Microsoft est-il vraiment un géant déchu ? réponse avec l’EBG le 8/11 à Paris

eye-largeQue se passe-t-il à la tête de Microsoft ? Depuis l’annonce de la démission de Steve Ballmer et du rachat de Nokia, les spéculations vont bon train. Il fut un temps où taper sur Microsoft relevait d’un sport international, relayé à l’envi sur Internet, à grands coups de Bill Gates affublé de cornes du diable. Microsoft était alors considéré par ces lyncheurs – finalement le web collaboratif n’a pas changé ce genre de comportements, il l’a juste amplifié – comme une firme hégémonique qui balayait tout sur son passage et qui, selon eux, privait l’utilisateur d’un véritable choix. Il semblerait que ce ne soit plus le cas aujourd’hui. Les concurrents de Microsoft, Apple en tête (cf. la fameuse publicité ci-dessous) auraient-ils eu raison du géant du logiciel ?

Ou bien les erreurs de stratégie sur le mobile auraient-elles eu raison du roi du PC ? Les PC, comme on veut nous le faire croire, seraient-ils morts et Microsoft condamnés à se réinventer comme fabricant de téléphones mobiles et de tablettes ? Il semblerait que les actions de communication menées de ci de là ne rendent pas compte de la réalité des choses et de l’importance, encore très grande, de Microsoft. Champion toujours incontesté des logiciels de bureautique, leader à 70% des réseaux sociaux d’entreprise, maître sans partage sur la message professionnelle, leader surprenant mais réel de la console de jeu aux USA … je ne suis pas si sûr que cela qu’il faille abandonner tout espoir de voir Microsoft remonter au pinacle des journalistes et de la bourse. Tout cela se jouera dans les mois qui viennent et c’est pour cela que je ne raterais pour rien au monde cette conférence de l’EBG qui s’annonce passionnante.

Steve Ballmer s’exprimera sur la stratégie de Microsoft le 8/1 … sautera-t-il sur la scène ?

L’EBG organise le vendredi 08 novembre prochain à l’espace Pierre Cardin, son tout premier sommet de l’Innovation Digitale. L’événement réunira 800 entrepreneurs et dirigeants de l’économie numérique. Lors de cet événement, l’EBG annoncera le classement des 100 startups les plus innovantes de l’année et remettra le prix « EBG Disrupt » aux 10 meilleures.


Cet évènement sera lancé par Steve BALLMER, Président de MicrosoftSteve Ballmer s’exprimera sur l’ensemble des défis stratégiques, auxquels est confrontée la société :

  • • Les positions de Microsoft dans le secteur mobile
  • • La stratégie du groupe dans les devices
    (notamment le lancement de Surface 2 et l’acquisition de Nokia)
  • • La release de Windows 8 et la fusion des univers fixes et mobiles
  • • Le jeu vidéo : Xbox, mobile et multi-plateforme
  • • La technisation de la publicité et la digitalisation des entreprises

L’EBG donnera ensuite la parole à 25 startups (dont Neolane, E-buzzing, OLX, AdVentori, Dataiku, ou encore ClickOn par exemple) qui vont bouleverser les grands marchés de la publicité et des médias :

  • • Les innovations qui vont bouleverser l’audiovisuel
  • • La vidéo sur internet va-t-elle se substituer à la publicité TV ?
  • • Les innovations dans le marketing digital, le suivi et la connaissance du consommateur et l’interaction « real time »
  • • Le Web 2 Store & le Mobile 2 Store : des innovations qui pourraient sauver le retail ?
  • • Comment les innovations dans le big data peuvent renverser des positions concurrentielles
  • • Les nouveaux devices

Pour comprendre les enjeux décryptés à cette occasion et découvrir la totalité des intervenants : http://www.ebg.net/digital-innovation/an2000.php

À propos de l’EBG :Fondé en 1998 par François-Henri Pinault et Pierre Reboul, l’EBG est le premier réseau d’entrepreneurs actifs dans le secteur du digital. Il compte 600 entreprises adhérentes, dont l’intégralité du SBF 120 (les 120 sociétés françaises cotées en Bourse), 130 000 personnes physiques et organise 150 réunions dans l’année. Ses présidents successifs ont été François-Henri Pinault, Patrick Le Lay (TF1, 2005 – 2007), Jean-Bernard Lévy (Vivendi, 2007 – 2009), Didier Quillot (Lagardère Active, 2009 – 2011) et Stéphane Richard (Orange, depuis 2011).
Vous êtes cordialement invité à venir participer à laDIGITAL INNOVATION
Vendredi 08 novembre
à partir de 9h00Espace Cardin – 1, avenue Gabriel | 75008 Paris

Inscription auprès de : lea (atsign) agence-ppm.fr
ou par téléphone au 01 42 36 90 10

Microsoft est-il vraiment un géant déchu ? réponse avec l’EBG le 8/11 à Paris was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

4 exemples Concrets du Big Data avec information builders et business & decision

Jean-Michel Franco, Business & DécisionsLe 16 octobre j’ai assisté à une conférence organisée par information builders au Shangri la de Paris intitulée : « Les nouveaux enjeux de l’EIM, MDM et big data, l’association gagnante ».  Même si le titre est un peu abscons, et requiert lui-même un peu de data mining, le contenu allait au-delà de mes espérances avec une présentation très intéressante de Jean-Michel Franco (photo), Directeur de l’innovation chez Business & décision. Et je peux dire qu’enfin j’ai tout compris, ou presque,au big data, au vrai big data, pas aux incantations aux dieux de la mode, mais à la description d’une vraie révolution au sein des entreprises et des directions marketing qui n’a pas fini de créer des remous dans les organisations et les méthodologies. Voici mon compte-rendu :

Business et décision, contexte

Business et décision est une société de services numériques (nouveau nom des SSII) forte de 2500 collaborateurs dont la moitié est située en France. La moitié des effectifs français est en région. La société est présente sur 16 pays, et dispose de 17 agences régionales en France. Les 3 spécialités du cabinet sont le business intelligence (BI), le CRM et le e-business. Ils font aussi de l’EIM (Enterprise Information Management : ou informatique décisionnelle) et du conseil et auraient été placés par Gartner dans le magic quadrant du CRM (NDLR: source non trouvée), preuve de leur expertise.

MDM (Gestion des données de référence)

Le MDM, ou Master Data Management est la discipline dédiée aux données cœur de l’entreprise, celles qui vont servir à son système d’information. Les données clients, produits, ventes etc… Bref les données dures, celles qui sont structurées, maîtrisées (enfin plus ou moins, il y a encore du travail dans nombre d’entreprises pour que les fichiers clients soient exploitables et propres), par opposition aux données non structurées, dont les plus emblématiques sont celles issues des médias sociaux. C’est la rencontre de ces deux types de données, sur le plan de la donnée seul, qui donne naissance à cette nouvelle dynamique des big data.

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Jean Michel Franco de Business & Decision

MDM et big data sont aussi un sujet de spécialisation et d’avenir pour B&D a indiqué monsieur Franco : 50 personnes en France sont déjà dédiées à ces sujets au sein du cabinet et 80 dans le monde. La société est aussi animatrice d’un veille technologique avec l’animation des matinales du MDM dont la 5e édition a eu lieu récemment. “La Méthodologie de mise en œuvre du MDM n’est pas facile” a dit Jean Michel Franco : “elle nécessite de la transversalité et des méthodes agiles et des références dans tous les secteurs de ce domaine”.

Quels sont les enjeux de l’EIM en 2013 ?

Pour expliquer ces e,jeux, M. Franco a pris l’analogie d’Amazon : “Amazon, on en parle depuis 15 ans comme un vendeur de livre et aujourd’hui c’est la marque préférée des français. Tous les secteurs sont dans le domaine d’Amazon aujourd’hui et ils pèsent 61 milliards de $ (2012). Alors voici quelques métriques en rapport avec Amazon :

  • 1/2 seconde gagnée sur le temps de conclusion d’une vente équivaut à 1% du ÇA chez Amazon ;
  • On y reconnaît immédiatement le client et ils ont inventé le one click ™ : celui-ci est estimé à environ 20% du CA en plus. Cette connaissance client se traduit concrètement dans le chiffre d’affaires de l’entreprise ;
  • Le catalogue : c’est le principe de la longue traîne donc ils ont étendu la gamme et ils ont même intégré une marketplace et amazon est garant d’amener le produit chez vous. La marketplace c’est 25% ou 30% du CA rien que par le fait qu’ils soient capables de référencer tout ;
  • Valoriser l’écosystème : amazon vous amène de la confiance sur son écosystème. Le e-commerce est un marché qui a changé, ce n’est plus de la logistique. La différence se fait sur les informations additionnelles qu’Amazon est capable de gérer et de croiser ;
  • L’information était du pouvoir maintenant elle est partagée et c’est de la valeur pour l’entreprise.

L’information est devenue ouverte : elle représente la valeur

Surtout, il y a un changement de mentalité entre information ouverte et fermée : “dans les cabinets de conseil il y a une culture du secret et la volonté de cacher les consultants alors qu’avec LinkedIn tout est ouvert il n’y a plus rien à cacher” a défendu M. Franco. “Dans l’hôtellerie on avait de beaux sites web, mais maintenant on va sur trip Advisor car c’est sur l’information ouverte que s’est déplacée la valeur”.  Les projets MDM sont tous soumis aux enjeux métiers (si on est en rupture de stock pas exemple, comment faire apparaître le produit néanmoins et livrer vite ?) Il y a des projets de fusion et acquisition, de reconfiguration de marques, de désimbrication de SI (au moment ou des entreprises se séparent), et d’entreprises étendues.  Tout cela change la donne … et la donnée !

Redonner le pouvoir aux utilisateurs : sans perdre le contrôle

“L’enjeu dans les entreprises c’est un changement entre intégration de données en silos gérées en central par l’informatique, très maitrisées avec les utilisateurs cantonnés dans un rôle d’utilisation qui crée des conflits et des frustrations (tout le monde se rejette la faute de la non mise à jour de la BDD clients)” à un monde où la donnée est mise en commun pour créer de la valeur. “L’enjeu c’est que les métiers prennent la main sur la définition des besoins et réclament un catalogue de services pour pouvoir croiser des données” a ajouté JM Franco : “l’informatique doit continuer à accompagner les utilisateurs et il n’est pas question de faire tout ça sans contrôle mais il faut redonner l’émouvoir aux utilisateurs”.

Les données de référence : bien mais pas suffisant !

Un master data c’est une donnée commune au référentiel de l’entreprise, partagée par plusieurs entités de l’entreprise. Le MDM c’est la mécanique, technologique et humaine pour mettre ces projets en route. A peu près 1/3 des données sont des référentiels (clients et produits), puis les choses, puis les lieux (3% seulement aujourd’hui de données mais on peut s’attendre à un décollage dans ce domaine)

Mais le MDM ne suffit pas, car gérer les référentiels c’est bien, mais ça n’est pas assez. La qualité des données est liée à leur gouvernance, à leur maintenance par les utilisateurs, au “lifecycle management” de ces données et à leur stockage temps réel dans l’entreprise et enfin, il faut savoir comment on va mettre la donnée à disposition des utilisateurs, à la manière d’Amazon. 

Les 4 grands types de données dont certaines amenées par le big data 

  • Les métadonnées (qui servent à décrire d’autres données : exemple la date de sa production, les coordonnées GPS, les données EXIF d’une photo etc.) ;
  • Données transactionnelles qui résultent de l’achat en ligne ou non ;
  • Données référentielles : qui sont propres à décrire les assets de l’entreprise, ses produits, ses prix, etc.
  • Enfin les données décisionnelles qui vont se référer aux segments, aux clients, aux codes qui permettent de qualifier, segmenter, analyser, requêter sur les clients, les produits, les régions, les vendeurs etc.

Comment ça se met en place ? il y a 3 étapes !

  • phase de cadrage : est-ce que j’ai une plateforme, comment je gère mes dictionnaires de données. On analyse les différentes technologies et on en définit le hub de données ;
  • définition de l’organisation : sur chacun des métiers il va falloir responsabiliser les métiers responsables, comment on partage ces responsabilités. C’est ce qu’on appelle le “stewardship” (qui gère ?) et le “ownership” (qui est responsable ?)
  • Enfin la méthodologie de projet itérative pour la mise en œuvre proprement dite

Et le big data dans tout ça ?

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M Franco n’y va pas par quatre chemins : “c’est un peu fumeux donc je propose une définition et pourquoi on en arrive là (voir le slide ci-dessus). On explique ça avec le 4v.” Je n’y reviens pas, il suffit de voir cet autre article.

On peut décrire l’évolution des données ainsi :

  1. En 1950, démarrage des systèmes de données
  2. En 1960 le système Sabre est inventé qui n’est pas seulement un système de réservation aériennes mais aussi un Système de pricing, qui a préfiguré les systèmes d’aujourd’hui .. On en est encore au MB
  3. En 1970 Fedex trace ses colis
  4. Dans les années 1980 Citicorp fait monter les bases au GB
  5. Dans les années 1990 on atteint les TB avec Walmart
  6. Puis les PB avec Google dans les années 2000
  7. Et en 2010 Facebook fait monter les données à des centaines de PB

“On est obligé de subir cette inflation de données” a conclu M. Franco

“Le big data c’est la longue traîne appliquée à notre métier” a-t-il ajouté. La FNAC vend surtout les best sellers. Amazon a eu une logique différente. Ils vendent beaucoup de livres en peu d’exemplaires. Le e-commerce a permis de faire baisser le coût de gestion des références et ils ont étendu leur assortiment aux livres qu’ils n’ont pas en stock, puis ils ont tout dématérialisé. Leur catalogue est quasi infini. Le processus marche bien, le big data permet de changer de braquet. Le client a besoin de temps réel, et ça permet des s’intéresser à de nouveaux types de données et notamment des données non structurées.

Mais il n’y a pas qu’Amazon, donc M. Franco nous a cité 4 exemples emblématiques des entreprises de tous les jours :

4 exemples de longue traîne appliqué à la data

  1. Sears : veulent aller plus loin que le stockage des bons d’achat et personnaliser les magasins. Leur process de pricing prenait 5 semaines avec des logiques de batch. Ils ne pouvaient pas le faire tourner souvent et impossible de différencier les prix selon les magasins. Ils ont tout descendu sur Hadoop, Le processus, de 5 semaines est tombé à 3 jours ;
  2. Exemple français avec Veolia qui met des capteurs sur les compteurs pour éviter les fuites et les fraudes. Toutes les heures ils ont une vue instantanée sur leur réseau. Ainsi la plupart du temps ça ne sert à rien, mais en cas de problème, ils sont capables d’agir vite et aussi de prévenir le client final et lui permettre d’agir en conséquence.
  3. The climate Corp, est une startup fondée par des anciens de Google et ils proposent des assurances personnalisées et à distance aux agriculteurs, grâce à des capteurs, pour suivre les risques sur une récolte. Pour les sinistres c’est facile aussi, il y a une mesure. Cette Startup a été rachetée près d’un milliard de $ par Monsanto.
  4. Infinity : toujours de l’assurance, ils récupèrent toutes les données de déclaration de fraudes et en déduisent les signes avant-coureurs. Exemple : si vous déclarez que la voiture à brûlé mais il n’y avait rien à l’intérieur, donc cela permet de faire du scoring beaucoup plus précis et sans lancer des enquêtes pour rien car ça coûte cher. 85% des cas transmis au service des enquêtes sont un succès donc il y a un gain rapide de ROI.

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Le Big data ne s’appplique pas qu’au e-commerce et pas seulement aux américains. l’exemple de Veolia est bien parlant

S’organiser pour stocker et analyser les données

Il faut ensuite s’organiser : où je stocke les données, comment je les tague (gouvernance) et comment je les analyse, avec des outils de BI et enfin comment j’agis sur le business en revenant vers les utilisateurs.

C’est pour cela que le MDM et le big data sont des sujets connexes

  • Pourquoi le big data à besoin du MDM : Exemple : la dématérialisation des vœux au Père Noël. A partir d’une lettre on va extraire le contenu, une gestion de la qualité et la réconciliation avec les master data (quoi/quand/où…) et comment la commande peut arriver à temps avant Noël. Si je fais du big data il faut que j’aie le pivot qui permette de donner du sens à mes données même si elles sont totalement non structurées comme dans cet exemple.
  • Pourquoi le MDM à besoin du big data : pour constituer un référentiel complet il faut que je puisse insérer des données d’information clients de toutes les sources structurées et non structurées. C’est ce qui permet d’enrichir la gestion classique des données  et de les réinsérer dans les sites web car c’est là qui se passe et c’st comme ça qu’on trouve le ROI

et demain ?

Les enjeux de demain, selon Forrester c’est la prédiction, comme LinkedIn qui propose des contacts potentiels, dès la première connexion. “Nos applications doivent devenir un coach personnel par rapport aux actions qu’il doit pouvoir faire dans le futur” a conclu, M. Franco. Alors que beaucoup d’industriels en sont encore à se gratter la tête pour savoir ce que big data veut dire, les leaders en sont déjà sur le coup d’après. Tout va très vite dans ce monde de la donnée pléthorique.

4 exemples Concrets du Big Data avec information builders et business & decision was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content »)

visionary-publishingLe marketing de contenu se généralise. Mais est-il nouveau ? Idem pour le bouche à oreille, le Web collaboratif, l’UGC (User Generated Content) … Qui plus est, alors que la communication digitale se généralise, est-elle toujours bien comprise ? Le Web est-il toujours perçu à sa juste valeur ? Les entreprises qui se lancent à corps perdu dans la course quantitative au contenu de marque (content marketing), trouvent-elles toujours la note juste ? Ce soir, je parlerai autour d’une version mise à jour de ma présentation de Lille en Mars, remise à niveau et où je ferai allusion à mon nouvel ouvrage fraîchement paru la communication digitale expliquée à mon boss, dans lequel une section complète est dédiée au marketing de contenu, dans le cadre d’une réunion organisée par Lise Janody à Soleilles Cowork, rue Richelieu à Paris (Bourse). Venez nombreux à 19:00 précises !

la version de Mars, qui sera revue et mise à jour pour la conférence de ce soir

Et voici l’annonce de la conférence par les organisateurs (inscrivez-vous il n’y aura pas de place pour tout le monde):

Dix constats autour du contenu digital : Rencontre avec Yann Gourvennec

Les médias sociaux ont-ils tué le site web ou le blog ? La communication digitale passe-t-elle obligatoirement par la vidéo ? Quid des podcasts, de la web radio, du « user-generated content » ? Quel avenir pour le Brand content ?

Pour la « reprise » de notre groupe Content Strategy Paris, je vous invite à venir discuter de ces tendances – et des idées reçues – avec quelqu’un qui n’a guère besoin de vous être présenté : Yann Gourvennec, cadre dirigeant à l’international, marketer, spécialiste du Web et des médias sociaux, intervenant en marketing, conférencier et auteur, et digital native… depuis 1996. Vous ne connaissez pas Yann ? Je vous invite à visiter son site VisionaryMarketing.com pour en savoir plus….

Nous vous attendons mardi, 22 octobre, de 19h à 21h dans les locaux de Soleilles Co-Work. Une participation de 10 Euros vous sera demandée pour aider à payer la location de la salle.

Les places sont limitées, donc n’attendez pas à vous inscrire (et si vous devez vous désister, même à la dernière minute, n’oubliez pas de nous en avertir…)

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content ») was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Les tendances de l’innovation et du digital par Emmanuel Vivier #hubforum

eye-largeLe hub forum s’est ouvert aujourd’hui 10/10/13 à Paris et Emmanuel Vivier a ouvert cette nouvelle conférence en décrivant les principales tendances du Digital et innovation en 2014 et comme telles s’appliquent aux annonceurs et aux agences. La conférence cette année est entièrement placée sous la bannière de l’innovation et du digital comme cela est indiqué dans son titre : ROI = retour sur innovation. Voici mes notes prises pendant la conférence ce matin :

les tendances à suivre en 2014 par Emmanuel Vivier
Année de changement et où les stratégie sont en train de muter.

1.Le Small data est plus important que le Big data : mot à la mode mais la big data c’est important. Toutefois on s’aperçoit que les annonceurs sont encore loin des fondamentaux : bases non utilisées, listes de mail pas optimisées. Il faut faire le Small data d’abord a dit Emmanuel.

2.Vrai enjeu : guerre des suites data marketing : beaucoup de rachats sur le Buzz, l’analytics, … Il faut absolument pouvoir rattacher tout à un profil client. Il y a quelques acteurs qui sont tous dans des stratégies de rachat à coup de milliards pour proposer une offre intégrée aux annonceurs et c’est un défi pour les agences qui vont devenir des intégrateurs. Pour les petits ça va être dur à insisté Emmanuel et pour les annonceurs ça va être un problème de choix

3. Qu’est-ce qui fait la recette des leaders (über, expédia, airbnb, amazon …) c’est l’expérience client. Expédia n’a aucune des chambres qu’ils commercialisent par exemple. Mais leur expérience clients est imbattable.

4. API : c’est le sujet de 2014. Il faut pouvoir se connecter et connecter son entreprise aux autres et créer un écosystème de partenaires avec des outils complémentaires à ses offres

5. La formation aux technologies : il faut vraiment pas ne pas oublier que le savoir doit être partagé par tous et la formation est fondamentale

6. Vous ne connaissez pas vos futurs concurrents : vous ne connaissez certainement pas votre vrai concurrent. Exemple de BlackBerry, 3D printing et impact sur la distribution. Il faut regarder dans l’angle mort selon l’expression de Vincent Ducrey

7. Le temps presse : il va falloir investir et prendre des risques pour réussir. Les acteurs majeur sont des géants del la R&D (Apple, Google, Ms). Tout ne marche pas mais il faut se bouger. On est en concurrence avec le monde entier

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Les tendances de l’innovation et du digital par Emmanuel Vivier #hubforum was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Slideshark : outil professionnel de présentation pour iPad – appli du jour

tablet-largePoursuivons notre quête des applications iPad de référence (cf. notre précédent article sur Cloudon) avec Slideshark : application indispensable pour quiconque fait des présentations sur projecteur … donc tout le monde ou presque. (NB : cette application n’est pas à ma connaissance disponible sur Google Play).

SlideShark1. La première étape consiste à sauvegarder vos fichiers (format PPT/x jusque 500MB) préalablement avec un des services de stockage proposés : Box, Dropbox, Google Drive, Syncplicity, Skydrive et Sharefile. J’utilise beaucoup de ces services, mon préféré étant Skydrive, car étant un adopteur précoce de la solution de Microsoft, j’ai droit à 25GB de stockage gratuit … cela ne se refuse pas.

2. La deuxième étape est assez évidente dans la continuité de ce qui précède, il s’agit de choisir un répertoire sur votre espace de stockage et de sélectionner la présentation qui vous intéresse. Prenons ici la présentation sur la curation faite dans le cadre de la conférence Scoop.it de Mines Paritech en Juin, que j’ai effectivement réalisée via Slideshark.

3. Dans la troisième étape l’application va télécharger la présentation en question, en la répliquant sur votre iPad. Comme cela prend un certain temps, je conseille de réaliser cette étape en amont de votre présentation, au cas notamment où vous ne disposeriez pas d’accès Wifi dans la salle de présentation. Mieux vaut prendre ses précautions.

4. Avec la quatrième étape, votre présentation est téléchargée et vous pouvez la commencer où vous voulez. Une des particularités de Slideshark est que les animations sont préservées. Vous pouvez donc retrouver toutes les fonctions de Powerpoint player sur la tablette sans transporter le gros PC ou le Mac. Par contre, je vous recommande de faire attention aux typos exotiques, qui sont encore mal gérées. Si j’ai une jolie typo non compatible, je la transforme en graphique et je la colle en bitmap dans ma présentation.

5. Cinquième étape, vous pouvez dérouler votre présentation avec le timer, par planche et dans l’ensemble de la présentation …

… avec affichage des notes si vous en avez : là, c’est carrément le luxe, vous pouvez abandonner le papier. Faites juste attention à la taille de vos notes, ce que je n’ai à l’évidence pas fait dans l’exemple ci-dessous.

6. Sixième étape, vous pouvez cacher ou réordonner certaines planches. Cette fonctionnalité est très utile et j’y recours souvent quand je dois adapter ma présentation à la dernière minute – souvent car j’ai entendu une remarque et je décide de réordonner mes planches pour rendre  mon discours plus pertinent.

7. Septième étape : vous pouvez aussi coupler votre iPhone avec Slidehark pour le transformer en télécommande ! Voici une fonction bluffante … sauf pour ceux qui, comme moi, se sont fait voler leur iPhone.

8. Huitième étape : vous pouvez aussi inviter un client à rejoindre votre présentation en réalisant une webconférence (broadcast). Vous pourrez ainsi envoyer un lien par email et votre interlocuteur suivra la présentation en temps réel …

… voici l’explication en graphique …

… le participant se connecte en cliquant sur le lien de l’invitation (un lein raccourci) et il rentre ses coordonnées :

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… il est inscrit, il n’y a plus qu’à attendre que la conférence commence …

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… et voici ! vous pouvez parler, votre client voit votre présentation.

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Une fois terminée, Slideshark vous envoie un tableau de bord de votre broadcast avec le temps écoulé, planche par planche et la liste des participants avec leurs noms et adresses Web.

Les prix

Slideshark est gratuit jusqu’à 100MB ce qui vous permet de stocker largement 4 à 5 présentations de belle taille. Ceci étant, si vous voulez être tranquilles et ne pas avoir à nettoyer votre mémoire tous les 4 matins, je vous recommande d’acquérir la version PRO, qui coûte $84,99 (soit environ €65) [rectification du 04/09 15:22 : PH Brunet nous indique que le prix européen est similaire en euros au prix américain]

Ceci vous donnera droit à

  1. 1GB de stockage ;
  2. notifications et suivi des présentations en ligne (un peu nébuleux pour moi ce point là …) ;
  3. upgrade de la fonction Web conférence jusque 10 utilisateurs (la moyenne des Web conférences est de 2.5 environ)

Conclusion

Slideshark fait à mon avis, partie de ces applications indispensables dont je ne me séparerais pas et dont le coût annuel modeste est largement rentabilisé si vous le comparez à une souscription annuelle de Web conférence. Les fonctions sont basiques mais astucieuses et bien conçues. Le seul inconvénient est inhérent aux applications iPad / tablettes et à leur instabilité permanente, souvent corrigée dans l’instant avec une nouvelle version à télécharger. Un autre inconvénient est l’omission d’une version pour Google Play, même si le succès des tablettes Android est loin d’égaler celui des Smartphones.

Une version business pour équiper des flottes d’employés/commerciaux est également disponible, mais le pricing et les fonctionnalités sont plus opaques.

Retrouvez Slideshark sur Internet à l’adresse http://www.slideshark.com/

Slideshark : outil professionnel de présentation pour iPad – appli du jour was last modified: septembre 4th, 2013 by Yann Gourvennec