content marketing : 5 conseils pour travailler avec son juriste (2/5)

Résumé du premier épisode:

Il était une fois dans une galaxie très lointaine, un jeune chef de projet motivé et plein de confiance accompagné de son pada… stagiaire, qui se retrouve confronté au département juridique dans le cadre d’un projet de Brand Content auquel il participe.

Alors que le projet semblait bien avancé, celui-ci découvre de nouvelles règles juridiques à suivre et après une réunion très intense, il prend la mesure de la tâche qui lui a été déléguée.

Retrouvez le premier épisode sur ce lien : http://visionarymarketing.fr/blog/2015/10/5-conseils-pour-bien-travailler-avec-son-juriste-dans-le-cadre-dun-projet-de-content-marketing-15/

Épisode N° 2 – La communication avec ton juriste les bases tu jetteras

Bon, vous avez fini par vous remettre de votre première réunion : une première fois c‘est toujours source d’émotions. Votre psy vous a aidé après avoir comparé la relation avec votre mère et cette étrange rencontre.

Vous êtes bien décidé à faire avancer le projet et vous savez que si celui-ci réussit votre boss vous félicitera. Les différentes réunions avec les prestataires externes et votre agence de communication commencent. La désignation des prestataires est presque terminée, vous avez commencé la négociation au téléphone avec eux et vous décidez de tenir informé votre juriste et donc vous lui transférez les mails qui confirment ou infirment selon le va et vient des négociations dans la balance. Bizarrement, votre juriste ne vous remercie pas et vous n’arrivez pas à avoir des réponses de sa part pour savoir où on en est sur les contrats.

juriste-blemeVous prenez votre courage à deux mains et vous décidez de retourner à son bureau. Vous découvrez alors votre juriste blême comme s’il avait passé la nuit au bureau en train de lire vos emails et les yeux rouges. En plus, il prend des notes sur son cahier. Vous le prenez à part et lui demandez ce qu’il est en train de faire. Il vous répond qu’il est en train de lire vos emails en entier !! afin de comprendre et d’en tirer les informations qu’il doit récupérer et intégrer dans les contrats. Alors un peu énervé vous lui expliquez que ce n’est pas nécessaire de lire tous les échanges en commençant par le début puisque certains points de l’accord ont été supprimés et que d’autres lui avaient déjà été fournis. Il fallait juste lire le dernier échange. A ce moment-là vous voyez votre juriste se transformer petit à petit en une bête monstrueuse pleine de colère qui commence à vous invectiver. Voyant que la communication semble impossible vous préférez remettre votre venue à plus tard et courageusement mais rapidement vous retournez à votre place. Ouf ! vous êtes sain et sauf ; il est tôt donc peu de personnes sont arrivées dans les bureaux, votre visite au juridique est donc passée inaperçue.

C’est alors que votre stagiaire sort de dessous son bureau parce qu’il branchait son chargeur de smartphone et vous demande : « ha tu es là ? ça s’est bien passé ta réunion avec le juridique ?».

Bon la journée se passe et vous comprenez que votre excellente idée d’envoyer en temps réel toutes les informations à votre juriste afin qu’il soit intégré à votre projet ne semble pas fonctionner. Votre boss dans la journée vous demande où vous en êtes avec le juridique sur le contrat Les Numériques, vous lui dites que c ‘est presque fini et que normalement demain c’est bon. Alors vous vous êtes un peu avancé mais il faut savoir prendre des risques dans la vie. Vous vous décidez à contacter votre juriste par email pour lui demander où il en est sur le contrat Les Numériques et s’il désire faire le point avec vous ?stagiaire-question

Votre juriste quelques heures plus tard vous répond et alors vous vous rendez compte que vous n’avez jamais lu de mails avec autant de mots et de phrases. Voyant la longueur de ce mail vous décidez de l’appeler pour confirmer qu’il pourra finir le contrat pour demain puisque c’est l’information importante dont vous avez besoin. Vous l’appelez et vous lui demandez s’il peut vous envoyer le contrat le lendemain; votre juriste interloqué laisse passer quelques secondes de silence puis vous répond « mais je viens de t’envoyer un mail avec la réponse à ta question », confus vous lui répondez « oui j’ai vu ton mail mais il y avait beaucoup trop de mots, pourrais-tu m’en parler maintenant?». C’est alors qu’il vous explique qu’il n’a pas pu avancer sur vos contrats car il lisait l’ensemble des emails que vous lui aviez envoyés et qu’il cherchait les informations le concernant. De toute façon, pour finaliser le contrat en question, il manque encore des informations que votre juriste vous dit ne pas avoir. C ‘est alors que vous décidez de lui donner les réponses maintenant pour que cela soit plus rapide. Une heure plus tard, votre juriste vous confirme qu’il a toutes les informations et qu’il pourra finaliser le contrat pour le surlendemain finalement car il a pas mal de réunions sur un autre dossier en ce moment. Cet appel téléphonique trop long vous a mis en retard pour votre réunion et vous décidez d’abréger la conversation. Vous foncez à votre réunion en vous excusant auprès de votre boss qui vous attendait avant de commencer. Enervé celui-ci vous demande la raison de votre retard et vous répondez que le juridique ne pourra finaliser le contrat pour le lendemain. Ça énerve encore plus votre boss qui démarre la réunion.

C’était une mauvaise journée ! Lire la suite

content marketing : 5 conseils pour travailler avec son juriste (2/5) was last modified: novembre 4th, 2015 by Xavier Barriere

Les 4 piliers du marketing viral par Seth Godin

marketing viral Seth Godin Tout a commencé par une attaque virale. Si je le sais, c’est parce que j’y étais ! Par là je ne veux pas seulement dire cette réunion extraordinaire dans un hôtel cinq étoiles près du Rockfeller Center à New York en Avril 2001, à quelques mois à peine de ce jour maudit, organisé par Don Peppers avec des intervenants comme Malcom Gladwell et Seth Godin lui-même. Ce que je veux dire quand j’ ‘y’ étais, c’est que tout est arrivé sur Internet, c’est-à-dire nulle part en fait, lorsque Godin avait décidé que tout le monde pouvait reprendre son livre sur le marketing viral (unleashing the ideavirus) et le poster eux-mêmes où qu’ils veulent, sans s’en demander la permission (pour les néophyte, il est également l’auteur du livre à succès permission marketing) et c’est ce que je fis. Comme des milliers d’autres auteurs de l’Internet. Un an et demi après, Godin vendait le livre sur Amazon et devenait n°1 des ventes d’Amazon pendant plusieurs années. CQFD. Le livre se trouve encore là sur mon site, après toutes ces années. cliquez ici ou pour trouver le lien sur le livre du marketing viral de Godin à partir de la page de garde de visionarymarketing.com ou cliquez sur la tête de Godin à gauche pour télécharger le livre.

note : ceci est la mise à jour d’un article écrit originellement en 2007 que j’ai remis à jour du fait que ce livre reste une référence à laquelle je fais appel quasi quotidiennement 

La permission fut donc accordée, et jamais retirée, il est donc payant d’être fanatique de l’Internet depuis toutes ces années. Or il y a quelques années mon lecteur de flux rss m’avertissait que Lee Miller de Webpronews avait écrit un article à propos d’une des dernières apparitions de l’auteur. La flamme n’est donc pas éteinte. Quand Miller résume l’approche de Godin en quatre étapes alors on sent que malgré les commentaires aigres-doux, l’auteur a vraiment mis le doigt sur quelque chose d’intéressant :

virus - small-time-crooks-3
Small time crooks de Woody Allen où comment un magasin de cookies improvisé devient viral et les clients se battent pour s’arracher les fameux cookies

« En fin de compte, la ligne conclusive de Godin se rapproche plus d’une boucle complexe que d’une simple répétition :

  1. Soyez remarquables (ce qu’il entend par remarquable, c’est ce qui doit valoir la peine d’être repris) ;
  2. Racontez une histoire qui fasse que les gens se sentent bien ;
  3. Dès qu’ils se sentent bien, ils s’en empareront (d’où le numéro 1) ;
  4. Enfin ils vous donneront l’autorisation, la permission de leur vendre quelque chose ».

Un modèle de marketing viral qui nous oblige à nous reposer les bonnes questions

marketing viralVoici la raison pour laquelle je recommande encore à tous, malgré les réticences de certains qui pensent qu’il vaut mieux vendre avant de donner, de lire le livre de Godin. On peut ironiser sur le fait qu’il soit rempli de néologismes, pour la plupart fort bien trouvés d’ailleurs, mais le thème du livre est tellement en rapport avec le fait et la manière dont les idées sont transmises (pas seulement sur le web), que ce serait une erreur de passer à côté. Il y a quelques années, j’ai utilisé ce thème du virus pour répandre l’idée en interne un programme de l’innovation conjointe. Vous dont en substance, je semblais dire « si je peux avoir une idée en face de mes clients, alors voici les résultats et venez les chercher sur mon site ». Cela a marché, même si les gens étaient  surpris que je puisse donner le résultat de mon travail si facilement. En effet, même en interne, surtout en interne, la règle est de cacher ce que l’on fait, sous le fallacieux prétexte qui veut que si quelque chose est secret, il a plus de valeur et que votre pouvoir s’en trouve renforcé.

La réalité est tout autre : plus vous partagez vos secrets, plus vous devenez populaires, plus on viendra vers vous pour prendre des conseils, vous demander des choses etc. Plus vous garderez votre savoir-faire pour vous même, plus vous resterez seul et malheureux ! La notion même de confidentialité est d’ailleurs, à mon humble avis, bien surfaite, et largement utilisée pour protéger les petits pouvoirs et se donner de l’importance*. Godin avait raison, c’est en montrant aux autres vos bonnes idées et en leur donnant que vous les ferez passer. Le bénéfice du don dépasse de loin le danger de ne pas protéger son savoir.

*en fait, dans toute ma carrière, si j’omets les secrets défense que j’ai vu passer entre mes mains pour les traductions à l’Etat major de l’armée de terre (et encore !) je n’ai quasiment jamais vu d’information ultra confidentielle qui méritait un secret total. Et pourtant, j’en ai vus des projets stratégiques !

L’approche de Godin est donc plus qu’un gadget. Certes, certains exemples paraissent superficiels, comme son exemple sur le site (littlemissmatch.com) qui vendait des chaussettes dépareillées (le site existe encore !). Mais au-delà de l’anecdote, le partage des idées et de ses impressions est au cœur du marketing de l’Internet et du marketing viral et il est là pour durer.

Et je vous propose de vous donner rendez-vous dans 10 ans, pour quand vous revisiterez mon site ou ce blog, et je pense ne pas me tromper en pensant que vous téléchargerez encore le livre de Goidin et quand vous le (re)lirez, vous direz encore ‘waouh !’

[article publié à l’origine en anglais à l’adresse: http://visionarymarketing.wordpress.com/2007/10/09/ideavirus/]

Les 4 piliers du marketing viral par Seth Godin was last modified: octobre 27th, 2014 by Yann Gourvennec

Le livre blanc pas tout blanc sur le brand content : les 5 épisodes

super content man : le héro du content marketing
Le livre blanc pas tout blanc sur le content marketing

Le tome 1 du livre blanc sur le brand content est désormais disponible en intégralité sur notre site internet. Cela a été un vrai plaisir de créer ces épisodes, et les retours que nous avons reçus nous « obligent » maintenant à prolonger les aventures de notre super héro du marketing dans un Tome 2. Nous remercions donc les lecteurs de Super Content Man d’avoir suivi chaque semaine les aventures des dirigeants de Trocatron Ltd, et nous invitons les autres à dévorer les épisodes sur ce lien : visionarymarketing.com/scm

brand content

téléchargement gratuit sur : http://visionarymarketing.com/scm (et en plus vous aurez tout le volume 1 pour ce prix là, pas seulement l’épisode de la semaine …)

Je parlais précédemment des retours : la grande majorité ont été positifs, et nous vous en remercions. Nous avons eu également quelques remarques qui nous ont permis de modifier certaines scènes dans les derniers épisodes, et fourni des idées pour le tome 2. L’idée du format BD a également plu à nos lecteurs car il permet de donner au livre blanc un ton moins formel, plus léger, avec des situations plus démonstratives. D’un autre côté, on perd en précision et en explication : effectivement, on ne peut transformer un livre de 500 pages en une BD de 30 planches sans alléger un peu de contenu… D’où le projet de créer un livre moitié BD, moitié texte qui apportera plus de contenu derrière chaque planches (le livre paraîtra en 2015 aux éditions Kawa).

Pour vous qui découvrez la BD et qui voulez en savoir plus, ou pour les lecteurs assidus en quête de plus d’informations, nous avons réalisé un petit résumé de chaque histoire avec la « morale » qui en découle, ce que le lecteur doit en tirer en matière de brand content, et plus généralement en conduite du changement ou en management.

Episode 1 : La naissance de Super Content Man

L’histoire : Frédéric est le geek bizarre que les employés de Trocatron Ltd regardent avec amusement. Sauf qu’un jour, on se rend compte que ses compétences en médias sociaux et sa vision de l’Internet pourraient s’avérer utiles pour l’entreprise. Frédéric change de dimension et devient Super Content Man… Un héro est né !

Super content man 1

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Le livre blanc pas tout blanc sur le brand content : les 5 épisodes was last modified: mars 9th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Brand Content : la BD Super Content Man est disponible

Brand Content : le livre blanc super content man

Le livre blanc du brand content en bande dessinée sort aujourd’hui ! Découvrez un épisode par semaine à télécharger à cette adresse : visionarymarketing.com/scm Ce livre blanc apporte les conseils et les pièges à éviter pour réussir son contenu de marque à travers les 5 épisodes du tome 1, disponibles gratuitement tout au long du mois de septembre. Il est le résultat de notre réflexion autour de nouveaux moyens de diffuser la connaissance autrement que par des livres blancs classiques et a été entièrement réalisé par l’équipe de Visionary Marketing, avec le concours et la participation des employés de effiliation.

Cela faisait longtemps que nous voulions faire un livre blanc sur le brand content, et cela faisait également longtemps que nous souhaitions faire un livre blanc sous une forme originale, qui ne soit pas un pavé de 1 000 pages écrit en tout petit… Or, le fait de faire ce livre blanc sous forme de bande dessinée, c’est déjà du brand content, car on a un contenu d’information et de découverte sur un support de divertissement. C’est ce support de divertissement qui va donc appuyer les arguments du livre blanc.

Brand Content : le livre blanc super content man
Super Content Man est un livre blanc sur le brand content sous forme de BD : http://visionarymarketing.com/scm

Le brand content : rendre le contenu attractif et divertissant

Car le brand content doit avant tout être quelque chose qui suscite de l’intérêt. Lorsque nous présentons le 1er épisode de super content man à des collaborateurs ou à des clients, on sent tout de suite qu’ils sont à la fois surpris, amusés et intéressés par ce livre blanc. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, ce format ne laisse personne indifférent, et c’est ça qui est important.

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Brand Content : la BD Super Content Man est disponible was last modified: septembre 20th, 2014 by Cédric Jeanblanc

Buzz et viralité : deux concepts à ne pas confondre (Bouche à Oreille)

buzzLe buzz, c’est la « fameuse formule magique » qui offre à toute entreprise une possibilité de gagner en visibilité dans le vaste monde de l’internet…Du moins en façade. Car le “buzz » n’est pas à confondre avec la viralité et les moyens financiers sont, dans la plupart des cas, peu utiles par rapport à la richesse du réseau que doit entretenir l’entreprise pour partager son contenu. François Sebastia, l’un des deux fondateurs de Mirada, nous apporte son point de vue sur le buzz. Mirada, pour information, veut dire « porter un regard» en espagnol, ce qui est bien venu  pour des professionnels dont le but est est principalement de porter un regard sur les choses, sur la société, un nom bien trouvé pour une agence de communication audiovisuelle.

Je te propose de porter un regard sur le buzz…

Ah le buzz, le fameux buzz, la fameuse formule magique ! Tout d’abord, attention au mot, différencions le buzz de la viralité. Le buzz est quelque chose qui nous échappe. Même nous en tant qu’agence. Le buzz est quelque chose qui n’est pas prévu, alors que la viralité est quelque chose que l’on travaille, que l’on structure et qu’on peut atteindre et vendre correctement, avec des objectifs et des retours sur investissements à nos clients. Le buzz, c’est autre chose.

 

Quand quelqu’un te donne comme injonction « faites-moi un buzz », ça n’a pas de sens ?

Cela revient à dire « faites-moi rêver »… si je suis malhonnête, je vous réponds « je vais vous faire un buzz », si je suis honnête, je vais dire « je vais travailler votre viralité ».

Quelles sont les composantes d’un buzz et celles de la viralité ?

Les composantes d’un buzz, c’est une vidéo qui va transcender les espérances et les attentes, qui va même dépasser la cible que l’on souhaitait atteindre au départ. Il faut quelque chose d’original, qui surprenne, qui soit très riche en humour, ou qui se conjugue avec l’actualité. C’est là aussi où l’on a des buzz inattendus, c’est qu’on ne peut pas prévoir l’actualité, elle se fait au fur et à mesure, mais notre vidéo va complètement se conjuguer avec elle et va faire qu’une video va dépasser sa cible parce qu’elle sera en adéquation avec l’actualité.

Mais en terme de composant, c’est toujours les mêmes ingrédients, en particulier l’humour, ce qui peut faire peur aux entreprises.

Ce sont des ingrédients qui peuvent leur faire peur parce qu’ils accrochent une certaine étiquette, une certaine image à leur message, et elles ne le souhaitent pas forcément…

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Buzz et viralité : deux concepts à ne pas confondre (Bouche à Oreille) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec