2e baromètre marketing des médias sociaux en entreprise (avec Hootsuite Adetem Toluna) @flashtweet

Peut-être avez-vous entendu parler du premier baromètre des médias sociaux dans les entreprises françaises : cette étude réalisée l’année dernière par Hootsuite, l’Adetem et nous-même avait pour but de faire un état des lieux de l’utilisation de ces nouveaux médias dans les entreprises. Les enseignements sont nombreux et ont été résumés dans un livre blanc, que vous pourrez trouver en suivant ce lien. Cette deuxième étude a  pour but de montrer l’évolution de l’utilisation des médias sociaux dans un cadre professionnel. Le but est ainsi de connaître les tendances dans l’usage des réseaux sociaux en entreprise : se dirige t-on vers une généralisation de ces outils en entreprise, ou observerons-nous un retour en arrière ? La mesure des ROI des médias sociaux va t-elle se développer ?  

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2e baromètre marketing des médias sociaux en entreprise (avec Hootsuite Adetem Toluna) @flashtweet was last modified: juin 13th, 2016 by Cédric Jeanblanc

LinkedIn CV du monde règne sans partage

Qui n’a jamais vu un « expert des réseaux sociaux » avec 10 contacts LinkedIn ? Qui n’a jamais vu au contraire un Stakhanoviste des réseaux sociaux afficher fièrement son nombre de contacts professionnels dans son titre ? Qui ne s’est jamais fait « spammer » par un vendeur agressif ? Malgré sa popularité, sa simplicité de fonctionnement et ses 400 millions d’utilisateurs, LinkedIn est difficile à maîtriser parfaitement, et il est nécessaire d’apprendre cet outil qui est bien plus compliqué qu’on ne pourrait le penser, avant de se décrédibiliser en adoptant les mauvais réflexes.  Joëlle Walraevens, auteure de Linkedin, guide pratique, nous présente sa vision de cet outil indispensable dans le mode professionnel.

Google comme outil de… recrutement

Le moteur de recherche de Mountain View permet au recruteur de trouver bien des choses : Pour cela, et afin d’éviter de devoir trier dans des masses conséquentes de résultats inutiles, il est fortement recommandé de faire des recherches avancées en utilisant les fameux champs booléens, comme nous vous le conseillions dans un article paru il y a peu sur notre blog. Selon Joëlle Walraevens, « ces recherches spécifiques combinées avec Linkedin et Viadeo m’ont permis d’ouvrir des portes que je n’aurais pas ouvertes autrement ».

Faut-il enterrer Viadeo ?

Le problème de Viadeo est qu’il n’évolue pas forcément dans le bon sens. Récemment, ce réseau professionnel de 65 millions de membres a vendu la Chine pour se recentrer sur la France. « Etant en difficulté, il tente d’innover, mais d’un point de vue stratégique, on voit que de plus en plus d’entreprises arrêtent d’investir dans Viadeo et se recentrent sur Linkedin, Twitter et Facebook, qui sont les trois grands réseaux sociaux qui avancent » précise Joëlle. C’est le même constat que nous avions fait il y a un an de cela, lorsque nous expliquions le déclin de Viadeo au travers de la loi de Zipf.

Linkedin : un média social qui innove et investit

A l’inverse, Linkedin grandit par croissance externe en rachetant des entreprises qui apportent une réelle valeur ajoutée en termes de service. Cela a commencé par mspoke, puis ChoiceVendor, SlideShare, Job Matching Pulse, Connectifier, Lynda

Linkedin évolue, se professionnalise ajoute des services, et rachète ses concurrents en se posant toujours la question « qu’est-ce que je peux apporter de plus à mes clients ? ». Une machinerie bien huilée pour conforter sa position de leader sur ce marché.

Et LinkedIn ne se contente pas de ce marché, comme le montre la récente acquisition de Lynda. Même si le e-Learning a certainement un avenir radieux, « il y a quand même encore ce besoin de contact humain, que j’ai vu moi-même lors de mes interventions» nuance Joëlle. « En revanche, c’est un bon moyen d’avoir des complémentarités comme on l’a dans les Moocs ». Lire la suite

LinkedIn CV du monde règne sans partage was last modified: avril 13th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Les 4 enseignements du social selling

Le social selling, l’utilisation des médias sociaux pour faciliter la vente, est l’un des sujets phare de cette année. Pourtant, et même si tout le monde en parle, de nombreuses idées reçues et mauvais réflexes viennent tenir l’image du social selling : en effet, il ne faut pas confondre « construire mon réseau pour élargir mon champ de prospection » avec « spammer aveuglément mes prospects » et « prendre contact avec une nouvelle relation » avec « envoyer mon catalogue à mon nouveau prospect ».

Le social selling est un sujet apporté par les médias sociaux, qui a pris de l'importance ces derniers mois.
Le social selling est un sujet apporté par les médias sociaux, qui a pris de l’importance ces derniers mois.

L’approche est en effet bien plus complexe, et le réseau n’est pas un moyen de rechercher des prospects mais d’approcher plus facilement un client potentiel, qui, notamment en B2B, dispose déjà assez d’information pour pouvoir se passer d’un vendeur. C’est donc dans un rôle de conseiller que le commercial va aborder l’acheteur potentiel, et les médias sociaux sont le relai idéal pour partager un contenu de qualité (prouvant son expertise), communiquer avec le prospect pour développer la relation, apprendre à se connaître pour finalement apporter la vente. Car dans le social selling, et comme dans la vie réelle, il faut du temps pour qu’une relation de confiance s’installe. A l’occasion de la sortie du livre « Le Social Selling Expliqué À Mon Boss« , de Hervé Kabla et Sophie Lachkar, nous avons parlé de social selling et retenu de cette conversation 4 points clés essentiels du social selling :

  1. Le social selling est le prolongement, l’avenir et l’aboutissement des médias sociaux en B2B

Il s’agit de l’aboutissement, la projection de l’utilisation des médias sociaux dans l’immédiat. Dans ce live nous avons expliqué que les médias sociaux en entreprise concernent beaucoup de personnes, depuis la fonction de direction jusqu’au service financier. Là, on s’intéresse à un type de profession en particulier, la partie commerciale, et par commodité, tous ceux qui travaillent avec les commerciaux, notamment le marketing. C’est une sorte de prolongement des média sociaux expliqué à mon boss, mais qui se focalise sur un sujet particulier.

Dans ce contexte, LinkedIn est l’un des médias sociaux les plus importants dans le B2B lorsque l’on veut l’utiliser à des fins professionnelles.

  1. Vendre sans agresser : une histoire de formation

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Les 4 enseignements du social selling was last modified: juillet 11th, 2016 by Cédric Jeanblanc

événements et face à face au cœur des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont tout sauf virtuels

La sélection du jour est une lecture faire sur le Washington Post, avec un article écrit en écho à un papier de Robin Dunbar, l’inventeur du célèbre nombre éponyme.  La question évoquée par Dunbar  est de savoir si les réseaux sociaux ont changé la capacité des humains à entretenir plus de relations amicales. Sa réponse largement négative. J’irais un peu plus loin cependant, en faisant remarquer que d’une part la notion « d’amis » n’est pas tout à fait adaptée aux réseaux sociaux (contact n’est pas égal à ami et Facebook a d’ailleurs largement contribué à supprimer cette notion d’amis dans les médias sociaux il y a longtemps, en 2009).

réseaux sociaux : quelle taille ?
les réseaux sociaux, pour les humains comme pour les animaux sont tout sauf virtuels

D’autre part, la Vulgate semble attribuer une notion de « virtuel » aux réseaux sociaux, alors que ceux-ci ne sont que des outils mis à disposition des utilisateurs pour entretenir des réseaux physiques. Soit avant, soit pendant, soit après les rencontres. En ceci, je rejoins complètement la conclusion de Robin Dunbar, qui explique que les connexions qu’une personne peut entretenir, n’ont de sens que si une forme de contact en face-à-face est possible (il en va de même au niveau d’une marque). C’est d’ailleurs ce que je recommande à tous mes clients, qui commencent tout juste à nous entendre en mettant des médias sociaux dans leurs événements, et les événements dans leurs médias sociaux (j’ai d’ailleurs intégré la présentation que j’ai réalisée à Comintech 2015 l’année dernière). Il y a également un point que Dunbar ne prend pas en compte, c’est le caractère mouvant et évolutif des réseaux.

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l’événement que nous organisons pour Promise consulting autour de leur ouvrage « le marketing de la grenouille » est symbolique de ce mélange intime d’événementiel et de médias sociaux

En conclusion, la dichotomie entre réseau social/virtuel et réseau social/réel n’est à mon avis pas adaptée. Elle est certainement entretenue par de nombreux « experts » médias sociaux qui tentent de faire croire que ceux-ci sont un monde à part, mais cette école de pensée fera certainement long feu. Enfin, à l’heure où Twitter est largement perte de vitesse, avec une baisse de 11 % des partages depuis la suppression des décomptes de tweets sur les boutons de partage, on peut aussi se poser la question de la quantité et de la qualité de votre réseau social. Je vous donne ici quelques pistes et quelques chiffres et je ferai un zoom particulier sur LinkedIn qui depuis les changements malheureux dans la stratégie de Twitter, constitue la figure montante du partage et est en train de prendre la place de Twitter chez les influenceurs.

Quantité de contacts ou qualité des contacts ?

Il y a une croyance assez répandue selon laquelle plus vous avez de contacts sur les réseaux sociaux, plus vous avez de chance de réussir (en dehors des médias sociaux) En vérité, c’est un peu plus subtil que cela. Un nombre limité de fans (très motivés et très enthousiastes) suffit pour faire démarrer une tendance. C’est la théorie des 1000 vrais fans, issue du monde de la musique. Ces 1000 fans suffisent en effet pour vous assurer une renommée mondiale. Attention ! Ici on parle de vrais mordus prêts à traverser le monde pour vous voir… C’est une métaphore, il vous faudra l’adapter.

En business to business aussi, il est possible d’avoir de vrais fans qui vous suivent avec fidélité. Pour cela, il faudra travailler votre contenu Web en profondeur (et dans ce cas LinkedIn et les autres réseaux sociaux serviront de caisse de résonance à ce contenu). Un blog est une bonne idée. A défaut, vous pouvez utiliser Pulse de LinkedIn et y publier directement, mais le contenu ne vous appartiendra plus. (un mix des deux n’est pas idiot, et des méthodes existent également pour publier dans Pulse et renvoyer vers votre propre plateforme de contenus.

Enfin et surtout il faut être sélectif sur les personnes que vous suivez. Sélectionnez des profils aux intérêts communs ou complémentaires aux vôtres. LinkedIn est un outil de networking, sa pleine utilité est dans la création d’un réseau au-delà de vos connaissances habituelles, un réseau social sert surtout à ça : faire de nouvelles connaissances, développer des liens faibles (c’est-à-dire avec des gens qui vous connaissez un peu mais pas beaucoup) car les vraies opportunités professionnelles – et personnelles – viennent toujours de ce genre de profils.

Réseaux sociaux : FAN PAN CAN

Quant au réseau qu’un individu est capable de gérer, ne vous faites pas d’illusion, il ne dépassera probablement jamais 300. C’est ce qu’on appelle le nombre de Dunbar. Il s’agit des personnes que vous pouvez appeler directement afin de leur demander un service, un renseignement, voire faire des affaires. Ce « stock » (150 à 300 contacts selon les personnes) varie tout le temps et se renouvelle (d’où l’utilité d’aller chercher de nouveaux contacts). La plupart d’entre vous n’ira jamais au-delà de 100-150 contacts courants. Les rares qui vont au-delà sont nommés les « connecteurs », ce sont ces individus qui « connaissent » tout le monde et sont prêts à vous connecter à qui vous voulez. Ce sont eux qu’il faut faire entrer dans vos réseaux car 15 de ces super connecteurs suffisent à vous mettre en relation avec beaucoup de monde. On prétend même que 150 connexions bien choisies vous mettent en relation avec l’ensemble des abonnés de LinkedIn (encore faudra-t-il qu’ils acceptent de vous recevoir dans leur précieux réseau).

Tout cela n’est donc pas une question de quantité mais de choix et de qualité de votre réseau.Pour en savoir plus je conseille cet article de référence de Christian Mayaud, un américain pionnier des réseaux sociaux, qui dès 2005 (2 ans après l’introduction de LinkedIn) expliquait sa théorie du FAN / PAN / CAN. Il est un des rares à avoir théorisé et expliqué les réseaux sociaux de façon profonde et intelligible. Vous pouvez trouver cet article fondamental sur http://bit.ly/fanpancan (cet article est en anglais).

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événements et face à face au cœur des réseaux sociaux was last modified: janvier 21st, 2016 by Yann Gourvennec

4 conseils pour structurer son déploiement des médias sociaux

Structurer son déploiement des médias sociaux

L’étude que nous avons menée avec Hootsuite et Adetem (baromètre 2015 des médias sociaux medias-sociaux.net) a montré clairement un déficit en France dans la manière dont les entreprises s’organisent autour des nouveaux médias, qui peu à peu ont touché tous les compartiments de l’entreprise (communication, ventes b2b, relation client, parcours client, support et feed-back du terrain et les différentes business units). En touchant l’ensemble de l’entreprise ces nouveaux outils placent un niveau d’exigence supérieur sur l’entreprise qui doit s’organiser de façon plus systématique et plus professionnelle, en s’éloignant peu à peu des approches pragmatiques des débuts. Pour cela un certain nombre d’actions doivent être menées :

  • Structurer les processus pour éviter de redécouvrir les mêmes choses à chaque crise ou événement. Lien entre les services, liaison avec les RP, tactiques de réponse (ou de temporisation selon le cas) aux crises, réponses aux clients etc. Ces différents événements font le quotidien des medias sociaux en entreprises – avec des spécificités pour chaque entreprise et chaque secteur – et il n’est pas normal de voir encore de l’improvisation sur le terrain dans les moment critiques et même dans les actions les plus simples ;
stratégie digitale
Une démarche incitative de conduite du changement doit être initiée, pour déployer une stratégie cohérente et en faciliter le déroulement
  • Former les personnels et diffuser la culture médias sociaux dans l’entreprise pour favoriser la gestion décentralisée en étoile et répartir les responsabilités dans l’entreprise en fonction des localisations, des langues et aussi des domaines de compétences. A terme, les fonctions centrales seront essentiellement en charge de coordonner les équipes d’ « ambassadeurs de la marque« . Ces dispositifs de formations se devront d’être différenciés selon les publics et peuvent bien entendu passer par des événements internes (ou mixtes) destinés à promouvoir la culture digitale et l’innovation à l’instar de mes petits déjeuners du Web des années 2008-2010 chez Orange Business Services, qui ont débuté comme de petits événements internes et ont fini en larges rassemblements incluant les visiteurs externes ;

  • Structurer les usages autour de chartes de conduite incitatives et motivantes. Rappelons, toujours selon notre baromètre, que seuls 30% des répondants (vs. Près de 60% aux US sur un baromètre similaire) affirment disposer d’une charte des médias sociaux. La nécessaire structuration de leur usage dans l’entreprise devra se faire néanmoins dans le respect de l’innovation et de l’initiative locale ;

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4 conseils pour structurer son déploiement des médias sociaux was last modified: octobre 30th, 2015 by Yann Gourvennec