La révolution digitale peut-elle faire évoluer le management ? – #g9+

Le G9+, think tank de réflexion sur le numérique, dont j’ai la charge de la promotion auprès des médias et de la blogosphère, a récemment organisé une conférence sur le e-leadership pour tenter de répondre à la question: “Du leadership au e-leadership: le numérique change-t-il la donne ? ». Cette conférence était organisée en partenariat avec le Cigref et La Poste. On connaît l’impact du numérique dans beaucoup de domaines (e-business, e-marketing, e-pub, e-CRM…). Internet, les médias sociaux et les réseaux sociaux d’entreprise ont radicalement transformé le rapport à l’information. La relation client est devenue instantanée et en temps réel avec des réseaux comme Twitter et Facebook par exemple. Ce changement de temporalité impose aux entreprises de s’adapter et de s’organiser pour répondre aux clients mécontents sans toutefois sur-réagir et ne pas forcément répondre à tout ce que les internautes disent sur elles. L’exemple récent de Easyjet qui fin Septembre 2013 a menacé un passager de lui refuser l’embarquement sous prétexte qu’il critiquait l’entreprise sur Twitter (cf détails ici) illustre à quel point les entreprises sont encore en train d’inventer et d’apprendre pas à pas comment vivre avec la révolution du numérique.

Qu’en est-il du côté de la direction des entreprises et notamment de leurs leaders ?

Rappelons brièvement la différence entre un manager et un leader telle que Warren Bennis l’a théorisée dans son livre On Becoming a Leader : Le manager s’occupe de contrôles alors que leader inspire book la confiance. Le manager demande « quand » et « comment », le leader demande « quoi » et « pourquoi ». Le manager fait les choses bien tandis que le leader décide de ce qui est bien (« The manager does things right but the leader does the right thing. »)

Nils Fonstad, Directeur associé du Lab de l’INSEAD, et pilote du projet européen « Vision sur la définition des compétences liées à l’e-leadership » a rappelé ces différences tout en posant la définition d’un e-leader : c’est un leader sui sait créer de la valeur en s’appuyant à la fois sur les personnes et sur la technologie. En effet les entreprises qui s’équipent en nouvelles technologies pour innover et conquérir de nouveaux marchés ont besoin de dirigeants « IT savvy » pour retirer le maximum de valeur de leurs investissements IT.

comment devenir un leader ? 

Le e-leader est celui qui a une appétence particulière pour son métier, son business, mais aussi pour les « choses » technologiques et numériques. Ses compétences sont transverses et peuvent se représenter sous la forme d’un T. La barre horizontale du T représente les compétences nécessaires au développement de l’organisation comme : la gestion du changement, l’innovation, le développement de visions stratégiques, la mise en œuvre de relations avec l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise etc. Alors que le pied du T représente des compétences verticales, en silos, plus spécifiques à l’usage et la maîtrise des outils numériques et IT, les services qu’ils permettent d’offrir et la relation client à mettre en place sur son secteur.

Le besoin de développer des compétences numériques dans les entreprises est donc réel. L’INSEAD et IDC ont dressé un panorama des besoins de e-leaders en Europe dans le cadre de leur étude « e-Leadership : Skills for Competitiveness and Innovation ». L’une des principales conclusions est que la demande en e-leaders va être très importante en Europe. Cette demande est évaluée à environ 700.000 personnes sur l’ensemble des secteurs d’ici 2015 avec 70 % des besoins en provenance des PME.
La Poste est consciente de ces besoins et s’organise pour y répondre comme en a témoigné Sylvie Joseph, Directrice transformation numérique de La Poste. Elle a rappelé qu’avec ses 536 ans d’existence La Poste n’a pas attendu le numérique pour se transformer. Néanmoins un besoin d’accélération de logiques transversales se fait fortement ressentir et le numérique est un levier fort vers cette transversalité et la métiérisation des compétences. Elle a expliqué : « Le besoin de mettre le client au centre n’est pas un besoin natif à La Poste qui a longtemps bénéficié d’un statut de monopole. Aujourd’hui la relation client est une priorité majeure pour La Poste et nous avons mis en place un Institut du Management pour former les manager aux outils numériques et nous orienter vers la relation client en temps réel et une excellence de service. »

l’agenda des prochaines conférences du G9+, dont je suis chargée de la promotion, se trouve sur leur site : www.g9plus.org. Ne ratez pas celle du 26 Novembre sur l’économie connectée. Fédérant 20 communautés d’anciens de toutes formations (écoles d’ingénieurs, management, sciences politiques, université), l’Institut G9+ représente 50 000 professionnels du numérique. Acteur indépendant, il catalyse et agite les tendances d’aujourd’hui et de demain – technologiques, sociétales, marchés, management, usages – en organisant une trentaine de conférences par an, ouvertes à tous.

La révolution digitale peut-elle faire évoluer le management ? – #g9+ was last modified: janvier 13th, 2015 by Natacha Heurtault

Microsoft est-il vraiment un géant déchu ? réponse avec l’EBG le 8/11 à Paris

eye-largeQue se passe-t-il à la tête de Microsoft ? Depuis l’annonce de la démission de Steve Ballmer et du rachat de Nokia, les spéculations vont bon train. Il fut un temps où taper sur Microsoft relevait d’un sport international, relayé à l’envi sur Internet, à grands coups de Bill Gates affublé de cornes du diable. Microsoft était alors considéré par ces lyncheurs – finalement le web collaboratif n’a pas changé ce genre de comportements, il l’a juste amplifié – comme une firme hégémonique qui balayait tout sur son passage et qui, selon eux, privait l’utilisateur d’un véritable choix. Il semblerait que ce ne soit plus le cas aujourd’hui. Les concurrents de Microsoft, Apple en tête (cf. la fameuse publicité ci-dessous) auraient-ils eu raison du géant du logiciel ?

Ou bien les erreurs de stratégie sur le mobile auraient-elles eu raison du roi du PC ? Les PC, comme on veut nous le faire croire, seraient-ils morts et Microsoft condamnés à se réinventer comme fabricant de téléphones mobiles et de tablettes ? Il semblerait que les actions de communication menées de ci de là ne rendent pas compte de la réalité des choses et de l’importance, encore très grande, de Microsoft. Champion toujours incontesté des logiciels de bureautique, leader à 70% des réseaux sociaux d’entreprise, maître sans partage sur la message professionnelle, leader surprenant mais réel de la console de jeu aux USA … je ne suis pas si sûr que cela qu’il faille abandonner tout espoir de voir Microsoft remonter au pinacle des journalistes et de la bourse. Tout cela se jouera dans les mois qui viennent et c’est pour cela que je ne raterais pour rien au monde cette conférence de l’EBG qui s’annonce passionnante.

Steve Ballmer s’exprimera sur la stratégie de Microsoft le 8/1 … sautera-t-il sur la scène ?

L’EBG organise le vendredi 08 novembre prochain à l’espace Pierre Cardin, son tout premier sommet de l’Innovation Digitale. L’événement réunira 800 entrepreneurs et dirigeants de l’économie numérique. Lors de cet événement, l’EBG annoncera le classement des 100 startups les plus innovantes de l’année et remettra le prix « EBG Disrupt » aux 10 meilleures.


Cet évènement sera lancé par Steve BALLMER, Président de MicrosoftSteve Ballmer s’exprimera sur l’ensemble des défis stratégiques, auxquels est confrontée la société :

  • • Les positions de Microsoft dans le secteur mobile
  • • La stratégie du groupe dans les devices
    (notamment le lancement de Surface 2 et l’acquisition de Nokia)
  • • La release de Windows 8 et la fusion des univers fixes et mobiles
  • • Le jeu vidéo : Xbox, mobile et multi-plateforme
  • • La technisation de la publicité et la digitalisation des entreprises

L’EBG donnera ensuite la parole à 25 startups (dont Neolane, E-buzzing, OLX, AdVentori, Dataiku, ou encore ClickOn par exemple) qui vont bouleverser les grands marchés de la publicité et des médias :

  • • Les innovations qui vont bouleverser l’audiovisuel
  • • La vidéo sur internet va-t-elle se substituer à la publicité TV ?
  • • Les innovations dans le marketing digital, le suivi et la connaissance du consommateur et l’interaction « real time »
  • • Le Web 2 Store & le Mobile 2 Store : des innovations qui pourraient sauver le retail ?
  • • Comment les innovations dans le big data peuvent renverser des positions concurrentielles
  • • Les nouveaux devices

Pour comprendre les enjeux décryptés à cette occasion et découvrir la totalité des intervenants : http://www.ebg.net/digital-innovation/an2000.php

À propos de l’EBG :Fondé en 1998 par François-Henri Pinault et Pierre Reboul, l’EBG est le premier réseau d’entrepreneurs actifs dans le secteur du digital. Il compte 600 entreprises adhérentes, dont l’intégralité du SBF 120 (les 120 sociétés françaises cotées en Bourse), 130 000 personnes physiques et organise 150 réunions dans l’année. Ses présidents successifs ont été François-Henri Pinault, Patrick Le Lay (TF1, 2005 – 2007), Jean-Bernard Lévy (Vivendi, 2007 – 2009), Didier Quillot (Lagardère Active, 2009 – 2011) et Stéphane Richard (Orange, depuis 2011).
Vous êtes cordialement invité à venir participer à laDIGITAL INNOVATION
Vendredi 08 novembre
à partir de 9h00Espace Cardin – 1, avenue Gabriel | 75008 Paris

Inscription auprès de : lea (atsign) agence-ppm.fr
ou par téléphone au 01 42 36 90 10

Microsoft est-il vraiment un géant déchu ? réponse avec l’EBG le 8/11 à Paris was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

4 exemples Concrets du Big Data avec information builders et business & decision

Jean-Michel Franco, Business & DécisionsLe 16 octobre j’ai assisté à une conférence organisée par information builders au Shangri la de Paris intitulée : « Les nouveaux enjeux de l’EIM, MDM et big data, l’association gagnante ».  Même si le titre est un peu abscons, et requiert lui-même un peu de data mining, le contenu allait au-delà de mes espérances avec une présentation très intéressante de Jean-Michel Franco (photo), Directeur de l’innovation chez Business & décision. Et je peux dire qu’enfin j’ai tout compris, ou presque,au big data, au vrai big data, pas aux incantations aux dieux de la mode, mais à la description d’une vraie révolution au sein des entreprises et des directions marketing qui n’a pas fini de créer des remous dans les organisations et les méthodologies. Voici mon compte-rendu :

Business et décision, contexte

Business et décision est une société de services numériques (nouveau nom des SSII) forte de 2500 collaborateurs dont la moitié est située en France. La moitié des effectifs français est en région. La société est présente sur 16 pays, et dispose de 17 agences régionales en France. Les 3 spécialités du cabinet sont le business intelligence (BI), le CRM et le e-business. Ils font aussi de l’EIM (Enterprise Information Management : ou informatique décisionnelle) et du conseil et auraient été placés par Gartner dans le magic quadrant du CRM (NDLR: source non trouvée), preuve de leur expertise.

MDM (Gestion des données de référence)

Le MDM, ou Master Data Management est la discipline dédiée aux données cœur de l’entreprise, celles qui vont servir à son système d’information. Les données clients, produits, ventes etc… Bref les données dures, celles qui sont structurées, maîtrisées (enfin plus ou moins, il y a encore du travail dans nombre d’entreprises pour que les fichiers clients soient exploitables et propres), par opposition aux données non structurées, dont les plus emblématiques sont celles issues des médias sociaux. C’est la rencontre de ces deux types de données, sur le plan de la donnée seul, qui donne naissance à cette nouvelle dynamique des big data.

Evernote Snapshot 20131016 090654

Jean Michel Franco de Business & Decision

MDM et big data sont aussi un sujet de spécialisation et d’avenir pour B&D a indiqué monsieur Franco : 50 personnes en France sont déjà dédiées à ces sujets au sein du cabinet et 80 dans le monde. La société est aussi animatrice d’un veille technologique avec l’animation des matinales du MDM dont la 5e édition a eu lieu récemment. “La Méthodologie de mise en œuvre du MDM n’est pas facile” a dit Jean Michel Franco : “elle nécessite de la transversalité et des méthodes agiles et des références dans tous les secteurs de ce domaine”.

Quels sont les enjeux de l’EIM en 2013 ?

Pour expliquer ces e,jeux, M. Franco a pris l’analogie d’Amazon : “Amazon, on en parle depuis 15 ans comme un vendeur de livre et aujourd’hui c’est la marque préférée des français. Tous les secteurs sont dans le domaine d’Amazon aujourd’hui et ils pèsent 61 milliards de $ (2012). Alors voici quelques métriques en rapport avec Amazon :

  • 1/2 seconde gagnée sur le temps de conclusion d’une vente équivaut à 1% du ÇA chez Amazon ;
  • On y reconnaît immédiatement le client et ils ont inventé le one click ™ : celui-ci est estimé à environ 20% du CA en plus. Cette connaissance client se traduit concrètement dans le chiffre d’affaires de l’entreprise ;
  • Le catalogue : c’est le principe de la longue traîne donc ils ont étendu la gamme et ils ont même intégré une marketplace et amazon est garant d’amener le produit chez vous. La marketplace c’est 25% ou 30% du CA rien que par le fait qu’ils soient capables de référencer tout ;
  • Valoriser l’écosystème : amazon vous amène de la confiance sur son écosystème. Le e-commerce est un marché qui a changé, ce n’est plus de la logistique. La différence se fait sur les informations additionnelles qu’Amazon est capable de gérer et de croiser ;
  • L’information était du pouvoir maintenant elle est partagée et c’est de la valeur pour l’entreprise.

L’information est devenue ouverte : elle représente la valeur

Surtout, il y a un changement de mentalité entre information ouverte et fermée : “dans les cabinets de conseil il y a une culture du secret et la volonté de cacher les consultants alors qu’avec LinkedIn tout est ouvert il n’y a plus rien à cacher” a défendu M. Franco. “Dans l’hôtellerie on avait de beaux sites web, mais maintenant on va sur trip Advisor car c’est sur l’information ouverte que s’est déplacée la valeur”.  Les projets MDM sont tous soumis aux enjeux métiers (si on est en rupture de stock pas exemple, comment faire apparaître le produit néanmoins et livrer vite ?) Il y a des projets de fusion et acquisition, de reconfiguration de marques, de désimbrication de SI (au moment ou des entreprises se séparent), et d’entreprises étendues.  Tout cela change la donne … et la donnée !

Redonner le pouvoir aux utilisateurs : sans perdre le contrôle

“L’enjeu dans les entreprises c’est un changement entre intégration de données en silos gérées en central par l’informatique, très maitrisées avec les utilisateurs cantonnés dans un rôle d’utilisation qui crée des conflits et des frustrations (tout le monde se rejette la faute de la non mise à jour de la BDD clients)” à un monde où la donnée est mise en commun pour créer de la valeur. “L’enjeu c’est que les métiers prennent la main sur la définition des besoins et réclament un catalogue de services pour pouvoir croiser des données” a ajouté JM Franco : “l’informatique doit continuer à accompagner les utilisateurs et il n’est pas question de faire tout ça sans contrôle mais il faut redonner l’émouvoir aux utilisateurs”.

Les données de référence : bien mais pas suffisant !

Un master data c’est une donnée commune au référentiel de l’entreprise, partagée par plusieurs entités de l’entreprise. Le MDM c’est la mécanique, technologique et humaine pour mettre ces projets en route. A peu près 1/3 des données sont des référentiels (clients et produits), puis les choses, puis les lieux (3% seulement aujourd’hui de données mais on peut s’attendre à un décollage dans ce domaine)

Mais le MDM ne suffit pas, car gérer les référentiels c’est bien, mais ça n’est pas assez. La qualité des données est liée à leur gouvernance, à leur maintenance par les utilisateurs, au “lifecycle management” de ces données et à leur stockage temps réel dans l’entreprise et enfin, il faut savoir comment on va mettre la donnée à disposition des utilisateurs, à la manière d’Amazon. 

Les 4 grands types de données dont certaines amenées par le big data 

  • Les métadonnées (qui servent à décrire d’autres données : exemple la date de sa production, les coordonnées GPS, les données EXIF d’une photo etc.) ;
  • Données transactionnelles qui résultent de l’achat en ligne ou non ;
  • Données référentielles : qui sont propres à décrire les assets de l’entreprise, ses produits, ses prix, etc.
  • Enfin les données décisionnelles qui vont se référer aux segments, aux clients, aux codes qui permettent de qualifier, segmenter, analyser, requêter sur les clients, les produits, les régions, les vendeurs etc.

Comment ça se met en place ? il y a 3 étapes !

  • phase de cadrage : est-ce que j’ai une plateforme, comment je gère mes dictionnaires de données. On analyse les différentes technologies et on en définit le hub de données ;
  • définition de l’organisation : sur chacun des métiers il va falloir responsabiliser les métiers responsables, comment on partage ces responsabilités. C’est ce qu’on appelle le “stewardship” (qui gère ?) et le “ownership” (qui est responsable ?)
  • Enfin la méthodologie de projet itérative pour la mise en œuvre proprement dite

Et le big data dans tout ça ?

information-builders-mdm-bigdata-131016140315-phpapp01

M Franco n’y va pas par quatre chemins : “c’est un peu fumeux donc je propose une définition et pourquoi on en arrive là (voir le slide ci-dessus). On explique ça avec le 4v.” Je n’y reviens pas, il suffit de voir cet autre article.

On peut décrire l’évolution des données ainsi :

  1. En 1950, démarrage des systèmes de données
  2. En 1960 le système Sabre est inventé qui n’est pas seulement un système de réservation aériennes mais aussi un Système de pricing, qui a préfiguré les systèmes d’aujourd’hui .. On en est encore au MB
  3. En 1970 Fedex trace ses colis
  4. Dans les années 1980 Citicorp fait monter les bases au GB
  5. Dans les années 1990 on atteint les TB avec Walmart
  6. Puis les PB avec Google dans les années 2000
  7. Et en 2010 Facebook fait monter les données à des centaines de PB

“On est obligé de subir cette inflation de données” a conclu M. Franco

“Le big data c’est la longue traîne appliquée à notre métier” a-t-il ajouté. La FNAC vend surtout les best sellers. Amazon a eu une logique différente. Ils vendent beaucoup de livres en peu d’exemplaires. Le e-commerce a permis de faire baisser le coût de gestion des références et ils ont étendu leur assortiment aux livres qu’ils n’ont pas en stock, puis ils ont tout dématérialisé. Leur catalogue est quasi infini. Le processus marche bien, le big data permet de changer de braquet. Le client a besoin de temps réel, et ça permet des s’intéresser à de nouveaux types de données et notamment des données non structurées.

Mais il n’y a pas qu’Amazon, donc M. Franco nous a cité 4 exemples emblématiques des entreprises de tous les jours :

4 exemples de longue traîne appliqué à la data

  1. Sears : veulent aller plus loin que le stockage des bons d’achat et personnaliser les magasins. Leur process de pricing prenait 5 semaines avec des logiques de batch. Ils ne pouvaient pas le faire tourner souvent et impossible de différencier les prix selon les magasins. Ils ont tout descendu sur Hadoop, Le processus, de 5 semaines est tombé à 3 jours ;
  2. Exemple français avec Veolia qui met des capteurs sur les compteurs pour éviter les fuites et les fraudes. Toutes les heures ils ont une vue instantanée sur leur réseau. Ainsi la plupart du temps ça ne sert à rien, mais en cas de problème, ils sont capables d’agir vite et aussi de prévenir le client final et lui permettre d’agir en conséquence.
  3. The climate Corp, est une startup fondée par des anciens de Google et ils proposent des assurances personnalisées et à distance aux agriculteurs, grâce à des capteurs, pour suivre les risques sur une récolte. Pour les sinistres c’est facile aussi, il y a une mesure. Cette Startup a été rachetée près d’un milliard de $ par Monsanto.
  4. Infinity : toujours de l’assurance, ils récupèrent toutes les données de déclaration de fraudes et en déduisent les signes avant-coureurs. Exemple : si vous déclarez que la voiture à brûlé mais il n’y avait rien à l’intérieur, donc cela permet de faire du scoring beaucoup plus précis et sans lancer des enquêtes pour rien car ça coûte cher. 85% des cas transmis au service des enquêtes sont un succès donc il y a un gain rapide de ROI.

ALL_161013

Le Big data ne s’appplique pas qu’au e-commerce et pas seulement aux américains. l’exemple de Veolia est bien parlant

S’organiser pour stocker et analyser les données

Il faut ensuite s’organiser : où je stocke les données, comment je les tague (gouvernance) et comment je les analyse, avec des outils de BI et enfin comment j’agis sur le business en revenant vers les utilisateurs.

C’est pour cela que le MDM et le big data sont des sujets connexes

  • Pourquoi le big data à besoin du MDM : Exemple : la dématérialisation des vœux au Père Noël. A partir d’une lettre on va extraire le contenu, une gestion de la qualité et la réconciliation avec les master data (quoi/quand/où…) et comment la commande peut arriver à temps avant Noël. Si je fais du big data il faut que j’aie le pivot qui permette de donner du sens à mes données même si elles sont totalement non structurées comme dans cet exemple.
  • Pourquoi le MDM à besoin du big data : pour constituer un référentiel complet il faut que je puisse insérer des données d’information clients de toutes les sources structurées et non structurées. C’est ce qui permet d’enrichir la gestion classique des données  et de les réinsérer dans les sites web car c’est là qui se passe et c’st comme ça qu’on trouve le ROI

et demain ?

Les enjeux de demain, selon Forrester c’est la prédiction, comme LinkedIn qui propose des contacts potentiels, dès la première connexion. “Nos applications doivent devenir un coach personnel par rapport aux actions qu’il doit pouvoir faire dans le futur” a conclu, M. Franco. Alors que beaucoup d’industriels en sont encore à se gratter la tête pour savoir ce que big data veut dire, les leaders en sont déjà sur le coup d’après. Tout va très vite dans ce monde de la donnée pléthorique.

4 exemples Concrets du Big Data avec information builders et business & decision was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content »)

visionary-publishingLe marketing de contenu se généralise. Mais est-il nouveau ? Idem pour le bouche à oreille, le Web collaboratif, l’UGC (User Generated Content) … Qui plus est, alors que la communication digitale se généralise, est-elle toujours bien comprise ? Le Web est-il toujours perçu à sa juste valeur ? Les entreprises qui se lancent à corps perdu dans la course quantitative au contenu de marque (content marketing), trouvent-elles toujours la note juste ? Ce soir, je parlerai autour d’une version mise à jour de ma présentation de Lille en Mars, remise à niveau et où je ferai allusion à mon nouvel ouvrage fraîchement paru la communication digitale expliquée à mon boss, dans lequel une section complète est dédiée au marketing de contenu, dans le cadre d’une réunion organisée par Lise Janody à Soleilles Cowork, rue Richelieu à Paris (Bourse). Venez nombreux à 19:00 précises !

la version de Mars, qui sera revue et mise à jour pour la conférence de ce soir

Et voici l’annonce de la conférence par les organisateurs (inscrivez-vous il n’y aura pas de place pour tout le monde):

Dix constats autour du contenu digital : Rencontre avec Yann Gourvennec

Les médias sociaux ont-ils tué le site web ou le blog ? La communication digitale passe-t-elle obligatoirement par la vidéo ? Quid des podcasts, de la web radio, du « user-generated content » ? Quel avenir pour le Brand content ?

Pour la « reprise » de notre groupe Content Strategy Paris, je vous invite à venir discuter de ces tendances – et des idées reçues – avec quelqu’un qui n’a guère besoin de vous être présenté : Yann Gourvennec, cadre dirigeant à l’international, marketer, spécialiste du Web et des médias sociaux, intervenant en marketing, conférencier et auteur, et digital native… depuis 1996. Vous ne connaissez pas Yann ? Je vous invite à visiter son site VisionaryMarketing.com pour en savoir plus….

Nous vous attendons mardi, 22 octobre, de 19h à 21h dans les locaux de Soleilles Co-Work. Une participation de 10 Euros vous sera demandée pour aider à payer la location de la salle.

Les places sont limitées, donc n’attendez pas à vous inscrire (et si vous devez vous désister, même à la dernière minute, n’oubliez pas de nous en avertir…)

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content ») was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Les tendances de l’innovation et du digital par Emmanuel Vivier #hubforum

eye-largeLe hub forum s’est ouvert aujourd’hui 10/10/13 à Paris et Emmanuel Vivier a ouvert cette nouvelle conférence en décrivant les principales tendances du Digital et innovation en 2014 et comme telles s’appliquent aux annonceurs et aux agences. La conférence cette année est entièrement placée sous la bannière de l’innovation et du digital comme cela est indiqué dans son titre : ROI = retour sur innovation. Voici mes notes prises pendant la conférence ce matin :

les tendances à suivre en 2014 par Emmanuel Vivier
Année de changement et où les stratégie sont en train de muter.

1.Le Small data est plus important que le Big data : mot à la mode mais la big data c’est important. Toutefois on s’aperçoit que les annonceurs sont encore loin des fondamentaux : bases non utilisées, listes de mail pas optimisées. Il faut faire le Small data d’abord a dit Emmanuel.

2.Vrai enjeu : guerre des suites data marketing : beaucoup de rachats sur le Buzz, l’analytics, … Il faut absolument pouvoir rattacher tout à un profil client. Il y a quelques acteurs qui sont tous dans des stratégies de rachat à coup de milliards pour proposer une offre intégrée aux annonceurs et c’est un défi pour les agences qui vont devenir des intégrateurs. Pour les petits ça va être dur à insisté Emmanuel et pour les annonceurs ça va être un problème de choix

3. Qu’est-ce qui fait la recette des leaders (über, expédia, airbnb, amazon …) c’est l’expérience client. Expédia n’a aucune des chambres qu’ils commercialisent par exemple. Mais leur expérience clients est imbattable.

4. API : c’est le sujet de 2014. Il faut pouvoir se connecter et connecter son entreprise aux autres et créer un écosystème de partenaires avec des outils complémentaires à ses offres

5. La formation aux technologies : il faut vraiment pas ne pas oublier que le savoir doit être partagé par tous et la formation est fondamentale

6. Vous ne connaissez pas vos futurs concurrents : vous ne connaissez certainement pas votre vrai concurrent. Exemple de BlackBerry, 3D printing et impact sur la distribution. Il faut regarder dans l’angle mort selon l’expression de Vincent Ducrey

7. Le temps presse : il va falloir investir et prendre des risques pour réussir. Les acteurs majeur sont des géants del la R&D (Apple, Google, Ms). Tout ne marche pas mais il faut se bouger. On est en concurrence avec le monde entier

image

Les tendances de l’innovation et du digital par Emmanuel Vivier #hubforum was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec