Notre environnement : une bulle d’innovation ?

On constate qu’il existe un buzz sur la thématique de ‘bulle d’innovation’, sujet sur lequel tout le monde n’est pas toujours d’accord. J’ai trouvé intéressant de partager un article à propos de ce sujet, que met en avant si bien Joanne Jacobs dans son article ‘Are we in a disruptive bubble?‘. Dans ce dernier, elle explique le rôle de l’innovation de rupture (ou innovation disruptive) dans les marchés d’aujourd’hui : 

En examinant de près ce que l’on peut lire à propos de la stratégie de rupture (ou de disruption), je remarque que le buzz généré par ce phénomène s’amplifie.
Celui-ci provoque :

Cette analyse laisse entendre aux observateurs qu’ils se trouvent dans une bulle d’innovation. Et que les attentes qu’ils ont envers cette innovation de rupture sont démesurées par rapport à ce qu’elle peut leur apporter. C’est pourquoi, ils risquent de délaisser cette stratégie.

Stratégie de disruption : pas un « buzzword »

En réalité, la stratégie de disruption n’est pas une tendance.  Ce n’est ni un « buzzword » que l’on utilise lors d’une réunion, ni une façon de positionner une marque sur le marché.

Cette rupture découle de la convergence de trois éléments :

  • les technologies émergentes,
  • le changement du besoin client,
  • la disponibilité des ressources.

Ce groupe d’éléments permet de développer un nouveau produit et de faire contrebalancer les affaires.

Être disruptif ne se fait pas sans audace, quitte à jouer parfois avec les interdits.
Être disruptif ne se fait pas sans audace, quitte à jouer parfois avec les interdits.

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Notre environnement : une bulle d’innovation ? was last modified: juillet 14th, 2016 by Mia Tawile

Le digital révolutionne l’agriculture

Si certains domaines semblent résister encore et toujours à l’arrivée du digital, comme la comptabilité, sur laquelle nous avons écrit un article il y a quelques mois, d’autres sont en complète transformation. Il s’agit de secteurs qui ont le plus de contraintes (argent, temps, charge de travail très élevée) et qui ont recours au digital pour non seulement augmenter en productivité, mais également innover. Symbole d’un secteur où les professionnels sont de moins en moins nombreux et où ces derniers peinent à voir les retours des lourds investissements réalisés, l’agriculture a vu dans le digital un moyen de surmonter de nombreuses difficultés inhérentes à ce secteur. Si le développement d’un pays passe par une agriculture industrialisée, il est probable que ces prochaines années, il passera également par une agriculture digitalisée. Mais qu’est-ce qu’une agriculture digitalisée ? Comment le digital peut transformer l’agriculture ? Va t-on abandonner les engrais et les produits phytosanitaires ? A l’occasion d’un passage à Paris, Hervé Pillaud, “ageekulteur” vendéen et auteur du livre Agronumericus : internet est dans le pré, nous a dressé un état des lieux de l’agriculture d’aujourd’hui.

Agronumericus : de l'agriculture à l'ageekulture
Agronumericus : de l’agriculture à l’ageekulture

Quel est le but de ce livre ?

Ce livre a pour objectif de montrer l’impact du numérique dans l’agriculture : ce n’est pas un livre technique, il s’agit plutôt d’un essai. Le but est plus d’identifier les changements à venir que de délivrer des “recettes”. Je l’ai donc écrit certes pour les agriculteurs,  mais également pour l’ensemble des consommateurs. Il y a beaucoup d’idées reçues au sujet du digital au service de l’agriculture : par exemple, on assimile souvent le numérique à l’agriculture intensive. 

 

 

Peut-on faire un état des lieux de l’agriculture aujourd’hui en France et dans le monde ?

L’agriculture est la plus grande révolution du 20e siècle : nous sommes passés de 78% de la population active en 1900 à seulement 1% en 2010, en multipliant par dix la productivité. Il n’existe pas d’autres catégories professionnelles ayant fait une telle révolution. Nous arrivons à un point où les agriculteurs sont encore nombreux, mais l’on ne peut plus diminuer le nombre de producteurs, d’acteurs de l’agriculture. Aussi, l’agriculture a été énormément consommatrice d’intrants pour nourrir la terre, éliminer les mauvaises herbes et les maladies. Il devient nécessaire de  réduire cette utilisation, tout en continuant à produire davantage.  Nous devons passer d’une agriculture utilisatrice d’intrants à une agriculture utilisatrice de connaissances : c’est là où le numérique va nous aider à agréger ces connaissances.

Comment le digital peut-il transformer l’agriculture ?

Le digital peut transformer l’agriculture de plusieurs manières :

  • il génère chaque jour des milliers d’innovation. Que ce soit  en hardware, en software, en robotique, en capteurs…  certains sont des gadgets, d’autres resteront dans le temps. L’agriculture  est impactée par le digital comme toutes les professions. C’est ce que j’ai expliqué au Smart agri, les objets intelligents au service de l’agriculture.
  • Il y a également une évolution considérable au niveau de  la communication. Les agriculteurs peuvent communiquer différemment via les réseaux sociaux avec les consommateurs mais également avec les machines. La nouveauté c’est le dialogue entre les machines. L’information est fondamentalement modifiée dans la façon de l’émettre mais aussi de la recevoir, de la stocker, de la traiter. C’est d’ailleurs tout l’enjeu des Big Data.  C’est à travers ces connaissances que nous allons pouvoir évoluer,  car si les intrants seront moins disponibles demain, nous utilisons aujourd’hui  à peine 1% de nos connaissances.

C’est grâce à ces innovations et à ce développement de l’information  que l’on voit émerger les technologies du  biodesign et du biomimétisme.

Avez-vous des exemples deux cas où le digital transforme cet agriculture ?

Le Smart Agri est le plus visible.  Cela se traduit par exemple par la robotique, que l’on utilise depuis quelques années, par exemple pour enlever la plus grande  astreinte des agriculteurs qui est la traite  des vaches.  Aujourd’hui, cette tâche est robotisée  dans de nombreuses exploitations. Le numérique contribue ainsi largement à diminuer la pénibilité. On utilise également des robots pour arracher l’herbe dans des champs, et nous avons des logiciels pour nous accompagner dans le suivi de l’exploitation, des outils d’aide à la décision très nombreux. On constate aussi une présence de l’agriculteur sur les réseaux sociaux de plus en plus grande. Cela nous permet de commercialiser, discuter entre nous, avec le consommateur. on va donc ainsi un impact du numérique sur l’agriculture.

Le digital révolutionne l’agriculture was last modified: octobre 16th, 2015 by Cédric Jeanblanc

L’innovation frugale : créer plus de valeur avec moins de ressources

Bien que l’on ait longtemps cantonné le terme d’innovation frugale aux pays en développement, on constate depuis déjà quelques années que le marché occidental adopte peu à peu cet « état d’esprit », notamment depuis la crise de 2008. Par exemple, grâce à ses caractéristiques de partage, de gratuité et de collaboration, l’Open Source est un moteur d’innovation frugale, car il permet d’apporter la technologie à l’utilisateur commun qui apprend et agit lui-même sur un logiciel ou un produit, et rend ses améliorations disponibles aux autres membres de la communauté. Les entreprises se sont également emparées de ce modèle pour réduire leurs coûts et favoriser l’innovation. Les clés d’une innovation frugale : une communauté de consommacteurs, le partage et le « do it yourself » (le bricolage et l’innovation par l’utilisateur lambda). Nous avons choisi de nous pencher sur ce sujet après la lecture du livre de Navi Radjou, L’innovation frugale : comment faire mieux avec moins.

Navi Radjou, auteur du livre "Innovation frugale : faire mieux avec moins"
Navi Radjou, auteur du livre « Innovation frugale : comment faire mieux avec moins »

Mais qu’est-ce que l’innovation frugale, exactement ? Selon Navi Radjou, l’innovation frugale consiste à « faire plus avec moins, créer plus de valeur commerciale tout en économisant des ressources précieuses telles que l’énergie, le capital et le temps ». Plus qu’une simple stratégie, l’auteur la considère comme un état d’esprit qui, à l’ère de la rareté, « voit la restriction des ressources comme une opportunité plutôt qu’un handicap ».

