RP : les grandes tendances de l’influence (2/3) – « le communicant, un leader, pas un dealer » – @ppc #tfoi

eye-large_thumb1Suite de la série de 3 conférences dans les locaux de Publicis Consultants le 18/04 dont le sujet était le futur de l’influence, organisée à l’initiative de Stanislas Magniant de Publicis et de la société Traackr. Voici la deuxième présentation, celle de mon confrère et ami PPC (Pierre Philippe Cormeraie)

https://bitly.com/XSwxrM.qrcode
lire les 3 articles

PPC est patron de l’innovation dans une grande banque et a une autre vie, qui se passe en partie sur Youtube et sur son blog, la nuit. Il s’est demandé si les journalistes ne seraient pas comme les blogueurs et il sort même, en prime un classement des 30 journalistes les plus influents, qu’il remet à jour régulièrement. Pour ceux qui me trouvent hyper-actif, voilà de quoi les calmer.

imageComme si ce n’était pas assez, il est aussi avec Nicolas Bordas de TBWA, le cerveau derrière le compte Twitter @tweetbosses qui est aussi partenaire de la future conférence Media Aces sur “Les Bosses qui Tweetent et Ceux qui Tweetent Pas !” . [http://bit.ly/tfoivision pour rassembler les 3 parties]

Je suis influent … mais ça veut dire quoi ?!

B/W photographs of Malala Yousafzai, Jay Z, Li Na, Aamir Khan and Elon MuskJuste une mise au point : « je suis influent » a annoncé PPC en montrant son compte KRED (voir ci-dessus) mais il a nuancé « vous ne savez pas ce que ça veut dire … Moi non plus ! ». « J’ai aussi un ‘gros’ klout de 73 ! » A-t-il ajouté, facétieux. En fait, il nous a détrompé en nous disant que non! Il n’était pas influent, il était peut être un peu populaire (je nuancerais en disant qu’il est aussi trop modeste), car “une personne influente est capable de changer les choses”. Voir à droite, pour ceux qui ont un petit score sur “Kred” et beaucoup de “Street Cred” au sens originel anglais du terme.

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Pierre Philippe, comme à son habitude, a su poser les vrais débats de manière ludique et humoristique

PPC a posé la question aux journalistes dans une vidéo témoignage où il leur a demandé ce qu’ils pensaient de l’influence digitale :

les journalistes se sentent-ils influents ?

L’influence, c’est un peu comme les critiques de films de Telerama

Ce qu’il faut retenir c’est que les vrais influents sont hyper humbles, ils savent où ils en sont et savent nuancer cette influence pourtant réelle. Méfiez-vous donc des vantards qui se gonflent de cette pseudo influence et faites plutôt confiance aux gens modestes… comme PPC qui prétend qu’il n’est pas influent ; alors qu’il l’est. Dans un sens, l’influence, c’est un peu comme les critiques de films de Telerama. Vous les lisez pour croire l’inverse de ce qu’elles disent et n’allez voir les films que s’ils vous sont déconseillés !

Selon Pierre Philippe, les défis pour les communicants sont au nombre de 4 :

  • Il y a une nouvelle donne : pour se faire entendre, les marques crient, et les marques ont des indicateurs et elles « investissent du pognon » avec du GRP (Gross Rating Point : la mesure de l’impact publicitaire). Or, “les rendements des opérations traditionnelles baissent, mais plus ils sont faibles, plus les marques crient” ajoute PPC et le résultat est qu’il y a un rejet. Et la preuve c’est l’étude Nielsen d’avril 2012 (slide 34): 80% font confiance aux recommandations de leurs amis, seulement 22% font confiance aux publicités. Il faut donc « mettre la sourdine » a dit PPC ;
  • Le schéma simpliste, émetteur + message + cible ne vaut plus. La question est de savoir qui tient la relation ? Il n’y a plus de possesseur du message, il y a un mélange d’émetteurs et de récepteurs. La communication n’est plus « l’émetteur vers le récepteur, mais l’émetteur avec le récepteur« . La preuve c’est que tout le monde peut avoir un klout ;
  • L’enjeu du contenu : qu’est qui pousse un influenceur à reprendre votre histoire ? Il y a des CM qui lui proposent d’écrire des billets « pour ses propres concurrents ». Mais ce qui compte c’est le partage. Le buzz = le mobile x share. Mais ce qui va arriver en masse c’est le transmedia. “Buzz = mobile x share x transmedia va être la nouvelle équation” nous a confié PPC ;
  • Ne pas confondre l’aura et l’influence (voir ci-dessus)

Et le NPS (Net Promoter Score) dans tout cela … ?

Le NPS  = % promoteurs – % détracteurs >> « ceci devrait nous servir » nous a dit PPC, car les agences ne se rendent pas compte que certains influenceurs ne sont pas les bons ; il ne suffit pas d’être influenceur « il faut aussi savoir s’ils sont influenceurs ou détracteurs » ; c’est d’ailleurs ce que j’ai fait il y a déjà longtemps dans mon passé récent de directeur digital pendant de nombreuses années, y compris en mesurant le Net Promoter score dans les médias sociaux. Mesure assez floue d’ailleurs, dans nos domaines des médias sociaux.

Soyez fous ! et réinventez la communication

“Soyez fous !” a insisté PPC : “il faut du plaisir dans les relations et gardez les yeux émerveillés des enfants”.

En conclusion, c’est un métier, la communication, qui se réinvente tous les jours et c’est un superbe métier. Ce métier change et passe d’un « métier de dealer à un métier de leader ». On sait à quel point notre ami Pierre Philippe a le sens de la formule, et ce soir-là il s’était dépassé ! Mais de quelle conclusion plus belle pouvions-nous rêver en ces temps de mercantilisation à outrance des médias sociaux qui, j’y reviendrai bientôt, sont devenus les mass medias sociaux.

à suivre …

RP : les grandes tendances de l’influence (2/3) – « le communicant, un leader, pas un dealer » – @ppc #tfoi was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

L’expression « stratégies de médias sociaux » n’a pas de sens – visions d’innovation @71signe

innovation

« Visions d’innovation sur les médias sociaux » 23 experts délivrent leurs conseils pour l’enseignement supérieur

J’ai encore pris un peu de retard, mais il est encore temps de se rattraper en diffusant l’étude menée par l’agence 71signe sur le sujet des médias sociaux destinés à l’enseignement supérieur, étude à laquelle j’ai eu le plaisir de participer, aux côtés de nombre de personnalités des médias sociaux et de l’enseignement dont Christine Balagué, Emmanuel Fraysse, Matthieu Chéreau, Benjamin Chaminade, Eric Delcroix, Henri Isaac … en tout 23 interviews ! à télécharger dans un élégant livre blanc gratuit, très bien mis en page.

Visuel du recueil experts

[un livre blanc à télécharger gratuitement]

http://i0.wp.com/www.s149926057.onlinehome.fr/essaiweb/bouton-telecharger.jpg?resize=299%2C80

Voici quelques extraits de mon interview :

« Je pense que l’expression « stratégies de médias sociaux » n’a pas énormément de sens. Il ne peut pas y avoir de « stratégie de médias sociaux », pas plus qu’il n’y a de « stratégie de salesforce.com » ; il existe par contre des outils de médias sociaux ou de CRM. Ce ne se sont que des outils, et donc on peut parler de « tactique » d’outils, c’est une expression plus appropriée. C’est en fait toujours la même histoire depuis que je travaille dans les systèmes d’information, c’est-à-dire depuis au moins 25 ans : vous utilisez un outil à bon ou mauvais escient, mais c’est l’objectif final qui compte. Parler de « stratégie de médias sociaux » montre qu’on a confondu les moyens pour l’objectif. »

