Olivier Cimelière : Non, le journalisme n’est pas mort !

couv_journaliste_besoin_de_vousC’est un véritable cri du cœur, mais aussi un appel aux armes que lance Olivier Cimelière. Olivier a une expérience intéressante car il a vu le monde du journalisme des deux côtés de la barrière, une première fois comme journaliste même, et ensuite comme directeur de la communication et responsable des relations Presse dans de grandes entreprises et ex membre de Media Aces. Il revient dans un ouvrage sur lequel il a travaillé pendant deux années intitulé « journalistes, nous avons besoin de vous !» sur une profession en mutation, souvent décriée et dont d’aucuns annoncent la disparition. J’ai reçu Olivier dans mon bureau il y a quelques semaines pour évoquer ce sujet controversé. Voici ce qu’il faut retenir de cette interview (voir la vidéo ci-dessous) :

  1. le journalisme, malgré les prédictions catastrophistes n’est pas mort !
  2. il est en crise (journalisme écrit et TV) et en mutation et ses modèles économiques sont en refonte ;
  3. la révolution numérique : contrairement à la vulgate, les journalistes ont vu le Web comme une opportunité avant la bulle (97-2000) ;
  4. l’arrivée des blogs à ébranlé les rédactions, mais les blogueurs ne sont pas des journalistes (même s’ils sont souvent soumis aux mêmes règles éthiques) ;
  5. les blogueurs se sont construits contre les journalistes et les deux mondes se sont opposés, mais nous sommes en train de sortir de ce combat ;
  6. la Presse était en crise bien avant l’arrivée d’Internet, car la publicité a été le modèle économique unique de la profession ;
  7. la profession fait partie des plus décriées (rejet des élites) ;
  8. l’iPad a généré un concert de louanges de la part des journalistes qui l’ont considéré comme « la bouée de sauvetage de la Presse » mais les choses ne sont pas aussi simples ;
  9. il faut revenir à la source, le mode de distribution ne suffit pas, et se reposer la question du vecteur différenciant en termes de contenus ;
  10. la tendance est de ne plus avoir qu’une rédaction (newsroom) et de différencier le canal en fonction du contenu ;
  11. les nouvelles générations sont aussi des lecteurs friands d’informations, mais surtout sur écran. Par contre, ils ont développé moins leur esprit critique que leurs aînés ;
  12. les journalistes peuvent encore se remettre au centre des débats
[voir le blog d’Olivier Cimelière : http://www.leblogducommunicant2-0.com/]
Olivier Cimelière dans un plaidoyer pour un journalisme réinventé !
Olivier Cimelière : Non, le journalisme n’est pas mort ! was last modified: janvier 2nd, 2012 by Yann Gourvennec

et pan sur le klout (suite)

Grâce à Twitter, j’ai fait la connaissance virtuelle de Cyril Rimbaud qui a rebondi sur les articles précédents de Visionary Marketing et de E-influenceur sur le sujet de l’influence et de sa « mesure » pour nous envoyer un lien vers cette BD issue de son blog en Oct 2011, au moment du changement de la mesure de Klout.

>> lire la suite de la BD sur le site de Cyril : « Klout kred les kons qui les écoutent »

et pan sur le klout (suite) was last modified: décembre 22nd, 2011 by Yann Gourvennec

JDNet donne une mauvaise note à Viadeo … trop vite ?

la sélection du jour …

est cette étude circonstanciée et pas très gentille qui compare Viadeo et LinkedIn. Elle semble sans appel, Viadeo ne serait qu’un challenger national en perte de vitesse alors que LinkedIn croquerait des parts de marché à la vitesse grand V. Il est vrai que LinkedIn, créé en 2003 et entré en bourse en 2011 est rapidement passé de 100 millions à 136 millions d’utilisateurs cette année. Son rattrapage en France est particulièrement spectaculaire, ceci malgré un départ tardif dans notre pays, du fait de l’absence de francisation de leur interface pendant de nombreuses années (un comble quand on pense que leur CTO, Jean-Luc Vaillant, a obtenu son diplôme à Marseille !). Mais le JDNet se serait-il emballé et sera-t-il obligé de manger son chapeau ? Viadeo contre-attaque en effet avec une offensive en Russie et 1 partenariat avec le fournisseur de service suédois Mancx. Nos informateurs nous disent aussi que Dan Sarfaty est parti pour la Chine afin d’y établir des bases solides pour notre Viadeo national. Les paris sont ouverts ; à suivre …

Réseaux sociaux pro : Viadeo KO face à LinkedIn – Journal du Net e-Business

Viadeo est-il un véritable challenger à Linkedin dans le monde ? Pas vraiment. Le JDN et Comscore ont épluché leurs audiences en France et à l’international. Résultat : le Français ne dépasse son concurrent américain que dans un seul pays.

via Réseaux sociaux pro : Viadeo KO face à LinkedIn – Journal du Net e-Business.

JDNet donne une mauvaise note à Viadeo … trop vite ? was last modified: décembre 20th, 2011 by Yann Gourvennec

plaidoyer contre la culture web du trash

La sélection du jour …

Est cet article de Ronan Boussicaud issu de l’excellent blog « my community manager » ou comme quoi il n’y a pas que les vieux croûtons qui trouvent que la qualité baisse …

De plus en plus on observe l’émergence de pratiques fallacieuses sur le net. Pour amener du trafic, booster le nombre de partages ou simplement décupler sa notoriété, bon nombre d’internautes n’hésitent plus à s’adonner à des exercices de critiques ouvertes en balançant des noms banckables.

Pourquoi les gens sont-ils friands de ces étalages publics ? Les flagellations écrites sont-elles moins choquantes que certaines campagnes marketing ?  Pourquoi a-ton envie que le bad guy sorte vainqueur dans les films ? Qui sont les blousons noirs de la toile ?

Je tiens à préciser que cet article témoigne d’un avis personnel et qu’il n’est en aucun cas omniscient.

Le web est une foule compacte qui évolue au sein d’une même enveloppe virtuelle. Même si certains éléments semblent vouloir se détacher, ils finissent toujours par rejoindre les rangs, qu’ils le veulent ou non. Dans ce contexte, la plupart des papiers exemplaires ou juste bon à jeter à la poubelle sont modelés sous le prisme des attentes des internautes. Parler d’un sujet actuel, tendance ou innovant semble déjà une bonne voie pour s’extirper de la sonorité régulière du métronome de la toile.

Mais ce que préfèrent par-dessus tout les explorateurs du virtuel, ce sont les clashs, les critiques ouvertes et les prises de position sans compromis. On a longtemps associé le web 2.0 au monde des bisounours, car le « biberonnage » au respect et la gentillesse à la guimauve que certains percevaient,  éclaboussaient leur visage d’une hypocrisie écœurante. Pourtant il vaut mieux évoluer dans une ambiance d’encouragements, de clins d’œil et de félicitations que de conflits et d’insultes sans raisons apparentes non ?

via La culture web du trash: un marécage nauséabond | My Community Manager.

plaidoyer contre la culture web du trash was last modified: novembre 30th, 2011 by Yann Gourvennec

l’effet Festina ou Durex : un mauvais buzz accroît-il la notoriété d’une marque ?

La sélection du jour …

question-largeEst cet article du blog du Monde qui m’a été suggéré par Samuel Péron dans un échange sur le forum LinkedIn de Frenchweb et qui soulève à nouveau la question que j’avais évoquée avec mon compère Hervé Kabla dans les médias sociaux expliqués à mon boss, à savoir ce que nous avions à l’époque nommé « l’effet Festina » : La marque catalane (rachetée par son propriétaire en 1984, la marque créée en 1902 est d’origine Suisse) était en effet quasi inconnue au moment de l’affaire Virenque, et est devenue, depuis le scandale de l’EPO de 1998, une des premières marques de montres européennes. L’article ci-dessous donne quelques autres exemples de mauvais buzz, cette fois ci générés par la maladresse ou le mauvais goût des animateurs des comptes Twitter de leurs marques, mais il pose aussi la question en ces termes : « ces mauvais buzz contribuent parfois à conforter l’influence de ces marques sur les réseaux sociaux et à faire croître leur nombre de followers » …

AFRIQUE DU SUD – Le dérapage sexuel de Durex sur Twitter | Big Browser

Mais ce n’est pas la première fois qu’une marque fait usage de blagues de mauvais goût qui provoquent la colère de ses followers. Pendant la révolte en Egypte, la marque de prêt-à-porter Kenneth Cole avait posté sur Twitter un message publicitaire en utilisant le hashtag #Cairo. Le tweet était le suivant : « Des millions de personnes sont réunies au Caire. La rumeur est qu’ils aient été mis au courant de la nouvelle collection de printemps disponible en ligne. » Assaillie de critiques, la marque a finalement supprimé le tweet et a présenté ses excuses sur Twitter et Facebook.

En France, c’est la marque Orangina qui s’était essayée le 21 juillet 2011 à une blague douteuse à propos des roux sur Facebook et Twitter. La marque réputée pour ses buzz et stratégies de communication agressives avait pour scénario numérique le piratage de ses comptes de réseaux sociaux par Orangina rouge, son personnage drôlement méchant et provocateur. Au départ, cette blague anti-roux sortait de la bouche d’Orangina rouge. Mais cela n’a pas été compris ainsi par les followers qui ont crié à la discrimination et s’en sont pris à la marque.

Mais paradoxe 2.0, ces mauvais buzz contribuent parfois à conforter l’influence de ces marques sur les réseaux sociaux et à faire croître leur nombre de followers.

via AFRIQUE DU SUD – Le dérapage sexuel de Durex sur Twitter | Big Browser

l’effet Festina ou Durex : un mauvais buzz accroît-il la notoriété d’une marque ? was last modified: novembre 29th, 2011 by Yann Gourvennec