Comment cultiver la communication digitale – avec @tvagri

tv-large_thumb.gifLa communication digitale expliquée à mon paysan

Je ne résiste pas au plaisir de partager cette superbe vidéo du plateau de TVAGRI qui s’est tenu au salon de l’agriculture du 25/02. On y retrouve, outre mes commentaires sur la Communication digitale expliquée à mon boss, les commentaires de Cynthia Kari de la FNSEA et de Rémi Duméry alias @Remidumdum, un agriculteur fou de médias sociaux et de curation. Les agriculteurs ne sont pas qui vous croyez !

Comment cultiver la communication digitale – avec @tvagri was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

10 étapes pour réussir sa création d’entreprise

Création d'entrepriseLa création d’entreprise, voilà un sujet qui intéresse les Français ! Peuple paradoxal et bipolaire, où les entreprises et les patrons sont souvent stigmatisés par certains (cf. les conseils aux patrons séquestrés par le blog la commune), mais aussi où la création d’entreprise est florissante. Un pays où la “flexibilité du travail” est vilipendée et en même temps plébiscitée par une myriade d’entrepreneurs qui osent et sautent le pas, souvent seuls. Au salon des entrepreneurs, le mercredi 05/02 à Paris, une présentation de l’ordre des experts comptables revenait sur la création d’entreprise et nous fournissait 10 conseils pour se lancer.

On observe, en 2009, un gros pic de création à cause de l’invention du statut d’auto entrepreneur. Les créations ont doublé. Pourquoi ? C’est simple à créer (ça se fait en ligne) on ne paie que si on fait du chiffre, et enfin, on peut en sortir rapidement. Cependant, il faut l’utiliser pour tester ses idées et en sortir et éviter les activités où il y a des produits à fabriquer par exemple, selon la présentation de l’Ordre des experts comptables. A noter aussi qu’au bout de 5 ans une entreprise sur deux n’existe plus.

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image par Captaineconomics.fr sur la base de chiffres de l’OCDE

En général tous les secteurs sont en recul sauf la Finance et l’assurance et aussi l’enseignement et quelques autre secteurs. Seulement 10% des sociétés emploient des salariés. La plupart des SAS sont aussi des entreprises unipersonnelles qui ont un seul salarié. La moyenne est de 2.8 employés par société. 38% des créateurs d’entreprise sont des femmes.

ON observe également une augmentation des professions libérales, car on n’a pas besoin d’investir, donc cela se comprend. La moitié des entreprises sont des auto entreprises, 30% sont des sociétés, 67% sont des SARL et 33% des SAS … “mais il n’y a pas de statut miracle” nous a dit la présentatrice, même si dans les rangs, il y avait beaucoup de plaintes contre le statut de Gérant majoritaire et son exposition au régime du RSI (indépendants).

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Valerie Beyaert, de val expertise, sur le stand de l’ordre des experts comptables

Les 10 étapes de l’idée au résultat

La création est facile car elle peut même se faire en ligne en prenant des statuts en ligne… Mais en cas de statuts non adaptés, les conséquences peuvent être lourdes. Valérie Beyaert a ensuite décrit et détaillé les 10 étapes de la création :

  1. Il faut d’abord trouver une idée : une fois l’idée trouvée, ce qui n’est pas si facile, il faut la valider en vérifiant si l’idée peut trouver son public. Il faut aussi protéger votre société en déposant son nom et surtout son nom de domaine ;
  2. Analyser votre projet personnel : cela peut aussi se faire seul. Il se peut que la raison soit de devenir son propre patron. Il faut aussi évaluer si d’un point de vue financier on peut être autonome et comptine il faut investir. Il faut aussi évaluer ses revenus et ses dépenses avant de se lancer et “éviter de se trouver face à un mur de dettes” ;
  3. Faites votre étude de marché : il y a des secteurs où c’est très compliqué (export par exemple) mais plus c’est simple et plus elle est facile et moins elle est coûteuse. Faire des hypothèses de travail et se demander si le résultat sorti est suffisant pour vivre ;
  4. Élaborez des prévisions financières et définir si le projet est pérenne. Essayez de prévoir les dépenses à 2 ou 3 ans en fonction des résultats attendus. Définir le point mort pour savoir combien de.  Chiffre d’affaires il faut faire pour équilibrer ses dépenses… En voyant si on peut éviter de se payer pendants les premières années par exemple.
  5. Évaluez les besoins de financement : savoir de combien vous avez besoin pour éviter les problèmes de trésorerie. Il faut aussi capitaliser comme en demandant à sa famille (love money) ou des investisseurs. L’expert comptable peut aider dans ce cas mais il n’est pas là pour expliquer le projet ;
  6. Les aides : il y a beaucoup d’aides en France. Il faut voir les chambres de métier et voir avec son expert comptable qui peut vous conseiller ;
  7. Choisir ses statuts juridique, fiscal et social : l’expert comptable ou l’avocat d’affaire va étudier et optimiser le choix de la société en fonction de vos objectifs. Le statut influence le statut du dirigeant aussi : SARL en indépendant ou SAS salarié. Pour ceux qui ne veulent pas commencer par la création de la société il est possible de démarrer en portage salarial. Mais entre ce qui est facturé et ce qui est retiré par l’entrepreneur il y a une grosse différence. Les couveuses et les coopératives d’activité peuvent aider à rompre l’isolement et obtenir de l’accompagnement ;
  8. Accomplir les formalités : il est préférable de passer par un expert comptable qui va s’en charger et contacter le CFE. Il connaît les formalités et cela vous évitera de perdre du temps et de faire des erreurs et surtout de vous détourner de votre activité commerciale …
  9. Installez votre entreprise : au départ, on commence par se domicilier chez soi. Mais il y a aussi la possibilité d’avoir juste une domiciliation ou de s’installer dans une pépinière où il y a plusieurs créateurs d’entreprise. Ceci aide aussi à rompre l’isolement et du soutien est possible. Il Faut absolument assurer la société et éviter les poursuites personnelles en cas de désastre par exemple. Préparer ses documents commerciaux en amont. Recruter aussi des collaborateurs ou des apporteurs d’affaire. Il faut également préparer ses outils de gestion et de suivi des règlement. Il faut aussi des outils de gestion avec des tableaux de bord qui permettront de voir si on est en phase avec le prévisionnel. Idem pour le site web ;
  10. Analyser les premiers mois d’activité : Il faut demander a son expert comptable à faire un prévisionnel de trésorerie et le mettre à jour tout seul. La trésorerie est le nerf de la guerre. La croissance est aussi potentiellement un problème si cela n’a pas été anticipé quand la nouvelle entreprise ne peut pas faire face à la concurrence. Il faut pouvoir suivre son activité au moins trimestriellement. Il faut se poser ces questions vite car il faut éviter le découvert.

Pour les formalités légales, en fonction du greffe, il faut compter 200 à 400 euros, mais avec les frais d’honoraires cela va monter à 1000 € voire 2000 ou 3000 € si on passe par un avocat. Les tarifs vont varier en fonction de la complexité de la situation mais aussi de l’avocat ; les fourchettes ci-dessus restent raisonnables.

En résumé, les experts comptables peuvent aider le créateur d’entreprise sur tout un ensemble de tâches administratives et gagner du temps pour se consacrer à ses clients en optimisant ses choix (achat d’un véhicule, perso/pro/leasing ? Chaque solution correspond à un problème). Sans expert comptable on peut avoir des rappels, des majorations et des frais supplémentaires. Les experts comptables font partie d’un ordre et ont une garantie de formation tous les ans. L’annuaire des experts comptables est disponible en ligne et il faut vérifier que l’expert comptable auquel vous faites appel fait bien partie de l’ordre.  (site experts-comptables.fr)

10 étapes pour réussir sa création d’entreprise was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Internet : quand la foule devient « sentimentale » pour le meilleur ou le pire #reputationwar

Reputation War n’est pas un événement comme les autres. Parler de la technologie qui change le monde sans parler de technologie, voilà le pari, très réussi, de cette 2e édition de l’initiative de Christophe Ginisty et de son équipe. Voici mon compte rendu (qui s’arrête malheureusement en milieu d’après-midi). Media aces est fier d’avoir été un des partenaires de cet événement :

Sur Internet et ailleurs, foule sentimentale et soif d’idéal

antimuseum.com-untitled-4366… disait la chanson. Car tel était le thème de cette conférence, aux invités prestigieux, dans un lieu non moins extraordinaire (le théâtre des variétés à Paris) ; ces foules qui ne seraient plus intelligentes comme le prétendait Howard Rheingold, mais surtout émotives. Ces foules et cette émotivité sont cependant à double face :

Croyances, réalité et limite de la communication

Ce combat entre les « bons et les mauvais » sentiments était d’ailleurs au cœur de la présentation Hisham Zaazou, ministre du tourisme de l’Égypte depuis 2012. Un homme courageux qui n’a pas hésité à remettre sa démission quand un homme politique lié à la Jama Al Islamya allait être nommé gouverneur de Louxor, un lieu endeuillé par un attentat de 97, perpétré par le même groupe islamiste. Depuis 2012, Monsieur Zaazou lutte cependant contre un autre ennemi : les baisses, spectaculaires en 2013 après l’été, de fréquentation touristique, suite à la mise à l’index par l’Europe : 90 % de baisse sur le chiffre d’affaires suite à cette décision européenne.

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un tout petit aperçu de la superbe salle du théâtre des variétés

Mais il faut aussi préciser que la surexploitation touristique de l’Égypte en était à son comble avec une augmentation de 150 % de fréquentation entre 2004 et 2008. Moi qui pensais que le pays avait déjà atteint les limites du raisonnable en 2000 !

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Hisham Zaazou recevant le prix de l’IPRA des mains de son présiden, Christophe Ginisty, également créateur et organisateur de Reputation War

Monsieur le ministre s’est lancé dans un plaidoyer passionné pour nous convaincre, film à l’appui, que l’Égypte est un endroit sûr. Preuve absolue : les rangs de touristes en string en train de se faire griller au soleil à Sharm El Sheik, pas si loin, somme toute d’une des régions réputée les plus dangereuses du monde. Ayant vécu au Liban, j’ai été frappé de constater comment les pays en guerre, et les pays arabes en particulier, relativisent ce danger, car les foules « sentimentales » s’habituent à toutes les situations, même les plus insoutenables.

Tout le monde n’a pas été convaincu. Même si certains reportages en arabe, pour ceux qui parlent cette langue, ont démontré que certains reportages télévisés faisaient prendre des vessies pour des lanternes ; mensonges que la compréhension de la langue permettait de décrypter selon M. Zaazou. Les croyances sont dures à combattre. Gérald Bronner (l’empire des croyances, PUF, 2003) l’a rappelé dans un film enregistré spécialement pour la conférence. Internet est au cœur d’un paradoxe : plus le savoir est accessible au plus grand nombre, plus les croyances de quelques-uns, notamment religieuses, se répandent, et la crédulité des citoyens se développe.

Encore est-il que combattre une croyance par une autre est peut-être la limite de la communication.

>> pour plus de détails sur l’intervention de Hisham Zaazou et l’interview exclusive d’Olivier Cimelière, lire le blog du communicant 2.0

Démêler le vrai du faux

antimuseum.com-untitled-4397Car démêler le vrai du faux, est le devoir de l’Homo sapiens (donc sage si l’étymologie est bonne). Ne pas se forger une opinion avant d’avoir pesé le pour et le contre… comment faire à l’heure de l’Internet quand tout va si vite ? Avec Hoaxbuster bien entendu ! Le site indispensable de Guillaume Brossard (photo à gauche), qui décode les rumeurs du Web depuis 1999. Un site dont je suis un inconditionnel depuis le début. Guillaume et ses bénévoles font un travail formidable de défrichage et d’explications. Un scoop qu’il nous a donné sur scène : l’affaire Julie Gayet était à l’état de rumeurs sur le site depuis des mois paraît-il… Avant d’être rendu public dans les médias. l’Élysée a essayé de faire « disparaître la question » par le truchement de ses avocats. Car il y a encore des gens qui croient pouvoir effacer l’Internet ! Quel choc de voir qu’ils sont au gouvernement d’un pays qui se dit modèle des démocraties (et je ne parle pas de la bêtise de la demande).

Faire plus confiance aux rumeurs qu’aux médias ?

Bruno Jeanbart (@bjeanbart), DGA d’opinionway est venu ensuite partager son baromètre sur la confiance des médias ; une sorte de thermomètre en baisse constante qui donne le vertige. Seulement 23 % des Français feraient confiance aux médias et « seuls les politiques font pire » (14 %). Je ne sais quoi penser. Faut-il se lamenter de la qualité de nos journalistes et de nos hommes politiques (selon la rumeur justement, « les plus bêtes du monde »), ou sur la bêtise d’une « foule sentimentale » qui goberait la rumeur à environ 50 %, même si 87 % la croient infondée. « Il n’y a pas de fumée sans feu »… semble être la devise de cette foule sentimentale peut-être, mais pas très sympathique.

Médias de masse, culture de masse, bêtise de masse ?

Triste époque me direz-vous, où l’éducation généralisée n’a pas fait disparaître l’obscurantisme. Mais dans ce monde d’excès où nous vivons, où la masse a remplacé les castes, à l’instar de ces masses populaires entassées sur d’immenses paquebots du Nil, délaissés quelque peu aujourd’hui, qui ont remplacé les riches aristocrates britanniques découvreurs de tombes, peut-on s’étonner de ce résultat ?

Masse lyncheuse… et sauveuse aussi

Même constatation et Philippe Spanghero (@pspanghero) et Julien Villeret (SFR), tous deux victimes de lynchages sur Internet. L’ancien rugbyman, expert de la communication sportive, a su utiliser les médias sociaux pour rétablir la vérité et défendre l’honneur de sa famille, placée involontairement au cœur du scandale qui portait son nom, alors que son application dans l’entreprise avait cessé 4 ans auparavant. Il y a de l’espoir donc, de voir les utilisateurs des médias sociaux prendre la défense de la vérité. Ouf ! Tout n’est pas pourri.

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Philippe Spanghero (au centre), un indéniable air de famille !

La conclusion est cependant moins claire avec Julien Villeret, malgré une brillante démonstration qui nous a convaincus de l’habileté avec laquelle Xavie Niel (peu cité mais omniprésent) avait manipulé une opinion consentante et émotive. Comment les opérateurs établis sur ce marché vont faire face sur un marché « où les prix sont désormais les plus bas du monde » et où on se fait traiter de « fils de p… » sans vraiment pouvoir réagir, nous paraît beaucoup moins clair. Affaire à suivre…

Le mot de la fin à Henri verdier et Spinoza

Henri verdier nous a donné la clé, et peut-être un moyen de nous rassurer en fin de conférence. D’aucuns, sur Twitter, ont posé la question si l’expression de « foule sentimentale » était bien appropriée.

ImageThierry Herrant ‏@thierryherrant

Foules sentimentales. Ce soir je me demande si l’expression est vraiment appropriée #ReputationWar @strategies1

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Henri Verdier, brillant et pertinent, a laissé la salle sous le charme de sa démonstration

Verdier, dans une démonstration éblouissante, en prenant Spinoza à témoin, nous a quant à lui remis sur le droit chemin : ce qui compte, ce n’est pas la foule, mais son “gouvernement”. Les participations des « foules sentimentales », mal canalisées sur les forums et les zones de commentaires des journaux, sont des accumulations de bêtises et de propos insultants, et peuvent être comparées à Wikipédia ; voilà une initiative qui fait également appel à la création de masse, même si c’est dans une moindre mesure, qui a su établir les règles de la création et placer des bornes, en triant sur le volet l’information et en la croisant inlassablement.

Une conférence qui fait marcher les petites cellules grises

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Christophe Ginisty, créateur et organisateur de Reputation War

Voilà une conférence enrichissante, je ne le dis pas souvent ; Reputation War se situe un énorme cran au-dessus du lot. Dans la lignée de Tedx peut-être, fort heureusement sans scénarisation. Une conférence qui m’a un peu ébranlé, je dois dire, même si les faits sont connus de tous… Ce regard sociologique sur Internet et ses foules bipolaires, était salutaire et il a su sortir des sentiers battus des experts bisounours du Web social, pour qui le monde est toujours peint en rose. Une belle réalisation ; merci Monsieur Ginisty !