« Les médias sociaux sont encore nouveaux pour certaines personnes mais en fait, ce n’est déjà plus nouveau, parce que le Web 2.0 a déjà huit ans. »

« Les médias sociaux pour le plaisir de faire des média sociaux, ça n’a aucun sens. Il y a eu beaucoup trop de cela ces derniers temps ; c’est-à-dire trop de gens et d’entreprises qui se sont mis sur les médias sociaux et notamment sur Facebook parce que c’était à la mode. Mais si ça se trouve ce n’est pas ce qui convient à leur entreprise, peut-être que d’autres plateformes que celles qu’ils ont choisies sont plus adaptées à leurs besoins. Par exemple ; les sociétés qui sont dans le BtoB ont beaucoup à gagner à affiner leurs stratégies de contenus via les médias sociaux mais les outils sociaux les mieux adaptés à ce besoin ne sont pas forcément Facebook. Donc y a pas de « prêt-à-porter » dans les médias sociaux, il faut s’adapter et trouver la tactique adaptée à son profil et ses objectifs. En fin de compte, ce qui fait loi, c’est la stratégie marketing en vue de la satisfaction clients, pas de faire du « cyberbabillage » sur Facebook. »

« Dans l’informatique, les lois sont immuables: ce sont les gens qui connaissent le moins la technique qui sont toujours les plus émerveillés par elle. Ceux qui la connaisse bien savent toujours prendre de la distance par rapport à elle.»

« Toute stratégie numérique démarre par l’ADN de votre marque. Si vous n’êtes pas capable de situer votre marque sur cet échiquier des valeurs vous ne saurez quoi faire. »

PRESENTATION DU LIVRE BLANC PAR 71SIGNE

“L’agence C’est un Signe publie un recueil inédit de bonnes pratiques et gestes d’innovation sur les médias sociaux. Destiné précisément aux communicants de l’enseignement supérieur, ce recueil présente les réflexions de vingt-trois référents, experts et chercheurs en matière de médias sociaux, génération Y et innovation.

Aussi discuté qu’il puisse l’être par ailleurs, le concept de génération Y désigne moins une tranche d’âge qu’une culture, particulièrement familiarisée aux interactions numériques, dans les rangs de laquelle se trouvent les futures recrues des établissements d’enseignement supérieur. À ce titre, la compréhension de son fonctionnement est devenue indispensable à une démarche de recrutement adaptée à ses attentes. L’innovation, quant à elle, sous-tend un ensemble de pratiques destinées à se démarquer sur un marché où une concurrence farouche règne de concert avec un manque de définition des éléments de succès.

Tous les référents interviewés ont été sélectionnés en fonction de leur proximité avec les sujets traités, qu’ils soient chefs d’entreprise, consultants indépendants,  enseignants-chercheurs ou encore acteurs des médias sociaux au sein de grandes universités américaines souvent citées en exemple par les institutions européennes. Contactés individuellement, ils ont aimablement accepté de partager leurs connaissances et de délivrer des conseils destinés à enrichir les pratiques des personnes chargées de la mise en œuvre d’une stratégie de communication digitale  au sein des Universités et Grandes Écoles.

Sans prétendre à l’exhaustivité, ce recueil entend néanmoins offrir de précieux éléments de réflexion et des pistes d’actions aux établissements soucieux d’optimiser leur communication digitale sur les médias sociaux.”

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L’expression « stratégies de médias sociaux » n’a pas de sens – visions d’innovation @71signe was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Air France survole* les médias sociaux

La sélection du jour…

tv-large_thumb.gifEst cette interview vidéo d’Arnaud Bourge, responsable des médias sociaux d’Air France, et déjà intervenu il y a quelque temps, en octobre 2012, lors de la conférence Media Aces qui s’était tenue chez Ubifrance. Il y décrit par le menu la stratégie digitale d’Air France, sa déclinaison dans les médias sociaux, et les tactiques d’outils qui sont utilisés au quotidien pour la gestion des crises, mais aussi la communication. Le cas Air France est particulièrement intéressant, car il s’agit d’une société très riche pour laquelle les médias sociaux ne veulent pas seulement dire « relation client », ni encore moins « communication », mais un riche mix de tous ces éléments. Je vous recommande particulièrement cette interview réalisée par Frenchweb dans le cadre de son « social media mag », un rendez-vous mensuel consacré aux médias sociaux et au Community Management. J’ai eu la chance d’inaugurer cette série que je recommande chaudement à tous :

* pour ceux qui se poseraient la question, le terme « survoler », dans ce cas, désigne ici non pas le détachement mais le fait de maîtriser son domaine.

Air France survole* les médias sociaux was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

panorama français des médias sociaux – petit déjeuner Skema (2/2)

image_thumb6La 2e partie de la conférence était assurée par Antoine Spadoni, fondateur et dirigeant de la société Social shaker, éditeur d’applications Facebook depuis 2009. La solution a été lancée en 2011 et la société est aujourd’hui leader en France, selon Antoine. L’objectif de Social Shaker, est de permettre l’administration des comptes Facebook afin de de « créer de l’engagement ». Antoine a donc pu rassembler toute son expérience professionnelle afin d’éclairer l’assistance sur l’état des lieux des médias sociaux. En route donc pour un balayage de ce paysage.

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2 présentations pour le prix d’une aujourd’hui : celle d’Antoine Spadoni et la mienne

En France depuis 2010 … dans le grand public

« En France, les réseaux sociaux se développent depuis 2010 » a-t-il annoncé dans sa présentation. Or, « la question n’est plus de savoir si on intègre des médias sociaux dans son mix aujourd’hui, mais comment on le fait mieux » a-t-il poursuivi fort justement. En ceci, il a insisté sur la très rapide prise de maturité de ce secteur, que nous décrirons plus en détail avec Hervé Kabla notre futur ouvrage la communication digitale expliquée à mon boss (http://amonboss.com). Mais les fondamentaux restent là, comme le répète Antoine fort justement « avant, on poussait de l’info, maintenant on peut et on doit parler directement à ses clients et ses prospect ».

Facebook … portrait d’un géant de 25 millions d’utilisateurs hexagonaux

Facebook a désormais 25 millions d’utilisateurs actifs en France (NDLR : et 1 milliard dans le monde) et la base de ce réseau social est ce qui s’appelle « le social graph », qui imprime une logique affinitaire et non pas uniquement basée sur le contenu (un mélange de contenu et d’utilisateurs en somme). Avec Facebook « tout est un objet, tout est connecté » précise Antoine. C’est le cas notamment avec des applicatifs comme Deezer au Spotify etc. Avec Facebook donc, on construit une « communauté » c’est-à-dire un ensemble de fans et d’amis de ses fans. Ce que, au début du Web 2.0, on appelait FoaF (friend of a friend), le système qui avait été popularisé par un des premiers réseaux sociaux jamais créés : friendster (désormais racheté et reconverti dans le jeu social). Avec cette logique d’amis des amis, « on multiplie ainsi par 10 ou 15 la portée de ses messages » (ce que dans le jargon on appelle le « Reach ») a précisé Antoine Spadoni.

À ceci il faut ajouter le fameux algorithme « edgerank », dont personne ne sait exactement comment il fonctionne, mais dont on sait qu’il s’appuie sur l’affinité, le poids et la renaissance des publications, textes etc. Comme exemple de conversation bien menée, Antoine nous a montré le poste de Ikea Marseille sur l’annonce allô Hållö, qui est effectivement un concentré d’humour et de commerce. On peut véritablement, dans ce cas, parler « d’engagement », on est bien au cœur du marketing du bouche-à-oreille, si souvent décrit, et si souvent mal compris.

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Le « Graph Search » … un cran plus loin avec Facebook

Mais ce n’est pas tout, arrive le « graph search » : il s’agit d’une nouvelle manière de référencer les contenus, une manière de rechercher à la fois les gens, les endroits et les choses. Et tout tourne autour de la géolocalisation bien entendu. Pour donc être bien référencé dans Facebook, Antoine nous donne ses conseils :

  1. bien remplir sa section « à propos »
  2. bien enseigner son adresse
  3. bien engager durablement avec Stéphane car le taux d’engagement influence référencement

Bien sûr, ces conseils s’adressent essentiellement aux entreprises et aux entrepreneurs.

Et voici Twitter

Depuis 2011, Twitter a fait également son apparition en France. Ou plutôt, c’est le grand public qui vient de le découvrir ; je suis pour ma part sur ce réseau social depuis 2007. Aujourd’hui, les journalistes y sont inscrits, les médias se sont approprié cet espace, et le hashtag devient universel nous a expliqué Antoine (il se pourrait même qu’il soit repris sur Facebook bientôt). Et la télévision adore les hashtags, avec un palmarès 2012 qui montre en tête de liste …TF1 avec 12.7 millions de tweets ! Comme on le voit, la fin des mass media, ce n’est pas pour aujourd’hui.

Vine … mais à quoi ça sert ?

clip_image003Plus anecdotique, du moins a priori, Antoine a montré à l’assistance, quelque peu médusée, le service Vine, lancée par Twitter en 2013. Il s’agit de contenu vidéo en 6 secondes, un peu à la manière des GIF animé, qui boucle indéfiniment. Cela peut paraître anecdotique et superflu, mais l’exemple de The Wolverine montrée par Antoine, prouvant que les marques peuvent s’emparer intelligemment d’un nouveau service, même si la majorité des utilisateurs ne comprend pas à quoi il sert.

La présentation n’aurait pas été complète sans évoquer le bon vieux Google+, la dernière tentative de Google de revenir dans le coup des médias sociaux. Google a interdit les jeux concours sur son réseau social, et son approche « serait plus orientée vers le référencement naturel (SEO) », même si d’aucuns, dont je suis, ne sont pas complètement convaincus. Antoine n’a pas tellement développé sur le réseau social de Google, qui a beaucoup perdu en mêlant, depuis son lancement de la mi 2010, date à laquelle il allait révolutionner le monde, mais ceci ne s’est pas passé. Antoine nous a quand même démontré l’utilisation d’une fonctionnalité assez intéressante à palais un garde ce qui permet jusqu’à 10 personnes de se réunir en ligne, voir même de diffuser en live une présentation sur YouTube.

Enfin, pour conclure, Antoine a démontré  Tumblr, Instagram (100 millions d’utilisateurs actifs à aujourd’hui et, c’est récent, la moitié sur Android après un an seulement d’existence), et le bon vieux Pinterest avec l’exemple de delamaison.fr, qui arrivent à avoir quelques suiveurs (424 mais j’en ai même un peu plus moi-même alors que je ne l’utilise pas), mais force est de constater qu’il ne s’y passe pas grand-chose non plus.

Cette présentation est mise à votre disposition directement sur Slideshare et ci-dessous:

Enfin, une 3e présentation et non des moindres, la mienne, concernant une mise à jour complète de la présentation antérieurement présentée à Londres et à Zagreb « quels outils pour quels messages », qui a été également francisée pour location :

N’hésitez pas, si vous êtes un ancien diplômé de Skema, à vous positionner lors de la prochaine conférence du club Solomo, et si vous n’en êtes pas, à suivre une formation dans cette excellente école afin de pouvoir en être.

panorama français des médias sociaux – petit déjeuner Skema (2/2) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

à quoi servent (vraiment) les applications mobiles – petit déjeuner Skema (1/2)

imageLa semaine dernière, le club Solomo de Skema Business School (contacter Quentin ici) a organisé sa première réunion publique (thème : « Le mobile et les réseaux sociaux : quels outils, pour quels usages ? ») – devant un auditoire d’environ 40 personnes, rue du faubourg Saint-Honoré – qui est peut-être le point médian entre Paris et Nice, à condition de faire un effort d’imagination. Les participants ont eu droit à 3 présentations lors de cette conférence : d’une part Bruno Vercelli de Sentinelo, Président des anciens élèves de Skema, a parlé des applications mobiles ; Antoine Spadoni, fondateur de socialshaker, a ensuite dressé un panorama complet des médias sociaux, chiffres à l’appui, et enfin, je me suis livré un exercice de stratégie associée à la marque, avec la nouvelle version (française) entièrement revue de ma présentation « médias sociaux : quels outils pour quels messages ? ». Voici les points qu’il fallait retenir de cette conférence, en 2 parties, en commençant par la présentation de Bruno :

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[Antoine Spadoni (à gauche) et Bruno Vercelli (au fond à droite derrière la foule)]

Bruno Vercelli : état des lieux des applications mobiles

Bruno a commencé sa présentation en expliquant l’état des lieux du paysage mobile: il ne s’agit pas d’un épiphénomène : 20 millions de Smartphones existent en 2012, 40 millions seront disponibles en 2014, en France uniquement. Ce n’est plus non plus un phénomène de geeks et de jeunes, car la barre des 50 % de possesseurs de Smartphones a été franchie. Il y a, selon Bruno, un parallèle à faire entre applis mobiles et début du Web. « Au début, il fallait avoir une application parce que c’était à la mode, mais c’est devenu cher, et il fallait savoir également ce qu’on voulait en faire ! ».

Avant toute chose, il faut noter que les applis mobiles ne sont pas que pour les Pure Players a précisé Bruno dans son introduction. Les entreprises à forte notoriété les utilisent aussi pour fidéliser, également pour le multicanal, ainsi que pour localiser leurs magasins.

Les market stores : un problème d’œuf et de poule

Il n’est cependant pas toujours facile de se faire entendre sur ce marché dominé par deux acteurs (IOS d’Apple et Android de Google). L’arrivée des nouveaux entrants (BB10 et Windows Phone 8) pourrait ainsi changer la donne, sans compter les systèmes d’exploitation libres comme Firefox et Tizen qui sont soutenus par les opérateurs**. Mais en attendant, il faudra faire avec ces acteurs dominants… et probablement un troisième, Amazon, qui veut aussi sa part du gâteau.

** voir ici l’annonce récente de Telefonica, au Mobile World Congress

Le problème de base, pour le développeur d’application, c’est la notoriété : « comment être au top du référencement dans un market store qui contient plus de 800,000 applications ?  Le référencement naturel par mots-clés est restreint » a-t-il prévenu « et le référencement payant n’est pas possible ». « Le seul critère est le nombre de téléchargements » a-t-il poursuivi, ce qui finalement crée un joli cercle vicieux : si pour être beaucoup téléchargé, il faut être vu, et qu’on n’est vu que lorsqu’on a été beaucoup téléchargé, la boucle est bouclée.

D’ailleurs, les statistiques ne sont guère encourageantes. La durée de vie sur l’écran d’accueil (le « Springboard » dans le jargon, voir celui de l’iPhone à gauche) d’un utilisateur est de 3 mois (sans pour autant avoir été utilisée), et 93 % des applications ne sont utilisées qu’une seule fois conclue Bruno Vercelli.

Revenir aux fondamentaux du commerce

C’est là qu’il faut revenir aux fondamentaux : 73 % des recherches Web (pas seulement mobiles) sont locales (horaires, recherche de magasins etc.) indique Bruno (photo) et « 92 % du CA global du commerce en France est réalisé dans les magasins physiques, ceci malgré l’augmentation du commerce en ligne ».

C’est donc de cela qu’il faut s’occuper, en se dévouant au ROBO (« research online, buy offline » : recherche en ligne, achat en magasin) car « 70 % des chercheurs d’information sur le Web finissent par acheter en magasin ». BUT a même trouvé qu’un utilisateur pouvait aller chercher de l’information 8 à 10 fois avant de passer à l’acte, et c’est pour cela qu’ils ont décidé de se lancer dans le show-rooming, un nouveau concept où on accueille le client en magasin, avec un stock restreint, et où la commande se fait depuis le lieu d’achat, en ligne avec un conseiller, qui livre le client à domicile.

Pour ceux qui douteraient encore de l’importance de l’expérience client, Amazon vient de leur envoyer un message fort. Et pour en rajouter un peu, Le Monde de dimanche/lundi du 1er avril a décrit la crise actuelle du e-commerce qui a subit la crise de plein fouet, en même temps qu’il se développe (un paradoxe compréhensible car si le gâteau grandit, le nombre de bouches à nourrir aussi).

3 options

Comment donc les applications mobiles peuvent-elles soutenir les commerçants ? Il existe 3 façons de faire selon Bruno Vercelli :

  1. Le « Web to store » : c’est donner le choix aux clients d’aller chercher le produit en magasin (livraison en boutique, store locator, stocks en temps réel …) ;
  2. Le Couponing : « cela marche bien, mais s’adresse surtout aux chasseurs de promotions » selon Bruno ;
  3. Le « mobile to store » : dans ce cas, c’est l’application mobile qui a pour but de ramener le client dans le magasin, comme dans le cas de Sentinelo, dont Bruno est un des cofondateurs (voir ici une présentation d’une de ses présentations antérieures).

La conclusion, c’est que la tendance du commerce de demain, c’est la convergence, et non l’opposition entre commerçants en ligne et physiques (voir aussi ses autres exemples dans une présentation que j’ai faite récemment).

La suite avec la présentation d’Antoine Spadoni, sur l’état des lieux des médias sociaux (et la mienne) dans un article à paraître incessamment …

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à propos de l’événement Skema (par le bureau de Skema)

SKEMA Alumni a eu le plaisir d’accueillir près de quarante diplômés au petit-déjeuner/conférence du Club SOLOMO (Social Local Mobile) du 26 mars sur le thème : « Le mobile et les réseaux sociaux : quels outils, pour quels usages ? »

Le club SOLOMO a pour objet de réunir, d’échanger et de partager autour des nouvelles technologies, de la mobilité et des réseaux sociaux.

Communiquer via le mobile et les réseaux sociaux, pour quelle stratégie de communication opter et pour qui ? Quels outils choisir, pour quels messages ? Quel retour sur investissement est généré par ces nouveaux moyens de communication ?

  • Bruno VERCELLI (Vice-Président et Cofondateur de SENTINELO) a exposé l’importance du mobile dans notre société actuelle et l’intérêt de développer une application de géolocalisation des produits/services d’une entreprise. Ce concept répond à une attente du consommateur dont le comportement est d’acheter en magasin après une recherche online, appelé aussi « phénomène ROBO (Research Online Buy Offline) » ;
  • Antoine SPADONI (Fondateur et Dirigeant SocialShaker) a mis en évidence le panorama de réseaux sociaux à disposition des entreprises et a présenté les différents bénéfices des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Google+,… ;
  • Yann GOURVENNEC (Président et co-fondateur de Media Aces, créateur de Visionarymarketing.com) est quant à lui intervenu sur le choix stratégique et le retour sur investissement de ces outils qui dépendent avant tout, du message souhaité et de la cible visée. Yann anime un blog et est également le co-auteur des livres « Les médias sociaux expliqués à mon boss » et « La communication digitale expliquée à mon boss » (ce dernier sort en juin 2013).

Les anciens de Skema Business School qui sont intéressés par les conférences du club Solomo sont priés de contacter Quentin Fontvielle directement.

à quoi servent (vraiment) les applications mobiles – petit déjeuner Skema (1/2) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec