7 raisons pour lesquelles, à tort ou à raison, (certains) managers détestent les médias sociaux

Web 2.0note : cet article est la version française d’un article publié originellement en Anglais pour BNet et dont la version anglaise intégrale est disponible ici

Après l’article précédent (8 raisons pour lesquelles etc.), où je décrivais l’histoire d’amour – souvent pleine de malentendus – de bien des marketing managers avec les médias sociaux, voici le revers de la médaille, avec l’analyse des craintes et autres arguments plus ou moins rationnels qui font que les médias sociaux sont, parfois, détestés dans les entreprises. Je m’attarderai ici à débusquer les mythes et à analyser les raisons profondes derrière ces réactions, du moins celles que j’ai pu percevoir au travers de mon expérience professionnelle, mais nul doute que d’aucuns d’entre vous pourrons rajouter leurs commentaires afin de partager leurs propres exemples.

Voici donc mes 7 raisons pour lesquelles, à tort ou a raison, (certains) managers détestent les réseaux sociaux :

  1. La 1ère de ces raisons est motivée par la peur : « ces conversations en ligne pourraient être dangereuses et nous allons perdre le contrôle de la situation » : il est vrai qu’au centre de la philosophie des médias sociaux, il y a le moteur de l’interaction entre les employés, les clients, les partenaires et les membres des écosystèmes au sein desquels tous ces gens évoluent. Cette interaction est directe et l’échange franc est débarrassé des obstacles de la hiérarchie et de l’organisation. Il y a souvent cette impression, presque plus en interne qu’en externe d’ailleurs, que plus on va laisser les membres de ses écosystèmes parler entre eux, plus cela va amener à dénigrer la marque. Ainsi, de trop nombreux managers ont-ils une vue négative de ces discussions, comme s’ils doutaient eux-mêmes du pouvoir d’attractivité et de sympathie de leur marque . Ainsi, leur désir de tester d’améliorer la fidélité à la marque est-elle émoussée par cette crainte de se voir critiqué. À moins que ce soit uniquement la peur d’être sanctionné en interne du fait que, grâce aux médias sociaux, les critiques envers votre marque seront enfin visibles ? Et c’est ainsi qu’on se prive à mon avis de la possibilité d’évaluer et d’agir sur la fidélité à sa marque au travers d’une relation directe en ligne alors même que la plupart de ces discussions sont menées par des personnes qui, à la base, ont déjà prouvé un intérêt pour votre marque. Car dans le fond, c’est bien là l’essence même d’une marque, à savoir « ce que les gens en disent dès que vous avez le dos tourné » (probablement une citation de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, même si de nombreuses versions de cette phrase existent). En fin de compte, bonnes ou mauvaises, ces discussions auront bien lieu car les médias sociaux (alias web 2.0) ont déjà permis – sans attendre l’autotrisation de votre département communications – à tous les internautes de s’exprimer librement. Mon conseil serait donc justement de vous laisser convaincre et de plonger dans les médias sociaux pour vous atteler à ces discussions au lieu de faire semblant de croire qu’elles n’existent pas. Il y a plus de potentiel que de risque quand vous y réfléchissez bien. Reprenons ce que disait Ken Kaplan d’Inteln lors de la conférence BlogWell de fin 2008 à San Jose : « rien ne sert de craindre les médias sociaux, apprenez plutôt à les utiliser ! ».
  2. La deuxième raison des réticences communes à l’encontre des médias sociaux pourrait se traduire par l’impression souvent exprimée que « les réseaux sociaux sont un champ de mines juridique ». Un bon nombre de responsables marketing sont rebutés par les risques induits par l’adjonction de commentaires ou de rétro-liens (alias trackbacks, c’est-à-dire les liens faits par d’autres blogs ou plate-formes de réseaux sociaux sur vos articles) sur des contenus propres à l’entreprise. Ceux-ci, en effet sont souvent perçus comme une menace qui, venant de l’extérieur, échappe au contrôle de l’entreprise. Pourtant, si j’en crois mon propre conseil juridique, « les juristes qui font bien leur travail s’imposent non comme des censeurs dont le rôle est de faire peur, mais plutôt comme de véritables partenaires en affaires, capables de conseiller » (je le site sans le nommer, de peur qu’on nous le débauche 😉 ). Et c’est avec lui que nous avons trouvé une issue juridique protectrice de l’ensemble de nos sites 2.0, afin de tranquilliser le management et surtout de protéger la marque. Comme quoi cela est bien possible. En outre, les mécanismes de modération doivent être mis en place afin de permettre de prévenir des dommages collatéraux qu’il ne convient pas en tout cas d’exagérer au-delà du raisonnable (le rédacteur en chef d’un site est néanmoins juridiquement responsable des contenus qu’il héberge et donc aussi des commentaires qu’il contient, et il convient de se protéger des risques normaux liés à la diffamation notamment). La gestion de crise en médias traditionnels me semble quant à elle plus difficile à gérer et beaucoup plus délicate que la crise en ligne – malgré les idées reçues – car ces commentaires, pour directs et même potentiellement agressifs qu’ils soient, vous laissent un droit de réponse alors que celui-ci est plus difficile à exercer dans un média traditionnel. Que vaut en effet une mise au point déconnectée du contenu originel et publiée dans un journal six mois plus tard, sous forme de jugement administratif ?
  3. La raison numéro trois porte sur le fait que le buzz, et sa mesure, est souvent vu comme un élément globalement négatif. Pour vendre des logiciels de mesures de buzz, beaucoup d’éditeurs n’hésitent pas à insister sur la malignité de la blogosphère. C’est assez paradoxal, il faut crier au loup, même quand c’est le loup qui vous fait vivre. Souvent, l’exemple tristement fameux et intitulé pompeusement « Kryptonite Blogstorm » sera cité. Ce titre, digne d’une légende, car c’en est un peu une, révèle en fait une histoire dont les contours sont très largement exagérés pour effrayer la clientèle, censée alors se précipiter sur le logiciel en question. Sans nier la réalité de l’importance des crises, en ayant vécu une moi-même cette année cela serait bien mal venu, il est néanmoins nécessaire de faire une mise au point. Le véritable danger vient d’une part de l’amplification du phénomène par la presse traditionnelle (oui, je vois l’incrédulité chez le lecteur, vous avez bien lu). J’imagine mal en effet que le New York Times puisse être comparé à un site 2.0. Or, c’est lui qui, en reprenant l’histoire, a créé une caisse de résonance et une mise en abyme (la presse traditionnelle reprend l’info du Web qui reprend la presse traditionnelle etc.). Or le danger est justement centré sur cette réaction en chaîne, pas seulement sur le Web (il se peut que cela change dans le futur en fonction de l’évolution de la presse, mais je ne crois pas à la disparition des grands organes comme Le Monde ou le New York Times qui sont des véhicules des opinions politiques, celles du parti démocrate dans le cas du NYT et en tant que tels, les enjeux qu’ils véhiculent vont donc bien au-delà de la simple survie de la presse ou d’un hypothétique calcul dont de retour sur investissement). D’autre part, la légende « Kryptonite » est parsemée d’inexactitudes et d’approximations (voir le décryptage complet ici). Enfin, comme cela a été démontré brillamment par l’institut Louis-Harris dans son analyse de l’affaire Kerviel, le buzz négatif n’est pas forcément pris pour argent comptant par les clients (voir l’exemple Kerviel ici et un an après ici).
  4. La raison numéro quatre se focalise sur la peur d’exposer à l’extérieur les talents de l’entreprise : « Je n’ai pas envie qu’on me débauche mes consultants ». C’est ainsi que j’ai entendu un jour un top manager me dire qu’il était hors de question qu’un de ses meilleurs consultants soit vu sur Internet. Or immédiatement, j’ai vérifié le nom du blogueur en question sur Google et je le trouvais instantanément en bonne position sur LinkedIn ainsi que sur son blog personnel. Ma réaction fut donc au contraire d’encourager le blogueur en question à bloguer pour nous, plutôt que pour lui-même (bien que le fait qu’il blogue pour lui-même ne pose aucun problème, au contraire). Ainsi met-il son talent et son énergie au service de la promotion de notre entreprise par ses savoir-faire. En outre, il sait grâce à cela qu’il est valorisé en tant qu’employé et que son travail reconnu. Une raison de plus pour rester avec nous et non pas nous quitter !
  5. La raison numéro cinq est que les businessmen, si l’on en croit Saint Exupéry, « ne s’occupent que de choses sérieuses ». « Tous ces machins sur Internet ce n’est pas sérieux, ce n’est pas pour les professionnels, c’est juste pour les informaticiens ou les adolescents » entend-on insinuer ici ou là. Avec une pénétration de l’usage d’Internet approchant en moyenne de 70 % au Royaume-Uni (en pourcentage de la population totale, chiffre à comparer avec 48 % en Europe, et le Royaume-Uni n’étant surpassé que par les pays nordiques et les Pays-Bas), ceci n’est plus vrai. Alors que dans les années 90 les gens croyaient que l’Internet était réservé à des informaticiens boutonneux (voir cette image prise d’un prospectus publicitaire d’AOL en Angleterre en 1996), on peut largement parier aujourd’hui que la plupart des utilisateurs du Web et des milieux sociaux seront représentatifs – plus ou moins – de la population totale. D’un point de vue marketing, chacune des plateformes de médias sociaux a son auditoire « cible » même si ce terme est non approprié. Les médias sociaux sont donc bien un outil sérieux et professionnel, à condition de choisir la bonne plate-forme pour la bonne région, la bonne population, et le bon secteur. Par exemple, Facebook et très répandu au Royaume-Uni mais pas autant en France ou uniquement les utilisateurs très avancés, les experts de l’informatique et une partie du grand public dont sont inscrits (même si les choses progressent vite). Inutile de chercher les professionnels hors de ce secteur. À noter que LinkedIn est très utilisé au Royaume-Uni, et dans le monde entier pour international, mais que dans les pays d’expression germanique (rappelons que l’allemand est la langue la plus parlée en Europe et de très loin) seul Xing est utilisé, et qu’il ne s’agit donc pas d’inviter un germanophone sur LinkedIn, car il ne l’utilisera jamais. En France, Viadeo est de loin le leader de réseaux sociaux, mais la plupart des experts informatiques qui veulent être vus snoberont Viadeo et lui préfèreront LinkedIn. Tout ceci est plus complexe et segmenté qu’il n’y paraît, et je ne vous parle même pas des groupes LinkedIn ou Viadeo qui rendent possibles de s’adresser à des micros population. Les médias sociaux sont donc définitivement un outil puissant au service des entreprises (à condition de respecter les règles scrupuleusement !) et un endroit ou l’on peut commencer à travailler son réseau et bâtir des partenariats.
  6. La raison numéro six c’est que perdre un peu de temps tout de suite pour en gagner beaucoup plus tard n’est pas toujours bien perçu: « tout ce truc de réseautage est une perte de temps ». L’utilisation d’Internet pour générer et gérer des réseaux attire beaucoup l’attention des médias mais qu’en est-il pour les professionnels ? Et combien de temps les professionnels en question doivent-ils allouer pour améliorer leurs réseaux en ligne ? S’agit-il d’une tâche utile ou doit on considérer que passer plus de temps sur cette fonction nuirait à la conduite des affaires ? Le fait est que le réseautage est sans conteste au cœur du monde des affaires, car commercer efficacement c’est faire fonctionner un réseau. Cela m’a pris environ quatre ans pour construire un réseau sérieux sur LinkedIn. Ce que j’entends par sérieux, c’est la sélection rigoureuse, essentiellement volontaire, de nouvelles connaissances au travers de leurs profils (agrémentée de rencontres fortuites car le hasard fait souvent bien les choses). Et je ne parle pas de gens que je connaissais déjà et avec lesquels je voulais me reconnecter. L’objectif était véritablement d’étendre ce réseau de façon à accroître le nombre d’opportunités pour mes activités professionnelles. Je ne compte plus le nombre de telles opportunités qui ont été générées par ces outils que sont les réseaux sociaux, que cela soit en termes de visibilité, de propositions pour des conférences, de mises en relation avec mes pairs, de partenariats avec de nouvelles entreprises/start-ups voire même de l’achat de nouveaux produits ou services dont je ne connaissais rien avant (il va donc sans dire que si on l’utilise à l’envers on doit donc bien être capable de vendre quelque chose dans le même processus). Bien sûr certaines de ces rencontres se révélèrent plus infructueuses voire complètement inutiles ou décevantes mais je préfère m’appesantir sur le côté positif des choses en regardant uniquement celles qui ont généré des opportunités intéressantes. Chaque fois qu’un nouveau un nouvel outil apparaît cependant, les utilisateurs des médias sociaux et des réseaux sociaux en particulier, sont confrontés au même problème, à savoir l’effort lié à la constitution, (ou la reconstruction) d’un réseau de connaissances d’abord, avant de pouvoir en retirer les bénéfices. Il est conseillé de se focaliser sur un ou deux outils au maximum pour éviter de perdre trop de temps. Or, ce réseau à bâtir est la condition sine qua non pour réaliser quoi que ce soit sur les plates-formes des médias sociaux à, et il faut y allouer beaucoup de temps pour trouver les personnes pertinentes. En conclusion, les médias sociaux ne sont pas une perte de temps à condition de rester maître des outils (certains de ceux qui sont particulièrement consommateurs de temps notamment Facebook ou Twitter et doivent être contrôlés de façon rigoureuse). En fin de compte, tout ceci n’est pas très différent de tout ce que nous avons connu lors de l’introduction de la messagerie électronique au travail. Les managers qui ont voulu s’opposer à l’utilisation de la messagerie électronique parce que elle était soi-disant une perte de temps sont les mêmes qui aujourd’hui passent à peu près 40 % de leur temps en moyenne à répondre à leur mail. En fait, les oppositions à l’e-mail à l’époque, ou aux médias sociaux aujourd’hui, sont plus une 1 question de statut social et la volonté de rester protéger derrière la hiérarchie ou des méthodes de réseautage classiques, moins ouvertes.
  7. La raison numéro sept c’est que le retour sur investissement des médias sociaux est tout sauf une chimère. «  les médias sociaux, et les blogs d’entreprises en particulier, c’est très bien, mais quel est le retour sur investissement ? » entend-on répéter ici et là. Or j’entends bien souvent ce contre-argument du retour sur investissement pour tenir à l’écart les médias sociaux et notamment les blogs entreprises. Et c’est bien pour cela que j’ai décidé de garder ce point pour la fin de ma liste. Comme souvent avec les innovations, les critiques acerbes et parfois même très pertinentes comme celle contenue dans le rapport sur les blogs Corporate de Josh Bernoff se font jour. Or c’est juste au moment où la masse a commencé à dire que la mode est passée, qu’il faut s’intéresser à la technologie en question (Gartner appellerait ce moment « le gouffre de la désillusion »). C’est quand la mode disparaît qu’apparaissent alors de véritables opportunités de travailler sur son ROI pour récolter les vrais bénéfices de l’innovation en question (le « plateau de productivité » dans les termes de Gartner). Les médias sociaux n’échappent pas à cette règle. Alors pourquoi s’intéresser aux médias sociaux aujourd’hui ? Car au moment où la mode est au plus fort (Gartner parlerait d’ « attentes surdimensionnées ») il est difficile de se focaliser sur un retour sur investissement. Le véritable problème, à ce moment là, est de suivre la meute. Or aujourd’hui, alors que la crise économique renforce la nécessité de montrer un retour sur investissement, voici ce que nous pourrions ajouter au débat en ce qui concerne les médias sociaux en général et les blogs d’entreprise en particulier :
  • d’une part, le coût d’investissement dans les médias sociaux est réellement négligeable (presque trop bas d’ailleurs) ;
  • deuxièmement, l’effort lié à la production de contenu à l’intérieur d’une initiative de blogs d’entreprises par exemple, bien qu’important, est dilué parmi la masse des contributeurs. Ceci veut dire que des experts produisent un effort chacun individuellement à l’intérieur d’un groupe, et non un nombre limité de ressources centralisées contribuant un peu de contenu – très lentement, et avec une expertise forcément moindre – pour l’ensemble de la société. Il est donc plus facile de produire du contenu ainsi et moins cher également, beaucoup moins cher ;
  • troisièmement, on sait maintenant quels bénéfices peuvent être récoltés grâce à cet effort : des experts motivés, une meilleure visibilité pour votre marque, une communication plus efficace, des débats directs entre experts, une facilitation dans un écosystème complet, la notoriété ou l’image accrue de notre marque. La liste est infinie ;
  • Enfin, lorsque j’ai décidé de demander à mon patron d’écrire pour nos blogs, j’ai ainsi définitivement soldé la question du retour sur investissement, parce qu’il a soudain compris que les blogs d’entreprise lui permettaient de faire des choses qui étaient impensables avant. En effet, quel autre moyen avait-il à sa disposition qui lui permettait de partager sa vision sur le Green IT avec le monde entier, tout ça en appuyant sur un seul bouton ?

En conclusion, les médias sociaux offrent tant de possibilités de qui rendent ont utiles les efforts sont nécessaires au lancement d’une initiative de médias sociaux en entreprise. Des pièges existent cependant, comme avec n’importe quel outil, qu’il soit informatique ou non. Mais il y a des façons de circonscrire les problèmes au mieux afin de tirer les bénéfices de cette nouvelle façon de communiquer, plus directe, transparente et tournée vers l’innovation ouverte avec les clients, partenaires et votre écosystème en général. Si vous réussissez à éviter les pièges tendus par certains de ses outils, est restez focalisé(e) sur vos objectifs professionnels, les médias sociaux peuvent alors être un allié puissant de votre stratégie marketing. Et n’oubliez pas que des pistes de réponse rationnelles à des peurs irrationnelles existent également, de façon à rester focalisé(e) sur le verre à moitié plein du média social et du « social marketing ».

7 raisons pour lesquelles, à tort ou à raison, (certains) managers détestent les médias sociaux was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Les marques sous l’influence de facebook

Les marques ont longtemps été considérées comme ‘persona non grata’ – c’est-à-dire indésirables – dans l’univers du 2.0… Néanmoins, il semblerait que la tendance s’inverse et qu’elles aient appris à jouer avec les codes implicites des blogs et autres réseaux sociaux : DEMONSTRATION !

Le magazine News Sky nous informe qu’un groupe de 22 000 fans intitulé « Bring back Cadbury’s Wispa Gold » sur Facebook est parvenu à convaincre le géant du chocolat Cadbury à relancer la production d’une célèbre marque de barre chocolatée : Wispa. Les 3 internautes à l’initiative de cette campagne ont même été invités par Cadbury à l’usine de Bournville à Birmingham pour relancer les machines de production. Vous pouvez lire l’article complet en suivant ce lien. 41 Millions de barres chocolatées ont été vendues en 18 semaines – soit un taux de 18 par seconde.

wispa

Décryptage et commentaires en vrac inspirés par ce cas pratique :

  • Les marques doivent être à l’écoute des consommateurs mais en aucun cas les laisser sans réponse : dans le cas présent Cadbury a répondu favorablement à la requête – ou devrait-on dire pression ? – des consommateurs regroupés en véritable groupe de lobbying sur Facebook ;
  • Par ailleurs, les marketeurs sont souvent mis en difficulté lorsqu’il leur est demandé d’apporter la preuve par le R.O.I de l’efficacité de leurs actions 2.0. Dans le cas présent, il semblerait que le succès commercial soit au rendez-vous !

Enfin, pour clore cet article, je ne peux m’empêcher de me demander si le groupe ‘Sauvons les bonbons Kiss Cool’ créé à l’initiative de Thierry SPENCER connaîtra la même issue ?

Affaire à suivre donc ;))

A lire également pour prolonger la discussion :

C@

Les marques sous l’influence de facebook was last modified: août 30th, 2009 by christelle

Livre gratuit “30 idées pour dynamiser votre communauté”

Dominique Dufour de ManagerUneCommunaute.com vient de sortir un ebook fort intéressant où il explique comment profiter de la pause estivale pour dynamiser sa communauté.

En effet autant il est facile de créer une communauté avec les outils actuels (BuddyPress, WordPress, Viadeo…), autant il n’est pas facile de la faire vivre.

C’est pourquoi Dominique nous livre dans un mini ebook de 8 pages ses meilleurs conseils pour donner du sang neuf à sa communauté :

1 – Rencontrez d’autres Community managers pour échangez et apprendre.

En se rencontrant dans la vraie vie, en dialoguant via Twitter ou sur Facebook, on enrichit sa pratique et on étoffe son expertise. On se confronte à d’autres. Et même parfois le fait de poser «tout haut» sa question, c’est déjà un pas vers sa résolution.

2 – Résumez votre communauté en 2 slides.

Sur le le premier slide indiquez l’objectif de votre communauté en une phrase (à quoi sert-elle, qu’apporte-t-elle à vos membres ? …) et sur le second slide racontez votre histoire avec quelque chose de fort, de beau, d’humain et qui symbolise votre communauté afin que cela soit l’exemple que vous aimeriez donner à tous.

Cela vous permet de revenir sur les fondements même de votre communauté et à vous poser les bonnes questions pour trouver vous-même les bonnes réponses.

3 – Fêtez les dates clés de votre communauté.

Il y a toujours une occasion pour animer votre communauté avec un anniversaire, un nombre de membre atteint, un nombre d’intervention… cela permet de dynamiser votre communauté, de montrer qu’elle progresse, d’inciter vos membres à continuer à intervenir…

4 – Créez des événements réguliers. Chat, interviews,…

Pour fidéliser vos membres en les mettant en valeur), en leur offrant des opportunités d’échanges, un permettant de créer des débats, en personnalisant des membres souvent anonymes… créez des rendez-vous réguliers sur vos communautés : chat, interview, sondage, rencontres physiques, diaporama photo, concours….
Il ne vous reste plus qu’à les placer dans l’agenda de la communauté !

5 – Effectuez une veille sur votre métier et votre secteur.

Vous pourrez ainsi obtenir du contenu facilement pour votre communauté (actualités…), mais également vous servir d’un outil comme Netvibes pour annoncer les évènements de votre communauté.

6 – Surveillez vos concurrents, mais ne les copiez pas systématiquement.

Ne soyez pas parano et suiveur, pensez d’abord à votre communauté et ce qu’elle veut… Soyez-vous !

7- Faites un check up de votre communauté.

De temps en temps visitez les pages et zones de votre communauté où vous allez peu, et vérifiez ce qui s’y passe (ex : pages CGU…).

8 – Dites «nous» quand vous parlez à vos membres.

Il faut faire comprendre que la communauté ce n’est pas eux et vous, mais “Nous, ensemble”.

9 – Lisez sur votre métier… Mais pas uniquement.

Il faut certes être un expert sur son métier, mais il faut élargir son champ de vision pour trouver de nouvelles idées…

10 – Encouragez vos membres et impliquez vous au coeur de votre communauté.

Une communauté ce n’est pas qu’un site Web… il faut accompagner ses membres en dehors, en lisant leurs blogs, en s’intéressant à leurs anniversaires…
De même lorsqu’un membre écrit quelque chose d’intéressant vous devez l’encourager et le mettre en avant.

11 – Une communauté doit être humaine.

N’hésitez pas à parler un peu de vous et de votre vie personnelle, ainsi vous inciterez vos lecteurs à faire de même et ainsi à faire de même afin qu’ils considèrent votre site Communauté comme étant plus qu’un simple site Web où poster des messages.

12 – Votre newsletter est elle la voix de votre communauté ?

Voici quelques questions à vous poser : A quoi sert votre newsletter ? A-t-elle une périodicité et pourquoi ? Quelles sont les rubriques les plus lues ? Quels sont les sujets les plus cliqués ? …
Ensuite imaginez comment la dynamiser : quizz, jeu, sondage, contenu, illustrations, implication des membres…

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Livre gratuit “30 idées pour dynamiser votre communauté” was last modified: août 27th, 2009 by conseilsmarketing

Livre Gratuit : “Le Mini Guide Pro pour Twitter”

Le mini guide pro pour twitter

L’idée de réaliser cet ebook gratuit vient du fait que, malgré les dizaines d’articles réalisés sur le sujet, il n’en existe pas beaucoup qui rentrent dans le concret de l’utilisation de Twitter en entreprise, avec par exemple sur comment monter des opérations de prospection, sur comment faire de la veille concurrentielle …

C’est pourquoi nous avons rassemblé dans ce livre nos meilleurs articles sur Twitter, avec des exemples pratiques.

Tout au long de ces pages nous allons vous guider dans vos premiers pas sur Twitter et dans la mise en place de vos premières actions de communication

Ce guide de 52 pages a été conçu pour être 100% pratique et concret, en indiquant également les principales erreurs et pièges que font trop souvent les nouveaux utilisateurs de Twitter, que cela soit dans le choix de pseudo, mais également au niveau de leur communication, dans les outils utilisés pour gérer leurs communications…

Sommaire du guide gratuit à télécharger :

  1. Avant propos…
  2. Quel usage professionnel pour Twitter ?
  3. Pourquoi utiliser Twitter ?
  4. Quels sont les usages concrets de Twitter dans une entreprise ?
  5. Comment bien démarrer sur Twitter ?
  6. Quelques conseils supplémentaires pour bien utiliser Twitter :
  7. Cas pratique d’utilisation de Twitter
  8. Les Applications Indispensables pour Twitter !
  9. Les erreurs les plus courantes sur Twitter
  10. Les Limites à l’Expansion de Twitter
  11. 86 bons conseils pour utiliser Twitter à titre professionnel : 4 eBooks sur Twitter analysés !
  12. Le guide des Geeks pour promouvoir son Business sur Twitter… en moins de 140 caractères
  13. Ebook Les Trésors de Twitter par Lionel Luque
  14. Ebook Gratuit “How to Use Twitter for Business… A Beginner’s Guide” par Hubspot”
  15. eBook “Twitter Success Blueprint, Social Media for Business” par Sarah Prout
  16. Twitter, un média sensible… Cas pratique !
  17. Une sélection de liens pour en savoir + sur Twitter

Pour télécharger ce guide il vous suffit de cliquer sur ce lien.

  • En savoir plus…
  • Livre Gratuit : “Le Mini Guide Pro pour Twitter” was last modified: août 22nd, 2009 by conseilsmarketing

    8 raisons pour lesquelles – à tort ou à raison – les marketing managers adorent les médias sociaux

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    le Web 2.0… sans oublier qu’il s’agit d’un véritable métier

    J’ai rencontré au cours de mes pérégrinations bien des responsables de tout poil et de toutes origines et il semble qu’ils soient classables dans l’une des 2 catégories suivantes (*): ceux qui adorent et ceux qui détestent les médias sociaux (alias Web 2.0 – je précise car il n’est pas certain que la nouvelle dénomination soit encore entrée dans les mœurs). Pour bien des grandes entreprises, les médias sociaux sont fascinants et ceci de bien des manières, alors que pour beaucoup d’autres il s’agit d’une zone interdite aux marques sérieuses, qu’il convient de laisser aux informaticiens. Quelle que soit la force des opinions que les 2 camps puissent exprimer, dans un sens ou dans un autre, celles-ci ne sont pas toujours soutenues par les faits. Voyons donc certains de ces arguments que nous entendons souvent, et n’hésitez pas à ajouter vos commentaires et vos réflexions. La première partie de cet article dédié aux…

    (note: ceci est la traduction française d’un de mes articles publiés sur Bnet en Angleterre et dont une version intégrale est disponible ici dans la langiue originale)

    8 raisons pour lesquelles les marketeurs – à tort ou à raison – adorent les médias sociaux

    1. Les médias sociaux portent en eux la promesse d’une croissance exponentielle, sur le modèle des  success stories de sites comme Facebook ou, plus récemment, twitter. Et il est difficile de ne pas être tenté par une telle promesse. Les médias sociaux sont aussi vus comme un moyen privilégié d’avoir accès à la fameuse Génération Y, entre autres (voir l’article de Lev Grossman dans le magazine Time intitulé pourquoi Facebook est fait pour les vieux croûtons. Les médias sociaux paraissent faciles, il suffit de créer un compte chez Facebook et hop ! Vous voici riche et célèbre. Et bien en fait, pas du tout. Les médias sociaux sont un média bien à part qui répond à des règles bien précises (voir mes 15 règles d’Or ici). Il n’est pas donné à tout le monde d’être super cool et de devenir immensément populaire. Les médias sociaux exigent qu’on s’attelle au travail sérieusement. Quand je dis sérieusement, je pèse mes mots, si vous voulez réussir sur les médias sociaux, armez-vous de patience et travaillez beaucoup ;
    2. Pour les marques, il s’agit également d’un nouveau moyen d’attendre plus et mieux ses cibles (si Tara Hunt veut bien me pardonner ce terme d’un autre âge) d’une façon moins intrusive et descendante, plus personnelle, et plus transparente les médias sociaux en est une réponse de qualité aux difficultés croissantes rencontrées par bien des grandes entreprises qui cherchent à atteindre des zones dites voir cible du fait de la fragmentation des médias traditionnels. La communication traditionnelle de haut en bas n’est donc plus de mise, on en parle assez souvent dans ces colonnes, et pour preuve j’en veux l’exemple de Wells Fargo et de leur galerie de publicités télévisées sur trois décennies dont vous pouvez voir quelques échantillons ici [exemple 1 – exemple 2]. Et ce n’est pas tout, car les internautes – qui tendent de plus en plus à ressembler à monsieur tout le monde, vu que la majorité est désormais connectée – sont aussi plus exigeants vis-à-vis de votre marque. Vous ne pouvez donc pas vous permettre de seulement recycler vos bons vieux messages publicitaires (devrais-je parler de réclame ?) et vous contenter de les mettre en ligne. D’ailleurs, je suis de plus en plus d’avis que le Web échappe aux lois de la communication. Alors, apprenez les règles d’or du Web 2.0, et soyez humbles, écrire sur Internet est un métier et demande de l’apprentissage ;
    3. Troisième raison, les médias sociaux, c’est plus moderne et plus à la mode quer le bon vieux site Web d’antan. Mais est-ce un argument valide ? Est-ce que le fait que des des personnes célèbres comme l’acteur anglais Stephen Fry utilise de façon intensive Twitter (voir ici la page Twitter de Stephen Fry) et Posterous, ne veut pas dire que votre entreprise puisse bénéficier des médias sociaux de la même manière. Soyons clairs, Stephen Fry en Angleterre n’avait pas besoin de Twitter pour devenir populaire, car il l’était depuis longtemps (Stephen Fry est un acteur fort connu en Angleterre, à la fois cultivé, élitiste – il a fait Oxford – et populaire). Toutes les marques ne peuvent pas devenir des marques cultes, ni aimées de leur public, et s’exposer en ligne ne permettra pas à toutes ces marques en mal d’amour de rattraper le temps perdu dans des errements marketing. Étonnamment, des marques très populaires comme Apple par exemple ont choisi de ne pas avoir de blog d’entreprise (voir les remarques de Josh Bernoff sur Apple et les blogs d’entreprise ici). Les médias sociaux ne doivent pas être choisis par les entreprises simplement parce qu’ils sont « cool », mais parce qu’elles donnent aux marques des occasions uniques de générer des discussions passionnées avec leurs clients et leurs enthousiastes (ou leurs détracteurs aussi), ou pour devenir des leaders d’opinion et des évangélistes. En fin de compte, il y a une sorte de Retour sur Engagement dans les médias sociaux (ROE et non ROI, retour sur investissement). Mais si dans votre démarche de médias sociaux vous avez omis de prendre en compte la synergie avec votre marque, alors il vous mieux oublier la mode et passer à autre chose ;
    4. Les médias sociaux – l’Internet en général – sont plus mesurables (à condition de bidouiller un peu les statistiques cependant, car il ne s’agit pas d’une science exacte, mais au moins peut-on mesurer quelque chose à la différence de la publicité). On peut suivre les visites – et les visiteurs – à la trace , recruter des personnes individuellement, bâtir des lettres d’information (newsletters) et des fichiers à partir de rien. Enfin presque. Parce que pour en arriver là, il est nécessaire de se séparer du bon vieux syndrome de la plaquette en ligne qui consiste à offrir le service minimum de la reproduction en ligne de ce que vous avez fait sur le papier (qui bien souvent déjà n’est pas très impressionnant) et apprendre comment le média fonctionne. Le tapis de bombes publicitaires n’est pas d’une stratégie valide dans les médias sociaux. Et les opportunités abondent : Facebook offre de la publicité ciblée, Netvibes permet aux marques de créer leurs propres univers (voir la page d’accueil de Cap Gemini ici), ou des widgets personnalisés avec des garanties en nombre de téléchargements et Youtube permet également aux marques de personnaliser leurs chaînes (voir la chaîne Wal-Mart ici) etc.
    5. Les médias sociaux offrent en eux-même la promesse d’être bon marché. Et d’une certaine manière cela est largement vrai. Enfin c’est-à-dire, tant que vous avez embauché les bonnes personnes qui comprennent les médias sociaux et qui ont une forte compétence dans ces domaines. Voici quelques exemples réussis de mises en œuvres par les médias sociaux qui se démarquent par leur coûts minimes ou nuls (example 1, example 2, example 3, exemple 4) ;
    6. Avec les medias sociaux, c’est aussi la promesse tant attendue de la personnalisation, du marketing « individualisé » alias « one-to-one » en ciblant les annonces par rapport aux contenus et en les liant aux profils des utilisateurs. Mais c’est aussi la possibilité de faire de la publicité différemment, en visant les modes de rémunération au résultat : PPC – PPL – PPA – PPS (*), qui sont un échappatoire aux modes traditionnels de la publicité sur Internet où la pression est mise sur l’annonceur et non l’éditeur (le mode du CPM ou coup par mille, où le paiement s’effectue à l’affichage). De tes exemples existent aussi en couple avec les sites de médias sociaux et notamment les blogs ;

    (*) c’est à dire : paiement par clic, paiement au prospect (Lead), paiement à la vente, paiement à l’action etc.

    1. Pour plus d’un manager, les médias sociaux offrent également souvent cette promesse d’être « ce machin grâce auquel on va pouvoir manipuler des opinions en infiltrant les médias sociaux et notamment les réseaux sociaux ». J’ai entendu cet argument bien souvent, et j’ai même arrêté plus d’un projet de cow-boys numériques de ce genre. Ne croyez pas que personne ne sait que vous êtes un chien sur Internet parce que, malgré la croyance populaire et le célèbre dessin, ceci n’est pas vrai. Bien des débutants de l’Internet se sont essayé à cela et ce n’est même pas seulement que cela ne marche pas, mais c’est surtout que cela est dangereux et dommageable pour votre marque. Si vous ne me croyez pas, lisez ces exemples relatés par le Financial Times en février 2000 qui a titré : « ces blogs qui tissent une toile de mensonges ». La transparence n’est pas seulement une option pour les marques qui veulent se lancer dans les médias sociaux. Il est plus que conseillé de lire les conseils d’Andy Sernovitz, l’homme derrière le Social Media Business Council ici.
    2. Les médias sociaux séduisent également bien des professionnels du marketing alléchés par l’attrait de la « nouveauté » parce que les marchés sont des conversations selon les termes du Cluetrain manifesto. Tous les experts d’Internet, réels ou autoproclamés, connaissent cela et le répètent à l’envi devant des marketeurs qui découvrent ces préceptes vieux pourtant de 10 ans. Et pourtant, cela n’est pas toujours vrai, loin de là. Les produits high-tech (les téléphones mobiles et notamment les smartphones en ce moment par exemple) déclenchent des discussions passionnées, mais les produits de niche professionnels peu connus ou les services (tels que la téléphonie d’entreprise ou l’outsourcing par exemple) sont des sujets plus difficiles, et ceci ne va pas toujours de pair avec la taille du marché. Ne croyez pas par exemple que mettre en place un site de communauté est suffisant pour démarrer des discussions en ligne. La première chose dont vous aurez besoin est le trafic, avant de pouvoir vous lancer dans des interactions plus qualitatives. Au contraire de ce que la plupart des gens pensent, le web 2.0 n’est pas une affaire de technologie c’est une affaire de personnes. Le 2.0 ne se limite pas à vouloir ajouter des widgets sur votre site statique, un véritable marketing manager sait que cela n’est pas vrai.

    Les médias sociaux sont une chance fantastique pour les managers marketing qui désirent ajouter un peu de piment à leur stratégie et à leurs campagnes dans la mesure où ils arrivent à déchiffrer les mythes qui se cachent derrière les médias sociaux, évitent les pièges tendus par les gogos, et apprennent le langage idiosyncratique des médias sociaux, ce qui passe souvent par l’embauche d’un professionnel de qualité qui soit capable de gérer ces initiatives correctement. Bonne chasse, ils ne sont pas si nombreux que cela.

    (*) Raymond Aron qui avait pour coutume de dire « quand j’entends de 2 choses l’une j’attends la troisième » me pardonnera de cette simplification outrancière.

    8 raisons pour lesquelles – à tort ou à raison – les marketing managers adorent les médias sociaux was last modified: juillet 28th, 2009 by Yann Gourvennec