tableau de bord des médias sociaux (retour d’expérience)

La sélection du jour …

C’est juste un petit relais pour signaler la publication du tableau de bord des médias sociaux de mon équipe chez Orange, à la suite d’un superbe article sur le travail d’Adeline publié avec l’aimable concours de Locita.fr sur le retour d’expérience sur ce travail qui – nous le savons chez Media Aces – passionne de nombreux responsables des médias sociaux et Marketing dans les entreprises. N’hésitez pas à commenter, car de nombreuses améliorations sont nées de discussions et de critiques qui nous ont été faites sur ce tableau de bord.

[Interview] L’intérêt d’un Dashboard Social Média avec Adeline Breton d’Orange Groupe

Nous avons eu la chance d’interviewer Adeline Breton, Social Media Analyst chez Orange Groupe que vous pouvez suivre sur  Twitter : @a2linebreton
Le sujet de notre conversation: le Social Media Dashboard.

Locita – Adeline, à quoi sert vraiment un Social Media Dashboard ?

Adeline Breton – Mettre en place un Social Media Dashboard a suscité ces derniers temps un vif intérêt, notamment par le biais de plusieurs articles, parus il y a quelques jours.
Les marques s’acheminent vers la combinaison gagnante d’une veille, d’actions et de mesure de performance sur les médias sociaux. Un trio qui devient aujourd’hui une priorité.

Locita – Et chez Orange Groupe ?

Adeline Breton – C’est l’orientation que nous avons choisie chez Orange Groupe depuis la rentrée 2011. Même si cela est apparu comme une évidence chez certains, cela n’a pas été mon cas au départ. Pour être tout à fait honnête, j’ai mis du temps à me convaincre de son utilité. Je savais que ce dashboard se devait d’être un support d’analyse et de communication mais comment en faire un vrai outil de prise de décisions ?

>> la suite sur Locita

tableau de bord des médias sociaux (retour d’expérience) was last modified: juin 11th, 2012 by Yann Gourvennec

les blogs constituent-ils (toujours) une opportunité en B2B ?

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Suite de ma série sur les blogs démarrée il y a 2 jours. Mes confrères membres de Media Aces posent – dans leur débat du lundi – la question de l’avenir des blogs, et apportent des réponses variées à ce sujet. Ceci est la deuxième question, dédiée au B2B :

Question numéro 2 : Les médias sociaux et les blogs constituent-ils une opportunité en B2B ?

Malgré l’accroissement des difficultés citées dans l’article précédent [les blogs d’entreprise sont-ils (à nouveau) morts ?], les blogs reste incontournables, notamment dans le domaine business-to-business afin de dynamiser la présence de la marque sur Internet. Ils fournissent une incomparable dynamique de référencement et de rafraîchissement des contenus, permettent l’émulation dans les équipes (au travers de l’UGC) et l’amélioration du travail sur le terrain (notamment pour les populations de consultants, le blog est un outil de publication quasi indispensable). Ils permettent également de sortir des discours ampoulés et standardisés, d’apporter du rythme dans les contenus de marque et de redonner de la vie au site Web. Ceci me fait dire, qu’au-delà d’un travail circulaire autour des médias sociaux, le véritable avenir des médias sociaux en entreprise est la socialisation des sites Corporate et e-business, plus que la maintenance artificielle d’un cyber babillage plus ou moins utile sur des plates-formes sociales très grand public. Le blog d’entreprise, notamment en B2B, où la notion d’expertise est véritablement très importante, permet de remplir le rôle de catalyseur pour une politique de contenus de marque afin de préempter une catégorie.

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[illustration avec les 3’ du Professeur Audenard]

C’est même la base du marketing en B2B : dans ce domaine, il faut prouver qu’on est le meilleur, avec des arguments techniques et rationnels, non par de la publicité affective. Le marketing business-to-business étant essentiellement affaire d’écosystème, je continue à penser que les blogs et les médias sociaux ont un rôle particulier à jouer dans ce domaine. Cependant, et la crise va nous le rappeler tout au long de 2012, faire des médias sociaux ou des blogs, de façon déconnectée du business ou sans objectif professionnel réel, n’a aucun sens. Et comme le moment des économies va bientôt arriver, les activités qui ne pourront justifier d’une utilité proche du terrain, ou d’une utilité en termes d’économies, ne pourront aller plus loin. Il est donc indispensable de commencer, si ce n’est déjà fait depuis longtemps, à mesurer son activité dans les médias sociaux et dans les blogs au travers de son utilité commerciale et/ou para-commerciale. Une bonne idée, que j’ai initiée il y a déjà quelques années et que je conseille systématiquement est de mesurer l’impact de la génération de contenus via les blogs et le contenu généré par les utilisateurs en termes d’économie sur la production de contenu acheté à l’extérieur. Les résultats et les chiffres sont souvent spectaculaires !

les blogs constituent-ils (toujours) une opportunité en B2B ? was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

les blogs d’entreprise sont-ils (à nouveau) morts ?

eye-largeMes confrères membres de Media Aces posent – dans leur débat du lundi – la question de l’avenir des blogs, et apportent des réponses variées à ce sujet. La mort des blogs – surtout des blogs d’entreprise – a déjà été annoncée il y a longtemps et à plusieurs reprises alors que, paradoxalement, le « content marketing » (alias Brand Content en ‘Français’) a acquis ses lettres de noblesse. Voici donc, au risque de me tromper, ma réponse contradictoire en 3 questions, et en 3 articles distincts :

Question numéro 1 : parallèlement à la montée en puissance des médias sociaux, le blogging se professionnaliserait. Quelles conséquences pour les entreprises ?

Comme cela est arrivé déjà aux États-Unis il y a plusieurs années, les blogs se sont professionnalisés sous l’effet d’une triple poussée :

[image cc 2012 l’Antimusée http://antimuseum.online.fr]

D’une part, l’arrivée des journalistes des médias traditionnels sur les nouveaux supports, de gré ou de force. Il est faux de dire que les journaux ont nié l’existence Internet. Ils ont même été parmi les premiers à se lancer dans la fin des années 90. Mais ils n’y ont pas trouvé les modèles économiques nécessaires à leur développement, et ont été déçus par la capacité de générer des revenus suffisants au travers du modèle publicitaire traditionnel. Certains groupes journalistiques comprennent mieux que d’autres l’importance de l’Internet, et arrivent à s’adapter voire créer de véritables empires électroniques ; c’est le cas du groupe Le Figaro (cf. Soft Power du 27 novembre 2011, France Culture), qui a même su redonner vie aux bonnes vieilles annonces classées sur Internet. Tout ceci fait que le domaine du blog, notamment sur les sujets high-tech mais aussi sur les sujets politiques et de culture, sont très nettement investis par les journalistes traditionnels et professionnels.

Deuxièmement, on assiste à une professionnalisation, ou à tout le moins un plus grand professionnalisme de certains blogueurs, dont certains n’hésitent pas à créer des sources de revenus – les élus ne sont pas nombreux – qui peuvent parfois être un bon complément de salaire. Comme souvent sur Internet, c’est la loi de Zipf qui l’emporte, avec une starification des premiers, ce qui déclenche inévitablement des comportements déviants de la part de certaines entreprises et agences de RP qui n’hésitent pas à payer les blogueurs pour dire du bien de leurs produits, en toute illégalité (rappel des bonnes pratiques : http://media-aces.org/transparence).

Troisièmement, la prise en main du monde numérique par les professionnels eux-mêmes : analystes, consultants et dans une moindre mesure, entreprises elles-mêmes.

Après une période au début de l’année 2008, où l’on a annoncé prématurément la mort des blogs, force est de constater, à l’inverse, une professionnalisation de ce paysage avec un phénomène triple que l’on pourrait décrire de la manière suivante :

  1. Un fort renouvellement des blogueurs, dont on pourrait dire que nous en sommes déjà à la quatrième ou cinquième génération depuis 2004. Il n’est pas rare que les anciens blogueurs abandonnent leur support (souvent à la faveur de la découverte d’un nouveau travail par exemple), ou que, un peu fatigués du travail requis par la maintenance d’un blog, ils décident de se rabattre sur un outil moins exigeant comme Twitter par exemple, en ne faisant plus que de la veille et du relais d’information, sans oublier ceux qui se sont réfugié dans la simple compilation (rebaptisée « curation ») de contenus;
  2. Pour éviter l’effet de lassitude décrit ci-dessus, on assiste à la constitution de blogs, notamment pour les plus populaires, autour d’équipes multiples, ce qu’on appelle aux États-Unis du « guest blogging » (Presse Citron, Mycommunitymanager,…);
  3. Un accroissement de la difficulté à entrer dans les classements de blogs (wikio en France, Technorati à l’international) du fait de la forte concurrence. La quasi-totalité des blogs faisant moins de 10 visiteurs par jour, il y a beaucoup de candidats et peu d’élus.

En conséquence de quoi, la concurrence est très vive sur ce marché, ce qui n’est pas étonnant, car le blog est un moyen très prisé de préempter une catégorie. C’est une technologie très dynamique, qui permet un référencement hyper rapide (mon blog Visionary.wordpress.com par exemple, se référence en moins de 15 minutes sur Google France, et chaque article passe quasi instantanément dans Google actualités). Les places sont chères aujourd’hui cependant et il est donc de plus en plus difficile de se positionner, notamment sur les catégories les plus prisées. Le classement de wikio/e-buzzing sur les blogs high-tech comporte environ 2000 blogs parmi les plus populaires, il est difficile de trouver une place parmi eux ; même et surtout pour un professionnel. Le travail pour un blog de marque est en effet encore plus difficile que pour un individu. Il faut d’abord prouver que la marque n’est pas en train de vendre ses produits, qu’elle est sur Internet, au contraire, pour apporter un service, une information, un lien « qui importe plus que le bien » (cf. Bernard Cova).

Dans le cas où vous cherchez à positionner un nouveau blog à l’international et en Anglais, la tâche n’en sera que plus difficile. La concurrence y est encore plus rude, et vient du monde entier, avec un avantage concurrentiel non négligeable aux pays où l’Anglais est la langue maternelle (pour s’en rendre compte, voyez le classement http://adage.com/power150/ pour les blogs de marketing).

En conséquence de tout cela aussi, le rythme de mise à jour des blogs s’accentue de façon considérable. Alors qu’en 2008 10 articles par mois étaient nécessaires pour faire vivre un blog correctement, je considérerais en 2011 qu’à moins de 20 ou 30 articles mensuels, vous n’existez pas ! Les systèmes de notation comme Klout (http://klout.com) par exemple accentuent encore ce phénomène, en pénalisant les utilisateurs, notamment ceux du B2B, qui relâchent leurs efforts notamment pendant le week-end et les vacances.

les blogs d’entreprise sont-ils (à nouveau) morts ? was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Facebook : startup idéale ou fin de la Silicon Valley ?

Facebook - StartupEn relisant l’article sur le blog de Media Aces sur le thème de « ce que Facebook a changé dans la vie des entreprises » Je me suis aperçu qu’il fallait gratter un peu et nuancer, car c’est une question éminemment complexe qui va bien au-delà de la simple stigmatisation d’une bulle. Tentative d’éclairage…

le Web 2.0 est mort vive le Web !

D’une part, la mise en bourse de le 18 mai 2012, a signalé – c’est indéniable – la mort de ce que l’on appelait encore quelquefois le « Web 2.0 » du vocable inventé par Tim O’Reilly en 2004, dans un texte fondateur, et qui devait signifier l’avènement d’une nouvelle période du Web, vite renommée « social media » en 2009.

Facebook - StartupEn dehors des commentaires moraux, laudateurs ou indignés, devant la frénésie boursière autour de Facebook, d’ailleurs lourdement et rapidement sanctionnée (encore -10 % hier, voir le schéma ci-dessus pris dans Yahoo Finance) on ne peut qu’être d’accord avec cette superbe étude de Faber Novell qui explique pourquoi Facebook doit sa réussite à sa vision, sa qualité d’exécution sa maîtrise technologique, mais aussi et c’est moins évident reconnaître pour les traditionnalistes du Management, à l’excellence de sa gouvernance.

une nouvelle ère : celle de la professionnalisation et de la publicité

Car quoi qu’on dise de la mise en bourse de Facebook, une nouvelle ère est née de la mort de ce Web 2.0, et la césure que nous sommes en train de vivre n’est ni plus ni moins que la répétition de celle que nous avons connue au début des années 2000, après la bulle, lors de laquelle le Web s’est énormément professionnalisé, et le commerce électronique devenu un pilier incontournable du business. De la même façon, les médias sociaux sont en train de tourner la page, celle de l’amateurisme, celle du « tout gratuit », et nous sommes en train de rentrer dans cette affaire où le terme de « média » n’a jamais été aussi justifié. Ce n’est pas comme on a pu hâtivement l’écrire (reconnaissons notre erreur) la fin des médias sociaux, mais au contraire la naissance des médias sociaux professionnels. Jeremiah Owyang a d’ailleurs signalé dans sa présentation la plus récente – en détournant le Cluetrain Manifesto – que pour être vu maintenant il va falloir payer ; c’est donc l’entrée dans une ère plus publicitaire, plus professionnelle aussi, où les enjeux de marque seront de plus en plus importants. Le Web 2.0 a cru tuer la publicité; chassez le naturel …

Et ceci, que la mise en bourse de Facebook soit une réussite ou un échec…

à moins que cela ait tué l’innovation … ?

Mais d’autres comme le vétéran de la Silicon Valley Steve Blank (voir ci-dessous) s’élèvent pour indiquer un autre changement d’ère : celui d’une vallée essentiellement tournée vers l’investissement industriel, à long terme et qui devient aussi la charnière d’un changement au profit de l’investissement à court terme. Quoi que… Facebook a été créé en 2004, et même si sa réussite est remarquablement rapide, cela fait quand même 8 ans, et ils ont eu le temps de faire leurs preuves et de construire le plus grand réseau humain du monde … Et si c’était Fabernovel qui avait raison, et que le monde de l’innovation avait changé pour toujours ?

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Facebook : startup idéale ou fin de la Silicon Valley ? was last modified: mars 7th, 2016 by Yann Gourvennec

médias sociaux et organisation : le dilemme

La lecture du jour, c’est la question du lundi de Media Aces, qui pour l’occasion s’est transformée en question du mardi, Pentecôte oblige …

[photo : cc 2012 Yann Gourvennec http://bit.ly/picasayann]

Médias sociaux en entreprise: quelle organisation optimale adopter? | Media Aces – Médias sociaux et entreprise

Voilà un sujet difficile à aborder, pour lequel il n’existe pas de réponse toute faite. Nous avons demandé à nos membres quelle serait, selon eux, l’organisation la plus efficace pour gérer les médias sociaux en entreprise, sujet déjà plus ou moins évoqué dans un précédent article.

Pour Jean-Paul Chapon (Société Générale), difficile de donner une réponse unique à une question aussi complexe et qui dépend de beaucoup d’éléments : taille de l’entreprise, type d’entreprise et notamment BtoB ou BtoC, présence géographique resserrée ou étendue, filiales ou non, etc.

Mais peut-être quelques indications ou pistes peuvent être proposées.

D’abord la reconnaissance de la fonction de gestion des médias sociaux, que ce soit dans une perspective d’image et de communication ou de relation client en les intégrant plus globalement dans le CRM. Reconnaissance au plus haut niveau et intégration dans un process business, avec les ressources correspondantes : effectifs professionnels (pas de stagiaires à occuper) et fonction à part entière avec stratégie et reporting.

à suivre …

via Médias sociaux en entreprise: quelle organisation optimale adopter? | Media Aces – Médias sociaux et entreprise.

médias sociaux et organisation : le dilemme was last modified: mai 29th, 2012 by Yann Gourvennec