L’innovation frugale : l’occident apprend des pays en développement

Il est vrai que l’on a généralement tendance à assimiler l’innovation frugale aux pays en voie de développement, plus particulièrement à l’Inde, inventrice du Jugaad : ce mot hindi désigne le fait de contourner les obstacles avec très peu de ressources et beaucoup de créativité. Si l’on peut voir sur internet de nombreux exemples de système D créés par des Indiens astucieux , cette culture ne se cantonne pas uniquement aux travaux manuels.  Elle est présente jusque dans les domaines les plus pointus : en 2013, l’agence spatiale indienne a lancé une sonde spatiale autour de Mars. La réussite de la Mars Orbiter Mission ne tient pas tant au fait que l’Inde ait réussit à mettre un satellite en orbite de la planète rouge. Elle est la 4e Nation à l’avoir fait, après les USA, l’URSS et l’Union Européenne. Mais la particularité de ce projet réside dans le fait qu’il a coûté 10 fois moins que la dernière sonde mise en orbite autour de Mars par la Nasa. Si cet état d’esprit peut être un moteur de développement pour ces pays, ils ne sont pas les seuls à avoir adopté cette mouvance. Lire la suite

L’innovation frugale : créer plus de valeur avec moins de ressources was last modified: octobre 5th, 2015 by Cédric Jeanblanc
5 outils pour trouver un bon nom de domaine

5 outils pour trouver un bon nom de domaine

Trouver un nom de domaine internet est souvent un casse-tête : manque d’inspiration, hésitations, nom déjà pris… Il s’agit pourtant d’une étape essentielle dans la construction d’une marque. En effet, un bon nom de domaine doit être court, exhaustif et facile à retenir. En clair, il s’agit d’un exercice similaire à celui du nom de marque, que nous avons vu il y a quelques années sur ce blogNous avons pris l’exemple d’un commerce d’impression de photocopies. Appelons à tout hasard ce commerce « easy copy ». Sauf qu’une fois sur internet, nous nous apercevons que le nom de domaine easycopy.com est déjà pris, tout est à refaire ! Nous nous lançons alors dans la recherche de sites internet qui nous aideront à trouver un nom de domaine libre. Nous en avons testé 5 : Panabee, Impossibility, Name Mesh, Net Substance, et Name Boy.

bon nom de domaine
Comme dans votre atelier, les outils sont nombreux, reste à ouvrir le bon tiroir, qui contiendra celui qui est le mieux adapté.

Panabee, simple et efficace

Panabee : Nous commençons par tester Panabee. Pour cela, nous rentrons deux mots clés dans la barre de recherche ; le site propose plusieurs combinaisons : il ajoute un préfixe au mot, change le premier mot en un synonyme, double des voyelles… Pour easy print, on peut trouver ysae.com, easyprinteo.com, printay.com. Les noms de domaines disponibles sont indiqués et on peut les acquérir via godaddy.com pour un prix de base de 1.99$. Et si nous ne trouvons pas notre nom de domaine, nous pouvons consulter en bas de page une liste de synonymes des deux mots clés : par exemple en prenant soft à la place de easy et print à la place de copy, on peut choisir printasoft.com ou softoprint.com comme nom de domaine. Lire la suite

5 outils pour trouver un bon nom de domaine was last modified: octobre 5th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Savez-vous vraiment faire une recherche google ?

Tout le monde connaît Google, et tout le monde l’utilise chaque jour dans son travail. Mais pourtant, peu d’entre nous savent s’en servir de façon optimale. En effet, lors d’une recherche Google, on commence dans la grande majorité des cas à taper quelques mots clés, par exemple « articles transformation digitale », voire même des phrases comme « lire des articles sur la transformation digitale ». Car notre perception de l’intelligence artificielle évolue et s’éloigne davantage du dialogue homme-machine pour s’approcher d’un dialogue avec un véritable humain. Cette évolution, quoi qu’on en pense, nous éloigne pourtant de la véritable nature d’un moteur de recherche : un paquet d’algorithmes, donc une montagne de calculs, de paramètres, de langages etc. 

Il est donc évident que communiquer avec un robot au moyen d’une seule barre de recherche n’est pas si efficace… Une vraie recherche Google nécessite ainsi la maîtrise de certains petits outils : en voici quelques-uns.

Recherche Google : plusieurs opérateurs

  • Guillemets (« ) et exclusions (-) : vous les connaissez probablement : ces deux outils sont très couramment utilisés lors d’une recherche Google pour restreindre le nombre de résultats. Les guillemets vont servir à préciser le terme. Par exemple : article « transformation digitale », permet de supprimer les résultats où seul le mot « digital » ou « transformation » apparaît. Les exclusions vont permettre d’enlever un terme à la recherche. Par exemple : article transformation digitale –RH, permet d’enlever des résultats les articles traitant de la transformation digitale des RH.
  • Tilde (~) et astérisque (*) : Moins utilisé, le tilde permet d’élargir la recherche en permettant l’affichage de résultats à partir d’un synonyme. Par exemple, si l’on fait une recherche avec le mot digital mais que l’on ne veut pas se limiter à ce terme, on va entrer « ~digital », ce qui va également englober le terme « numérique » par exemple. L’astérisque est utilisé lorsque l’on cherche une expression sans connaître tous les mots. Il remplace le mot inconnu, par exemple : transformation * des RH.
  • OR et AND : Alors que OR permet de rechercher un terme ou un autre, l’opérateur AND exclu tous les résultats qui ne correspondent pas aux deux critères. On peut combiner les deux pour optimiser : Cloud AND IaaS OR Storage.
  • Site : le « site: » permet de faire une recherche uniquement dans un site internet donné. Par exemple : site:visionarymarketing.com transformation digitale.
  • Filetype : il permet de faire la recherche d’un type de document précis. Par exemple, la recherche « livre blanc big data filetype:pdf » permettra de trouver les livre blancs sur les Big Data uniquement sous format pdf.
  • Intitle : avec cet opérateur, Google ne va montrer que les résultats avec le terme de la recherche dans le titre de la page.
  • Related : cet opérateur s’utilise avec un URL. Par exemple, en entrant related:visionarymarketing.com, on trouve… Le réseau d’information régional sur l’Afrique et l’institut Indien de Management de Bangalore… Intéressant mais pas vraiment au point…

Et maintenant, la pratique…

Tous ces opérateurs n’ont d’intérêt que dans la pratique, c’est pourquoi nous en avons testé quelques uns dans des situations qui peuvent se réveler aussi intéressante pour la personne effectuant la recherche qu’embarrassante pour l’entreprise qui voit ses données accessibles par n’importe qui sur l’Internet. En effet, on sait que Google utilise ses robots pour scanner une (très) grande partie des pages Internet et les indexe ensuite dans ses résultats. Or, certaines entreprises mettent à disposition de leurs employés des documents sur leur site Internet… En oubliant de créer un espace privé ou de placer un « no crawl » devant leur page… Voici deux exemples qui devraient vous inciter à faire attention aux documents potentiellement importants, stockés sur votre site et potentiellement accessibles à tous.

Exemple n°1 : intitle + filetype

recherche google

Une simple utilisation d’un intitle:confidentiel et un filetype:pdf en retirant le terme « code client » pour ne pas se retrouver avec des pdf de conditions générales, et on trouve une quantité impressionnante de documents censés rester au sein de l’entreprise (ou de l’administration).

Exemple n°2 :

Même exercice, cette fois-ci en remplaçant le pdf par un xls, format de tableur excel. Prenons par exemple le terme « mailing » dans le titre : on trouve potentiellement des bases de données clients avec les adresses mail…

recherche google

Ces exemples nous rappellent qu’il faut toujours être vigilant avec ses données et que des documents supposés rester à l’intérieur de l’entreprise (symboliquement tout du moins) peuvent être accessibles par n’importe qui, au moyen d’une simple recherche Google.


 

Savez-vous vraiment faire une recherche google ? was last modified: octobre 15th, 2015 by Cédric Jeanblanc