs, John Brown rassemble deux équipes de blogueurs, l’une constituée de professionnels du marketing, et l’autre de volontaires qui ne sont pas forcément les plus qualifiés d’un point de vue Marketing mais qui ont d’une part la volonté de réussir, qui sont ingénieux et enfin qui savent décrocher leur téléphone pour parler aux bonnes personnes ! Lequel des deux blogs sera le plus réussi ? On se le demande n’est-ce pas ? La réponse dans l’épisode 4 : « Et si on montait deux blogs? »…

La sortie de cet épisode est l’occasion de revenir sur trois idées reçues au sujet des blogs. Car si avoir une plume extraordinaire, savoir rester dans l’objectivité et avoir une connaissance sans borne sont les qualités du journaliste parfait, elle ne le sont pas forcément pour un bon blogueur ! La motivation et l’envie sont des qualités qui priment pour ce genre d’exercice qui demande du temps, de l’organisation, et beaucoup d’investissement pour des résultats que l’on ne peut observer qu’au bout de plusieurs mois…

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Idée reçue n°1 : Il faut être blogueur professionnel

Faire un blog n’est pas une affaire de journalistes (même si nous respectons et admirons le journalisme, là n’est pas la question) et encore moins de blogueurs « professionnels ». La véritable valeur ajoutée réside dans les idées et les réflexions que le contributeur peut apporter. Dans une entreprise, pour maximiser cet apport de savoir, mieux vaut avoir des professionnels qui bloguent que des blogueurs professionnels : il est donc souhaitable avant tout de confier la rédaction des articles du blog à des experts dont le savoir-faire est la principale force. Cela n’est pas qu’une question de coût ; les articles postés sur le blog seront plus intéressants car plus concrets et proches du terrain. Attention toutefois aux fautes d’orthographe, aux abréviations, aux familiarités… Pour résumer, l’important est d’avoir un contenu intéressant, avec des sujets variés, publier régulièrement (une fois par semaine au minimum, et au mieux une à deux fois par jour).

Blogs - Chocolats - Super Content Man
Attention aux fausses idées : dans une boîte de chocolats, les meilleurs ne sont pas les plus beaux !

Idée reçue n°2 : Il ne faut pas trop se mouiller ni donner son avis

Il n’y a pas de définition précise sur le ton que doit adopter un blog. Mais, concernant les entreprises, le blog doit se différencier du site principal, qui est une vitrine de l’entreprise. Étant un média social qui interagit avec une communauté, le ton d’un blog ne doit pas rester neutre : plus l’avis est orienté, plus l’article sera intéressant car il apportera un regard différent sur un sujet donné. Il suscitera également davantage de réactions, ce qui aidera l’entreprise à avoir une communauté active. Un ton corporate et des articles qui ne parlent que des offres de l’entreprise risque de désintéresser l’internaute : il ne faut jamais oublier que ce dernier est à la recherche d’information intéressante et à valeur ajoutée. Il faut donc définir un axe pour chaque article, et ne pas hésiter à écrire sur des sujets polémiques.

Idée reçue n°3 : On est forcément limité par ses connaissances

Frank - Super Content ManFaire un blog n’est pas seulement affaire de rédaction d’articles sur des sujets que l’on connaît déjà. Il s’agit aussi d’aller chercher l’information, donner des interviews, proposer à une autre personne d’écrire sur son blog… Dans l’épisode 4 de Super Content Man, aucune des deux équipes ne connaissent leur sujet, pourtant, elles ont le réflexe (notamment la 2e équipe) d’aller chercher un professionnel pour définir le thème. Avoir un article d’expert valorise le blog et le rend crédible, mais il ne faut pas oublier que des articles un peu plus légers et moins sérieux, ou des articles centrés sur l’actualité attirent beaucoup de visiteurs. Il faut donc savoir jongler entre ces différents types d’articles en conservant une ligne éditoriale pour que le blog soit un lieu de rendez-vous des internautes. Enfin et surtout, cet exercice d’écriture est également un exercice d’apprentissage. On apprend énormément en apprenant aux autres !

 

 

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3 idées reçues sur les blogs d’entreprise – super content man (#scmlb) was last modified: septembre 22nd, 2014 by Cédric Jeanblanc

Le ROI (des médias sociaux) expliqué par super content man (#scmlb)

Les personnages de Super Content Man  ( ROI )

Le ROI,  (le retour sur investissement), c’est ce bon vieux sujet qui nous hante et que nous avons abordé dans l’épisode 3 de super content man qui sort aujourd’hui lundi 15 septembre. Dans cet épisode, John Brown, le directeur marketing peu dégourdi de Trocatron Ltd, se fait questionner par la directrice de l’entreprise, Diana Winter : « Votre blog est joli, mais qu’est-ce que j’en tire de palpable? », « Combien ça crache? ». Il est vrai que créer un blog et le faire vivre constitue un investissement dont on doit par conséquent estimer les retombées, afin de savoir si cela en vaut la peine.

Le problème, c’est que chez Trocatron Ltd (et dans beaucoup d’entreprises), certains responsables ont une vision très court-termiste et ont du mal à entrevoir le bénéfice que peut apporter un blog à l’entreprise. Et le fait que le ROI d’un blog soit difficile à estimer n’arrange pas les choses… Nous allons toutefois tenter de fournir une réponse à Diana Winter. Il existe trois façon de calculer le ROI d’un média social : la vente, l’engagement et l’économie.

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1 – La vente : on a souvent tendance à penser que le seul revenu que l’on peut tirer d’un site est la publicité. Il est utopique de penser qu’un blog va rapporter des milliers d’euros par mois grâce à ses emplacements publicitaires… On rentabilise davantage un blog en l’utilisant comme un outil de prospection : je crée du contenu, j’identifie mes visiteurs, je les convertis en clients. L’identification du visiteur peut se faire par le visiteur lui-même qui contacte l’entreprise à partir du blog ; l’entreprise peut également utiliser une solution de retargeting B to B (comme celle conçue par Visionary Marketing avec son partenaire Get+) pour capter, puis « choyer » (en anglais on utilise l’expression « lead nurturing », en français on peut aussi dire « mise sous couveuse) les visiteurs de son site qui ont un profil et un scoring comportemental qui convient à ce que l’on cherche.

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2- L’engagement : cela concerne essentiellement les réseaux sociaux. Par exemple avec Facebook, on va calculer l’engagement en divisant le nombre de Likes, de commentaires et de partages par jour, par le nombre d’amis. Cela nous donne un taux d’engagement se situant généralement dans des valeurs très basses, autour de 0.2%, et qui baisse au fur et à mesure que le compte grossit (et que Facebook bidouille son algorithme aussi).  Ce taux d’engagement n’est pas forcément un signe de réussite, certaines entreprises étant dotées, sans effort, d’un meilleur taux que leurs voisines, du fait de la nature de leur secteur ou de leur marque. Par exemple, les marques dites fonctionnelles (marques avec d’énormes nombres de clients et qui fournissent des services comme les banques et les opérateurs Télécom par exemple), dont les forts taux d’engagement sont souvent le signe que beaucoup de clients se plaignent de la marque sur les réseaux sociaux. L’engagement fort y est souvent le signe d’une activité intense en « social CRM », activité qui n’a pas forcément de sens pour une société qui vendrait, par exemple, des céréales pour les enfants, qui par définition ne tombent pas en panne.

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Le ROI (des médias sociaux) expliqué par super content man (#scmlb) was last modified: mai 20th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Instant mobile : catalyseur de la transformation digitale (Forrester)

Thomas Husson : Instant Mobile - ForresterNous sommes tous addicts du Smartphone et nous avons, plusieurs fois par jour, un  » instant mobile « , où nous sortons le portable de notre poche pour consulter nos mails, nos messages, ou envoyer un tweet… Selon Thomas Husson, vice-président et analyste principal chez Forrester, les entreprises doivent adopter cet instant mobile dans leur stratégie cross canal, pour mieux servir le consommateur : adaptation du contenu sur le mobile, réorganisation du système d’information, refonte du parcours client avec le prisme du mobile… Il y a encore du chemin à parcourir pour que chaque entreprise intègre le mobile first dans son ADN, chemin qui doit être parcouru pour s’adapter à un phénomène qui devrait continuer à s’amplifier…

Instant mobile : qu’est-ce que c’est ?

l’ instant mobile c’est le moment où un individu va prendre son smartphone pour obtenir de l’information, des services en temps réel, en fonction de son contexte et ses besoins immédiats. Des instants mobiles, on en a des dizaines, des centaines par jour : en moyenne, un utilisateur va toucher l’écran de son smartphone plus d’une centaine de fois par jour, 125 pour les utilisateurs d’Android, un peu plus pour les IPhones. On a donc des centaines d’occasions de pouvoir mieux servir ces consommateurs au moment où ils veulent interagir avec vous. C’est parfois pour un mail, pour conduire une transaction, pour avoir une information sur un compte bancaire… Il y a de nombreuses opportunités pour les marques de s’inscrire dans ce moment mobile et de mieux servir le consommateur, en fonction des besoins et de leur contexte.

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Instant mobile : catalyseur de la transformation digitale (Forrester) was last modified: janvier 13th, 2015 by Cédric Jeanblanc

La modération : une nécessité pour protéger son image

Jérémie ManiAvoir une bonne réputation est un souci constant pour une entreprise, et si Internet permet de renforcer sa présence auprès du client, c’est aussi une arme à double tranchant : une entreprise peut être victime de commentaires injurieux ou diffamatoires qui peuvent porter atteinte à son image de marque. D’où le recours à des sociétés chargées de modérer les interactions des internautes, comme l’entreprise Netino présidée par Jérémie Mani que nous avons rencontré lors de l’événement digital marketing one to one de Biarritz. Nous devrions écrire“retrouvé” car Jérémie a été un de mes partenaires fidèles pendant de nombreuses années, le travail de ses équipes permettant non seulement la modération des contenus, mais aussi l’aiguillage 24h/24 en 3 langues des demandes de support. Voici donc l’occasion de nous pencher avec lui sur le cas de la modération 2.0, ses caractéristiques et de ses enjeux.

Les clients ayant recours à un service de modération ne sont pas confrontés aux mêmes messages et n’ont pas les mêmes besoins de modération.

En effet, il y a les entreprises qui ont énormément de commentaires, en particulier les médias, grâce à leur visibilité, qui sont so  nt victimes de commentaires injurieux et de débordements : c’est souvent le même type de réactions que l’on retrouve, comme le racisme, les insultes, les messages agressifs…Notre devoir est de retirer ces propos négatifs, ne serait-ce que pour que le dialogue puisse se faire proprement.

Et concernant les grandes marques ?

Pour les grandes marques, il y a deux catégories : celles qui ont plusieurs millions de fans, donc beaucoup de commentaires à gérer, et celles qui en ont très peu mais qui ne veulent pas avoir de soucis car il y a une image de marque à défendre. Les entreprises font appel à nos services d’une part pour notre présence 24h/24, ce rôle de « veilleur de nuit » qui va parfois tourner pour ne rien trouver, mais qui sera là pour enlever la tâche qui peut salir la réputation de la marque. D’autre part car ce rôle de modération est difficile à organiser en interne.

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La modération : une nécessité pour protéger son image was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Buzz et viralité : deux concepts à ne pas confondre (Bouche à Oreille)

buzzLe buzz, c’est la « fameuse formule magique » qui offre à toute entreprise une possibilité de gagner en visibilité dans le vaste monde de l’internet…Du moins en façade. Car le “buzz » n’est pas à confondre avec la viralité et les moyens financiers sont, dans la plupart des cas, peu utiles par rapport à la richesse du réseau que doit entretenir l’entreprise pour partager son contenu. François Sebastia, l’un des deux fondateurs de Mirada, nous apporte son point de vue sur le buzz. Mirada, pour information, veut dire « porter un regard» en espagnol, ce qui est bien venu  pour des professionnels dont le but est est principalement de porter un regard sur les choses, sur la société, un nom bien trouvé pour une agence de communication audiovisuelle.

Je te propose de porter un regard sur le buzz…

Ah le buzz, le fameux buzz, la fameuse formule magique ! Tout d’abord, attention au mot, différencions le buzz de la viralité. Le buzz est quelque chose qui nous échappe. Même nous en tant qu’agence. Le buzz est quelque chose qui n’est pas prévu, alors que la viralité est quelque chose que l’on travaille, que l’on structure et qu’on peut atteindre et vendre correctement, avec des objectifs et des retours sur investissements à nos clients. Le buzz, c’est autre chose.

 

Quand quelqu’un te donne comme injonction « faites-moi un buzz », ça n’a pas de sens ?

Cela revient à dire « faites-moi rêver »… si je suis malhonnête, je vous réponds « je vais vous faire un buzz », si je suis honnête, je vais dire « je vais travailler votre viralité ».

Quelles sont les composantes d’un buzz et celles de la viralité ?

Les composantes d’un buzz, c’est une vidéo qui va transcender les espérances et les attentes, qui va même dépasser la cible que l’on souhaitait atteindre au départ. Il faut quelque chose d’original, qui surprenne, qui soit très riche en humour, ou qui se conjugue avec l’actualité. C’est là aussi où l’on a des buzz inattendus, c’est qu’on ne peut pas prévoir l’actualité, elle se fait au fur et à mesure, mais notre vidéo va complètement se conjuguer avec elle et va faire qu’une video va dépasser sa cible parce qu’elle sera en adéquation avec l’actualité.

Mais en terme de composant, c’est toujours les mêmes ingrédients, en particulier l’humour, ce qui peut faire peur aux entreprises.

Ce sont des ingrédients qui peuvent leur faire peur parce qu’ils accrochent une certaine étiquette, une certaine image à leur message, et elles ne le souhaitent pas forcément…

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Buzz et viralité : deux concepts à ne pas confondre (Bouche à Oreille) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec