Excel est-il devenu l’ennemi numéro 1 des entreprises ?

Excel, logiciel autrefois providentiel, semble être devenu synonyme de peste noire des entreprises. Comme pour PowerPoint, le logiciel phare de Microsoft semble cristalliser toutes les critiques. Quoi qu’il en soit, et malgré les résistances des utilisateurs, il existe des alternatives à ce logiciel autrefois incontournable. Pour en discuter, j’ai rencontré Brice Faure fin décembre dernier, et le DG d’Anaplan France m’a présenté la nouvelle star montante anglo-américaine de l’informatique qui a décidé de réconcilier SI, utilisateurs de l’informatique et rigueur de la gestion.

La consolidation manuelle des chiffres sur Excel est une aberration

88% des tableurs XL comportent des erreurs de calcul

J’ai commencé ma carrière dans un département dédié à la performance des ventes, et mon boulot consistait à concevoir des applications pour les commerciaux.

Autour de moi, dans le même service, virevoltait une myriade de professionnels de la Finance et de l’administration des ventes, qui couraient comme des poulets sans tête à la recherche de chiffres à consolider pour nourrir leur processus de reporting : le QBR ou quarterly business review.

 

Tous les trimestres donc, c’était la même chanson, avec des consolidations de chiffres interminables, et des erreurs de calcul et des approximations fort dommageables pour la prise de décision de l’entreprise. Mais c’était il y a 30 ans. J’étais dans une société américaine à la pointe de la technologie et utilisant les tableurs depuis longtemps, et le reste du monde commençait à peine à s’éveiller à cette « informatisation » des processus où manipulation manuelle rimait alors avec liberté des utilisateurs.

Excel est-il devenu le pire logiciel de la planète ?

Si l’on regarde cela avec un peu de recul, ce qui semblait être une véritable avancée s’est transformé en catastrophe, au point que le Wall Street Journal a relaté les ruades de certains directeurs financiers et que Forbes est même allé jusqu’à nommer Excel « pire logiciel de la planète ».

Ce qui ne semblait pas aller de soi il y a 30 ans, c’est-à-dire utiliser un logiciel à la place du papier-crayon, est devenu la norme aujourd’hui. Au point que menacer de retirer le fameux tableur à des actuaires peut ressembler à un acte de bravoure. Lire la suite

Excel est-il devenu l’ennemi numéro 1 des entreprises ? was last modified: janvier 9th, 2018 by Yann Gourvennec

Immobilier et digital : la fusion disruptive

L’immobilier et le digital semblent être deux univers très distincts. Acheter une maison en ligne est un propos très absurde pour certains. Les achats les plus communs en ligne sont les vêtements, les livres ou les gadgets, et pour les plus aventuriers, un canapé peut-être. Mais un appartement ? Oui. Aujourd’hui, ce n’est plus si absurde ; je vous explique. Vous êtes sûrement déjà tombés sur un article à propos de la réalité virtuelle, ou la réalité augmentée, et leurs différentes applications. Oui, tout ce monde est impressionnant, surtout quand on le retrouve dans l’immobilier. Ayant grandi dans cette ambiance,  j’ai toujours essayé de comprendre les plans de maisons, d’appartements et d’immeubles. Ne vous fiez pas aux apparences : c’est difficile d’imaginer le produit final. Mais grâce aux visites virtuelles, on peut se balader dans l’appartement, regarder la vue sur la terrasse, et changer la couleur des murs. Habiteo m’a invitée dans leur ‘truck’ pour découvrir la fusion technologie-immobilier. Cette dernière m’a permis de visiter un appartement dans le Sud de la France tout en étant dans les rues du 9ème arrondissement de Paris. 

L’immobilier, un secteur mûr

Comme beaucoup d’autres industries, l’immobilier est touché par la transformation digitale. Un acheteur potentiel n’a pas toujours le temps de se rendre dans une agence. Le consommateur très connecté préfère regarder tranquillement les différentes options sur son canapé.

Visiter toutes les pièces d'un appartement grâce à la réalité virtuelle
Visiter toutes les pièces d’un appartement grâce à la réalité virtuelle – Photo par Mia Tawilé

L’industrie de l’immobilier est mûre pour le changement, et cela, pour plusieurs raisons. La première est assez évidente ; un acheteur potentiel essaye de rassembler le plus d’information. Sa source d’information préférée : Internet bien sûr. Il y a trois ans, je cherchais un appartement à Manchester au Royaume-Uni. J’ai navigué sur tous les sites et les annonces d’immobilier, jusqu’à trouver l’appartement idéal. J’ai loué mon appartement en Angleterre tout en étant dans mon canapé à Beyrouth grâce à la visite virtuelle et à Google Maps. Je savais exactement à combien de minutes se trouvait l’épicerie, la banque, l’école et la salle de sport. Je connaissais les quartiers résidentiels et ceux qui étaient plus industriels. J’ai trouvé la réponse à toutes mes questions.

Profiter de la disruption

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Immobilier et digital : la fusion disruptive was last modified: novembre 28th, 2016 by Mia Tawile

Ecouter ses collaborateurs : un enjeu devenu essentiel

Aujourd’hui, l’ambiance au travail est devenue primordiale, car cela agit directement sur la motivation des salariés. Les entreprises ont donc tout intérêt à écouter leurs collaborateurs. C’est pourquoi, nous avons rencontré Thomas Le Gac, co-fondateur avec Arnaud Testu de Bloomin afin qu’il nous présente sa start-up (“éclosion de l’intérieur” en français) qui a pour vocation de transformer les organisations et leur efficacité en améliorant l’écoute des collaborateurs. Bloomin a ainsi développé une plateforme dont le but est d’aider les managers et les DRH à comprendre les différentes raisons qui vont motiver leurs collaborateurs à long terme.

 

Quelle est l’importance d’avoir une image d’entreprise attractive ?

collaborateurs
Un bon cadre de travail est essentiel pour la productivité de vos collaborateurs.

Enchanter son entreprise n’est pas si simple que cela, car l’humain est très complexe et évolue dans le temps. Auparavant, se préoccuper du bien être de ses salariés n’était pas une priorité. Mais de nos jours, cela est devenu un réel enjeu. Les entreprises ont tout intérêt à se pencher sur ce sujet, car elles veulent toutes posséder les meilleurs éléments dans leurs équipes. Pour les faire venir à eux, il est important que les personnes connaissent les entreprises sous leur meilleur jour, car nous n’avons pas envie de rejoindre une entreprise dirigée par des personnes antipathiques. Il y a donc un vrai enjeu de marque employeur.

En plus de cet enjeu de marque employeur, avoir des collaborateurs heureux est synonyme de performance et d’engagement pour la société.

Afin de faire connaître ses divers éléments au grand public, une interactivité existe entre les entreprises, les employés et futurs collaborateurs par le biais de Glassdoor. Ce site web arrivé en France en 2014, est un système ingénieux américain publiant des milliers d’annonces tout en permettant aux salariés dans l’anonymat de mettre en lumière les salaires et les conditions de travail dans les entreprises. Cela fonctionne sur le même principe que TripAdvisor pour les hôtels et les restaurants, car les ce sont les mêmes fondateurs pour ces deux sites web. Aujourd’hui, il est nécessaire de se renseigner pour les différentes activités qui nous entourent et par conséquent, notre emploi entre en compte.

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Ecouter ses collaborateurs : un enjeu devenu essentiel was last modified: novembre 21st, 2016 by Claire Sorel

7 leçons d’innovation selon Cornerjob – media for equity

Via Cornerjob, le media for equity est arrivé dans ma boîte mail quasi par hasard et c’est légèrement intrigué que j’ai accepté de recevoir David Rodriguez pour en parler. Je ne regrette pas de l’avoir fait car j’ai appris à connaître une start-up qu’on peut qualifier d’étoile filante et qui m’a impressionné aussi bien sur le fond que la forme. Cette interview de David nous a ainsi permis de nous familiariser avec cette forme intelligente de communication, qui joue aussi bien sur le côté traditionnel que digital, et qui permet à des monstres comme TF1 ou RTL d’appréhender le monde des start-ups. En retour, cette méthode donne la possibilité à ces start-ups de gagner en visibilité au travers de la force de frappe publicitaire des médias de masse, dont on verra qu’il ne faut pas minimiser la puissance. Voici mon interview Avec David Rodriguez, l’homme qui valait 35 millions d’euros.

Cornerjob lève 35 millions d’euros et innove sur le marché de l’emploi

L’interview était planifiée et j’ai accueilli La semaine dernière David Rodriguez en nos locaux de la rue Taitbout. En la préparant David laissa tomber quelques chiffres : “nous avons levé 35 millions d’euros” alors que, poursuit-il, “nous avons été créés il y a 1 an et demi”. J’ai laissé tomber mon stylo à ce moment là et je ne dois pas cacher le fait que j’ai été impressionné.

J’ai été impressionné mais pas seulement par les chiffres. Par la simplicité à la fois du dirigeant de la start-up et la façon dont il a expliqué son innovation qui à mon avis servira à un prochain cours que je donnerai sur l’innovation à Paris en début 2017. Cette remarque pourrait d’ailleurs être générique, car les entrepreneurs à succès sont souvent aussi les plus modestes et les plus abordables (peut-être car pour être un bon entrepreneur, il faut aussi savoir bien écouter).

Cornerjob : Le marché du media for equity
Le marché du media for equity en Europe et ses acteurs majeurs. 8-10 investissements en France dont Cornerjob (source les échos)

7 leçons d’innovation selon Cornerjob

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Première leçon, prendre le marché à contrepied. alors que tout le monde se focalise sur les cols blancs, Cornerjob s’est focalisé sur les cols bleus (voir l’exemple sur la droite). Et pour cause. Ils représenteraient selon David Rodriguez 80% des demandeurs d’emplois. “Rentrez dans une agence de travail temporaire” m’a-t-il confié en substance, et “vous trouverez surtout des demandes pour des soudeurs et des fraiseurs”. C’est un comble mais le manque de compétences dans ces domaines est criant et la demande pléthorique.

Il suffisait donc d’y penser, et c’est là que se niche l’innovation, regarder ce que le monde entier a abandonné et adapter le modèle à la population en question. En fin de compte, cela a abouti à la création de 100 000 emplois qui certes, selon l’aveu-même de David, ne sont pas de nouveaux emplois créés de nulle part, mais qui peuvent néanmoins compter comme autant d’opportunités de mises en relation entre employeurs et futurs employés. De quoi donner un bon coup de main à Pôle Emploi je suppose.

Deuxième leçon d’innovation, ne pas avoir de préjugés contre les bonnes idées: c’est le cas du media for equity. Même une start-up du monde de l’Internet peut avoir besoin des médias traditionnels, pour bâtir une marque et une notoriété notamment. C’est ce qu’a fait Cornerjob. Il faut savoir mélanger les différents types de promotion : bouche à oreille et content marketing pour produire de l’inbound marketing (dans la partie B2B de la start-up qui s’adresse aux entreprises), annonces très ciblées avec Facebook (qui produit sans doute le meilleur coût par action) et enfin les médias traditionnels pour bâtir la réputation, la marque et la notoriété. Avec la possibilité, c’est encore une innovation, de lier les deux, en mesurant la corrélation entre les résultats de téléchargements et les passages de spots radio ou télé. Cerise sur le gâteau, l’investissement en publicité se réalise au travers d’un échange d’actions dans un esprit gagnant-gagnant. Je vous laisse découvrir les détails dans cette interview vidéo réalisée avec David il y a une semaine.

interview de David Rodriguez sur l’expérience Media for Equity de Cornerjob

Troisième leçon : l’innovation est aussi dans le mode d’accès aux offres. Et dans le cas de cornerjob, cela pass essentiellement par le mobile. On le répète depuis assez longtemps, et notamment sur ce blog, le monde de l’Internet a bien changé. Ici on s’adressera à des populations qui ont toutes un smartphone mais pas depuis longtemps. David nous explique en effet que cette innovation n’était pas possible avant car les mobiles intelligents ne sont véritablement répandus dans la population française que depuis quelques années. “Ce n’était pas possible il y a trois ans” nous a-t-il expliqué.

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7 leçons d’innovation selon Cornerjob – media for equity was last modified: octobre 15th, 2016 by Yann Gourvennec

smart cities : quand les villes seront intelligentes

Paul Sitbon, Président et fondateur du Smart Countries and Cities Congress Paris (S3C Paris) et CEO de Sikiwis, a été directeur du web et de la convergence des systèmes d’information du Groupe Veolia Environnement, grand acteur des services aux collectivités. Il partage sa vision des Smart cities, de leur potentiel et des espoirs qu’elles offrent.  

Smart cities : les villes de demain seront intelligentes

Créée en 2009, Sikiwis s’intéresse rapidement aux technologies numériques et s’aperçoit que la ville, lieu d’échanges entre acteurs très divers (habitants, entreprises, visiteurs…), est un terrain d’expérimentation très intéressant pour ces technologies. Pas moins de 25 domaines, parmi lesquels l’énergie, les transports ou les nouvelles technologies, ont été identifiés comme moteurs de la ville intelligente par S3C Paris. Ce congrès, francilien à l’origine, est devenu international en 2015. Et cela n’est pas un hasard puisque la France, avec ses 36000 communes et plusieurs acteurs industriels mondiaux leaders dans de nombreux domaines des services à la ville (transports, véhicules intelligents, réseaux, traitement de l’eau, de l’énergie, des déchets…), a un rôle naturel à jouer dans le domaine de la ville intelligente.

Smart cities : les villes de demain seront intelligentes
Smart Cities : En l’absence d’un Fulgence Bienvenüe du 21ème siècle, l’intelligence collective prendra le dessus pour transfigurer nos espaces de vie

Le numérique ne fait pas la ville intelligente… mais offre de belles opportunités

Le numérique n’est pas une composante indispensable de la ville intelligente. La conception de bâtiments ou de quartiers, la mise à disposition de systèmes de véhicules partagés, la gestion de l’énergie ou des flux de personnes ou de véhicules ne passe pas forcément par le numérique. Celui-ci offre toutefois de multiples opportunités. Des plateformes permettent par exemple de modéliser des environnements urbains et ainsi d’optimiser les flux, des capteurs peuvent réduire les consommations d’énergie et envoyer des alertes si un problème est détecté… Le champ des possibles est extrêmement large. Par exemple, l’installation de capteurs peut aujourd’hui permettre de personnaliser le partager d’une voiture jusque dans une rue. L’internet des objets offre quant à lui des possibilités très importantes pour des coûts relativement raisonnables. La ville peut aujourd’hui disposer de bâtiments et d’éléments fixes ou mobiles qui communiquent et transmettent de l’information qui peut être exploitée pour fournir du service, améliorer le fonctionnement, réduire les risques, améliorer la sécurité… Lire la suite

smart cities : quand les villes seront intelligentes was last modified: janvier 28th, 2016 by Pascale Decressac