Stratégies de contenu, curation et infobésité – conférence du 8 juillet

logobigJ’aurai plaisir à retrouver bon nombre de camarades pour parler stratégies de contenu, un sujet qui sera largement abordé dans notre nouvel ouvrage la communication digitale expliquée à mon boss qui sortira cet automne. Je devrais dire qui “est largement” abordé dans la mesure où le livre est déjà assemblé et qu’il en est au stade de la relecture. Mon sujet cependant es unpeu différent puisqu’on m’a demandé de parler d’autre chose que l’importance du contenu ou les stratégies/tactiques de contenus, mais de la curation et de donner mes recettes. Une occasion pour ma part de donner quelques points de vue sur l’infobésité, et le rapport à l’information… et aussi les astues pour y survivre. Rendez-vous le 08/07 à l’ampithéâtre Paristech

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Amphithéâtre ParisTech – 46 rue Barrault – 75013 Paris. Vous pouvez suivre la conférence et interagir sur Twitter avec : #SCMW2013

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Le contenu fait partie des grandes priorités des marketeurs. Selon une étude récente de Econsultancy, 90% d’entre eux pensent que l’importance du contenu va continuer à se développer en 2013. Étonnamment, seulement 38% d’entre eux ont mis en place une stratégie de contenu.

Dans ce contexte de course au contenu, l’entreprise peut être créatrice (générant elle-même du contenu original) mais aussi curatrice: découvrant et partageant les meilleurs contenus sur ses sujets de prédilection. L’opération est vertueuse: les créateurs de contenus originaux acquièrent une nouvelle audience, qualifiée; et l’entreprise devient le passeur sur les thèmes qui définissent sa marque ou les valeurs qui concernent son audience. Création et Curation sont ainsi devenues les piliers synergiques d’une stratégie de contenu efficace.

Afin de pouvoir répondre à ces différentes problématiques liées aux stratégies de contenu, Scoop It organise le lundi 8 juillet une conférence qui présentera :

  • l’importance de la stratégie de contenu et des façons pragmatiques de l’aborder,
  • les bonnes pratiques de la curation,
  • et enfin les bénéfices explicites que l’entreprise peut en tirer au travers d’exemples concrets.

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Programme:

  • 18:00 – Accueil
  • 18:30 – Introduction
  • Mounira Hamdi – Chef de projets web et  media sociaux – @MouniraHamdi
  • Marc Rougier – Fondateur et Président, Scoop.it – @MarcFuseki
  • 18:40 – Content Marketing: pour quels objectifs ?
  • Laurent Ollivier – Directeur Général, Agence Aressy –@laurentoparis
  • 19:00 – Les médias sociaux au service des stratégies de contenus marketing
  • Intervenant à confirmer
  • 19:25 – Veille, Outils & Astuces. Comment survivre à l’infobésité ?
  • Yann Gourvennec – Fondateur VisionaryMarketing.com – @ygourven
  • 19:45 – La curation, une opportunité de Brand Content ?
  • Marc Rougier
  • 20:10 – Table ronde : Les 1001 facettes de la curation.
  • Pierre Tran – Journaliste, blogueur – @PierreTran
  • Vincent Redrado – Fondateur et CEO, TheTops.fr – @VincentRedrado
  • Laurent Ollvier
  • Yann Gourvennec
  • Marc Rougier

 

  • 20:30 – Clôture / Cocktail

 

Bouton-inscription-2Réservez votre place

 

Cette conférence aura lieu à l’Amphithéâtre ParisTech – 46 rue Barrault – 75013 Paris. Vous pouvez suivre la conférence et interagir sur Twitter avec : #SCMW2013

Comment se rendre à la conférence ?

  • Métro : ligne 6 (Corvisart)
  • RER : ligne B (Denfert-Rochereau) puis métro ligne 6 (direction Nation)
  • Bus : ligne 62 (Vergniaud), 21 (Daviel) ou 67 (Bobillot)
Stratégies de contenu, curation et infobésité – conférence du 8 juillet was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Le Web entre nouvelle économie et capitalisme hégémonique

ebook-largeOuf ! Nous sommes en train de mettre la dernière main à notre nouvel ouvrage La communication digitale expliquée à mon boss, suite de notre précédent livre dédié aux médias sociaux.

Il va s’agir d’une véritable somme du digital sur laquelle nous nous penchons actuellement, en pleine phase de relecture (ce n’est pas la plus drôle je vous l’avoue). En fait, il s’agit même d’un ouvrage double puisque nous l’écrivons à la fois en Français et en Anglais (le titre Anglais en sera Mastering Digital Communications Like A Boss, Beyond Social Media). La version française se construis un poil plus vite, en amont de la version anglaise que nous ré-adaptons entièrement ; elle représente aujourd’hui un corpus de environ 500 pages, avec un grand nombre d’illustrations, de planches PowerPoint (qui seront partagées sur Slideshare comme en 2011 pour le précédent livre), de conseils pratiques, et même de vidéos et d’un panorama assez large et complet de la plupart des aspects de la communication digitale.

Une place importante y est faite bien entendu à la conduite du changement, l’analyse, les chiffres, les moyens et les astuces pour pouvoir convaincre sa direction, mais aussi ses collègues de la pertinence du monde digital tout en faisant valoir ses compétences et son expertise. C’est également un moyen de se perfectionner aux aspects stratégiques du Web.

Nous avons  laissé à nos lecteurs sans nouvelles, malgré nos promesses, depuis de nombreux mois sur ce sujet, alors que nous avions prévu de publier régulièrement des vidéos, honte sur nous ! c’est que la rédaction d’un ouvrage comme celui-là est très prenante : plus de 90 articles d’environ 1500 mots ont été écrits, intégrées, relayés à l’ensemble, cela rend particulièrement de temps.

Mais assez parlé de nous !

Parlons plutôt aujourd’hui du livre d’un de nos confrères, Bertrand Jouvenot, qui vient de publier aux éditions Kawa (transparence : notre éditeur également), dans la collection tout savoir sur… Un livre sur « les dessous du Web ».

Voilà un aspect, que nous n’aborderons pas véritablement dans notre livre, mais qui est aussi une facette intéressante du sujet, celle de l’ambiguïté du Web, qui hésite toujours – nous en avions touché plus d’un mot dans notre premier ouvrage – entre le mouvement libertaire de ses débuts, issu du mouvement hippie de la Californie, et la présence hégémonique de quelques grands groupes capitalistiques, qui tendent de plus en plus à se comporter comme des acteurs historiques en tentant de prendre la totalité ou à tout le moins l’immense majorité d’un marché (“The winner takes almost all” selon l’expression de Seth Godin)

Pas besoin d’attendre d’avoir fini le livre pour savoir ce qu’il y a dedans, Frenchweb nous en livre des extraits publiés régulièrement en voici ci-dessous les 2 premiers. Je livrerai quant à moi les impressions des que j’aurais fini le livre.

À vos souris !

Tout savoir sur … les dessous du Web

Le Web est tout en contrastes. Il ressemble à une pièce de monnaie dont les deux faces ne se quittent jamais, mais ne se rencontrent jamais non plus.

Du côté face, l’apparition d’une nouvelle économie, des créations d’emplois, la croissance spectaculaire d’un nouveau type d’entreprises, l’invention de nouveaux services, l’accélération de l’innovation, la diffusion des idées et des savoirs, l’évolution des modes d’interaction entre les individus, etc.

lesdessouduwebDu côté pile, l’hyper-puissance d’acteurs organisant l’information au niveau mondial, la destruction de pans entiers de l’industrie (musique, cinéma…), la disparition de medias traditionnels (journaux, radios…), le remplacement de l’information par l’opinion, la remise en question de la propriété intellectuelle, l’évaporation de prérogatives des États Nations…

Mac vs. PC ? Derrière cette simple opposition entre deux familles informa­tiques, deux philosophies d’affrontent.

Celle du PC, ou personnal computer, est héritée du passé. Elle demande à l’homme de s’adapter à la machine. Celle du Macintosh est plus moderne. Elle s’efforce d’adapter la machine à l’homme. La première capitalise sur les capacités d’adaptation de l’individu tandis que la seconde s’appuie sur ses potentialités. Dans le premier cas, l’homme est au service de la machine. Dans le second, la machine est au service de l’homme. La première est machine centric, la seconde est human centric. Toutes nos entreprises, nos stratégies, nos process, suivent la logique PC. L’homme est convié à se plier à des règles, des modes de fonctionnement, des habitudes, une hiérarchie, des tableaux de bord, des ERP, des progiciels, etc. Et quand cela ne marche plus, les organisa­tions demandent à leurs collaborateurs de s’adapter encore plus, en devenant toujours plus flexibles, mobiles, souples… Et parce que nous ne sommes pas à un paradoxe près, on observe les vainqueurs du moment, tel Google ou Apple, et on en on déduit que la clef du succès se trouve dans la créativité, l’innovation, la communication… Bref dans les potentialités de l’homme, que la philosophie du Mac se propose précisément de libérer.

via Extrait #1 : Mac vs. PC | FrenchWeb.fr.

Extrait #2 : Le foyer digital | FrenchWeb.fr

Le monde change, l’économie aussi. Elle se tertiarise comme disent les écono­mistes. Le poids des services dans les PIB et autres PNB augmente.

Les équipements informatiques, les connections Internet, les téléphones et autres terminaux, sont devenus les outils de travail, de production et de productivité des salariés. Les collaborateurs d’une entreprise sont désormais mieux équipés, mieux outillés techniquement, informatiquement, télépho­niquement… à titre personnel, qu’à titre professionnel. Quand ils ont deux téléphones et qu’ils ne sont pas dans les sommets de l’organigramme, celui que leur a fourni leur entreprise est rarement le mieux des deux. A la maison, l’ordinateur dont ils disposent est souvent plus récent, mieux équipé en logi­ciels, doté de plus de mémoire que celui qu’ils utilisent au travail.

via Extrait #2 : Le foyer digital | FrenchWeb.fr.

Le Web entre nouvelle économie et capitalisme hégémonique was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

innovation ou rénovation ? le 21ème siècle est-il vraiment si innovant ?

eye-largeSuite de notre précédent article pour le compte de l’Adetem en amont de la 8e édition de la nuit du marketing, marquée par une innovation, celle du prix de l’excellence marketing auquel nous participerons en tant que membre du jury, avec nombre d’autres blogueurs. Revenons donc à l’innovation proprement dite et un 2e billet sur l’innovation marketing. Cette fois-ci encore je m’en tiendrai à mon sujet de prédilection, l’innovation high-tech. Après le chapitre introductif, nous avons vu qu’il fallait en matière d’innovation technologique et savoir se hâter lentement. Je voudrais poursuivre avec une idée assez provocatrice, quitte à bousculer un préjugé bien établi qui voudrait que nous soyons au siècle de l’innovation, que notre environnement est en perpétuel changement, et que l’innovation est au cœur de notre vie.

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La 2e question de nos amis de l’Adetem consisté à mettre en exergue une innovation qui m’a frappé en 2013. Je voudrais remonter un cran plus haut, et me poser la question de savoir quel est l’impact, et l’ampleur des innovations qui nous occupent tous les jours sur Internet ou ailleurs. Vais-je jeter mon dévolu sur Google glass, dont les débats remplissent blogs et journaux ad nauseam depuis au moins le début 2013 ? La nouvelle version de IOS7 ? La nième tentative de tablettes hybrides pour concurrencer Apple ? Probablement pas.

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Légende : vers 1899, un ingénieur allemand gèle artificiellement la Seine pour permettre le creusement du tunnel du métro vers St Michel au niveau du pont au change préfigurant ainsi le Ice Nine du livre Cat’s Cradle de Kurt Vonnegut en 1963. En 2013, la ligne 4 du métro vient de se prolonger d’1 station au-delà du périphérique ; il a fallu près de 4 ans pour la construire.

Google glass, IOS 7 etc. sont à l’innovation ce que CNN est à l’information journalistique : ça bouge, ça remue, ça change tout le temps, mais on ne comprend rien. Et il y a fort à parier que les lunettes Google finissent au rebut de l’innovation, voire même à l’index des tribunaux (se pourrait-il qu’il s’agisse d’un accessoire d’espionnage, d’aucuns pourront le penser, même si on a vu plus discret ; à juger comment je me fais régulièrement agresser dans la rue car je prends des photos, tout en faisant bien attention à éviter les personnes, alors que la paranoïa fait rage… Attendons donc 10 ans !)

Le siècle de l’innovation ou de la futilité ?

Quant à IOS 7, je ne vois pas trop à quoi peut servir de commenter, comme je l’ai vu, sur la qualité graphique de l’icône de setup. N’y a-t-il pas des choses plus importantes ? L’innovation de ce fameux siècle innovant se résume-t-elle à la qualité d’une icône. Le XXIe siècle est donc probablement bien vide pour monopoliser l’attention de millions de gens sur des choses si futiles.

Le XXIe siècle, soyons provocateur, n’est probablement pas le siècle de l’innovation.

Celui-là, est arrivé il y a 200 ans, quand tout ou presque était à inventer, quand les hommes ont tout découvert et développé, les déplacements sur terre, sur rail, dans les airs, et même la mécanisation au travers des premiers métiers à tisser, qui ont donné déjà lieu aux premières manifestations d’opposants aux changements technologiques, celle des Luddites. Tout a été inventé à cette époque-là. Même la dégradation de l’environnement, l’industrialisation, la mécanisation, jusque dans ce déluge de fer, de feu et de sang de la guerre 14, et même l’exode rural (notre village d’Ariège s’est vidé dès 1900).

Si le XIXe siècle a été le siècle de l’innovation, le XXe siècle, a été celui de la modernité, de l’industrialisation, de la mécanisation et de l’automatisation à outrance. Toutes les innovations du XIXe siècle y ont été agrandies, améliorées, renforcées, développées… sous la poussée de 3 guerres qui, au travers de leur macabre recherche de l’efficacité, ont poussé l’innovation (j’inclus 1870 qui est déjà annonciatrice de la guerre moderne, cf. la débâcle de Zola). Remarquez que je n’ai pas dit progrès.

La R&D ne fonctionne plus… quoi d’étonnant à cela ?

Le XXIe siècle, lui, est le siècle de la parabole (au sens du réseau, mais aussi au sens du symbole, de ces analystes symboliques que nous sommes devenus) et de l’hyperbole ; de l’excès et de la massification (cf. l’hypermodernité de Lipovetsky). L’innovation n’y est plus fondamentale, elle y est utilitaire, pratique et massive. Alors, quoi de surprenant, comme nous le dit Pierre Yves Chaltiel que la R&D ne fonctionne plus. La R&D est affaire d’assemblage, d’ « intégration » (au sens informatique du terme), et le Marketing de l’innovation est donc de plus en plus un marketing de projets. Scott Berkun conseille aux innovateurs, de ne jamais utiliser le mot d’innovation; c’est vrai qu’il est pratique car il permet se raccrocher à quelque chose, mais ce terme n’a pas beaucoup de signification intrinsèque. Il exprime dans cet article que le véritable innovateur parle de nouveaux produits, de projets, de jalons, mais il ne perd pas de temps avec des concepts abstraits. Quoi d’étonnant ainsi à ce que les marketeurs qui réussissent soient de bons chefs de projets ?!

Le siècle de la massification

idea-visionary-marketingLe XXIe siècle n’est pas le siècle de l’innovation, c’est le siècle du perfectionnement et de la masse. La véritable différence, c’est la montée en charge et l’impact des masses touchées par cette révolution digitale.

D’ailleurs, nous ne devrions plus parler d’innovation, mais de rénovation peut-être. Alors, si je ne devais prendre qu’une innovation high-tech à titre symbolique, ce serait une méta innovation celle du Cloud computing, aboutissement de 20 ans de tâtonnements, sur les réseaux et de déplacement du monde logiciel vers le tout numérique et tout connecté ; il faudra attendre probablement encore 5 ans au-moins pour atteindre l’état suprême du ubiquitous computing, celui où nos données et nos SI sont disponibles partout et en tout lieu.

C’est que le Cloud computing logiciel (SaaS) est en passe de changer non notre rapport au logiciel, mais notre rapport au monde. Voici comment se matérialise ce changement au travers de mon usage de ces logiciels. Muni d’une simple tablette connectée, 3G/Wifi, aujourd’hui, il est possible de :

  • avec Skydrive (ou Dropbox, Google drive etc.) d’emporter nos données partout ;
  • avec Cloudon (icône ci-dessus), de les modifier en tout lieu (de façon encore assez maladroite mais ça s’améliorera sans doute) ;
  • avec Slideshark, d’afficher mes cours en temps réel (là encore c’est perfectible mais on progresse) ;
  • avec WordPress, de publier et de parler au monde entier ;
  • avec Evernote, d’écrire des articles sans clavier en temps réel avec ma tablette ;
  • avec Penultimate de prendre des notes manuscrites, de les stocker et même d’effectuer des recherches ;
  • avec Paper 53 de dessiner partout et en tout lieu même dans le métro ;
  • et avec les médias sociaux, de diffuser partager les infos dans le monde.
  • etc. etc. la liste n’est pas close, adaptez-là à votre goût …

note : certaines de ces « innovations » n’ont rien de nouveau. Dès 1999, j’avais une ardoise électronique (j’en ai possédé au moins 5 de 1999 à 2007 qui progressaient régulièrement) qui permettait de prendre des notes manuscrites en mode de reconnaissance de l’écriture. En somme, il y a même eu régression technologique très nette sur beaucoup de points depuis 2000.

Entendez-moi bien, je ne fais pas la promotion ici d’une application, qui sera probablement remplacée par une autre et une autre et une autre encore. Je vous expose un mode de vie, mais aussi un mode de travailler, une façon d’interagir avec le monde et le réel, de vivre et de respirer digital à chaque moment de votre vie, c’est cela qui me fait dire que l’univers digital qui nous entoure et que d’aucuns maîtrisent avec aisance, ils sont de plus en plus nombreux, est un véritable changement de paradigme. Ce changement de paradigme change notre attitude notre rapport au monde, au travail, au temps. Voilà une véritable « innovation ». Plus qu’une simple icône. À supposer qu’ IOS 7 soit vraiment très mauvais, nos utilisateurs migreront sur un autre système d’exploitation, et il est fort à parier que ces systèmes d’exploitation n’aient plus aucune importance dans un futur assez proche de la téléphonie, et que l’intelligence se déplace, comme d’habitude, dans le réseau via Internet.

Ce changement de paradigme, je vous inviterai bientôt à le découvrir en détail dans notre prochain ouvrage, la communication digitale expliquée à mon boss, qui sortira en septembre 2013 (si tout va bien, nous avons pris un peu de retard, c’est qu’il faut relire cet ouvrage massif de près de 500 pages !).

C’est cette innovation incrémentale, aboutissement de décennies de perfectionnements qui à mon avis constitue le niveau actuel de l’innovation marketing high-tech d’aujourd’hui, bien plus que l’innovation d’une paire de lunettes … qui intégrera peut-être un jour avec force modifications notre univers, et qui rejoindra et sera englobée, dans ce cas, cette méta innovation.

innovation ou rénovation ? le 21ème siècle est-il vraiment si innovant ? was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

incontournable : conférence B2B « le digital au service de la performance » (26/06/2103)

€-largeLa conférence B2B du 26 Juin 2013 organisée par notre ami Mohamed Khodja (Open2leads, membre actif de Media Aces) s’annonce passionnante. Qui plus est, elle est gratuite, faisant mentir l’adage de Michelin selon lequel ce qui est gratuit n’a pas de valeur. Car la valeur, et la performance et le ROI en particulier, seront au centre des débats, auxquels je participerai avec mon compère Hervé Kabla. Nous y présenterons notamment certaines des tendances que nous avons développées dans l’ouvrage que nous préparons pour la rentrée 2013 et qui est en cours de relecture : « la communication digitale expliquée à mon boss »

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B2B Best practices: Le Digital au service de la Performance,
une conférence organisée par Open2leads
Bouton-inscription-2

de 19h00 à 21h00

 Annonceurs et prestataires partageront lors d’une table ronde, leurs retours d’expériences pour optimiser le recrutement de nouveaux clients :
  1. Etat des lieux : Les auteurs du futur ouvrage « Le Digital expliqué à mon Boss”  feront le point sur les dernière tendances actuelles et à venir du Marketing BtoB.
  2. L’affiliation en BtoB : Un modèle efficace
  3. Le RTB (Real Time Bidding) : En marche vers la révolution de l’achat Média
  4. Web Tracking :  Identifier le BON projet au Bon moment

de 21h00 à 21h30

B2B Best “Subjects” : Retour sur les sujets les plus commentés d’Open2leads
  1. Les meilleurs contributeurs d’Open2leads reviendront sur les derniers sujets les plus commentés en matière de marketing B2B et partageront avec vous leur vision.

21h30-22h00

“Elevator Pitch” : Les nouvelles pépites du marketing B2B
  1. 10 entrepreneurs viendront tenter de convaincre en moins d’une minute, de l’intérêt d’intégrer leurs solutions dans une stratégie de recrutement et fidélisation B2B

à partir de 22h00

  1. Buffet dinatoire et champagne
  2. Echangez entre membres du réseau Open2leads. .Elargissez votre réseau B2B

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incontournable : conférence B2B « le digital au service de la performance » (26/06/2103) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

RP : 6 grandes tendances de l’influence par Pierre Loic Assayag 3/3 – #tfoi

eye-large_thumb1_thumbSuite de la série de 3 conférences dans les locaux de https://bitly.com/XSwxrM.qrcodePublicis Consultants le 18/04 dont le sujet était le futur de l’influence, organisée à l’initiative de Stanislas Magniant de Publicis et de la société Traackr. Voici la troisième présentation, celle de Pierre Loïc Assayag, co-fondateur de Traackr, installé dans la Silicon Valley depuis 18 ans. [http://bit.ly/tfoivision pour rassembler les 3 parties]

lire les 3 articles

Pierre Loic Assayag, co-fondateur de Traackr (photo ci-dessous) est venu conclure le cycle de 3 présentations dédiées à l’influence, qui se sont tenues dans les locaux de Publicis consultants la semaine dernière (cf. QR code ou http://bit.ly/toifvision pour rassembler les 3 parties de ce cycle). Sa présentation avait l’avantage non seulement d’être visionnaire, mais de donner un angle de vue très américain, et donc en décalage par rapport à ce que nous vivons en Europe et en France en particulier.  En même temps, c’est une difficulté de lecture supplémentaire, car les approches régionales sont radicalement différentes et le professionnalisme des blogueurs aux US poussé à son extrême. Il a dégagé 6 tendances de l’influence, qu’à mon avis, il faudra retenir.

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  • Première tendance : le contexte prévaut sur la popularité. Justin Bieber n’a pas la possibilité d’influencer sur tout. Travailler avec Robert Scoble pour un de ses clients, Traackr a pu multiplier les visites par 10 sur leur site, mais en travaillant avec Jason Falls, un  blogueur moins connu, ils ont augmenté les visites de 30% seulement (sic ! il faut néanmoins préciser que le client en question est dans le social media monitoring, pas les produits grand public), mais ce client, netbase, a multiplié ses ventes par 10. « En conclusion, avec le marketing social il ne faut pas seulement chercher des tweets et des Likes » nous a dit Pierre Loic. Le vrai impact c’est quelqu’un qui est capable de changer la popularité en argent. Moins de 3% des gens qui créent une conversation représentent 90% de l’impact. Il faut donc faire très attention au contexte. Que les blogueurs français capables d’augmenter les chiffres d’affaires (surtout dans ces proportions) lèvent le doigt !
  • La deuxièmes chose apprise par Traackr c’est qu’il faut dépasser les barrières géographiques. Fidelity (une grand banque d’investissement US) ont 3 lignes de produits et 18 groupes qui gèrent le marketing social qui reportent toutes à des personnes différentes. « C’est important de comprendre qu’il n’y a pas de besoin d’avoir une tête centrale » a dit PL assayag. Il faut donc penser au travers des différentes fonctions et avec les spécificités régionales. On insistera cependant sur la nécessité de coordonner les action, voire de susciter et d’animer les communautés de communautés. On renverra pour cela aux approches organisationnelles de Jeremiah Owyang et son modèle HUB & SPOKE ;
  • La troisième leçon c’est que “less is more” (en Français, nous pourrions traduire par “l’excès est l’ennemi du bien”. Charles Schwab est aussi un client de Traackr et le problème qu’ils ont est le bruit ! Il y a tout simplement trop de bruit sur Internet : les médias sociaux représenteraient 97% du contenu créé sur le web** selon Eric Schmidt de Google (qui quant à lui, est pour l’excès, surtout d’optimisation fiscale) . Schwab a mis en place des listes de flux sur le web et tous les exécutives de Schwab ont un contenu filtré sur leur bureau, et c’est le contenu qui a été choisi par des professionnels, qui a été filtré de façon à ce qu’ils ne perdent pas leur temps. Cela ressemble un peu a ce qu’on j’ai vu dans une entreprise oui j’ai été directeur digital il y a 6 ans et qui a été abandonné ensuite. Non parce que je pense que cela est inutile cependant. Peut être qu’on y reviendra un jour ;

** la boutade, c’est que Schmidt dit qu’ils font plutôt du bon boulot sur les 3% restants, ce qui prouve, si une preuve était nécessaire, que la quantité compte moins que la qualité.

  • La quatrième leçon c’est qu’il ne faut pas mesurer que les ‘likes’. Il ne faut pas penser que le nombre de Likes sur Facebook est une bonne mesure. Dans une campagne, avant le début de la campagne il faut mettre en regard les objectifs avec les mesures qui sont mises en œuvre. « Si vous voulez des ventes il faut lier vos mesures avec votre CRM » a dit le fondateur de Traackr. Il n’y a donc pas un seul tableau de bord ;
  • La cinquième leçon c’est qu’il y a l’émergence d’une nouvelle vague de marketeurs. Bob Mc Donald, le PDG de Procter & Gamble a dit « on a moins besoin de chefs de produitś et de plus de ‘brand facilitators’ » ce qu’il a voulu dire par là, c’est que le rôle de ces marketeurs est en train de changer car ils doivent devenir des facilitateurs et des influenceurs. Aujourd’hui les profils des marketeurs sont en train d’évoluer et les anciennes méthodes marchent de moins en moins bien. On aimerait bien le faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique, où, comme en cuisine, on aime les vieilles recettes, même quand elles sont dépassées ;
  • La sixième leçon c’est que la nouvelle génération ne trouve pas qu’il y ait une dichotomie entre vie réelle et vie en ligne, et donc pour eux, le fait de leur imposer une publicité qu’ils n’ont pas demandée n’a pas de sens. Cette nouvelle réalité vient avec cette nouvelle génération a conclu Pierre Loic.

Pierre Loïc Assayag a, suite à une question de la salle, donné son avis sur Klout :

“Notre manière de travailler est celle d’une plateforme payante alors que Klout est un système qui fait de l’argent avec les « perks » les campagnes d’avantages en nature (« carottes ») aux twitterers qui rentrent dans ce système” a déclaré le patron de Traackr. “Leur intérêt n’est pas dans la précision. Leur intérêt est que les gens s’enregistrent sur Klout pour gagner de l’argent et donc leurs chiffres ne sont pas précis car ce n’est pas leur business modèle”.

Je renvoie nos lecteurs à mes nombreux articles sur le sujet de Klout et des mesures de l’influence, ainsi que mes coups de gueule contre les “blogueursinfluents” en un seul mot (expression empruntée à Nicolas Vambremeersch). Ce travail trouvera d’ailleurs son aboutissement dans le livre la communication digitale expliquée à mon boss que je suis en train d’écrire avec Hervé Kabla.

RP : 6 grandes tendances de l’influence par Pierre Loic Assayag 3/3 – #tfoi was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec