#Tourparis13 : ils ont tout compris au transmedia … et à l’Art !

eye-large_thumb.gifLa tour Paris 13, ma femme l’avait vue la première. “tu devrais aller voir, près du pont de Bercy, c’est fantastique” m’a-t-elle dit en me montrant une photo prise sur son mobile en passant en métro. Et il est vrai que c’était intriguant. Puis c’est un ami en discutant autour d’un verre qui m’en a reparlé. « Tu devrais voir la Tour Paris 13 et aller prendre des photos » m’a-t-il dit, et c’est là que j’ai appris que notre confrère et ami de Media Aces, Jérôme Deiss était très impliqué dans cette opération. Ce n’est que bien plus tard que j’en ai entendu parler à la télévision – un jour de perdition où je l’avais allumée. C’est bien cela le bouche à oreille, un mécanisme de « non publicité », un objet de communication non identifié qui circule tout seul ; et vous savez pourquoi il circule tout seul ? Parce que c’est cher ? Non ! Parce qu’il y a des gens célèbres ? Non ! Parce qu’il y a eu de la pub à la TV ? Non plus ! Si ce bouche à oreille a circulé, c’est que les internautes – donc monsieur et madame tout le monde – s’en sont emparés, que cela leur plaisait, que ce contenu était bon, il était fait pour eux, pas dans un esprit mercantile.

Je n’ai pas regretté mon coup de fil à Jérôme, car les photos que j’ai prises valaient vraiment le coup et je m’en suis mis plein la vue. Alors, voici : pour les artistes dans l’âme, vous pourrez cliquer sur les photos de l’Antimuseum et vous régaler, et pour les marketeurs en mal de buzz, vous pourrez lire le compte-rendu de Jérôme, ci-après, pour comprendre les astuces qu’ils ont employées. Une remarquable opération à mon avis, et au tout premier chef du fait de la qualité des artistes et des œuvres proposées.

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une opération de transmédia ? … avant tout des oeuvres d’Art, comme cette superbe panthère violette, dont le visage est reflété dans une glace placée le long d’un mur.

Tour Paris 13 : quand le transmedia grave le street-art sur le Web

Le transmédia est une nouvelle méthode pour raconter une histoire (storytelling) dont le déroulé sera suivi sur différents supports qu’ils soient off ou online. Dans cette optique le transmedia permettra donc de franchir la membrane poreuse entre la réalité et le virtuel. C’est le dispositif qui a été choisi pour mettre en lumière l’histoire de la Tour Paris 13.

imageDepuis le premier octobre et pour une durée de 30 jours, la Tour Paris 13 est ouverte au public, le quidam traverse l’univers du street-art à travers les œuvres d’une centaine d’artistes de tous pays et de techniques hétérogènes. Le street-art a modifié la façon de regarder la rue, l’environnement urbain dans lequel je me déplace. Le projet Tour Paris 13 a modifié la perception du street-art et des street-artistes, mais aussi la manière de traduire une expérience esthétique.

Tour Paris 13 par tourparis13

Un enjeu temporel

C’est lorsque la décision de détruire cette tour, qui se dresse au cœur du 13ème arrondissement de Paris, est devenue irrévocable qu’a émergé le projet Tour Paris 13. Les street-artistes se sont emparé de cet édifice à l’abandon : Au départ une simple goutte orange fluo, et petit à petit la magie couplée à la technique des street artistes a donné naissance à un véritable joyau du street-art sur 11 niveaux, du sous-sol au 9ème étage, en passant par le rez-de-chaussée. Par définition le street-art est éphémère et la force du projet de la Tour Paris 13 est justement de ne pas aller à l’encontre des choses. La démolition de la Tour 13 est la meilleure chose qui puisse arriver aux oeuvres dans le monde réel. Mais avec la mise en ligne du site Tour Paris 13 c’est toute la puissance du transmédia qui donne une autre dimension au projet. Permettre de garder la seule trace numérique de quelques street-artistes sur le Web. L’engouement pour la tour Paris 13 est réel à tel point que sont apparues des pétitions pour prolonger la durée des visites avant la destruction :

Pétitions Tour Paris 13

http://www.mesopinions.com/petition/art-culture/prolongement-visite-tour-paris-13/10777

Dès l’inauguration de la tour 13 le hashtag TourParis13 et les photos sont propulsées sur Twitter, Facebook et instagram via les smartphones.

Le rôle du hashtag

Le hashtag « TourParis13 » permet de suivre l’ensemble des conversations, interactions, Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest, Google+… Il envahit littéralement les réseaux sociaux les plus importants, c’est le tatouage numérique que chaque visiteur a apposé sur les photos ou commentaires.

viaTour Paris 13 : quand le transmedia grave le street-art sur le Web.

#Tourparis13 : ils ont tout compris au transmedia … et à l’Art ! was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Pierre Gattaz : « nous pouvons créer 1 million d’emplois en 5 ans »

briefcase-large_thumb.gifJ’ai eu l’honneur de faire partie des invités (une vingtaine de blogueurs et d’influenceurs)  de Pierre Gattaz et son équipe au Medef lundi 28 octobre 2013, au siège de l’avenue Bosquet lors d’une réunion exceptionnelle qui a duré plus d’une heure. « Je vous ai fait faux bond aux universités d’été du Medef et je m’en excuse, j’ai tenu à réparer cette erreur » a expliqué Pierre Gattaz, dans son introduction, ce qui traduit bien la simplicité et l’humilité du personnage ; si tous les patrons pouvaient suivre cet exemple ! J’étais d’autant plus enclin à accepter cette invitation, que Monsieur Gattaz a écrit la préface de notre livre « la communication digitale expliquée mon boss », dont nous avons pu lui remettre un exemplaire dédicacé en main propre, avec Hervé Kabla. Mais au-delà de ces considérations personnelles, c’est à un véritable réquisitoire pour l’emploi, que Pierre Gattaz s’est livré lundi, en nous fixant aussi clairement notre rôle : « nous avons besoin de vous » a-t-il précisé, dans cette bataille de l’emploi qui, les sondages le rappellent tous les jours, est  la préoccupation principale des Français. Alors, pourquoi ne sont-ils pas écoutés ? Ne serait-il pas temps de se ranger, loin des clichés antiques sur le patronat dont notre pays raffole tant, derrière un homme qui avant tout est passionné et cherche à entraîner tout le monde dans son enthousiasme, quelqu’un qui se présente tout simplement comme « un chef d’entreprise à la base ». Ah ! Si tous pouvaient entendre, malgré les idées reçues, l’importance de l’entreprise créatrice d’emplois, le bénéfice serait pour nous tous. Voici mon résumé de cet échange avec Pierre Gattaz, qui en 4 mois à peine a secoué le Medef de façon extraordinaire … et ce n’est pas fini :

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Pierre Gattaz, lundi 28 au MEDEF : un extraordinaire enthousiasme communicatif

Je suis un chef d’entreprise à la base

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un connecteur de Radiall dont P Gattaz nous a montré un exemple lors de la réunion

« je suis un chef d’entreprise à la base » a expliqué le patron du Medef. On devrait même rajouter un industriel, à la tête de l’entreprise Radiall, créée par son père, Yvon Gattaz avec son frère Lucien ; Yvon Gattaz lui-aussi Président de l’ancêtre du MEDEF, le CNPF de 1981 à 1986. Cette entreprise, il l’a développée à force de travail et d’ingéniosité afin d’aller porter la bonne parole à l’étranger. Boeing, Amraer et même Apple sont devenus ses clients, à qui ils vont des composants et des « connecteurs ». « En mondialisant Radiall, j’ai réussi à créer des emplois et même à ouvrir une 5ème usine en France. Nous avons aussi ouvert une usine Mexique qui nous a permis de travailler à bas coût tout en nous rapprochant des États-Unis (et de travailler dans une zone dollar). Mais en contentant Boeing, a-t-il précisé, nous avons  monté nos chiffres d’affaires, et nos parts de marché, donc notre profit, et ceci nous a permis d’investir en France ! ». Il y a cette vue en France, binaire, que la mondialisation est mauvaise, et que la France est bonne. C’est une incompréhension de l’économie et le son côté gagnant gagnant. Il y a donc « une boucle vertueuse » a poursuivi Pierre Gattaz en expliquant que 75 % de sa R&D étaient faits en France. « Le monde a compris cela, mais quand on revient en France, on voit qu’elle est « encalminée » ».

 La France fâchée avec l’économie de marché

« On n’assume pas le côté économie de marché en France », même si c’est François Mitterrand, rappelons-le, qui nous y a converti dans les années 80, de façon assez paradoxale. Et donc « des tas d’autres pays repartent, même l’Espagne, l’Italie et l’Irlande, mais nous, nous restons à 11 % de chômage, et surtout 25 % de chômage des jeunes ce qui est un scandale » a-t-il ajouté. Veut-on 15 % de chômeurs ? S’exclama-t-il. On pourra rétorquer que le taux de chômage est bien plus important en Espagne, et vous avouerez que c’est un bien faible argument. Car notre pays « est un grand pays. Et non ! On n’a pas tout fait contre le chômage ! Estime-t-il, c’est l’entreprise qui crée des emplois. Elle crée de la richesse au travers de 4 facteurs de compétitivité qui sont les suivants :

4 facteurs de compétitivité pour produire de la richesse

  1. Les clients heureux : on ne pourra que se réjouir sur Visionary marketing d’entendre que l’on commence par essayer de satisfaire les clients, voilà un effort que la France doit faire dans tous les secteurs d’activités
  2. L’innovation : encore un motif de satisfaction pour moi, il faut aller de l’avant, et peu importe les débats sémantiques sur ce que veut dire l’innovation.
  3. L’excellence opérationnelle au travers des process. Je ne peux encore une fois qu’être d’accord, malgré les immenses qualités que nous avons en France, les processus et l’excellence opérationnelle sont rarement au rendez-vous ; pourtant, « c’est comme ça qu’on est allé vendre chez Boeing » a précisé Pierre Gattaz.
  4. Les hommes et les femmes qui doivent être « épanouis et formés de façon permanente ». Il n’est pas question de croire que « c’est le bonheur partout », mais encore une fois je ne peux qu’être d’accord avec cette vue enthousiaste. La formation, et j’ai la chance d’y participer depuis des années dans le domaine digital, est effectivement un facteur d’amélioration, de développement et d’épanouissement.

C’est sur ces bases de facteurs de compétitivité, que le Medef a donné un cap avec http://www.france-2020.com

Mobiliser les entreprises pour créer 1 million d’emplois à 5 ans

Mais Pierre Gattaz nous sert autre chose que des incantations, il pousse tout le monde, à commencer par ses propres troupes à se mobiliser : « nous, chefs d’entreprise, pouvons créer 1 million d’emplois. Je les vois les millions d’emplois. Nous avons donc fait signer une lettre par toutes les fédérations [il y en a près de 80 qui se sont rangées derrière ce mot d’ordre !], ce n’était pas un engagement stupide ni une chose simple ! A condition que les choses bougent, nous pouvons y arriver. » Et Pierre Gattaz nous a donné quelques exemples sur lesquels les chefs d’entreprise pouvaient aider à faire réellement bouger les choses :

  1. En co-gérant avec les régions et l’éducation nationale le régime de l’apprentissage, on peut passer de 400 000 à 500 000 apprentis en France selon lui. Il a donc émis 11 propositions pour cela ;
  2. 2e idée : généraliser le chèque emploi service (CESU) : « les TPE ont peur d’embaucher car elles ont peur des prud’hommes de l’URSSAF etc. » il faut donc, selon lui, généraliser le CESU à tous les métiers pour qu’ils puissent embaucher plus facilement sans avoir peur. Quand on a vu le succès dans le service à la personne de ces chèques emploi service, on se demande encore pourquoi on a voulu en restreindre la portée, alors que tous, employeurs et employés plébiscitaient ce mécanisme ;
  3. Réduire le déficit à l’export pour l’amener à zéro : « c’est un scandale ! Nous avons 65 milliards d’euros de déficit, il faut le ramener à zéro » s’est exclamé Pierre Gattaz. Nous pourrions créer « 650 000 emplois si on règle ce problème » ;
  4. Le tourisme : un domaine où la France s’auto-congratule souvent, mais ne fait pas cependant ce qu’il faut pour accueillir les masses de touristes en provenance des pays asiatiques, notamment les « 100 000 Chinois supplémentaires tous les ans », et probablement les 200 à 300 000 touristes d’extrême Orient de toutes nationalités qui cherchent de la capacité supplémentaire dans les hôtels et les restaurants etc. Je me permets de rajouter à titre personnel qu’une fois que les hommes et les femmes seront « épanouis et formés de façon continue », on pourra aussi s’attacher à devenir aimables, notre plus gros problème limitateur quant au tourisme en France, à mon humble avis, avant la propreté de nos hôtels (parfois aussi discutable)

Un pays aux prises avec « une lutte des classes incessante »

« Notre problème, c’est une lutte des classes incessantes et une opposition gauche-droite. On s’en fout des gouvernements de gauche de droite il faut de l’alternance, c’est bon » a précisé Monsieur Gattaz dans une position qui lui est chère et qu’il a martelée tout au long des universités du Medef, et à laquelle j’adhère totalement, qui est le positionnement des entreprises en dehors des partis et des approches partisanes, pour sortir de cette discussion de sourds, et de faire en sorte que l’entreprise joue son rôle citoyen.

Le drame des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France

« Nous n’avons pas assez d’ETI France, celles qui correspondent au Mittelstand allemand » a ajouté Monsieur Gattaz. Ce sont les entreprises entre 250 et 2500 personnes, et la France n’en compte que 4500 alors qu’il en existe 12 500 en Allemagne. Or, c’est là le moteur de l’économie allemande, et notamment le moteur de son exportation.

Alors que faut-il pour créer 1 million d’emploi ?

« Nous allons proposer des solutions au gouvernement pour éviter le zigzague sans ambition. Véritable projet économique et social et nécessaire dans ce pays ». Pour cadrer ce projet économique et social, Monsieur Gattaz détermine 4 facteurs de compétitivité indispensable :

  1. Le coût du travail : il s’est considérablement aggravé en 10 ans. Alors que nous étions 8 % moins chers en termes de coût du travail qu’en Allemagne en 2000, nous sommes 10 % plus chers aujourd’hui. Un différentiel intenable, que Monsieur Gattaz n’hésite pas à attribuer aux fameuses 35 heures, dont « les employés paient le prix aujourd’hui ». Certes, il s’agit d’un sujet polémique, et on aime bien les vacances en France, mais les chiffres sont têtus ;
  2. Le coût fiscal : inutile d’en rajouter, l’ensemble du spectre politique et de la vie civile, sans parler des médias, et même le gouvernement lui-même, parle de pression fiscale insupportable. Il semblerait que nous soyons entrés dans une spirale infernale probablement aggravée, mais pas créée, par la situation financière de notre pays que Monsieur Gattaz n’hésite pas à qualifier de « faillite » à l’instar d’un de nos anciens premiers ministres. Surtout, c’est un problème d’environnement, de confiance, a-t-il précisé. « Ça ne peut pas bouger tout le temps » car cela fait disparaître la confiance, c’est la confiance qui fait venir les entreprises qui fait créer les emplois.
  3. Le coût de la complexité : là aussi, inutile d’en rajouter, il y a consensus, avec nos « 500 000 normes » je ne sais si le chiffre est exact, mais il évoque des exemples concrets à tout le monde, nous ne sommes pas dans le pays de Courteline pour rien ;
  4. Le coût de l’énergie : Monsieur Gattaz estime que surtaxer l’énergie reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Je ne suis pas spécialement compétent dans ce domaine, je ne peux donc m’exprimer. Il estime que cette taxe serait un une sorte de coup de grâce supplémentaire, sans pour autant nous aider dans la transition énergétique.

Pour réussir tout cela, Pierre Gattaz a défini 5 défis pour notre économie mondiale :

  1. Le premier est ce qu’il est appelé : « le monde à équiper » car en Chine et en Inde, « il y a 3 milliards d’individus qui ne demandent qu’à acheter des choses, il faut les servir » ;
  2. Il y a ensuite les filières de pointe comme la Biotech, le tourisme, la transition énergétique, la dépendance etc. etc. ;
  3. Vient ensuite le numérique qui est « fondamental ». « Le numérique fera perdre des emplois, mais il en créera plus qu’il n’en fera disparaître » a ajouté Monsieur Gattaz signalant que le solde net de ce secteur sera positif ;
  4. Il y a ensuite l’Europe à finir de construire et une « réciprocité à demander aux Chinois et aux autres pays » ;
  5. En enfin il y a l’audace créatrice, la prise de risque et l’entreprenariat. Il faut remplacer « le principe de précaution par le principe d’innovation ».

L’exemple britannique de la simplification de l’Etat

Monsieur Gattaz, qui est souvent en contact avec ses homologues britanniques et allemands (rencontre le patron des patrons allemands tous les mois) à citer beaucoup des bonnes pratiques, notamment outre-Manche, comme cette initiative de David Cameron, dénommé one in two out, qui a consisté à faire sortir de textes de lois chaque fois quand introduisez un. Ceci a permis de simplifier le dispositif étatique britannique, et pourrait très bien être appliqué en France.

Sommes nous prêts à écouter les « étrangers » ?

Tout cela paraît frappé au coin du bon sens et pourtant… Sommes-nous prêts à écouter les étrangers ? Ne sommes nous toujours pas, comme l’écrivait Pascal au XVIIe siècle, à en croire que la vérité est « en deçà des Pyrénées [et] l’erreur au-delà ? » Au-delà de cet optimisme enthousiasmant de Pierre Gattaz, je suis plus sceptique sur la capacité des politiques, quelle que soit leur orientation politique, car il s’agit plus d’une question culturelle que politique, de s’inspirer des exemples de l’étranger, mais surtout de les mettre en œuvre en risquant l’impopularité et de bousculer les habitudes (pour les commentaires on les a déjà eus). Or, ce manque de courage économique (dont on ne peut que difficilement dissocier l’aspect politique) a pour résultat exactement le même mécontentement que si on avait véritablement entamé les réformes. Et ces réformes, nous en avons besoin depuis fort longtemps, même si la situation qui s’est dégradée fortement récemment, portait les gènes de ce mal il y a déjà bien longtemps. C’est que la situation est devenue très préoccupante. Le tissu industriel s’est considérablement délité en France. Monsieur Gattaz a vu disparaître une vingtaine de ses concurrents de Radiall, tous français, dans les 15 dernières années, devant le coût fiscal, le coût des successions, la complexité et les difficultés à mener des entreprises.

Certes, des blogueurs dans la salle ont fait remarquer que certains des blocages, à juste titre, n’étaient pas tous dus, ni au gouvernement ni aux lourdeurs des citoyens/employés. Tous les chefs d’entreprise ne sont pas non plus des merveilles d’adaptation ni d’innovation. Mais le « combat » de Monsieur Gattaz (c’est le terme qu’il emploie sans cesse), qui n’est pas encore, répétons-le, un combat politique mais un combat économique comme il rappelle toujours, reste une bataille à gagner.

Souhaitons que nous ne soyons pas obligés d’arriver dans le mur, comme en 1984, pour enfin prendre conscience de l’évidence.

Pierre Gattaz : « nous pouvons créer 1 million d’emplois en 5 ans » was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Microsoft est-il vraiment un géant déchu ? réponse avec l’EBG le 8/11 à Paris

eye-largeQue se passe-t-il à la tête de Microsoft ? Depuis l’annonce de la démission de Steve Ballmer et du rachat de Nokia, les spéculations vont bon train. Il fut un temps où taper sur Microsoft relevait d’un sport international, relayé à l’envi sur Internet, à grands coups de Bill Gates affublé de cornes du diable. Microsoft était alors considéré par ces lyncheurs – finalement le web collaboratif n’a pas changé ce genre de comportements, il l’a juste amplifié – comme une firme hégémonique qui balayait tout sur son passage et qui, selon eux, privait l’utilisateur d’un véritable choix. Il semblerait que ce ne soit plus le cas aujourd’hui. Les concurrents de Microsoft, Apple en tête (cf. la fameuse publicité ci-dessous) auraient-ils eu raison du géant du logiciel ?

Ou bien les erreurs de stratégie sur le mobile auraient-elles eu raison du roi du PC ? Les PC, comme on veut nous le faire croire, seraient-ils morts et Microsoft condamnés à se réinventer comme fabricant de téléphones mobiles et de tablettes ? Il semblerait que les actions de communication menées de ci de là ne rendent pas compte de la réalité des choses et de l’importance, encore très grande, de Microsoft. Champion toujours incontesté des logiciels de bureautique, leader à 70% des réseaux sociaux d’entreprise, maître sans partage sur la message professionnelle, leader surprenant mais réel de la console de jeu aux USA … je ne suis pas si sûr que cela qu’il faille abandonner tout espoir de voir Microsoft remonter au pinacle des journalistes et de la bourse. Tout cela se jouera dans les mois qui viennent et c’est pour cela que je ne raterais pour rien au monde cette conférence de l’EBG qui s’annonce passionnante.

Steve Ballmer s’exprimera sur la stratégie de Microsoft le 8/1 … sautera-t-il sur la scène ?

L’EBG organise le vendredi 08 novembre prochain à l’espace Pierre Cardin, son tout premier sommet de l’Innovation Digitale. L’événement réunira 800 entrepreneurs et dirigeants de l’économie numérique. Lors de cet événement, l’EBG annoncera le classement des 100 startups les plus innovantes de l’année et remettra le prix « EBG Disrupt » aux 10 meilleures.


Cet évènement sera lancé par Steve BALLMER, Président de MicrosoftSteve Ballmer s’exprimera sur l’ensemble des défis stratégiques, auxquels est confrontée la société :

  • • Les positions de Microsoft dans le secteur mobile
  • • La stratégie du groupe dans les devices
    (notamment le lancement de Surface 2 et l’acquisition de Nokia)
  • • La release de Windows 8 et la fusion des univers fixes et mobiles
  • • Le jeu vidéo : Xbox, mobile et multi-plateforme
  • • La technisation de la publicité et la digitalisation des entreprises

L’EBG donnera ensuite la parole à 25 startups (dont Neolane, E-buzzing, OLX, AdVentori, Dataiku, ou encore ClickOn par exemple) qui vont bouleverser les grands marchés de la publicité et des médias :

  • • Les innovations qui vont bouleverser l’audiovisuel
  • • La vidéo sur internet va-t-elle se substituer à la publicité TV ?
  • • Les innovations dans le marketing digital, le suivi et la connaissance du consommateur et l’interaction « real time »
  • • Le Web 2 Store & le Mobile 2 Store : des innovations qui pourraient sauver le retail ?
  • • Comment les innovations dans le big data peuvent renverser des positions concurrentielles
  • • Les nouveaux devices

Pour comprendre les enjeux décryptés à cette occasion et découvrir la totalité des intervenants : http://www.ebg.net/digital-innovation/an2000.php

À propos de l’EBG :Fondé en 1998 par François-Henri Pinault et Pierre Reboul, l’EBG est le premier réseau d’entrepreneurs actifs dans le secteur du digital. Il compte 600 entreprises adhérentes, dont l’intégralité du SBF 120 (les 120 sociétés françaises cotées en Bourse), 130 000 personnes physiques et organise 150 réunions dans l’année. Ses présidents successifs ont été François-Henri Pinault, Patrick Le Lay (TF1, 2005 – 2007), Jean-Bernard Lévy (Vivendi, 2007 – 2009), Didier Quillot (Lagardère Active, 2009 – 2011) et Stéphane Richard (Orange, depuis 2011).
Vous êtes cordialement invité à venir participer à laDIGITAL INNOVATION
Vendredi 08 novembre
à partir de 9h00Espace Cardin – 1, avenue Gabriel | 75008 Paris

Inscription auprès de : lea (atsign) agence-ppm.fr
ou par téléphone au 01 42 36 90 10

Microsoft est-il vraiment un géant déchu ? réponse avec l’EBG le 8/11 à Paris was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

conférence sur la communication digitale – 14/11/13 à Paris – @mediaaces

book-new-largeCe n’est pas une conférence media aces, c’est LA conférence media aces et encore, c’est une double conférence, avec 2 salles ! Celle qui va être l’aboutissement d’un travail énorme, fruit de 9 mois de nuits blanches, qui a vu, au terme de cette gestation, la naissance de la communication digitale expliquée à mon boss, notre nouvel ouvrage. Alors ! quoi de plus normal que de convier quelques uns des nombreux contributeurs du livre qui viendront nous narrer leurs anecdotes et nous transmettre leurs astuces IRL à Paris, le 14 novembre 2013 à l’ESG à Paris (Nation).

la communication digitale 14 nov 2013

Le jeudi 14 novembre de 9h à 12h Dans les locaux du MBA ESG, 35 avenue Philippe Auguste à Paris
 
Avec en prime, la possibilité de commander le livre avec 25% de réduction et de vous le faire dédicacer sur place par les auteurs et les multiples contributeurs! Attention, nombre de places limité! Inscrivez-vous vite!

INSCRIVEZ-VOUS A l’EVENEMENT :

conference-mediaaces-14nov2013Programme : les contributeurs du livre “la communication digitale expliquée à mon boss”

8:30 – 9:00 Accueil café

9:00 – 9:30 Managers boostez votre communication avec le storytelling numérique

Sans contenu, point de salut dans le digital ! La phrase est peut-être lapidaire mais elle est la condition sine qua non de la réussite ou non d’une stratégie de communication numérique. Or, s’il est bien une technique narrative capable de relever le défi du contenu avec brio et efficacité sur les médias sociaux, c’est effectivement le storytelling.

par Olivier Cimeliere,
Président fondateur
Heuristik Communication

9:30 – 10:00 Les nouveaux métiers de la Communication

Le digital a impacté de plein fouet les métiers de la communication en entreprise, invitant à repenser la vision même de la fonction. Le point sur ces nouveaux et futurs métiers de la communication digitale.

par Philippe Gérard
manager , CEGOS

10:00 – 10:30 Comment calculer le ROI des projets digitaux sans perdre la tête

Le calcul du retour sur investissement d’un projet digital n’est, en général, pas ce que le responsable du projet préfère faire. Se plonger dans les chiffres, les mettre en ordre avec plus ou moins de bonheur dans un tableur, essayer d’expliquer le rationnel qui se cache derrière et mettre le tout dans une jolie présentation plus ou moins fumeuse, voilà qui n’a rien d’enthousiasmant. Pourtant, moyennant un peu de méthode, il est possible d’évaluer le retour sur investissement d’un projet digital, sans pour autant perdre la tête

par Michaël Tartar
Directeur Digital

10:30 -10:45 Pause café

10:45 – 11:15 La digitalisation des établissements d’enseignement supérieur

Il y a à peine trois ans, les établissements d’enseignement supérieur se demandaient encore s’il fallait ou non se rendre sur les réseaux sociaux. Depuis, les choses ont bien évolué.

par Jean-Marc Goachet
Responsable communication digitale et web marketing, MINES ParisTech

11:15 – 11:45 Comment se lancer dans le crowdsourcing?

Poursuivons notre panora des différents moyens à notre disposition pour développer la communication digitale et intéressons-nous, maintenant, au « crowdsourcing », cette technique visant à faire appel à des communautés d’individus pour créer et inventer de nouveaux produits, de nouveaux services

par François Petavy
DG
Eyeka

11:45 – 12:15 Stratégie d’influence et communication de crise

En charge de l’influence digitale, du community management et des relations presse chez Air France, Marina Tymen s’est parfois trouvée dans des situations de crise d’importance variable. Elle nous montre, au travers de deux cas différents, comment instaurer une démarche proactive de défense de la marque sur les médias sociaux

par Marina Tymen, INFLUENTY

12:15 – 12:45 Conclusion et séance dédicaces

conférence sur la communication digitale – 14/11/13 à Paris – @mediaaces was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content »)

visionary-publishingLe marketing de contenu se généralise. Mais est-il nouveau ? Idem pour le bouche à oreille, le Web collaboratif, l’UGC (User Generated Content) … Qui plus est, alors que la communication digitale se généralise, est-elle toujours bien comprise ? Le Web est-il toujours perçu à sa juste valeur ? Les entreprises qui se lancent à corps perdu dans la course quantitative au contenu de marque (content marketing), trouvent-elles toujours la note juste ? Ce soir, je parlerai autour d’une version mise à jour de ma présentation de Lille en Mars, remise à niveau et où je ferai allusion à mon nouvel ouvrage fraîchement paru la communication digitale expliquée à mon boss, dans lequel une section complète est dédiée au marketing de contenu, dans le cadre d’une réunion organisée par Lise Janody à Soleilles Cowork, rue Richelieu à Paris (Bourse). Venez nombreux à 19:00 précises !

la version de Mars, qui sera revue et mise à jour pour la conférence de ce soir

Et voici l’annonce de la conférence par les organisateurs (inscrivez-vous il n’y aura pas de place pour tout le monde):

Dix constats autour du contenu digital : Rencontre avec Yann Gourvennec

Les médias sociaux ont-ils tué le site web ou le blog ? La communication digitale passe-t-elle obligatoirement par la vidéo ? Quid des podcasts, de la web radio, du « user-generated content » ? Quel avenir pour le Brand content ?

Pour la « reprise » de notre groupe Content Strategy Paris, je vous invite à venir discuter de ces tendances – et des idées reçues – avec quelqu’un qui n’a guère besoin de vous être présenté : Yann Gourvennec, cadre dirigeant à l’international, marketer, spécialiste du Web et des médias sociaux, intervenant en marketing, conférencier et auteur, et digital native… depuis 1996. Vous ne connaissez pas Yann ? Je vous invite à visiter son site VisionaryMarketing.com pour en savoir plus….

Nous vous attendons mardi, 22 octobre, de 19h à 21h dans les locaux de Soleilles Co-Work. Une participation de 10 Euros vous sera demandée pour aider à payer la location de la salle.

Les places sont limitées, donc n’attendez pas à vous inscrire (et si vous devez vous désister, même à la dernière minute, n’oubliez pas de nous en avertir…)

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content ») was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec