plaidoyer contre la culture web du trash

La sélection du jour …

Est cet article de Ronan Boussicaud issu de l’excellent blog « my community manager » ou comme quoi il n’y a pas que les vieux croûtons qui trouvent que la qualité baisse …

De plus en plus on observe l’émergence de pratiques fallacieuses sur le net. Pour amener du trafic, booster le nombre de partages ou simplement décupler sa notoriété, bon nombre d’internautes n’hésitent plus à s’adonner à des exercices de critiques ouvertes en balançant des noms banckables.

Pourquoi les gens sont-ils friands de ces étalages publics ? Les flagellations écrites sont-elles moins choquantes que certaines campagnes marketing ?  Pourquoi a-ton envie que le bad guy sorte vainqueur dans les films ? Qui sont les blousons noirs de la toile ?

Je tiens à préciser que cet article témoigne d’un avis personnel et qu’il n’est en aucun cas omniscient.

Le web est une foule compacte qui évolue au sein d’une même enveloppe virtuelle. Même si certains éléments semblent vouloir se détacher, ils finissent toujours par rejoindre les rangs, qu’ils le veulent ou non. Dans ce contexte, la plupart des papiers exemplaires ou juste bon à jeter à la poubelle sont modelés sous le prisme des attentes des internautes. Parler d’un sujet actuel, tendance ou innovant semble déjà une bonne voie pour s’extirper de la sonorité régulière du métronome de la toile.

Mais ce que préfèrent par-dessus tout les explorateurs du virtuel, ce sont les clashs, les critiques ouvertes et les prises de position sans compromis. On a longtemps associé le web 2.0 au monde des bisounours, car le « biberonnage » au respect et la gentillesse à la guimauve que certains percevaient,  éclaboussaient leur visage d’une hypocrisie écœurante. Pourtant il vaut mieux évoluer dans une ambiance d’encouragements, de clins d’œil et de félicitations que de conflits et d’insultes sans raisons apparentes non ?

via La culture web du trash: un marécage nauséabond | My Community Manager.

plaidoyer contre la culture web du trash was last modified: novembre 30th, 2011 by Yann Gourvennec

le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 3/3

Docteur Jekyll ou Mr Hyde du CRM ?

Emmanuel Mignot qui le 3 novembre a fait sensation en racontant son aventure Facebook avec EasyJet est-il le Dr Jekyll ou Mr Hyde du CRM ? « Un peu les 2 » nous a-t-il répondu avec facétie dans cette interview vidéo réalisée à l’issue de la conférence. Le Social CRM a pour but de « s’encapsuler dans le CRM » a-t-il ajouté, mais il a aussi durablement bousculé les codes et va forcer les « marques à revenir à l’authenticité ». Et il prévient que certaines d’entre elles auront plus de mal que d’autres avec cela. Assisterions nous à l’an 2 du consumérisme à la Ralph Nader ? à suivre …

Emmanuel Mignot, fondateur et DG de Teletech International
le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 3/3 was last modified: novembre 30th, 2011 by Yann Gourvennec

le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 2/3

Dans cette interview vidéo enregistrée le 3 novembre 2011 à Paris, Guilhem Fouetillou revient sur le débat du SEMO avec Emmanuel Mignot. Guilhem y répond à la question incluse dans le titre de la présentation et sa réponse est assez radicale : NON ! Le Web n’est pas, ajoute-t-il dans cette vidéo, “un nouveau terrain”.

Guilhem Fouetillou : “l’avenir du CRM n’est pas au Social CRM » !”
le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 2/3 was last modified: novembre 29th, 2011 by Yann Gourvennec

le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 1/3

Le 3 novembre j’animai un débat d’experts en marge du salon du SEMO, sur un espace un peu à part, mais en même temps un peu intégré, intitulé “forum de l’optimisation marketing”. L’année 2011 a été un peu complexe pour le SEMO, avec une sécession de nombre de participants (environ la moitié) et – selon les organisateurs – une fréquentation quasi identique à celle de l’an dernier (NDLR: je n’ai pas ni n’ai les moyens de vérifier). Je ne rentrerai pas dans cette polémique. Il ne m’importe que de parler de notre profession, de nos pratiques et de débattre entre professionnels de ces sujets qui nous passionnent tous. Aussi, je passe vite sur le sujet et je décris le déroulement de ce débat que j’ai mené avec mes comparses Guilhem Fouetillou et Emmanuel Mignot, qui nous ont fourni un débat de haute qualité et qui semblait très apprécié des auditeurs :

les canaux maîtrisés et non maîtrisés … peu ou mal intégrés

eye-largeEmmanuel a entamé le débat en apportant la notion de “canaux maîtrisés” c’est à dire ces canaux pour lesquels c’est le fournisseur qui est maître à bord. Il est chez lui, et mène la conversation. Mais même sur ces canaux, Emmanuel estime “qu’il n’y a pas ou peu d’exemples de réussite d’intégration de ces communications maîtrisées” dans le domaine du service client. Ceci pour 2 raisons selon lui : d’une part pour des raisons technologiques car la “techno a pris le pas sur l’organisation” et la matière est devenue celle des “spécialistes pris dans des logiques d’ingénieurs” ce qui a amené notamment des conflits non résolus dans le domaine de l’Internet avec les autres canaux plus traditionnels ; et d’autre part, du fait des erreurs d’organisation qui ont amené à séparer les organisations en charge du Web et à créer des silos à part de l’organisation. Emmanuel a cité à ce sujet un célèbre voyagiste dans le domaine du rail que je ne nommerai pas mais que vous aurez sans doute reconnu.

mais la donne est en passe de changer !

exclamation-largeMais les choses changent car depuis 2004-2005, avec un peu de décalage en Europe Guilhem a-t-il souligné, de nouveaux canaux se sont fait jour où l’entreprise n’a plus la maîtrise ni même l’initiative de la parole. Et où tout le monde voit tout ! On ne peut plus vivre caché et résoudre ses problèmes tranquillement. Le jeu est donc en train de changer radicalement.

les vaines tentatives de “gestion” de l’influence …

C’est là que “les marques ont fait des tentatives de ‘gestion’ de l’influence” a indiqué Guilhem Fouetillou, fondateur et CEO de la société Linkfluence, et spécialiste de ce domaine qu’il a d’abord étudié et commenté comme sociologue à l’université de Compiègne pendant de nombreuses années avant de fonder sa société. Entre guillemets car on ne peut pas “gérer” l’influence, et ceci d’autant plus que “l’influence n’est pas la même pour tous les secteurs, et qu’il faut” – avant d’évoquer ce terme grandiloquent – “être capable de mesurer la véritable portée d’un message« . Emmanuel a renchéri, en ajoutant “[qu’il fallait] se méfier de l’influence”.

en dehors de l’influence, le choc frontal avec les clients mécontents

Ce qui a vraiment changé la donne en fin de compte, dans le CRM, c’est moins cette dimension liée à l’entreprise – la tentative de reprendre la main est en fait vaine, il vaut mieux accepter et s’adapter – que la dimension client qui permet à n’importe quel utilisateur mécontent de prendre directement la parole et de renverser le rapport de force. C’est ce qu’Emmanuel a décrit, en prenant son propre exemple et sa mésaventure avec EasyJet qu’il a affrontés de façon directe et publique suite à une décision de non-remboursement jugée par lui “inacceptable”.

le faux ami

Il a donc ainsi décidé de devenir “ami” de la marque, pour mieux se faire entendre et – selon ses propres mots – “pourrir leur page Facebook” . Cette anecdote a alors envenimé le débat, qui a dès lors très bien porté son nom. D’aucuns ont pris parti pour le client “lésé” alors que d’autres se sont élevé contre le fait que les pages Facebook deviennent une foire d’empoigne. Il est certain – je l’ai signalé de nombreuses fois auparavant – certaines marques sont plus exposées que d’autres et que cela peut provoquer des réactions qui n’aillent pas dans le sens de l’ouverture.

trop d’ouverture tuera-t-elle l’ouverture ?

Si la communication non descendante amène à l’anarchie non gérable, la tentation pourrait être grande un jour prochain pour les entreprises de fermer, ou à tout le moins, de ralentir ce canal de communication. Si on y réfléchit c’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec le CRM via e-mail : le flux est tel – dans les entreprises où les clients sont en nombres massifs – que le temps de réponse via e-mail est en fait plus lent que par les voies classiques et notamment le téléphone. Souhaitons que cette prophétie ne se réalise pas pour les réseaux sociaux.

Le compte-rendu de cette conférence se poursuit par 2 interviews des participants au débat et que nous publierons prochainement.

le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 1/3 was last modified: novembre 29th, 2011 by Yann Gourvennec

l’effet Festina ou Durex : un mauvais buzz accroît-il la notoriété d’une marque ?

La sélection du jour …

question-largeEst cet article du blog du Monde qui m’a été suggéré par Samuel Péron dans un échange sur le forum LinkedIn de Frenchweb et qui soulève à nouveau la question que j’avais évoquée avec mon compère Hervé Kabla dans les médias sociaux expliqués à mon boss, à savoir ce que nous avions à l’époque nommé « l’effet Festina » : La marque catalane (rachetée par son propriétaire en 1984, la marque créée en 1902 est d’origine Suisse) était en effet quasi inconnue au moment de l’affaire Virenque, et est devenue, depuis le scandale de l’EPO de 1998, une des premières marques de montres européennes. L’article ci-dessous donne quelques autres exemples de mauvais buzz, cette fois ci générés par la maladresse ou le mauvais goût des animateurs des comptes Twitter de leurs marques, mais il pose aussi la question en ces termes : « ces mauvais buzz contribuent parfois à conforter l’influence de ces marques sur les réseaux sociaux et à faire croître leur nombre de followers » …

AFRIQUE DU SUD – Le dérapage sexuel de Durex sur Twitter | Big Browser

Mais ce n’est pas la première fois qu’une marque fait usage de blagues de mauvais goût qui provoquent la colère de ses followers. Pendant la révolte en Egypte, la marque de prêt-à-porter Kenneth Cole avait posté sur Twitter un message publicitaire en utilisant le hashtag #Cairo. Le tweet était le suivant : « Des millions de personnes sont réunies au Caire. La rumeur est qu’ils aient été mis au courant de la nouvelle collection de printemps disponible en ligne. » Assaillie de critiques, la marque a finalement supprimé le tweet et a présenté ses excuses sur Twitter et Facebook.

En France, c’est la marque Orangina qui s’était essayée le 21 juillet 2011 à une blague douteuse à propos des roux sur Facebook et Twitter. La marque réputée pour ses buzz et stratégies de communication agressives avait pour scénario numérique le piratage de ses comptes de réseaux sociaux par Orangina rouge, son personnage drôlement méchant et provocateur. Au départ, cette blague anti-roux sortait de la bouche d’Orangina rouge. Mais cela n’a pas été compris ainsi par les followers qui ont crié à la discrimination et s’en sont pris à la marque.

Mais paradoxe 2.0, ces mauvais buzz contribuent parfois à conforter l’influence de ces marques sur les réseaux sociaux et à faire croître leur nombre de followers.

via AFRIQUE DU SUD – Le dérapage sexuel de Durex sur Twitter | Big Browser

l’effet Festina ou Durex : un mauvais buzz accroît-il la notoriété d’une marque ? was last modified: novembre 29th, 2011 by Yann Gourvennec