Les Push Notifications, une technologie qui progresse grâce au mobile

Le marché du mobile connait actuellement une expansion importante, provoquée par les avancés technologiques qui ont favorisé la création de smartphones dont les performances ne cessent de croître. Ceci a engendré, par la suite, l’essor de nombreuses technologies autour du mobile dont les push notifications.

La push notification est un message envoyé au mobinaute, par une application installée sur son smartphone. Cela permet de rester en contact avec l’utilisateur, même s’il n’utilise pas l’application. Nous nous sommes tous déjà fait relancer par une application que l’on avait tendance à oublier, ou même directement après l’avoir quittée. C’est un moyen qui parait intrusif, mais qui reste efficace pour amener un mobinaute sur une application en lui envoyant une note qui fera vibrer ou sonner son téléphone, et s’affichera sur l’écran qu’il soit verrouillé ou non, de la même manière qu’un SMS. Il est important de noter que l’envoi de notification ne nécessite pas l’accord du consommateur, car il devient « opt-in » dès lors qu’il installe l’application. La seule condition étant que celui ci soit connecté à Internet.

Initialement utilisé afin d’informer le consommateur de la réception d’un mail,  la push notification est très vite devenu un levier de transformation et de fidélisation, facteur important du CRM Mobile. Ce qui nécessite une segmentation précise. Le but étant désormais de pousser le mobinaute à la consommation, en lui envoyant des notifications basées sur ses centres d’intérêts. Le développement de cette technique corrèle avec l’expansion du marché du mobile et des applications.

C’est donc sur le sujet des Push Notifications et du marché mobile que nous avons interviewé Bruno Bourdmone, responsable du développement commercial chez Wonderpush, une start-up proposant aux entreprises un outil de création de push notifications pouvant segmenter les utilisateurs en fonction de leurs préférences, de leurs localisation ou encore de leur type d’appareil, afin de leur envoyer un message personnalisé, et garantir une diffusion optimale. 

Interview de Bruno Bourdmone : Les Push Notifications

Comment se porte le marché du mobile et des applications ?

Le marché du mobile représentera 4,5 milliards d’utilisateurs en 2016. Concernant les applications, il y en a 1,2 millions sur l’AppStore et 1,4 millions sur Google Play. Cela représente un marché important car environ 96% des utilisateurs utilisent 24 applications par mois sur leur smartphone.

En ce qui concerne les risques, les coûts d’acquisition se sont vu augmenter de 60% en 2014, et en 2016, les annonceurs américains dépenseront environ 3 milliards de dollars.

Au niveau des usages, le taux d’opt-in est de 50% sur les utilisateurs iOS et 80% sur les utilisateurs Android. En revanche, un utilisateur passe en moyenne 80% de son temps sur 3 applications uniquement, ce qui fait chuter le taux de rétention. L’année dernière, seulement 1 utilisateur sur 10 continuait d’utiliser une application 3 mois après l’avoir téléchargée.

La rétention des utilisateurs est un indicateur de performance essentiel.

Rien n’est plus personnel que le mobile. les push notifications sont à utiliser de manière pertinente et personnalisée, on dit qu’il faut « savoir engager sans enrager ».

Comment le processus de rétention se décompose ?

Le premier point se situe en amont : le but est d’inviter l’utilisateur à découvrir l’application en lui présentant brièvement les modalités, les raisons et les avantages. Puis il faut l’inviter à devenir opt-in. Il va ensuite falloir segmenter les utilisateurs en fonction de leurs centres d’intérêts, ce qui permettra d’envoyer des notifications personnalisées en fonction du centre d’intérêt, tout en sachant que les achats sur mobile sont relativement anxiogènes. L’objectif sera donc de rassurer le client et le remercier après un achat, pour le fidéliser sur du long terme. Lire la suite

Les Push Notifications, une technologie qui progresse grâce au mobile was last modified: juin 1st, 2015 by Yann Gourvennec

Attractivité de la France vis-à-vis des start-ups : un débat impossible

Combien y a-t-il de start-ups en France ? Combien s’en crée-t-il tous les ans ? S’en crée-t-il plus en France qu’en Angleterre ? Et en Allemagne ? Sommes-nous un pays repoussoir à start-ups et entrepreneurs comme l’indiquent certains déclinologues du terroir, ou faut-il au contraire se réjouir sans limites, d’une explosion de créativité gallique avec le lyrique Xavier Niel ? Ni l’un, ni l’autre nous explique Pedro Abrantes, dans cette interview réalisée pour Visionary Marketing. La nécessité de cette interview s’est imposée à nous suite à un tweet de Pedro qui exprimait son incompréhension quant à un chiffre sur le nombre de start-ups supposé en France et au Royaume Uni. En effet, la France créerait chaque année 100 000 start-ups de plus que l’Angleterre…

le nombre de start-ups en France est dans le flou
le nombre de start-ups en France est dans le flou – photo antimuseum.com

Nombre de start-ups en Europe : Le flou total

Seul problème : le chiffre annoncé paraissait complètement démesuré par rapport à celui du nombre total d’entreprises  créées en France. Et dans ce chiffre on trouve essentiellement des entreprises qui ne sont pas des start-ups. Ceci a piqué notre curiosité et nous avons immédiatement entrepris (Via Twitter) Business France et surtout Eurostat sur ce sujet, avec un succès très relatif pour rester nuancé. En fait, notre conclusion, c’est que peu de monde, voire personne, ne s’intéresse à connaître les vrais chiffres ni la réalité mais tout le monde a un avis sur la question. Très intéressant, même si ce n’est pas nouveau

pedro-abrantes-start-upsIl s’agit en fait d’un débat impossible, car basé sur des données non fiables, voire complètement farfelues. Un grand classique en économie,  qui n’est pas une science mais une science sociale selon Thomas Piketty. On veut bien le croire. Ou plus exactement, devrait-on dire, qui pourrait être une science sociale si tant est qu’on dispose des chiffres suffisants pour tirer des conclusions fiables sur des faits fiables. En attendant que Pedro crée son observatoire (on le prendra au mot), on se contentera donc des avis des uns et des autres, et de leurs théories politico-économiques plus ou moins fantaisistes qui se nourrissent de l’absence de faits comme les champignons de l’obscurité des caves.

Interview de Pedro Abrantes : Les Start-ups et la France

Une discussion motivée par une conférence du G9+  où le nombre annoncé de création de start-ups en France s’élevait à 300 000 …

Nous allons aujourd’hui parler du nombre des start-ups …

J’ai eu une réaction d’étonnement par rapport aux chiffres qui m’ont paru excessifs comparé à la réalité du terrain. Je me suis donc rendu sur le site de l’INSEE afin de regarder comment se décomposait le nombre de créations d’activités, tout confondu. Il y a selon l’INSEE entre 100 000 et 150 000 créations, chaque année, de sociétés pouvant ressembler à une start-up. Le constat est que nous manquons cruellement de données publiques permettant de sectoriser la start-up, afin d’en connaître le nombre, que ce soit en terme de stock (car il s’en crée depuis 1990), et le nombre de créations chaque jour.

Combien d’entreprises se créent en France ?

Il se crée chaque année environ 300 000 entités , y compris les sociétés anonymes (SA), les sociétés à responsabilité limitée (SARL) et un bon nombre d’auto-entrepreneurs. Globalement, on en perd autant qu’on en crée. Lire la suite

Attractivité de la France vis-à-vis des start-ups : un débat impossible was last modified: juin 1st, 2015 by Yann Gourvennec