Internet : quand la foule devient « sentimentale » pour le meilleur ou le pire #reputationwar was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Conférence innovante sur l’innovation – Creative Day de Trendemic (24/01/2013)

eye-smallUne journée de conférence et de créativité pour se former et recevoir des conseils de la part des meilleurs experts de la créativité et de l’innovation ! Voilà qui ne se rate pas … C’est doc le Jeudi 23 Janvier 2014 chez Créapole, 128 rue de Rivoli, Paris. Ceci d’autant plus que le concept est très original. A l’inverse des conférences où vous êtes assommés par des présentations magistrales, au Creative Day de trendemic, vous amenez vos problèmes et vous repartez avec des solutions. Quoi de plus concret !?

Une journée Conseil-Formation pour retrouver la croissance !

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20 experts interviendront dans un format innovant et interactif associant de (très!) courtes présentations et des ateliers « MasterClass » pour vous transmettre une expérience rapidement appropriable et développer votre performance en 2014.

Commencez l’année avec une journée formation/conseil nouvelle génération où les intervenants vous aident à avancer sur vos projets.

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A l’issue de cette journée, vous repartirez avec des solutions concrètes et innovantes !

Découvrez le site Creative-day ou Téléchargez le programme

Je m’inscris immédiatement au tarif « Early-Bird »

Je fais valoir mes droits de formation en contactant les organisateurs

Avec la participation de :  Orange, TBWA, Amer Sports, KissKissBankBank, Leroy Merlin, Skema,,…

 

Conférence innovante sur l’innovation – Creative Day de Trendemic (24/01/2013) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Evernote : Plus qu’une appli, un style de vie

A la veille de la conférence LeWeb13, je suis passé à l’espace 50 Partners à Paris pour assister à la conférence evernote où nous avons eu droit à la visite surprise de Phil Libin, le CEO d’Evernote – qui n’en est cependant pas le fondateue. LA présentation initiale de la startup a été faite par la toute jeune DG Europe, Cristina Riesen. Evernote a 9 ans ! Et déjà 80 millions d’utilisateurs… (75 millions selon Time, un peu moins emphatiques que les représentants de la marque ; mais en sommes nous à 5 millions près ?) L’application s’est développée par bouche à oreille. “En France on a 1.6 millions d’utilisateurs soit le double de ce qu’il y avait il y a 1 an à le web” a dit Cristina. “Evernote a 330 employés dans le monde à ce jour et a gagné le Apple design award et le red dot design award”. La version business 2.0 vient d’être lancée. Elle permet le travail en équipe et il y a une semaine, la version evernote salesforce a aussi été annoncée. Au delà le l’appli il y a des objets physiques qui permettent d’étendre l’usage (partenariats avec postit, avec moleskine …). Voyons ici avec les représentants de la startup et un ambassadeur – mon confrère Maxime Garrigues – comment evernote anime son écosystème et les usages qui en dérivent

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Evernote superbement bien résumé par Time Magazine  (11/11/13)

Il y a également un objet magique le evernote stylus (ci-dessous), un stylet qui permet d’écrire sur une tablette exactement comme sur du papier.

L’appli a beaucoup évolué, aussi bien sur Mac et Windows (version 5) et ios 7 … “Tout cela est le résultat d’un gros travail a dit la DG Europe”.

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Cristina Riesen de Evernote

Julien Boedec (partenariats evernote) @boedec A rejoint evernote il y a 3 ans et est basé à San Francisco. L’équipe plateforme a pour but de multiplier les intégrations : elles crée des SDK pour permettre aux éditeurs d’intégrer evernote au travers de ses API et d’ouvrir les comptes de ses utilisateurs. Ils font aussi des hackathons et des meetups comme ce soir et des workshops pour permettre aux partenaires de jouer avec les api. Pour la première fois ils ont aussi créé un programme d’accélération et ils travaillent aussi directement avec certains partenaires pour produire des produits les meilleurs possibles en fonction des nombreuses utilisations diverses du produit car « chacun l’utilise à sa façon ». Parmi les partenaires privilégiés : IFTTT (if this then that) : permet de lier tous les services de réseaux sociaux et de communications et de sauvegarder le résultat dans evernote.

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Julien Boedec en charge des partenariats chez l’éditeur

Autres exemples de partenariats :

  • Dolphin browser : navigateur web pour iPhone et ipad et Android pour remplacer Safari et Chrome. Ils ont fait une intégration avec evernote qui permet de sauvegarder un contenu dans votre compte. Ceci permet de garder un contenu web à la manière du Web clipper. Evernote ne peux en effet pas créer de plugin pour Safari du fait des règles Apple, d’où ce partenariat ;
  • Postach.io : permet de publier sur les blogs en utilisant evernote directement depuis son compte. Il s’agit d’une plateforme de blogs séparée et n’est donc pas compatible avec WordPress … dommage !
  • Boxer : il s’agit d’un client mail qui essaie de remplacer le mail standard de l’iPhone en lui apportant des fonctionnalités. Ils ont inclus la possibilité de sauvegarder un mail directement dans evernote ;
  • Docusign : permet de signer un document et de l’envoyer à la bonne personne

Ces 5 applications ne doivent pas cacher le fait qu’evernote en a des centaines d’autres disponibles, ce sont juste des exemples.

La présentation s’est poursuivie avec Xavier Delplanque senior product manager en charge des produits. Xavier est basé à San Francisco également et il a rejoint evernnote il y a 3 ans. Sa mission a été de « produire la première impression » car « beaucoup d’utilisateurs qui découvrent evernote la première fois ne savent pas à quoi ça sert« . Xavier vient du jeu vidéo et a créé cette interface mobile en construisant un premier prototype (feature discovery).

Puis une deuxième étape a été  lancée avec des brainstormings et des idées qui ont été retenues. Evernote n’est pas qu’une appli de prise de notes c’est un « lifestyle ». La première expérience du didacticiel n’a pas été satisfaisante donc ils l’ont améliorée puis ils ont ajouté la caméra, les postits et enfin la synchronisation pour amener l’utilisateur du mobile sur l’ordinateur et vice versa.

En fait la conception est très difficile a ajouté Xavier car les retours de tests des utilisateurs ne sont pas souvent utiles. “On a utilisé les statistiques de Google Analytics en analysant les utilisations des utilisateurs (A/B testing) et cela permet d’améliorer l’appli et d’ajouter des fonctionnalités à bon escient” a-t-il précisé.

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Xavier Delplanque

Maxime Garrigues, un des patrons de Xprime et un des 4 ambassadeurs d’evernote (@maximegarrigues) en France “utilise Evernote pour stocker tout ce qu’ [il] peut pour [se] souvenir de tout”, evernote c’est plus qu’un produit, selon Maxime et Xprime utilise la version business. “Le planeur stratégique stocke 1535 notes de veille dans un carnet evernote partagé avec l’ensemble de l’agence” indique-t-il. Avec le plugin evernote dans le navigateur, la recherche Google va aller chercher aussi biens urls. Web ouvert que sur la. Evernote est devenue la véritable bse de donnée de curation de l’agence.

Autre usage : les carnets clients avec les cartes de visite des clients qui sont partagées après avoir été scannées avec evernote hello. La version business intégre aussi salesforce, cequi  permet aussi de réaliser le suivi client précise Maxime. Il est aussi possible d’utiliser une note en mode présentation (sur ordinateur), c’est ce qu’a fait Maxime … je n’ai pu essayer avec la version premium.

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Maxime Garrigues en présentation

En conclusion, j’ai appris plein de choses car bien qu’étant un afficionado de l’application (j’ai près de 300 notes actives et je rédige tous mes billets de blogs comme celui-ci avec Evernote sur mon iPad), il est vrai que chaque utilisateur en fait des choses différentes. C’est ça la richesse d’evernote, certains l’utilisent, comme moi, comme un super traitement de texte mobile, d’autres comme une liste de choses à faire, d’autres comme un espace de stockage ou un référentiel … les usages sont infinis.

Nous n’avons pas fini d’entendre parler d’Evernote !

Evernote : Plus qu’une appli, un style de vie was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec