5 sites marketing à ne pas rater

La sélection du jour ….

1. Le site agile designers tout d’abord : une source d’inspiration pour designers, développeurs et aussi toute personne intéressée à orner son site Web de graphismes de haute qualité au goût du jour. Le site se vante d’avoir 1302 sources de contenus mais je n’ai pas compté.

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2. Ads of the World et cette remarquable publicité artistique réalisée pour Samsonite et intitulée le Paradis et l’Enfer.

Samsonite: Heaven and Hell

3. Absolument génial : Ce générateur automatique de CV à partir de vos données LinkedIn. Et en plus c’est beau ! (plusieurs modèles disponibles)

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4. Lifehacker qui semble être une ressource inépuisable de conseils pour les passionnés de techno, et notamment ces recommandations sur les meilleures housses pour iPad. Je n’ai pas retrouvé la mienne !

Five Best iPad Cases

5. Enfin, Kissmetrics qui donne de très bons conseils pour utiliser Twitter dans le cadre d’une veille concurrentielle. Maintenant vous comprenez la valorisation stellaire de la firme à l’oiseau bleu !

5 sites marketing à ne pas rater was last modified: décembre 3rd, 2013 by Yann Gourvennec

Internet des objets : « nouvelle ère de l’électronique grand public » #g9plus

La réunion annuelle du g9+ du 26 novembre 2013 était un must pour moi car elle était dédiée aux objets connectés et le panel des intervenants était de très haut niveau. J’étais donc là au premier rang pour faire mon compte rendu. La « France est bien placée pour devenir leader dans le domaine des objets connnectés » a dit Luc Bretones dans son introduction. Ces objets connectés, on en parle depuis longtemps, et je me souviens même avoir organisé, avec Rafi Haladjian, un petit déjeuner du Web en tout début 2010. Plus récemment LeWeb12 de Loic Le Meur a été dédié à l’Internet des objets. Mais la situation a beaucoup changé depuis lors. Allez à la FNAC et à côté des cafetières électriques (soupirs) vous avez un rayon complet d’objets connectés.

Depuis quelques semaines, je mesure mes pas, mes km et mon sommeil avec ihealth, très pratique pour voir si vous faites assez d’exercice. cela a été une véritable découverte pour moi, je pensais que ces objets connectés étaient pour les poseurs, mais j’ai appris des choses importantes pour ma santé et mon bien-être … encourageant (un peu moins de 60€ à la FNAC)

On y est donc, enfin presque … Les objets connectés, quand on les essaie dans les premiers temps, c’est l’engouement ; puis vient la lassitude (si j’en crois Rafi et aussi mon expérience personnelle), puis la perception des limitations ; le modèle n’est pas complètement fini, mais on sent bien diffusément qu’un nouveau marché prometteur arrive, se crée, sans qu’on sache bien la direction qu’il risque de prendre : certains prônent le tout Smartphone, d’autres l’objet connecté indépendant (“wearable”), d’autres les deux … pas très facile d’y voir encore clair, même si, pour l’instant, comme l’indique Pascal Cagni, ce qui fonctionne, ce sont les objets connectés « qui résolvent un problème à la fois ». Mais ne boudons pas notre plaisir, ces objets n’en sont qu’aux balbutiements et on perçoit avec les intervenants et notamment cette superbe présentation de Pascal Cagni, que l’Internet des objets (IOT ou Internet of Things en anglais) est bien en passe de devenir un des marchés High-Tech majeurs du futur. Voici ce que j’ai retenu de mon passage à la maison des arts et métiers hier soir place d’Iéna :

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l’introduction par Luc Bretones

Pascal Cagni : a dirigé Apple en Europe, au moyen orient en Inde et en Afrique

« J’ai eu la chance de vivre les différentes époques, du PC et d’Apple, et ce qui me tient à cœur ce sont les 5 ans d’expérience à Angers où on a repris un entrepôt et on en a fait le leader du PC en Europe. Malgré l’épopée Apple c’est ce sont j’ai été le plus fier » a-t-il annoncé dans son introduction. « Puis je suis arrivé chez Apple au moment où l’action était divisée par 2 et en Octobre 2001 on lançait l’iPod et le reste est connu » a-t-il ajouté.  Puis Pascal a rejoint une « vraie industrie », le DIY, puis Vivendi. De manière plus personnelle il investit aussi sur la curation (pour lui un secteur en plein essor) et la musique et aussi l’Internet de objets (Nest aux US et Netatmo en France, qui sont pourtant concurrents).

Une nouvelle ère de l’électronique grand pubic

Pascal Cagni, chiffres en mains, nous décrit un nouvelle ère de haute technologie grand public : « sur les nouveaux devices, on vit une nouvelle ère de l’electronique grand public à cause de l’Internet mobile. Il y a 1.5 milliards de smartphones aujourd’hui et on passera à 4 milliards en 2020 selon Pascal. Dans 3 ou 4 ans une personne sur 6 dans le monde aura une tablette. Et il y en a déjà 327 millions a aujourd’hui. « C’est bien mais ce n’est pas suffisant car il y a aussi la couverture 4G à réaliser. En 5-6 ans l’industrie des applications est de 5-6 milliards de $ ». Tout ceci pour montrer que nous sommes face à un énorme potentiel, Pascal a assez insisté sur ce train qui démarre et que nous ne devons pas rater.

Surtout en Europe ! Car si nous avions pris une avance sérieuse sur l’introduction de la mobilité 1 et 2G, selon pascal Cagni, « nous (l’Europe, NDLR) avons perdu cette bataille du matériel mobile en Europe » aujourd’hui. La couverture 4G est en retard elle aussi. « L’Europe a eu un très bon départ en 2007-2009, mais elle n’est pas leader aujourd’hui ». Mais ne perdons pas espoir, il y a selon Pascal de l’optimisme et des signes technologiques encourageants que l’Europe pourrait saisir :

  • Le Bluetooth low energy permet de faire 99% de gains d’économie
  • La nanoisation des composants fait qu’on est de plus en plus petits. Il y a des gros mastodontes qui ont raté le mobile et qui se précipitent sur le Nouvel environnement
  • Les composants deviennent aussi beaucoup moins chers
  • IPV6 nous ouvre aussi beaucoup de possibilités avec 34 milliards de milliards de milliards de milliards ou 2 puissance 138 adresses … c’en est fini la restriction de l’ipv4, on peut connecter tout et n’importe quoi (même si cela a fait bondir Rafi Haladjian qui ne voit pas trop d’intérêt à cette démarche purement techno)
  • C’est ce qui permet d’arriver à une nouvelle industrie des objets connnectés

Ce à quoi nous assistons, « c’est une troisième phase de l’Internet ! On a raté la deuxième mais nous avons aujourd’hui la possibilité de tirer profit de cette nouvelle vague » a poursuivi Pascal. Le iOT sera plus important que le marché du mobile a dit encore dit.

Le smartphone le futur hub de l’iOT

La capacité à porter un bracelet pendant 2 ou 3 mois est limitée, selon les participants, et je confirme, car j’ai craqué au bout d’une semaine. Alors « il faut se baser sur le smartphone car les usages sont là ». Le smartphone, on le prend partout et il est partout et c’est aussi un appareil très personnel. On regarde en moyenne 150 fois son smartphone dans la journée a annoncé Pascal, même si au G9plus, surtout ce soir là, nous aurions pu ajouter un zéro !

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Wearable ou Smartphone … that is the question!

Les « Wearables » (objets connectés portables)

« 72% de ces actions pourraient réaliser ces tâches à partir de « wearables » déclare Pascal. Mais Apple ne semble pas prêt à lancer ce genre de produits aujoud’hui selon lui, faisant référence aux nombreuses rumeurs sur la montre iPhone. Les « wearables » seront ils le futur du Web ? C’est là la question. Rien que sur ce segment là on parle d’un business de plus de 50milliards de dollars en 2016-2017 selon Crédit Suisse.

Le IOT révolutionnera transports et parking

Le IOT révolutionnera le parking aussi. A Londres on peut déjà utiliser le « pay by phone ». « Bientôt on pourra aussi savoir où sont les places libres » prédit Pascal. Et Google est aussi en train de prendre le lead sur la voiture intelligente (ce rêve là, je m’en souviens, je l’ai rencontré la première fois dans un numéro de Science et Vie de la fin des années 1970… c’est dire que de la science fiction à la réalité …). Le IOT va également créer une rupture dans le monde de l’assurance avec des objets connectés et on devrait atteindre un marché de 55 milliards de $ rien que dans le monde de la voiture, à horizon 2015. Tous ces chiffres mis bout à bout commencent à faire une belle somme !

La maison connectée… enfin !

Pascal Cagni pense également que la maison connectée verra enfin le jour grâce à l’iOT. Vidéo surveillance, alarmes à la maison, gestion du jardin à distance … Tout cela peut paraître anecdotique mais la technologie va aussi au delà en régulant la qualité de l’air dans les maisons, un élément crucial pour la santé des citoyens (c’est le travail fait par netatmo, une société française, qui a créé un thermostat connecté au smartphone). NB : pascal Cagni a investi dans netatmo mais aussi dans son concurrent américain Nest … on n’est jamais trop prudent.

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Pascal Cagni au pupitre

La santé n’est pas en reste

La santé est même certainement le domaine où les « wearables » ont eu le plus tôt le vent en poupe. Il a beaucoup été fait mention de Jawbone lors de cette conférence, qui semble avoir créé le buzz, et comme souvent, l’auto-propéthie des marchés High Tech fait que quand on en parle beaucoup, on en achète beaucoup … même quand on ne comprend pas toujours à quoi ça sert. Dans ce domaine de la santé on pourrait envisager, selon Pascal, 26 milliards de $ à 2016.

 

Tous ces chiffres mis bout à bout cela fait beaucoup ! Bien sûr il y a la question des normes et du respect de la vie privée. Mais on peut être sûr que le IOT va changer le marché et pascal Cagni ne voit pas ce marché rester au mains de quelques géants mais au contraire créer une vraie opportunité pour la France qui a des ingénieurs de talent, et déjà 60000 expatriés dans la Silicon Valley (il ne faut pas perdre le Nord, c’est là que ça se passe). Et on a aussi des leaders comme Parrot, Withings … Même si on a encore peur des entrepreneurs en France. Une revue des investissements High Tech montrée par Pascal Cagni donne des résultats en demi-teinte : 36% des investissements vont au RU, 22% seulement en France, mais cela reste le 2ème pays d’Europe. Certes, mais « Berlin explose » selon Pascal, ce n’est pas seulement du buzz. Nous avons des atouts, ce n’est pas une information, mais il ne faudra pas les gâcher… ce n’est pas une information non plus.

Reste à l’avenir de vérifier si tous ces chiffres de marchés sont confirmés par les faits … je ne doute pas des prévisions d’investissement dans ces domaines, nous pouvons nous préparer à des échanges d’argent impressionnants.

Internet des objets : « nouvelle ère de l’électronique grand public » #g9plus was last modified: novembre 28th, 2013 by Yann Gourvennec

Coworking : Une crise de croissance due à « un développement non structuré »

eye-largeLe coworking est en pleine explosion… mais en même temps, il traverse une crise de croissance nous indique Xavier de Mazenod lors d’une interview exclusive réalisée pour visionarymarketing. Voyons avec Xavier, spécialiste du télétravail sous toutes ses formes et animateur de la communauté Zevillage, comment et pourquoi le paysage est en train de changer.

[note du 25/11 : un rapport du 20/11 suite à la conférence Digiworld et qui m’avait échappé semble quant à lui faire encore état de freins au développement de ces tiers-lieux, apportant un regard complémentaire à celui de Xavier]

interview de Xavier de Mazenod de Zevillage

quotes-smallNous traversons une crise de croissance du coworking. Derrière le phénomène de mode du coworking, on voit que la société est en train de digérer ce qu’on pourrait appeler la révolution du travail à distance. Celle-ci a plusieurs facettes qui sont : le coworking, le télétravail, le tiers lieu. Le tiers-lieu rural qui est plutôt un télé centre, les tiers-lieux urbains qui sont plutôt des espaces de coworking. Il y a un gros appel d’air, énormément de création de lieux, avec à peu près 150 lieux en France, et 150 en projet donc en 2014 on devrait se retrouver avec 250 à 300 lieux, ce qui est assez énorme à l’échelle de la France. Et je pense qu’on va voir malheureusement des échecs assez rapidement parce que ce développement se fait de manière non structurée.

Made in Montreuil (@madeinmontreuil) a déjà mis la clef sous le paillasson … mais ils se redressent vite (cf. Le Parisien). On le verra, hors de France le problème est similaire, comme ici au Hub Bruxelles, fermé fin 2012

La réalité du télétravail : la France n’est finalement pas en retard (ouf !)

Si on prend le télétravail dans son acception la plus large, c’est-à-dire un peu de mobilité, un peu de coworking et toutes les facettes différentes du même phénomène, on s’aperçoit qu’en France, alors qu’on dit qu’on est en retard (c’est parce qu’on utilise des vieux chiffres) on ne l’est pas tant que ça ! On a publié sur Zevillage une méta étude faite par le cabinet LBMG Worklabs qui a analysé les  statistiques sur le télétravail en France. On s’aperçoit qu’on a à peu près 15 % de télétravailleurs en France, ce qui est beaucoup plus que les 6 ou 9 % des chiffres officiels.

les vais chiffres du télétravail avec LBMG Worklabs et Zevillage

Et là on commence à se rapprocher des aux pays européens qui sont qui sont en pointe, donc ce n’est peut-être pas autant que les pays scandinaves, ou que les États-Unis, mais il n’empêche que l’on est beaucoup plus en avance qu’on croit et qu’on a rattrapé le retard, si tant est qu’on en ait jamais eu. Aujourd’hui il y a encore peu de fonctionnaires dans ces télétravailleurs, il y a quelques agents des collectivités locales, mais très peu d’agents de la fonction publique de l’État, parce que ceci est un phénomène qui est très neuf chez eux.

Une prédominance du “télétravail gris”

Il y a donc une majorité de salariés du privé. On voit que jusqu’à l’année dernière, la plupart de ces salariés étaient  des télétravailleurs gris, qui travaillait sans cadre juridique. Je pense que ça va se structurer pour 2 raisons, d’abord c’est un phénomène important qui se développe très vite, la demande est très forte. On a identifié dans l’enquête que nous avons faite dans le tour de France de télétravail, que 73 % des répondants voulaient télétravailler. Mais il y en a beaucoup qui ne peuvent pas. Parce qu’il y a refus du manager ! Donc d’une part une demande très forte, et d’autre part depuis l’année dernière il y a une loi en France qui encadre le télétravail et qu l’a fait passer dans le code du travail. Donc je pense que d’ici un an ou 2, les DRH seront pressés de régulariser les situations avec des accords d’entreprise et des avenants au contrat de travail.

Les espaces de coworking : nous allons assister à des fermetures

Les espaces de coworking sont la plupart du temps des démarches de personnes privées, parfois soutenu avec l’argent public, comme la région Île-de-France, la Seine-et-Marne, l’Ariège, le Cantal, etc. Sachant que la plupart du temps il faut faire la différence entre télécentres et espaces de coworking (ceux-ci sont plutôt urbains). Ils se sont lancés parce qu’il y avait une sorte d’appel d’air mais ils n’avaient pas forcément une orientation très business, ni beaucoup de fonds propres, ni bien  réfléchi au sujet ; ils avaient juste envie de travailler ensemble et étaient séduits par le mode d’organisation ; je pense que malheureusement nous allons voir aujourd’hui des espaces de coworking fermer, abandonner et renoncer car ils vont être confrontés aux réalités économiques.

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Regus (le CEO Mark Dixon ci-dessus) est parti tous azimuts, pas seulement en France, mais aussi au Royaume Uni

Je pense qu’on va pas mal entendre autour de nous que le coworking est mort et il y aura beaucoup d’articles sur le sujet ! Mais au contraire, c’est une crise de croissance mais ce n’est pas la fin. Il existe une demande pour le coworking et il existe un besoin pour ce travail en commun, en communautés choisies, même si tous n’ont pas une démarche business, et ne sont pas structurés, donc il y en a qui vont souffrir. Par ailleurs, on voit aussi des investisseurs institutionnels s’intéresser à ce phénomène comme les gros opérateurs comme regus ou multiburo, ou des acteurs publics comme la caisse de dépôt, qui réfléchit à la mise en place de gros espaces de coworking façon Rocketspace aux États-Unis, avec plusieurs centaines ou milliers de mètres carrés, à des endroits stratégiques comme les aéroports, les gares etc. Donc je ne crois pas du tout que c’est la mort du coworking, c’est une crise de croissance.

Ville ou campagne ?

Il y a de gros besoins en ville et dans les périphéries et dans les nœuds de transport, mais il y a aussi un besoin pour pour des projets plus modestes ; en gros c’est la bande de copains qui qui se créaient un collectif et qui ont envie de travailler ensemble, qui partagent les frais, soit une sorte de collocation professionnelle, et là c’est tout à fait viable ! Je pense que ceux-là vont passer au travers des gouttes parce qu’ils répondent à un besoin. Avec quelques réserves… Pour que ça fonctionne il faut une masse critique, et que l’espace de coworking soit suffisamment grand. Il faut d’une communauté constituée. Et il faut de l’action commerciale. Et en général, le phénomène “bande de copains” ce sont des gens qui sont compétents dans leur métier, qui ont une envie de et s’associer de travailler ensemble, mais qui n’ont pas forcément une orientation très business et qui ne pense pas forcément la démarche commerciale.

Quelques lieux emblématiques

Je vais essayer de prendre plusieurs lieux emblématiques qui ont des démarches différentes. Il y a des petits lieux par exemple à Toulouse il y a un lieu qui s’appelle le tau c’est une bande de copains qui s’est installée dans un appartement et qui partage les frais pour travailler ensemble. À Bordeaux, il y en a d’autres du même genre. On est vraiment dans l’esprit originel du coworking.

Il y en a qui ont essayé de mettre un peu de business dans la démarche, comme soleilles cowork à Paris, comme la mutinerie à Paris, comme La cordée à Lyon, qui a ouvert plusieurs centres  à Lyon et qui va en ouvrir un à la Gare de Lyon, à Paris, car la communauté était demandeuse. Ceux-là sont dans une démarche plus business, ce qui ne veut pas dire que ce soit une démarche qui ait abandonné l’esprit du coworking, sauf qu’ils ont juste rationalisé et qui le rendent plus efficace.

La cantine (qui a changé de nom NDLR), c’est plus institutionnel car ils s’étaient surtout un lieu d’événements, ils ont réussi à en faire une franchise et un label qu’ils ont vendu en province. Ils sont également en pleine évolution, car curieusement il pratiquaient peu le coworking, sauf le coworking de passage. Mais il y avait peu de coworkers résidents ; on voit à Paris qu’ils ont développé une communauté, à Rennes aussi, ce sont des choses très mouvantes.  En 2 ans, à mon avis le paysage s’est transformé fondamentalement, c’est un domaine qui bouge très vite. Il faut l’observer de près, et il n’y a presque que des cas individuels.

L’avenir du coworking passe-t-il par l’État ?

On ne décrète pas la création d’activité. En revanche, si l’État, ou les collectivités locales, pense que ça peut est une bonne chose d’investir pour offrir le cadre d’une infrastructure, cela peut peut-être aider. Mais il me semble que dans la cas de la halle Freyssinet par exemple, la part de l’État est très faible. C’est-à-dire moins de 10 %. Et ce sont surtout des investisseurs privés qui prennent le relais comme Xavier Niel.

Un futur radieux, malgré les lourdeurs du pays

Nous sommes dans un pays où il y a des lourdeurs, des pesanteurs, managériales organisationnelles ; on est attaché au présentiel, et on est un peu méfiant par rapport à la distance, mais je pense que malgré tout il y a une attirance et les entreprises vont se restructurer et évoluer. On ne sera peut-être pas tous télétravailleurs dans 20 ans, mais on va augmenter notre proportion de gens qui auront des statuts mobiles au sens large, à distance, en mobilité, un coup chez eux, un coup dans un espace de coworking, un coup dans l’entreprise … ce qui va d’ailleurs avoir des conséquences très importantes et lourdes financièrement pour les entreprises, car on ne va plus avoir les mêmes bureaux, et pour les et pour les aménageurs publics, les gens qui font évoluer les villes, car ces aspirations vont se traduire par des orientations très importantes. Par exemple, le concept de cité du travail à la défense avec des immeubles partout, ça va prendre du plomb dans l’aile à mon avis.

Ce qui est difficile, c’est qu’on est dans une période de mutation assez rapide, il y a 2 ans à peine, dans le grand public on ne parlait pas de coworking, mais aujourd’hui, tous les journaux en parlent et tout le monde a entendu parler du coworking. Le télétravail est aussi en train d’exploser dans les médias et donc on a des vannes qui sont ouvertes, mais on sait pas à très bien à quelle vitesse ça va évoluer.

Coworking : Une crise de croissance due à « un développement non structuré » was last modified: novembre 26th, 2013 by Yann Gourvennec

7 heures pour tout savoir sur le digital – conférence gratuite – Lille le 26/11/2013

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Ils seront tous là où presque … “eux”, ce sont les experts et auteurs des Editions Kawa, et “là” c’est la CCI de Lille, qui ensemble vous proposent une journée dense de partage de connaissances vraiment exceptionnelle : Les Ateliers du Webmarketing (inscription gratuite). Une conférence de 7 heures dans la capitale nordiste, chère à mon cœur puisque j’y ai passé 25 ans de ma vie. Voici le programme :

imageLe principe est simple et innovant :

Les intervenants sont des auteurs de livres publiés aux Editions Kawa. Tous les intervenants sont des experts dans leurs domaines respectifs. Laissez vous guider par une équipe de professionnels impatients de vous transmettre leur savoir !

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7 heures pour tout savoir sur le digital – conférence gratuite – Lille le 26/11/2013 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

« Du Social media au social mass media »- (avec Hootsuite)

tv-largeIl y a quelques jours, je recevais un message mail (réminiscence du passé ?) de la part de l’éditeur Hootsuite me précisant que ma vidéo était en ligne. Puis je fus noyé de mentions Twitter à propos des indications que j’avais livrées dans cette vidéo. Je suis véritablement reconnaissant à Hootsuite d’avoir monté cette superbe interview et de m’avoir donné une chance de partager mes visions sur le médias sociaux et comment ils évoluent. Nous (Hervé Kabla, mon éditeur et moi-même) sommes en train de travailler aujourd’hui à l’adaptation anglaise de notre dernier livre « la communication digitale expliquée mon boss », qui va s’intituler “Managing Digital Marketing Like A Boss” en anglais, si tout va bien, être disponible avant Noël. Cette vidéo préfigure cette sortie du livre dans la langue de Shakespeare. Voici l’introduction en français puis le lien vers le texte anglais :

vision du Web social par Yann Gourvennec – Hootsuite social media management (en Anglais)

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Un « Intrapreneur » est quelqu’un qui remet en question L’ordre établi à l’intérieur d’une entreprise. “On trouve des entrepreneurs dans les grandes entreprises les organisations complexes, dans lesquels ils apportent leurs puissants innovations au travers de leurs compétences en conduite du changement » dit Yann Gourvennec. « Pour moi, être un entrepreneur veut dire beaucoup de choses en termes de philosophie, de la façon dont je vois les choses, dont je travaille avec mes collègues et sur comment je fais avancer les projets et mets en œuvre l’innovation à l’intérieur d’une entreprise. »

ma vision des médias sociaux – vidéo Hootsuite

Manager la communication digitale comme un boss

Like A Boss(NDLR : Like A Boss est un meme de l’Internet, un peu moins compréhensible en français, il fait beaucoup rire les anglophones et pourrait se traduire par « comme un chef »)

Le premier livre de Yann Gourvennec « les médias sociaux expliqués mon boss » a été élu livre digital le plus influent en France en 2012. Depuis lors, son collègue Hervé Kabla et lui-même ont lancé une suite en français, en élargissant le spectre du livre de façon à embrasser l’ensemble de la discipline de la communication digitale, et pas seulement les médias sociaux (d’où le titre).

« Pour Hervé Kabla et moi-même, les médias sociaux font parti aujourd’hui du mix de la communication digitale », explique Yann. « Il n’est plus question aujourd’hui de se demander s’il faut être présent ou non sur les médias sociaux. Nous avons dépassé cet étape-là, et nous devons nous poser aujourd’hui la question de savoir pourquoi nous y sommes, est-ce que cela a un sens, comment j’affine mes objectifs, comment j’affine ma stratégie, et développe ma présence et enfin, comment je structure ma gouvernance. La question du retour sur investissement n’est plus optionnelle non plus. Les médias sociaux font partie du mix numérique, une discipline bien plus large qui doit être comprise de chacun dans l’entreprise, pas seulement de l’équipe digitale. »

« S’il y a une leçon à tirer de nos livres, c’est que nous traversons une période paradoxale : la communication digitale est omniprésente, tout le monde doit et veut en faire. Cela a l’air simple, mais cela ne l’est pas. Car il s’agit d’une discipline en propre qui requiert expertise et expérience. Après tout, confieriez-vous la vie de votre enfant le plus cher à un chirurgien qui serait en train de lire « la chirurgie pour les nuls » ? Alors pourquoi votre stratégie digitale devrait-elle être confié à une personne qui arbore fièrement 2 abonnés sur son compte Twitter ? S’il existe bel et bien un besoin urgent d’inclure largement tous les employés de l’entreprise dans la transformation digitale, le recrutement de professionnels expérimentés et compétents en communication digitale et en stratégie médias sociaux est également aussi important ».

lire la suite : Social Insights from European Thought Leader, Yann Gourvennec – HootSuite Social Media Management.

« Du Social media au social mass media »- (avec Hootsuite) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec