03/24/14

10 start-ups pour transformer le e-commerce ( #ec1to1)

La dernière plénière du matin de Ecommerce1to1 le 20 mars 2014 à Monaco était dédiée à 10 start-ups. C’est que “l’innovation est l’élément de différenciation de demain” pour reprendre le pitch d’introduction de Comexposium … Chaque startup a eu 3 minutes pour convaincre, le minutage et les présentations étant faites par Patrick Robin.

Satrt-ups Patrick Robin

Patrick Robin, on ne le présente plus. Il a fondé ImagiNet et je lui dois mon premier kit Internet, en 1995, qui m’a permis de briller en société et de me lancer dans ce qui est devenu mon métier. Il a fondé 30 sociétés avec un simple Bac B. Respect ! Avec ImagiNet il a lancé le premier abonnement forfaitaire à Internet (j’en ai été un des premiers clients), ce qui me fait penser que Xavier Niel n’est qu’un pâle copieur. Il est aussi fondateur de l’agence de stratégie digitale 24h00.fr (qui a intégré en 2011 Boosket.com) mais il est aussi connu comme étant le Vice Président de France Digitale (alliance des entrepreneurs du numérique que j’ai présentée sur ce blog au moment de son lancement en juillet 2012). France Digitale “c’est un  peu la version sage des pigeons” selon Patrick. L’association œuvre auprès du gouvernement pour promouvoir l’entreprenariat digital. Il est enfin cofondateur de Avolta Partners, conseil en levées de fonds pour les startups.

Moi qui pensais travailler trop … je peux aller me rhabiller.

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Selon Patrick, en France “il y a un écosystème vertueux, moins qu’en Angleterre, mais un système efficace avec la BPI, des fonds d’investissement puissants, …”. “il n’est pas vrai qu’on ne peut pas lever 14 millions d’euros en France” poursuit-il, avant d’ajouter que “grâce à Fleur Pellerin, nous avons un cadre favorable pour le crowdfunding”. Pour les start-ups ce n’est cependant pas toujours le bonheur, elles arrivent à se financer mais ça se gâte souvent après et Patrick d’en appeler aux grands groupes à qui “[il] demande de leur faire plus confiance ; leurs premières références souvent c’est vous et vous avez une responsabilité dans cet écosystème”. a-t-il conclu.

Voici les 10 idées présentées jeudi dernier, dans l’ordre, avec mes notes en format brut de décoffrage, comme à mon habitude.

1. PAYMIUM  /    Gonzague GRANVAL

Leader européen des solutions de paiement fondées sur la technologie Bitcoin

“On parle beaucoup de Bitcoins et on entend beaucoup de bêtises sur ces sujets”  a prévenu Gonzague Granval. Ce n’est pas seulement une monnaie, c’est un protocole qui va permettre beaucoup d’innovations. Le bitcoin permet de réaliser es transactions de pair à pair sans tiers de confiance et c’est la première fois qu’on peut faire ça ; c’est une  grande innovation. Paymium est la première place de marché régulée en Europe. C’est tout à fait naissant et 2014 est 2015 vont être des années de bascule pour que les marchands acceptent le bitcoins. C’est une technologie libre qui se répand comme un virus (on dit même que c’est plus viral que Facebook). Il faut juste du temps pour que ça se développe. “Il faut juste que les utilisateurs comprennent ce que ce moyen de paiement permet” a ajouté Gonzague.

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2. TEXMASTER    /   Thibault LOUGNON

C’est une agence de traduction et de rédaction de contenus web à la demande. Ils travaillent pour des sites de contenu et des emarchands, des PME et des grands comptes. On a le choix entre des solutions de traduction automatiques (pas chères mais mauvaises) ou de passer par des agences qui sont moins souples et chères. Ce que textmaster (NDLR : fondé par le créateur de Fotolia) propose c’est du service en ligne avec un chargement des textes en ligne via l’api, et de recourir à du Crowdsourcing et cela permet de la souplesse et des tarifs abordables. L’intermédiation avec les traducteurs se fait via Internet et le Crowdsourcing (60000 auteurs et traducteurs dans 40 domaines d’expertise). Textmaster revendique 5000 clients et 98% de satisfaction. Ils ont l’ambition de devenir la première agence de traduction au monde. Evernote Snapshot 20140320 093106

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01/21/14

Internet : quand la foule devient “sentimentale” pour le meilleur ou le pire #reputationwar

Reputation War n’est pas un événement comme les autres. Parler de la technologie qui change le monde sans parler de technologie, voilà le pari, très réussi, de cette 2e édition de l’initiative de Christophe Ginisty et de son équipe. Voici mon compte rendu (qui s’arrête malheureusement en milieu d’après-midi). Media aces est fier d’avoir été un des partenaires de cet événement :

Sur Internet et ailleurs, foule sentimentale et soif d’idéal

antimuseum.com-untitled-4366… disait la chanson. Car tel était le thème de cette conférence, aux invités prestigieux, dans un lieu non moins extraordinaire (le théâtre des variétés à Paris) ; ces foules qui ne seraient plus intelligentes comme le prétendait Howard Rheingold, mais surtout émotives. Ces foules et cette émotivité sont cependant à double face :

Croyances, réalité et limite de la communication

Ce combat entre les « bons et les mauvais » sentiments était d’ailleurs au cœur de la présentation Hisham Zaazou, ministre du tourisme de l’Égypte depuis 2012. Un homme courageux qui n’a pas hésité à remettre sa démission quand un homme politique lié à la Jama Al Islamya allait être nommé gouverneur de Louxor, un lieu endeuillé par un attentat de 97, perpétré par le même groupe islamiste. Depuis 2012, Monsieur Zaazou lutte cependant contre un autre ennemi : les baisses, spectaculaires en 2013 après l’été, de fréquentation touristique, suite à la mise à l’index par l’Europe : 90 % de baisse sur le chiffre d’affaires suite à cette décision européenne.

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un tout petit aperçu de la superbe salle du théâtre des variétés

Mais il faut aussi préciser que la surexploitation touristique de l’Égypte en était à son comble avec une augmentation de 150 % de fréquentation entre 2004 et 2008. Moi qui pensais que le pays avait déjà atteint les limites du raisonnable en 2000 !

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Hisham Zaazou recevant le prix de l’IPRA des mains de son présiden, Christophe Ginisty, également créateur et organisateur de Reputation War

Monsieur le ministre s’est lancé dans un plaidoyer passionné pour nous convaincre, film à l’appui, que l’Égypte est un endroit sûr. Preuve absolue : les rangs de touristes en string en train de se faire griller au soleil à Sharm El Sheik, pas si loin, somme toute d’une des régions réputée les plus dangereuses du monde. Ayant vécu au Liban, j’ai été frappé de constater comment les pays en guerre, et les pays arabes en particulier, relativisent ce danger, car les foules « sentimentales » s’habituent à toutes les situations, même les plus insoutenables.

Tout le monde n’a pas été convaincu. Même si certains reportages en arabe, pour ceux qui parlent cette langue, ont démontré que certains reportages télévisés faisaient prendre des vessies pour des lanternes ; mensonges que la compréhension de la langue permettait de décrypter selon M. Zaazou. Les croyances sont dures à combattre. Gérald Bronner (l’empire des croyances, PUF, 2003) l’a rappelé dans un film enregistré spécialement pour la conférence. Internet est au cœur d’un paradoxe : plus le savoir est accessible au plus grand nombre, plus les croyances de quelques-uns, notamment religieuses, se répandent, et la crédulité des citoyens se développe.

Encore est-il que combattre une croyance par une autre est peut-être la limite de la communication.

>> pour plus de détails sur l’intervention de Hisham Zaazou et l’interview exclusive d’Olivier Cimelière, lire le blog du communicant 2.0

Démêler le vrai du faux

antimuseum.com-untitled-4397Car démêler le vrai du faux, est le devoir de l’Homo sapiens (donc sage si l’étymologie est bonne). Ne pas se forger une opinion avant d’avoir pesé le pour et le contre… comment faire à l’heure de l’Internet quand tout va si vite ? Avec Hoaxbuster bien entendu ! Le site indispensable de Guillaume Brossard (photo à gauche), qui décode les rumeurs du Web depuis 1999. Un site dont je suis un inconditionnel depuis le début. Guillaume et ses bénévoles font un travail formidable de défrichage et d’explications. Un scoop qu’il nous a donné sur scène : l’affaire Julie Gayet était à l’état de rumeurs sur le site depuis des mois paraît-il… Avant d’être rendu public dans les médias. l’Élysée a essayé de faire « disparaître la question » par le truchement de ses avocats. Car il y a encore des gens qui croient pouvoir effacer l’Internet ! Quel choc de voir qu’ils sont au gouvernement d’un pays qui se dit modèle des démocraties (et je ne parle pas de la bêtise de la demande).

Faire plus confiance aux rumeurs qu’aux médias ?

Bruno Jeanbart (@bjeanbart), DGA d’opinionway est venu ensuite partager son baromètre sur la confiance des médias ; une sorte de thermomètre en baisse constante qui donne le vertige. Seulement 23 % des Français feraient confiance aux médias et « seuls les politiques font pire » (14 %). Je ne sais quoi penser. Faut-il se lamenter de la qualité de nos journalistes et de nos hommes politiques (selon la rumeur justement, « les plus bêtes du monde »), ou sur la bêtise d’une « foule sentimentale » qui goberait la rumeur à environ 50 %, même si 87 % la croient infondée. « Il n’y a pas de fumée sans feu »… semble être la devise de cette foule sentimentale peut-être, mais pas très sympathique.

Médias de masse, culture de masse, bêtise de masse ?

Triste époque me direz-vous, où l’éducation généralisée n’a pas fait disparaître l’obscurantisme. Mais dans ce monde d’excès où nous vivons, où la masse a remplacé les castes, à l’instar de ces masses populaires entassées sur d’immenses paquebots du Nil, délaissés quelque peu aujourd’hui, qui ont remplacé les riches aristocrates britanniques découvreurs de tombes, peut-on s’étonner de ce résultat ?

Masse lyncheuse… et sauveuse aussi

Même constatation et Philippe Spanghero (@pspanghero) et Julien Villeret (SFR), tous deux victimes de lynchages sur Internet. L’ancien rugbyman, expert de la communication sportive, a su utiliser les médias sociaux pour rétablir la vérité et défendre l’honneur de sa famille, placée involontairement au cœur du scandale qui portait son nom, alors que son application dans l’entreprise avait cessé 4 ans auparavant. Il y a de l’espoir donc, de voir les utilisateurs des médias sociaux prendre la défense de la vérité. Ouf ! Tout n’est pas pourri.

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Philippe Spanghero (au centre), un indéniable air de famille !

La conclusion est cependant moins claire avec Julien Villeret, malgré une brillante démonstration qui nous a convaincus de l’habileté avec laquelle Xavie Niel (peu cité mais omniprésent) avait manipulé une opinion consentante et émotive. Comment les opérateurs établis sur ce marché vont faire face sur un marché « où les prix sont désormais les plus bas du monde » et où on se fait traiter de « fils de p… » sans vraiment pouvoir réagir, nous paraît beaucoup moins clair. Affaire à suivre…

Le mot de la fin à Henri verdier et Spinoza

Henri verdier nous a donné la clé, et peut-être un moyen de nous rassurer en fin de conférence. D’aucuns, sur Twitter, ont posé la question si l’expression de « foule sentimentale » était bien appropriée.

ImageThierry Herrant ‏@thierryherrant

Foules sentimentales. Ce soir je me demande si l’expression est vraiment appropriée #ReputationWar @strategies1

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Henri Verdier, brillant et pertinent, a laissé la salle sous le charme de sa démonstration

Verdier, dans une démonstration éblouissante, en prenant Spinoza à témoin, nous a quant à lui remis sur le droit chemin : ce qui compte, ce n’est pas la foule, mais son “gouvernement”. Les participations des « foules sentimentales », mal canalisées sur les forums et les zones de commentaires des journaux, sont des accumulations de bêtises et de propos insultants, et peuvent être comparées à Wikipédia ; voilà une initiative qui fait également appel à la création de masse, même si c’est dans une moindre mesure, qui a su établir les règles de la création et placer des bornes, en triant sur le volet l’information et en la croisant inlassablement.

Une conférence qui fait marcher les petites cellules grises

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Christophe Ginisty, créateur et organisateur de Reputation War

Voilà une conférence enrichissante, je ne le dis pas souvent ; Reputation War se situe un énorme cran au-dessus du lot. Dans la lignée de Tedx peut-être, fort heureusement sans scénarisation. Une conférence qui m’a un peu ébranlé, je dois dire, même si les faits sont connus de tous… Ce regard sociologique sur Internet et ses foules bipolaires, était salutaire et il a su sortir des sentiers battus des experts bisounours du Web social, pour qui le monde est toujours peint en rose. Une belle réalisation ; merci Monsieur Ginisty !

11/28/13

Internet des objets : “nouvelle ère de l’électronique grand public” #g9plus

La réunion annuelle du g9+ du 26 novembre 2013 était un must pour moi car elle était dédiée aux objets connectés et le panel des intervenants était de très haut niveau. J’étais donc là au premier rang pour faire mon compte rendu. La “France est bien placée pour devenir leader dans le domaine des objets connnectés” a dit Luc Bretones dans son introduction. Ces objets connectés, on en parle depuis longtemps, et je me souviens même avoir organisé, avec Rafi Haladjian, un petit déjeuner du Web en tout début 2010. Plus récemment LeWeb12 de Loic Le Meur a été dédié à l’Internet des objets. Mais la situation a beaucoup changé depuis lors. Allez à la FNAC et à côté des cafetières électriques (soupirs) vous avez un rayon complet d’objets connectés.

Depuis quelques semaines, je mesure mes pas, mes km et mon sommeil avec ihealth, très pratique pour voir si vous faites assez d’exercice. cela a été une véritable découverte pour moi, je pensais que ces objets connectés étaient pour les poseurs, mais j’ai appris des choses importantes pour ma santé et mon bien-être … encourageant (un peu moins de 60€ à la FNAC)

On y est donc, enfin presque … Les objets connectés, quand on les essaie dans les premiers temps, c’est l’engouement ; puis vient la lassitude (si j’en crois Rafi et aussi mon expérience personnelle), puis la perception des limitations ; le modèle n’est pas complètement fini, mais on sent bien diffusément qu’un nouveau marché prometteur arrive, se crée, sans qu’on sache bien la direction qu’il risque de prendre : certains prônent le tout Smartphone, d’autres l’objet connecté indépendant (“wearable”), d’autres les deux … pas très facile d’y voir encore clair, même si, pour l’instant, comme l’indique Pascal Cagni, ce qui fonctionne, ce sont les objets connectés “qui résolvent un problème à la fois”. Mais ne boudons pas notre plaisir, ces objets n’en sont qu’aux balbutiements et on perçoit avec les intervenants et notamment cette superbe présentation de Pascal Cagni, que l’Internet des objets (IOT ou Internet of Things en anglais) est bien en passe de devenir un des marchés High-Tech majeurs du futur. Voici ce que j’ai retenu de mon passage à la maison des arts et métiers hier soir place d’Iéna :

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l’introduction par Luc Bretones

Pascal Cagni : a dirigé Apple en Europe, au moyen orient en Inde et en Afrique

“J’ai eu la chance de vivre les différentes époques, du PC et d’Apple, et ce qui me tient à cœur ce sont les 5 ans d’expérience à Angers où on a repris un entrepôt et on en a fait le leader du PC en Europe. Malgré l’épopée Apple c’est ce sont j’ai été le plus fier” a-t-il annoncé dans son introduction. “Puis je suis arrivé chez Apple au moment où l’action était divisée par 2 et en Octobre 2001 on lançait l’iPod et le reste est connu” a-t-il ajouté.  Puis Pascal a rejoint une “vraie industrie”, le DIY, puis Vivendi. De manière plus personnelle il investit aussi sur la curation (pour lui un secteur en plein essor) et la musique et aussi l’Internet de objets (Nest aux US et Netatmo en France, qui sont pourtant concurrents).

Une nouvelle ère de l’électronique grand pubic

Pascal Cagni, chiffres en mains, nous décrit un nouvelle ère de haute technologie grand public : “sur les nouveaux devices, on vit une nouvelle ère de l’electronique grand public à cause de l’Internet mobile. Il y a 1.5 milliards de smartphones aujourd’hui et on passera à 4 milliards en 2020 selon Pascal. Dans 3 ou 4 ans une personne sur 6 dans le monde aura une tablette. Et il y en a déjà 327 millions a aujourd’hui. “C’est bien mais ce n’est pas suffisant car il y a aussi la couverture 4G à réaliser. En 5-6 ans l’industrie des applications est de 5-6 milliards de $”. Tout ceci pour montrer que nous sommes face à un énorme potentiel, Pascal a assez insisté sur ce train qui démarre et que nous ne devons pas rater.

Surtout en Europe ! Car si nous avions pris une avance sérieuse sur l’introduction de la mobilité 1 et 2G, selon pascal Cagni, “nous (l’Europe, NDLR) avons perdu cette bataille du matériel mobile en Europe” aujourd’hui. La couverture 4G est en retard elle aussi. “L’Europe a eu un très bon départ en 2007-2009, mais elle n’est pas leader aujourd’hui”. Mais ne perdons pas espoir, il y a selon Pascal de l’optimisme et des signes technologiques encourageants que l’Europe pourrait saisir :

  • Le Bluetooth low energy permet de faire 99% de gains d’économie
  • La nanoisation des composants fait qu’on est de plus en plus petits. Il y a des gros mastodontes qui ont raté le mobile et qui se précipitent sur le Nouvel environnement
  • Les composants deviennent aussi beaucoup moins chers
  • IPV6 nous ouvre aussi beaucoup de possibilités avec 34 milliards de milliards de milliards de milliards ou 2 puissance 138 adresses … c’en est fini la restriction de l’ipv4, on peut connecter tout et n’importe quoi (même si cela a fait bondir Rafi Haladjian qui ne voit pas trop d’intérêt à cette démarche purement techno)
  • C’est ce qui permet d’arriver à une nouvelle industrie des objets connnectés

Ce à quoi nous assistons, “c’est une troisième phase de l’Internet ! On a raté la deuxième mais nous avons aujourd’hui la possibilité de tirer profit de cette nouvelle vague” a poursuivi Pascal. Le iOT sera plus important que le marché du mobile a dit encore dit.

Le smartphone le futur hub de l’iOT

La capacité à porter un bracelet pendant 2 ou 3 mois est limitée, selon les participants, et je confirme, car j’ai craqué au bout d’une semaine. Alors “il faut se baser sur le smartphone car les usages sont là”. Le smartphone, on le prend partout et il est partout et c’est aussi un appareil très personnel. On regarde en moyenne 150 fois son smartphone dans la journée a annoncé Pascal, même si au G9plus, surtout ce soir là, nous aurions pu ajouter un zéro !

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Wearable ou Smartphone … that is the question!

Les “Wearables” (objets connectés portables)

“72% de ces actions pourraient réaliser ces tâches à partir de “wearables” déclare Pascal. Mais Apple ne semble pas prêt à lancer ce genre de produits aujoud’hui selon lui, faisant référence aux nombreuses rumeurs sur la montre iPhone. Les “wearables” seront ils le futur du Web ? C’est là la question. Rien que sur ce segment là on parle d’un business de plus de 50milliards de dollars en 2016-2017 selon Crédit Suisse.

Le IOT révolutionnera transports et parking

Le IOT révolutionnera le parking aussi. A Londres on peut déjà utiliser le “pay by phone”. “Bientôt on pourra aussi savoir où sont les places libres” prédit Pascal. Et Google est aussi en train de prendre le lead sur la voiture intelligente (ce rêve là, je m’en souviens, je l’ai rencontré la première fois dans un numéro de Science et Vie de la fin des années 1970… c’est dire que de la science fiction à la réalité …). Le IOT va également créer une rupture dans le monde de l’assurance avec des objets connectés et on devrait atteindre un marché de 55 milliards de $ rien que dans le monde de la voiture, à horizon 2015. Tous ces chiffres mis bout à bout commencent à faire une belle somme !

La maison connectée… enfin !

Pascal Cagni pense également que la maison connectée verra enfin le jour grâce à l’iOT. Vidéo surveillance, alarmes à la maison, gestion du jardin à distance … Tout cela peut paraître anecdotique mais la technologie va aussi au delà en régulant la qualité de l’air dans les maisons, un élément crucial pour la santé des citoyens (c’est le travail fait par netatmo, une société française, qui a créé un thermostat connecté au smartphone). NB : pascal Cagni a investi dans netatmo mais aussi dans son concurrent américain Nest … on n’est jamais trop prudent.

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Pascal Cagni au pupitre

La santé n’est pas en reste

La santé est même certainement le domaine où les “wearables” ont eu le plus tôt le vent en poupe. Il a beaucoup été fait mention de Jawbone lors de cette conférence, qui semble avoir créé le buzz, et comme souvent, l’auto-propéthie des marchés High Tech fait que quand on en parle beaucoup, on en achète beaucoup … même quand on ne comprend pas toujours à quoi ça sert. Dans ce domaine de la santé on pourrait envisager, selon Pascal, 26 milliards de $ à 2016.

 

Tous ces chiffres mis bout à bout cela fait beaucoup ! Bien sûr il y a la question des normes et du respect de la vie privée. Mais on peut être sûr que le IOT va changer le marché et pascal Cagni ne voit pas ce marché rester au mains de quelques géants mais au contraire créer une vraie opportunité pour la France qui a des ingénieurs de talent, et déjà 60000 expatriés dans la Silicon Valley (il ne faut pas perdre le Nord, c’est là que ça se passe). Et on a aussi des leaders comme Parrot, Withings … Même si on a encore peur des entrepreneurs en France. Une revue des investissements High Tech montrée par Pascal Cagni donne des résultats en demi-teinte : 36% des investissements vont au RU, 22% seulement en France, mais cela reste le 2ème pays d’Europe. Certes, mais “Berlin explose” selon Pascal, ce n’est pas seulement du buzz. Nous avons des atouts, ce n’est pas une information, mais il ne faudra pas les gâcher… ce n’est pas une information non plus.

Reste à l’avenir de vérifier si tous ces chiffres de marchés sont confirmés par les faits … je ne doute pas des prévisions d’investissement dans ces domaines, nous pouvons nous préparer à des échanges d’argent impressionnants.

11/20/13

“Du Social media au social mass media”- (avec Hootsuite)

tv-largeIl y a quelques jours, je recevais un message mail (réminiscence du passé ?) de la part de l’éditeur Hootsuite me précisant que ma vidéo était en ligne. Puis je fus noyé de mentions Twitter à propos des indications que j’avais livrées dans cette vidéo. Je suis véritablement reconnaissant à Hootsuite d’avoir monté cette superbe interview et de m’avoir donné une chance de partager mes visions sur le médias sociaux et comment ils évoluent. Nous (Hervé Kabla, mon éditeur et moi-même) sommes en train de travailler aujourd’hui à l’adaptation anglaise de notre dernier livre « la communication digitale expliquée mon boss », qui va s’intituler “Managing Digital Marketing Like A Boss” en anglais, si tout va bien, être disponible avant Noël. Cette vidéo préfigure cette sortie du livre dans la langue de Shakespeare. Voici l’introduction en français puis le lien vers le texte anglais :

vision du Web social par Yann Gourvennec – Hootsuite social media management (en Anglais)

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Un « Intrapreneur » est quelqu’un qui remet en question L’ordre établi à l’intérieur d’une entreprise. “On trouve des entrepreneurs dans les grandes entreprises les organisations complexes, dans lesquels ils apportent leurs puissants innovations au travers de leurs compétences en conduite du changement » dit Yann Gourvennec. « Pour moi, être un entrepreneur veut dire beaucoup de choses en termes de philosophie, de la façon dont je vois les choses, dont je travaille avec mes collègues et sur comment je fais avancer les projets et mets en œuvre l’innovation à l’intérieur d’une entreprise. »

ma vision des médias sociaux – vidéo Hootsuite

Manager la communication digitale comme un boss

Like A Boss(NDLR : Like A Boss est un meme de l’Internet, un peu moins compréhensible en français, il fait beaucoup rire les anglophones et pourrait se traduire par « comme un chef »)

Le premier livre de Yann Gourvennec « les médias sociaux expliqués mon boss » a été élu livre digital le plus influent en France en 2012. Depuis lors, son collègue Hervé Kabla et lui-même ont lancé une suite en français, en élargissant le spectre du livre de façon à embrasser l’ensemble de la discipline de la communication digitale, et pas seulement les médias sociaux (d’où le titre).

« Pour Hervé Kabla et moi-même, les médias sociaux font parti aujourd’hui du mix de la communication digitale », explique Yann. « Il n’est plus question aujourd’hui de se demander s’il faut être présent ou non sur les médias sociaux. Nous avons dépassé cet étape-là, et nous devons nous poser aujourd’hui la question de savoir pourquoi nous y sommes, est-ce que cela a un sens, comment j’affine mes objectifs, comment j’affine ma stratégie, et développe ma présence et enfin, comment je structure ma gouvernance. La question du retour sur investissement n’est plus optionnelle non plus. Les médias sociaux font partie du mix numérique, une discipline bien plus large qui doit être comprise de chacun dans l’entreprise, pas seulement de l’équipe digitale. »

« S’il y a une leçon à tirer de nos livres, c’est que nous traversons une période paradoxale : la communication digitale est omniprésente, tout le monde doit et veut en faire. Cela a l’air simple, mais cela ne l’est pas. Car il s’agit d’une discipline en propre qui requiert expertise et expérience. Après tout, confieriez-vous la vie de votre enfant le plus cher à un chirurgien qui serait en train de lire « la chirurgie pour les nuls » ? Alors pourquoi votre stratégie digitale devrait-elle être confié à une personne qui arbore fièrement 2 abonnés sur son compte Twitter ? S’il existe bel et bien un besoin urgent d’inclure largement tous les employés de l’entreprise dans la transformation digitale, le recrutement de professionnels expérimentés et compétents en communication digitale et en stratégie médias sociaux est également aussi important ».

lire la suite : Social Insights from European Thought Leader, Yann Gourvennec – HootSuite Social Media Management.

11/4/13

Aaron Paxton Kahlow : L’homme qui voulait former le monde Sur Internet

imageVous le savez, nous préparons à la réunion Web2connect, comme tous les ans, celle de 2013 et en lieu les 6 et 7 novembre à l’usine comme d’habitude.

imageDans le cadre de cette préparation, j’ai pu interviewer Aaron qui sera l’un des présentateurs de la semaine prochaine. Aaron a 13 ans d’expérience en digital, c’est donc un vieux routard de l’Internet. Il a commencé par diriger une agence Web (Business Online à San Diego) qui a commencé “au dos d’un cabinet de dentiste et emploie plus de 100 personnes aujourd’hui) avec son frère puis a décidé de créer le Online marketing summit. Cet événement a été un véritable succès et s’est répandu dans le monde entier, puis Aaron a voulu changer de voie et a décidé de vendre son événement car il sentait qu’il pouvait passer à la vitesse supérieure. « Il est impossible de former tout le monde en utilisant des événementiels physiques » a-t-il déclaré et donc il a décidé d’ « utiliser cette chose appelée Internet pour enseigner le digital au monde ». Il a donc procédé à l’enregistrement de présentations qu’il a transformées en cours en ligne et le succès est au rendez-vous aux États-Unis et dans le reste du monde. D’ailleurs, cette nouvelle entreprise, appelée Online marketing institute va très bientôt voir sa branche française créée, en partenariat avec l’organisateur du Web2connect lui-même, Jean-François Ruiz. Les cours, par centaines, sont très variés et recouvrent des sujets aussi différents que les médias sociaux, le big data, le marketing du contenu (appelé Brand content en français), le Web mobile ou “comment collaborer ensemble”. l’institut fournit également des cours interactifs en ligne (Live) sur certains sujets. Voici mon interview de Aaron, en Anglais, enregistrée il y a quelques jours au téléphone :