communication digitale : conférence #mediaaces du 14/11/2013 (1/2)

Compte-rendu par Thierry Moussu pour Visionarymarketing.com

A l’occasion de la sortie du livre « La communication digitale expliquée à mon boss », co-écrit par Hervé Kabla et Yann Gourvennec, Media Aces a organisé ce jeudi 14 novembre une conférence dans les locaux du MBA ESG, à laquelle participaient plusieurs experts ayant témoigné dans le livre.

Ce premier billet rend compte des trois premières interventions. Le prochain traitera des trois dernières.

La communication digitale expliquée à mon bossPremier à s’exprimer, Philippe Gérard, manager à la Cegos a pris la parole sur les nouveaux métiers de la Communication digitale.

La sphère de la Communication Corporate, compte – en 2001, source IFOP – 110 000 professionnels, dont 14.5% sont impliqués dans la Communication Digitale, soit environ 16 000 personnes. On peut raisonnablement imaginer que ce total tourne aujourd’hui plutôt autour de 20/25 000 personnes.

On connait depuis maintenant un bon moment les webmaster, media planner, traffic manager, référenceur, curateur, webmarketeur, blogueur : chacun apporte sa pierre à l’édifice depuis quelques années voire quelques décennies.

Philippe Gérard de la CEGOS

Aujourd’hui, il faut repenser les schémas classiques de la communication. Le principe de Shannon (l’émetteur – l’entreprise – envoie un message au récepteur – le consommateur) s’est inversé : les « messages » vont des récepteurs vers l’émetteur, et encore, quand les « récepteurs » ne parlent pas entre eux de l’émetteur !

A l’heure où tous les métiers sont impactés par le digital (Marketing, Informatique, Communication, CRM, RH, …), on a vu apparaître les métiers de Community Manager et – plus récemment – de Digital ou Social Media Strategist, l’équivalent en Communication « classique » des Chargés de Communication et Directeur de la Communication.

Pour coordonner la Communication Digitale, un nouveau métier est en train de voir le jour, celui de CDO ou Chief Digital Officer (aussi appelé « Head of digital » par les anglo-saxons, et que l’on pourrait traduire par Directeur du digital / du numérique). Et visiblement, il y a un fort besoin : Gartner prédit que 25% des organisations se seront dotées d’un CDO d’ici 2015 ! Et bien entendu, les CDO devront être intégrés aux Comités de Direction. En France, des entreprises comme Total, Yves Rocher, April ou Bouygues ont déjà nommé des CDO.

Les métiers du digital devenant de plus en technologiques et complexes (cf. Big Data), le CDO ne pourra pas tout gérer par lui-même : il aura besoin de s’appuyer sur des Data Scientists (plutôt des profils ingénieurs ou statisticiens) et des Data Analysts (de formation en Marketing), encore deux nouveaux métiers !

Les principales missions du CDO, dont le métier amené à disparaître lorsque le digital sera – réellement – intégré dans les moindres recoins des entreprises, sont multiples :

  • Elaborer et appliquer la stratégie digitale globale
  • Tracer la feuille de route pour l’ensemble des services impliqués
  • Accompagner les managers et les équipes
  • Définir les KPI (Key Performance Indicators ou Indicateurs Clés de Performance) et mettre en place un plan de mesure
  • Développer les bonnes pratiques
  • Repérer les nouvelles techniques / technologies du digital
  • Veiller, créer et … développer

Un exemple des défis qui vont accompagner la montée en puissance des CDO, l’Internet Des Objets (ou IOT en anglais pour Internet Of Things), qui est selon Philippe la prochaine révolution du digital.

Pour conclure, il pose la question de la formation à l’ensemble de ces nouveaux métiers, soit via des filières spécifiques à créer (à ce jour, il existe 17 formations en France sur les technologies du Big Data), soit par la formation continue. Une bonne base de réflexion quand on sait qu’il y a déjà pénurie de Data Scientist et qu’aujourd’hui la plupart des CDO sont soit des anciens Directeur du Marketing, soit des anciens Directeur des Systèmes Informatiques, mais que rares sont ceux qui possèdent l’ensemble des compétences requises (marketing, stratégie et informatique principalement) !

Dans le même esprit, Olivier Cimelière, président fondateur de Heuristik Communication, a axé sa présentation sur le nécessaire effort que doivent fournir les dirigeants et manager vis-à-vis de la communication digitale. Et de commencer par évoquer les 6 paradigmes qui changent tout :

AvantAujourd’hui
Top DownBottom Up
Emetteur vers récepteurEmetteur / Récepteur en alternance
Info rare / Temps quotidien / chroniqueInfobésité / Temps réel / Connectivité
Incantation (croyez-nous)Conversation (Convainquez-nous)
Savoir académique / ExpertsMode collaboratif / peer-to-peer
Opacité relativeTransparence accrue

Expliquant que « La com’ à papa », c’est bel et bien fini, Olivier cite plusieurs exemples qui montrent bien que la Communication est entrée dans une nouvelle ère :

  • « David à un clic de Goliath » : Edward Snowden vs. la NSA, ou comment un simple « quidam » a mis une pagaille monstre en divulguant quelques informations bien senties à un blogueur influent, ou le passager mécontent de British Airways qui n’a pas hésité à dépenser 1000 dollars pour se payer un tweet sponsorisé jetant le discrédit sur la compagnie aérienne !
  • Le développement de mouvements spontanés tels que la page Facebook de soutien au « Bijoutier de Nice », qui a réussi l’exploit d’accumuler 1.4 millions de Like en quelques jours (soit environ 4% des utilisateurs français de Facebook)
  • La montée en puissance des plateformes numériques de pétition en ligne telles que Change ou One : la pétition lancée par les parents de Trayvon Martin (un garçon noir de 17 ans abattu le 26 février par un vigile de Floride) pour que l’auteur du meurtre soit incuplé, a recueilli plus de 2.2 milions de signatures en début d’année.

Olivier Cimelière, fondateur de Heuristik Communication

Pour Olivier, les Entreprises ont encore un problème de posture vis-à-vis de la communication digitale : le web social n’est pas juste un « tuyau à communiquer », il leur faut passer du déni à l’écoute active, ce qu’à fait par exemple Nestlé après le bad buzz « Kit-Kat » en 2010, en s’équipant d’une « Digital War Room ». Mais aussi « penser collaboratif », pour impliquer les consommateurs qui meurent d’envie de s’exprimer !

De même, les Entreprises négligent encore trop souvent aujourd’hui leurs collaborateurs en tant que vecteurs de communication positive : quand 64% des entreprises restreignent l’accès aux réseaux sociaux à leurs salariés, elles devraient savoir que, lorsqu’ils s’expriment sur leur employeur, on constate que la très grande majorité des prises de parole sont positives ! Et nourrissent donc la Marque Employeur à peu de frais…

Sur le même sujet : à une question de la salle sur la nécessité de rédiger une Charte d’utilisation des Medias Sociaux, Olivier conseille plutôt de diffuser un guide des bonnes pratiques, plus pédagogique.

Enfin, à l’heure ou le « Storytelling » – développé à partir d’une trame purement marketing – est de plus en plus taxé de « lavage de cerveau », Olivier recommande de plutôt faire du « Storydoing », basé sur des faits concrets et avérés. Je vous conseille à ce propos le récent et très instructif article de Doc News.

Dans un tout autre registre, Jean-Marc Goachet, Responsable communication digitale et web marketing de l’école MINES ParisTech est venu nous parler de la nécessaire digitalisation des établissements d’enseignement supérieur et en particulier des enseignants-chercheurs : il y a à peine trois ans, les écoles et universités se demandaient encore s’il fallait ou non se rendre sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, se pose la question de « comment y aller ».

Jean Marc Goachet de Mines Paritech

Au jour le jour, Jean-Marc s’attache à évangéliser l’utilisation des médias sociaux auprès des enseignants-chercheurs de MINES ParisTech. Pour ce faire, il s’appuie sur une liste de conseils :

#1 : Exister
Cela peut paraitre banal, mais c’est indispensable : les étudiants « googlise » très souvent leurs professeurs et ceux qui ne sont pas présents sur Internet partent avec un handicap à leurs yeux ! De plus, cela permet d’éviter le cybersquatting.

#2 : Publier
« Publish or Perish » : les enseignants-chercheurs ont déjà l’habitude de publier les résultats de leur travaux de recherche, quoi de plus simple que de relayer ses publications sur Twitter ou Google+ par exemple, ou même encore sur des plateformes de publication collaboratives comme Zotero, Mendley ou Openedition par exemple.

#3 : Echanger
Ne pas se contenter de publier de manière « top down », mais en profiter pour susciter les commentaires de son audience pour engager la conversation. Tout en s’adaptant au public : on ne parle pas à des étudiants comme on discute avec d’autres chercheurs !

#4 : Réseauter
Il existe une multitude de réseaux professionnels spécialisés pour les enseignants, comme Scientix, PeerEvaluation, ou ResearchGate. Sans oublier linkedin !

#5 : Contribuer
Tout comme les salariés d’une entreprise, les enseignants-chercheurs sont les meilleurs ambassadeurs possibles de leur école ou université, et peuvent (doivent ?) donc contribuer à la Communication de leur établissement en relayant les valeurs et les messages clés.

#6 : Piloter sa réputation
Pour éviter le discrédit (le web n’oublie jamais), l’enseignant-chercheur se doit d’assumer ses positions – quelles qu’elle soient – en ayant le même discours offline et online. Et donc gérer sa « marque personnelle », sans nuire à celle de son école ou université.

#7 : Enseigner autrement
A l’heure où les étudiants ont leur mobile ou leur PC portable avec eux et n’hésitent pas à vérifier sur wikipédia ce que le professeur vient de dire, et sont habitués à la consommation collaborative, les cours doivent l’être aussi. Terminés les cours unidirectionnels où le professeur fait un long monologue !
Jean-Marc cite l’exemple des « nuggets », des vidéos courtes diffusées à l’attention des élèves quelques jours avant un cours, sur lesquelles les étudiants seront amenés à débattre / argumenter le jour J. Et de prédire que les SPOC (Small Private Online Courses) détrôneront rapidement les MOOC (Massive Open Online Courses) !

#8 : S’ouvrir
Faisant écho à l’Open Source, il existe des plateformes dédiées qui permettent aux enseignants-chercheurs de partager les données dont sont issues leurs travaux, comme par exemple RunMyCode ou MyExperiment. Dans un autre registre, le réseau FING met en relation des chercheurs, scientifiques, experts ou étudiants sur des projets de réflexion sur la place du numérique.

#9 Militer
En participant aux efforts d’ingénierie pédagogique (qui vise à repenser les supports de cours au niveau des 3 unités que sont le temps, de lieu et d’action), et en accompagnant les élèves (toujours en mode collaboratif).

Pour conclure, Jean-Marc a insisté sur le manque de formation des enseignants-chercheurs au digital directement par l’Education Nationale : à combler au plus vite !

En attendant la suite de ce compte-rendu dans un prochain billet de blog, les présentations de ces 3 premiers intervenants sont d’ores et déjà disponibles sur le compte Slideshare de Media Aces :

communication digitale : conférence #mediaaces du 14/11/2013 (1/2) was last modified: mai 20th, 2015 by Thierry Moussu

Un livre de marketing fondamental (collection B.A-BA chez Studyrama)

Le marketing fondamental (lien) est très demandé, nos statistiques nous le montrent tous les jours. Aussi, quand j’ai reçu le béat bas du marketing (édition ce qui dira ma) par Yves Pariot, j’ai pensé immédiatement que cela pourrait intéresser mes lecteurs. Voici une brève introduction de l’ouvrage et les liens pour vous le procurer. Un ouvrage bien utile, notamment pour les étudiants en recherche d’orientation.

Le marketing est une discipline protéiforme avec une myriade de spécialités, et aussi une forte propension à l’autocritique. Mais avant de dépasser les fondamentaux du marketing, encore faut-il les connaître ; un point moins anodin qu’il paraît, car aussi étrange que cela semble, il n’existe pas de définition figée du marketing (page 15), mais de multiples définitions. Le livre d’Yves Pariot revient donc sur ces fondamentaux autour de 6 parties :

  1. Découverte du marketing (définition, organisation) ;
  2. Le marketing stratégique (diagnostic, stratégie, plan d’actes qui ont marketing) ;
  3. Conception des produits et des services… (Mix marketing) ;
  4. Conception des offres (dans l’acception large, au-delà du simple produit, services…) ;
  5. Commercialisation des produits, services et offres.

Gérer son portefeuille

L’ensemble des fonctions marketing est donc évoqué ici, dressant un portrait-robot du métier, vite devenu un incontournable dans la panoplie de la gestion des entreprises (ce n’était pas encore le cas lorsque j’étudiais, même si les choses changeaient alors). Et ici, l’étudiant désireux de s’orienter, trouvera rapidement (en environ 165 pages), autour de chapitres brefs et synthétiques, les infos nécessaires la compréhension de ce métier, sa technicité et ses particularismes.

Le livre est fort bien conçu et décrit le jargon de la profession de façon très didactique. Parmi les nombreux chapitres voici quelques les points qui ont attiré particulièrement mon attention :

  • page 21 : différence entre B2B et B2C pour ouvrir l’horizon des étudiants qui ignorent le plus souvent, et à tort, les perspectives offertes par le marketing du business-to-business ;
  • Page 28 : l’explication sur le big data, un des secteurs en plein essor pour les jeunes désireux de trouver des débouchés sur ce marché ;
  • Page 33 : l’explication des tensions entre commerciaux et marketeurs, très bien vu… ;
  • Page 55 à 57 : les comparaisons des canevas stratégique entre marketeurs low-cost et traditionnels, particulièrement intéressant à mon avis (voir une capture d’image ci-dessous sur un cas fictif de cabinet de conseil low-cost qui viendrait concurrencer un cabinet traditionnel en en changeant les méthodes et les bases de coût) ;

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  • page 82. L’importance de la veille pour rester à l’écoute de l’évolution de son marché ;
  • page 96 à 97 : les études du Credoc sur le « prix juste » avec quelques analyses éclairantes sur perception et déclaration.

Impossible de tout citer ici sans faire de doxographie inutile. Il ne vous reste donc plus qu’à acheter ce nouvel ouvrage, soit pour vous rafraîchir la mémoire, soit pour orienter vos carrières futures. À vos souris !

Un livre de marketing fondamental (collection B.A-BA chez Studyrama) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Le Big Data, nouveau carburant de la Pub en ligne (RTB)

€-largeLe RTB ou Real Time Bidding n’est pas un domaine très facile à comprendre. Derrière ce terme barbare se cache un système d’enchères qui permet aux annonceurs d’optimiser leurs budgets publicitaires en ligne. Au-delà de ce principe, assez opaque, j’ai voulu en savoir plus et j’ai demandé à un des experts du domaine, Jean Claude Muratore, PDG de Turn en France, de rentrer dans les détails et de nous décrire les mécanismes principaux de cette révolution publicitaire.

interview exclusive de Jean Claude Muratore

 

TurnTurn c’est une société qui propose des technologies qui permettent aux annonceurs et aux agences de gérer des campagnes en RTB [NDLR : Real-Time Bidding ou enchères publicitaires en temps réel] et de tirer parti de l’ensemble de leur données pour pouvoir améliorer l’efficacité de leurs campagnes. Donc le RTB ça permet aux annonceurs et aux agences de pouvoir acheter aux enchères en temps réel des impressions sur le canal display mobile et social pour pouvoir cibler une audience spécifique correspondant aux objectifs de leurs campagnes.

RTB
Source : http://ciaobasta.files.wordpress.com/

On trouve 2 composantes à la plate-forme marketing : d’une part le DSP qui permet de gérer les campagnes RTB en temps réel et d’autre part, le DMP, data management platform qui permet de tirer parti de l’ensemble des données du client.

les explications bien utiles de Ciabasta

Donc, avec le DSP vous allez pouvoir vous connecter à l’ensemble de l’inventaire mis à disposition les Ad Exchanges et vous allez pouvoir également se connecter à l’ensemble des données de tierce partie qui sont disponibles sur le marché et qui vous permettent de cibler. À l’aide de ces deux composantes vous allez définir un certain nombre de campagnes, en fonction de la stratégie : acquisition, branding, re-marketing et pouvoir obtenir les résultats que vous souhaitez en fonction de ces objectifs.

Le DMP va vous permettre d’intégrer l’ensemble des données de votre annonceur. Cela peut être des données off-line issues du CRM, cela peut être des données relatives aux achats qui ont été réalisés par le client, c’est l’ensemble des composantes qui vous permettent de faire ensuite une segmentation plus fine pour pouvoir cibler par exemple quelqu’un qui a acheté récemment un produit, pour pouvoir lui vendre un produit ou un service complémentaire par exemple. C’est donc la capacité de pouvoir cibler les messages beaucoup plus précisément en fonction du profil du client.

 

Le Big Data entre en jeu

En l’occurrence, aujourd’hui il y a de plus en plus de données qui sont disponibles par rapport aux individus car il y a une augmentation de la consultation qui se fait au travers des smartphones, des tablettes, des réseaux sociaux et des objets connectés. Donc ce volume de données et ces informations augmentent, et ces informations, on va pouvoir les utiliser en temps réel parce qu’en effet, quand on veut cibler quelqu’un, il faut tenir compte des derniers éléments d’information et pour cela, les technologies autour de l’algorithme que l’on développe permettent de tirer parti de manière plus efficace de cette masse de données qui est effectivement en augmentation.

Le Boston Consulting Group considère l’écosystème des données en Europe va représenter 330 milliards d’euros. Cela donne une illustration de la puissance économique que ces traitements de données représentent à l’échelle de l’Europe.

Mieux cibler avec le RTB (à l’inverse du retargeting)

D’une part il y a le fait que les de plus en plus de clients font des campagnes en RTB et de plus en plus de clients comprennent la valeur de l’utilisation de ces données en temps réel. L’utilisation de ces données en temps réel est un élément qui est très important car il permet une plus grande efficacité dans le suivi des clients. Un client qui vient d’acheter un produit sur Internet, vous n’allez plus lui envoyer une bannière correspondant au produit qu’il vient d’acheter, mais vous allez lui envoyer une bannière qui va correspondre un produit ou un service complémentaire. Si vous ne faites pas ça, vous perdrez de l’argent, et de l’efficacité dans la relation commerciale.

Le temps réel grâce à Hadoop

HadoopC’est aujourd’hui possible en temps réel grâce à des technologies qui ont émergé qui sont les technologies Hadoop, et qui donne une grande efficacité pour pouvoir gérer en temps réel un très grand volume de données. Aujourd’hui, face à ce volume de données très important, il est nécessaire d’utiliser des technologies qui permettent de pouvoir intercepter l’ensemble des volumes et donc il y a des “data scientists” qui développent aujourd’hui des algorithmes qui vont donner du sens à cette masse de données.

Un “data scientist” kezako ?

Le profil d’un “data scientist” c’est quelqu’un qui a plusieurs cordes à son arc d’une part, les mathématiques, parce qu’effectivement, les données ce sont des mathématiques, et d’autre part, la connaissance de l’informatique, parce que tout cela se passe dans un environnement informatique et de troisième c’est la connaissance métier, car quelqu’un qui travaille dans un secteur des assurances, ou quelqu’un qui travaille dans le secteur des télécommunications vont rencontrer des problématiques métiers entièrement différentes. Donc la combinaison de ces trois éléments est ce qui fait un “data scientist”, et c’est pour ça que ce sont des profils qui sont très très rares sur le marché.

Aller rechercher les “sosies”

Le fait d’aller rechercher un “sosie”, c’est quand vous avez une population, et vous avez défini un segment de clients, qui ont un certain nombre de caractéristiques et vous souhaitez pouvoir cibler les gens qui ont un profil similaire à ce client de manière à étendre le volume de business et aller rechercher des prospects. Donc c’est grâce à ces algorithmes qu’on va aller regarder les profils et les caractéristiques de ces segments de clients que vous avez et dans les bases de données tierces aller rechercher des gens qui sont des “sosies” et qui ont des caractéristiques similaires.

Pour pouvoir collecter des données, vous avez plusieurs types de données, vous avez des données que vous avez collectées Online, au travers des cookies et des informations qui sont à l’intérieur du Web, et puis vous avez aussi des données comportementales, en fonction des sites que les personnes vont visiter puis vous avez des données CRM qui sont les caractéristiques de vos clients et de vos prospects et de l’interaction qu’ils ont avec l’entreprise.

Les cookies sur la sellette ?

Le cookie aujourd’hui est la technologie qui est utilisée dans le domaine du display, vous avez d’autre technologies dans le domaine du mobile, puisqu’aujourd’hui une grande partie de la consultation s’est s’effectue sur des applications et il n’y a donc pas de cookies ;donc il y a des choses équivalentes qui sont développées.

Aujourd’hui il y a effectivement une directive européenne différemment selon les pays. La commission est en train de travailler sur une règlementation qui doit être adoptée par l’ensemble du Parlement l’année prochain et qui doit légiférer pour permettre quelque chose de cohérent à travers l’ensemble des pays européens. Je crois que la problématique aujourd’hui elle est plus dans le fait d’informer les utilisateurs sur les informations qu’ils vont effectivement mettre à disposition de ces intermédiaires.

A partir du moment où l’utilisateur voit un bénéfice dans le fait de donner un certain temps d’informations, il n’est pas contre. Mais, l’information sur ce qu’il confie et ce qu’il va avoir en contrepartie est un élément essentiel du cercle vertueux de la data.

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Aaron Paxton Kahlow : L’homme qui voulait former le monde Sur Internet

imageVous le savez, nous préparons à la réunion Web2connect, comme tous les ans, celle de 2013 et en lieu les 6 et 7 novembre à l’usine comme d’habitude.

imageDans le cadre de cette préparation, j’ai pu interviewer Aaron qui sera l’un des présentateurs de la semaine prochaine. Aaron a 13 ans d’expérience en digital, c’est donc un vieux routard de l’Internet. Il a commencé par diriger une agence Web (Business Online à San Diego) qui a commencé « au dos d’un cabinet de dentiste et emploie plus de 100 personnes aujourd’hui) avec son frère puis a décidé de créer le Online marketing summit. Cet événement a été un véritable succès et s’est répandu dans le monde entier, puis Aaron a voulu changer de voie et a décidé de vendre son événement car il sentait qu’il pouvait passer à la vitesse supérieure. « Il est impossible de former tout le monde en utilisant des événementiels physiques » a-t-il déclaré et donc il a décidé d’ « utiliser cette chose appelée Internet pour enseigner le digital au monde ». Il a donc procédé à l’enregistrement de présentations qu’il a transformées en cours en ligne et le succès est au rendez-vous aux États-Unis et dans le reste du monde. D’ailleurs, cette nouvelle entreprise, appelée Online marketing institute va très bientôt voir sa branche française créée, en partenariat avec l’organisateur du Web2connect lui-même, Jean-François Ruiz. Les cours, par centaines, sont très variés et recouvrent des sujets aussi différents que les médias sociaux, le big data, le marketing du contenu (appelé Brand content en français), le Web mobile ou “comment collaborer ensemble”. l’institut fournit également des cours interactifs en ligne (Live) sur certains sujets. Voici mon interview de Aaron, en Anglais, enregistrée il y a quelques jours au téléphone :

Aaron Paxton Kahlow : L’homme qui voulait former le monde Sur Internet was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Microsoft est-il vraiment un géant déchu ? réponse avec l’EBG le 8/11 à Paris

eye-largeQue se passe-t-il à la tête de Microsoft ? Depuis l’annonce de la démission de Steve Ballmer et du rachat de Nokia, les spéculations vont bon train. Il fut un temps où taper sur Microsoft relevait d’un sport international, relayé à l’envi sur Internet, à grands coups de Bill Gates affublé de cornes du diable. Microsoft était alors considéré par ces lyncheurs – finalement le web collaboratif n’a pas changé ce genre de comportements, il l’a juste amplifié – comme une firme hégémonique qui balayait tout sur son passage et qui, selon eux, privait l’utilisateur d’un véritable choix. Il semblerait que ce ne soit plus le cas aujourd’hui. Les concurrents de Microsoft, Apple en tête (cf. la fameuse publicité ci-dessous) auraient-ils eu raison du géant du logiciel ?

Ou bien les erreurs de stratégie sur le mobile auraient-elles eu raison du roi du PC ? Les PC, comme on veut nous le faire croire, seraient-ils morts et Microsoft condamnés à se réinventer comme fabricant de téléphones mobiles et de tablettes ? Il semblerait que les actions de communication menées de ci de là ne rendent pas compte de la réalité des choses et de l’importance, encore très grande, de Microsoft. Champion toujours incontesté des logiciels de bureautique, leader à 70% des réseaux sociaux d’entreprise, maître sans partage sur la message professionnelle, leader surprenant mais réel de la console de jeu aux USA … je ne suis pas si sûr que cela qu’il faille abandonner tout espoir de voir Microsoft remonter au pinacle des journalistes et de la bourse. Tout cela se jouera dans les mois qui viennent et c’est pour cela que je ne raterais pour rien au monde cette conférence de l’EBG qui s’annonce passionnante.

Steve Ballmer s’exprimera sur la stratégie de Microsoft le 8/1 … sautera-t-il sur la scène ?

L’EBG organise le vendredi 08 novembre prochain à l’espace Pierre Cardin, son tout premier sommet de l’Innovation Digitale. L’événement réunira 800 entrepreneurs et dirigeants de l’économie numérique. Lors de cet événement, l’EBG annoncera le classement des 100 startups les plus innovantes de l’année et remettra le prix « EBG Disrupt » aux 10 meilleures.


Cet évènement sera lancé par Steve BALLMER, Président de MicrosoftSteve Ballmer s’exprimera sur l’ensemble des défis stratégiques, auxquels est confrontée la société :

  • • Les positions de Microsoft dans le secteur mobile
  • • La stratégie du groupe dans les devices
    (notamment le lancement de Surface 2 et l’acquisition de Nokia)
  • • La release de Windows 8 et la fusion des univers fixes et mobiles
  • • Le jeu vidéo : Xbox, mobile et multi-plateforme
  • • La technisation de la publicité et la digitalisation des entreprises

L’EBG donnera ensuite la parole à 25 startups (dont Neolane, E-buzzing, OLX, AdVentori, Dataiku, ou encore ClickOn par exemple) qui vont bouleverser les grands marchés de la publicité et des médias :

  • • Les innovations qui vont bouleverser l’audiovisuel
  • • La vidéo sur internet va-t-elle se substituer à la publicité TV ?
  • • Les innovations dans le marketing digital, le suivi et la connaissance du consommateur et l’interaction « real time »
  • • Le Web 2 Store & le Mobile 2 Store : des innovations qui pourraient sauver le retail ?
  • • Comment les innovations dans le big data peuvent renverser des positions concurrentielles
  • • Les nouveaux devices

Pour comprendre les enjeux décryptés à cette occasion et découvrir la totalité des intervenants : http://www.ebg.net/digital-innovation/an2000.php

À propos de l’EBG :Fondé en 1998 par François-Henri Pinault et Pierre Reboul, l’EBG est le premier réseau d’entrepreneurs actifs dans le secteur du digital. Il compte 600 entreprises adhérentes, dont l’intégralité du SBF 120 (les 120 sociétés françaises cotées en Bourse), 130 000 personnes physiques et organise 150 réunions dans l’année. Ses présidents successifs ont été François-Henri Pinault, Patrick Le Lay (TF1, 2005 – 2007), Jean-Bernard Lévy (Vivendi, 2007 – 2009), Didier Quillot (Lagardère Active, 2009 – 2011) et Stéphane Richard (Orange, depuis 2011).
Vous êtes cordialement invité à venir participer à laDIGITAL INNOVATION
Vendredi 08 novembre
à partir de 9h00Espace Cardin – 1, avenue Gabriel | 75008 Paris

Inscription auprès de : lea (atsign) agence-ppm.fr
ou par téléphone au 01 42 36 90 10

Microsoft est-il vraiment un géant déchu ? réponse avec l’EBG le 8/11 à Paris was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec