Click & Collect : 50% des ventes de Darty.com (hors gros électroménager)

Les exemples concrets et chiffrés de Click & Collect et de Web to Store sont rares. Ce n’est pas tous les jours en effet qu’un véritable expert de la distribution vient vous livrer ses chiffres d’affaires en cross-canal. Or voilà justement ce à quoi j’ai assisté le 06 septembre, jour de la rentrée pour Adobe [transparence : Adobe est notre client] et 12ème édition Adobe social drink up. Cette conférence aurait dû avoir lieu avant les vacances, dans le cadre du forum cross canal, mais du fait de l’Euro 2016 de foot, elle a été déplacée. Dans un sens c’est une très bonne chose car il aurait été dommage de priver nos lecteurs d’un pareil retour d’expérience à cause des congés. Voici donc le compte-rendu de l’intervention d’Olivier Godart sur le Click & Collect chez Darty. Elle fait suite à la présentation de Régine Vanheems et celle de Nissan sur la DMP pour compléter un triptyque dédié au commerce cross-canal. J’ai agrémenté ce compte-rendu d’une interview réalisée en juillet avec une responsable marketing produits d’Adobe.

Darty inventeur du Click & Collect © et pionnier du Web to Store

Après une brève introduction par Christophe Marée, Directeur Marketing Cloud France et Régine Vanheems (que nos lecteurs connaissent bien maintenant), qui ont planté le décor de la cross canalité, nous sommes entrés de plain pied dans le sujet avec Olivier Godart Directeur du E-commerce Darty offline et online chez Darty. Celui-ci nous a confirmé que le consommateur avait pris le pouvoir, et j’en profite pour renvoyer mes lecteurs à l’article sur le client roi, qui leur fera découvrir, s’ils ne le savent pas déjà, que l’inventeur du commerce moderne n’est pas américain mais français, et qu’il avait déjà érigé ce principe en dogme. Plus tard, c’est lui, Aristide Boucicaut, qui fut copié par Selfridge, l’américain fondateur du célèbre magasin éponyme d’Oxford Street, créé sur le modèle du Bon Marché.

C’est aux sources de ce client soir qu’Olivier Godart nous a conviés, en nous faisant « découvrir le parcours client de façon pragmatique » pour reprendre ses mots.
30% des ventes de Darty.com en Click & Collect
30% des ventes de Darty.com en Click & Collect

Click &Collect : des innovations faciles à mettre en œuvre

Le site Darty.com a plus de 10 ans, le e-commerce n’est donc pas une nouveauté pour le géant de la distribution spécialisée. Mais « des améliorations sont possibles » nous dit Olivier Godart. Et parmi celles-là, «  il y a des choses faciles à mettre en œuvre ». Par exemple, « des clients nous ont demandé comment prendre rendez vous en magasin » nous a-t-il confié, ce sont des demandes qui peuvent êtres écoutées et trouver des solutions simples avec le digital. Car telle est la mission du responsable du e-commerce, faire en sorte que « le digital soit au service des magasins car il n’y a qu’un site web et [Darty possède] 250 magasins ».

Click & Collect : du Web to store au store to Web

Olivier Godart, gardien du temple du click & collect chez Darty
Olivier Godart, gardien du temple du Click & Collect chez Darty

L’équipe Web a aussi développé une solution pour que le parcours de visite de Darty.com s’adapte aux utilisateurs. La raison en est simple : « tout le monde ne met pas le même temps à choisir un produit » nous a dit Olivier Godart. Certains « mettent 90 jours à choisir un grille pains » nous a-t-il expliqué. Il fallait donc s’assurer que les préférences des acheteurs soient conservées plus longtemps afin de ne pas perdre un client. Une autre idée simple a consisté à connecter les listes d’envies (« wishlists ») avec le SI de l’entreprise et de permettre aux acheteurs de les partager avec les vendeurs. Darty est allé plus loin. L’équipe Web a décidé de connecter le système à l’envers : si les clients peuvent partager leurs listes d’envie avec les vendeurs, pourquoi ne pas faire l’inverse et laisser les vendeurs partager leurs listes avec les clients ? Encore une petite idée facile à réaliser qui permet de changer le rôle du vendeur en conseiller. Un concept de Store to Web en quelque sorte, qui permet encore à Darty d’innover et de décloisonner le Web qui sort ainsi de son ghetto digital pour se mettre au service des magasins et des clients. Pour cela « il faut donc écouter les clients, mais aussi les employés » nous explique Olivier Godart.

Avec le Click & Collect, le magasin est l’avenir du e-commerce

Que le magasin soit le futur du e-commerce n’est pas une nouveauté pour les lecteurs de Visionary Marketing. Darty est cependant allé au bout de ce concept. “Nous développons des solutions pour résoudre une équation importante : moins d’un tiers des informations qui sont sur le site sont disponibles en magasin et tous les produits ne sont pas disponibles non plus” car les surfaces des magasins ne sont pas suffisantes pour contenir tout l’inventaire en ligne. Le digital n’a pas de limites en termes de place, mais les magasins en ont. Par ailleurs, « il n’est pas possible de tester sur place tous les produits pour des raisons d’hygiène” explique Olivier Godart. Les robots de cuisine par exemple, ne peuvent être vraiment testés par les clients sur place, alors que sur le Web on peut aisément amener du contenu et de l’entraide (voir plus loin pour ce dernier point). C’est la limite du Web to Store, tout n’est pas possible partout, ni dans tous les magasins.

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Click & Collect : 50% des ventes de Darty.com (hors gros électroménager) was last modified: septembre 20th, 2016 by Yann Gourvennec

Agriculture et digital : la révolution est en grande marche

Les apparences sont parfois trompeuses sur le sujet : l’agriculture est souvent considérée comme un secteur très traditionnel, à mille lieux de la technologie et du digital. C’est aussi la fausse impression que j’avais…Jusqu’à ce que je discute avec Heico Koch, le fondateur de TradeMachines,  un moteur de recherche pour machines d’occasion, qui référence des ventes de machines d’occasion dans le monde entier. La start up allemande permet aux acheteurs d’avoir un aperçu fidèle du marché des machines d’occasion, et aux vendeurs d’être plus visibles sur Internet. Heico Koch m’a longuement parlé de cette industrie et de ses récentes évolutions. Croyez-le ou non, les exploitants agricoles sont bien plus connectés qu’on ne le pense ! J’ai donc voulu en savoir un peu plus et m’interroger sur la place du digital dans l’agriculture aujourd’hui. Dans cet article, je vais tenter de montrer à tous ceux qui pensaient le contraire – moi la première -, que l’agriculture et le digital sont bien liés.

Les machines agricoles, un milieu toujours plus innovant

Le marché des machines connait un essor très rapide, d’innovations en innovations. Les machines, outils et équipements sont de plus en plus modernes. On voit de plus en plus de machines automatisées et connectées aux prix exorbitants, qui sont par exemple capables d’enregistrer et d’indiquer la quantité de produits chimiques et d’engrais à épandre dans un champ. Ce genre de technologie aide les  agriculteurs à être plus productifs et parfois, à développer leurs activités. Auparavant, la même surface exigeait au moins cinq fois plus de main d’œuvre. Aujourd’hui, ces avancées technologiques, si elles sont bien utilisées, permettent à une ou deux personnes d’effectuer le même travail.
C’est une très bonne nouvelle pour l’industrie, mais pas forcément pour tous les agriculteurs, en particulier les propriétaires de petites exploitations. En effet, ces machines coûtent une fortune, et la plupart d’entre eux ne peuvent pas se permettre d’investir une telle somme. Cependant, pour ne pas mettre la clé sous la porte, ces exploitants doivent trouver un moyen de rester compétitifs, et de faire face à ces géants agricoles. Ils sont donc face à un dilemme de taille : Ils ont besoin de ces machines performantes pour rester dans la course, mais ne possèdent pas les fonds nécessaires.

agriculture et digitalExemples par plusieurs étapes :

1/ Un agriculteur possède une vieille machine, qu’il a besoin de remplacer par un modèle plus récent.

2/ L’agriculteur devrait-il acheter une machine neuve, onéreuse, ou une machine d’occasion ?

Il peut soit utiliser un moteur de recherche classique, comme Google, mais aura beaucoup de résultats, pas tous pertinents.

Ou il peut se rendre sur une plateforme spécialisée dédiée aux machines d’occasion, ou les résultats seront, eux, bien plus adéquats.

3/ Grâce à l’explosion d’Internet, les agriculteurs peuvent être beaucoup plus connectés entre eux, aux quatre coins du monde. De nos jours, la notion de collaboration est devenue clé.

Cet exemple explique très bien l’essor des machines d’occasion, qui permettent aux exploitants d’innover, en leur donnant accès à des modèles plus récents.

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Agriculture et digital : la révolution est en grande marche was last modified: septembre 26th, 2016 by Mia Tawile

4 conseils pour établir un business plan de e-commerce

Au même titre que pour un commerce physique, un site web doit être visible et générer du trafic. Dans un univers aussi concurrentiel qu’Internet, les investissements humains et financiers sont importants avant de bénéficier d’un référencement efficace et attirer des visiteurs qualifiés. L’importance d’une stratégie digitale réfléchie se révèle aussi bien en amont, dans la génération de trafic, qu’en aval, au moment de concrétiser une vente en ligne. Cette notion étant étroitement liée à celle de taux de conversion et de vente, elle demeure un élément stratégique primordial du business plan de e-commerce.

1. La stratégie de communication numérique

business plan de e-commerce
Une stratégie de communication est indispensable pour établir un business plan.

Avant de considérer les ventes et le taux de conversion, il est tout d’abord question de communication. Le plan de communication s’établit généralement sur 3 ans et a pour objectif de décrire le segment de clientèle visé, les objectifs à atteindre, les canaux utilisés, ainsi que le retour sur investissement attendu.

Lorsque l’on pense communication, la première idée qui nous vient à l’esprit est celle des réseaux sociaux. Mais la communication online passe également par une campagne Adwords qui permettra à l’entreprise d’afficher des bandeaux publicitaires à côté des recherches Google des internautes. Plus qu’un moyen de se faire connaitre, Adwords est également un outil pilotage intéressant qui permet d’estimer les tendances des recherches, et ainsi mieux cibler les besoins des clients.

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4 conseils pour établir un business plan de e-commerce was last modified: septembre 13th, 2016 by Gaëtan Baudry

Big Data et Santé : une combinaison devenue nécessaire

Dans la santé comme dans d’autres secteurs (les banques, l’automobile, le BTP, etc.), les Big Data jouent un rôle important. Cependant, nous n’avions pas encore abordé ce sujet dans le secteur de la santé où cet usage apporte de sérieux avantages pour ses acteurs.

Les utilisations des Big Data dans le secteur de la santé

Utiliser les Big Data dans la santé est un véritable enjeu pour mieux anticiper et encadrer les activités qui ont lieu dans ce secteur. Les Big Data ont un impact sur plusieurs points : 

Big Data et santé (2)

Il est désormais plus facile de prendre en charge sa santé par le biais de la personnalisation. Les objets connectés sont aujourd’hui au coeur de ce phénomène. En effet, selon une étude menée par Accenture, le nombre d’utilisateurs d’objets connectés a été multiplié par deux en deux ans, passant de 27% à 45% en 2016. Ils permettent de mieux connaître notre propre santé en suivant des indicateurs : de cette façon, nous pouvons adapter nos habitudes pour améliorer notre santé. Les données sont envoyées à des applications de différents usages : usage personnel, prise en charge globale du patient, le dépistage ou encore le coaching. Ils existent un nombre impressionnant d’objets connectés dédiés à la santé : des brosses à dents, des bracelets, des pèse-personnes intelligents ou même des capteurs de sommeil. Cette révolution des objets de santé connectés améliore ainsi la vie de ces usagers tout en permettant une meilleure gestion de leur santé. Lire la suite

Big Data et Santé : une combinaison devenue nécessaire was last modified: septembre 6th, 2016 by Claire Sorel
Social Media Listening : du bruit au signal (exclu #FlashTweet)

Social Media Listening : du bruit au signal (exclu #FlashTweet)

Social Media ListeningAprès un temps d’adaptation, beaucoup d’entreprises sont désormais très présentes sur les médias sociaux. Profitant du phénomène, celles-ci utilisent les médias sociaux pour réaliser des études. Ces études sont en réalité incomplètes et leurs résultats nous transmettent bien trop souvent une vision biaisée de la réalité. C’est pourquoi, un nouveau livre blanc intitulé « du bruit au signal, manifeste pour une refondation des études sur les médias sociaux » est aujourd’hui publié gratuitement sur internet et en version papier aux éditions Kawa. Ce document d’une cinquantaine de pages portant sur le Social Media Listening a été rédigé par Rozenn Nardin et Yann Gourvennec. Au-delà du travail de fond des auteurs principaux, le livre a été agrémenté de témoignages d’experts marketing faisant autorité sur ce secteur. Sa préface est quant à elle rédigée par Emmanuelle Leneuf, fondatrice de @FlashTweet, une revue de presse marketing sur Twitter.

Vous pouvez désormais écouter le podcast du rendez-vous « 5 minutes pour comprendre » de la webradio Saooti portant sur le Social Media Listening. Yann Gourvennec a en effet était interviewé par Laurène Le Fourner sur cette thématique (également en haut de cet article)

bouton social media listening

Nous avons invité les principaux blogueurs marketing à donner leur avis sur ce livre blanc, sur leurs blogs respectifs :

> Article de Hervé Kabla, du blog Kablages

> Article de Camille Jourdain, du blog Camille Jourdain

> Article de Frédéric Canevet, du blog Conseil Marketing

> Article de Bruno Fridlansky, du blog Consonaute

> Article de Stéphane Truphème, du blog Stéphane Truphème

Article de Bertrand Duperrin, du blog Bloc-Notes de Bertrand Duperrin

> Article d’Olivier Cimelière, du blog du Communicant 2-0

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Social Media Listening : du bruit au signal (exclu #FlashTweet) was last modified: septembre 13th, 2016 by Claire Sorel