Président numérique : une bonne idée ?

J’ai pris mercredi le TGV pour me rendre à Grenoble, et j’ai pu ressentir sur le terrain directement le résultat de la tension politique de ces derniers mois. Alors que cette tension est justement à son comble, la sphère économique du numérique (ou du digital c’est selon) a l’air de se passionner  pour l’élection présidentielle de 2017 et l’avénement d’un Président dit « Président numérique » (voir ci-dessous la vidéo de notre confrère Pierre-José Billotte).

Un Président numérique ? Pour quoi faire et pourquoi numérique ?

Pourquoi aurions-nous besoin d’un président de la république « numérique » ? Je me suis posé la question. Alors que j’organise sous la houlette de mon client, Orange Cloud for Business,  un Webinaire le 9 juin 2016 sur le sujet, j’ai voulu poser le débat dans un article dont je sentais intuitivement que sa place n’était pas sur ce blog, et qu’il fallait lui trouver un meilleur support.

C’est alors que je me suis rapproché de mon camarade et confrère Olivier Cimelière, créateur et animateur du blog du communicant, qui traite quant à lui beaucoup plus facilement de ses sujets de la politique et du numérique, afin d’y publier ma tribune en format « tribune libre ».

Pierre-José Billotte, Président d’Eurocloud, explique pourquoi il nous faut absolument un Président numérique

Ce débat s’annonce passionnant. N’ayant la possibilité d’apporter la contradiction au travers de la présence d’un homme ou d’une femme politique à mes amis et confrères Jean-Michel Billaut, Alain Garnier et Pierre-José Billotte, qui seront les participants de ce débat, j’ai voulu moi-même, au travers de ce billet, exprimer à la fois mes accords et mes désaccords avec la démarche autour de la première citoyenne et notamment dans le cadre du fameux « candidat numérique ». Il n’est pas question pour moi de dénigrer la démarche, mais de souligner les points qui me paraissent on discutables.

>> Lire la suite de l’article sur le blog du communicant d’Olivier Cimelière

Président numérique : une bonne idée ? was last modified: juin 3rd, 2016 by Yann Gourvennec

Réseaux sociaux d’entreprise : le vrai-faux des idées reçues

Cela fait maintenant quelques années que le marché des réseaux sociaux d’entreprise a pris de l’ampleur, et nous avons d’ailleurs pu constater, à l’occasion de la présentation du dernier rapport Lecko, que la plupart des grandes entreprises en sont désormais équipées. Pourtant, certaines idées reçues et approximations sur le sujet persistent, et donnent une vision des réseaux sociaux d’entreprise qui ne correspond pas forcément avec la réalité du terrain.  Nous tenions donc à présenter le point de vue d’un expert des réseaux sociaux, et pour cela, qui de mieux qu’Alain Garnier, co-fondateur et patron de Jamespot ? Alain Garnier s’est donc prêté au jeu du vrai/faux avec son habituel franc-parler, donnant son point de vue sur différents aspects des RSE.

  • Un réseau social d’entreprise sert à s’envoyer des lol cats entre collègues

FAUX – « Les réseaux sociaux d’entreprise proviennent des réseaux sociaux grand publique, où l’on s’échange des contenus souvent légers (lol, trash, cute). Dans le monde de l’entreprise on va plutôt échanger des documents, des agendas, des quizz, des enquêtes… On est dans le sérieux, on est dans le métier. »

  • Un RSE apporte de la transversalité dans l’entreprise

VRAI – « On le constate avec tous les projets que l’on a mis en place : dans le réseau social de l’entreprise, on va mettre en relation par exemple des personnes travaillant dans le département R&D avec des commerciaux pour qu’ils échangent autour du produit qu’ils commercialisent. Grâce à cela, on casse les silos, on ouvre des fenêtres entre ces services qui des fois ne se connaissaient même pas. Cela s’explique par le fait qu’ils vont pouvoir échanger en temps réel des éléments de leur métier de manière transversale. »

  • Le réseau social d’entreprise va tuer le mail

VRAUF – « C’est vrai et faux. Certaines personnes disent que les réseaux sociaux d’entreprise vont supprimer le mail, mais il se trouve que ce n’est toujours pas le cas.  Cela devient par contre un compagnon du mail : il permet de diminuer les mails inutiles. Le mail d’un réseau social d’entreprise est un mail d’action : on peut directement participer à une conversation en un clic, et comme ce mail est toujours conservé dans le RSE, on n’a pas besoin de le conserver dans sa boite mail. »

 

dessin RSE

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Réseaux sociaux d’entreprise : le vrai-faux des idées reçues was last modified: mai 19th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Uberisation : les Français plébiscitent l’économie collaborative

70% des Français ont une vue positive de l’économie collaborative

« Uberisation or not uberisation » tel aurait pu être le sous-titre de la conférence organisée par Capgemini sur le sujet de l’économie collaborative et de son impact sur nos entreprises. Malgré la date tombée en plein milieu des vacances de Pâques, une salle comble et la présence de nombreux responsables d’entreprises ont démontré la pertinence du débat et la nécessité de trouver la réponse à cette question : à quelle sauce allons-nous être mangés ? Dès qu’on évoque la transformation digitale, on sent en effet les mâchoires se crisper, tant les messages passés via les médias sont anxiogènes. Les secteurs traditionnels, souvent menacés dans les discours de « dinosaurisation » (passez-moi ce néologisme) se sentent mis sur le grill. Il est vrai, nous traitons souvent de ce sujet dans le domaine bancaire sur ce blog, que la nécessité de faire bouger les lignes est souvent criante dans certains secteurs. Rien cependant, n’oblige à croire que l’économie est un jeu à somme nulle et que des gagnants d’un nouvel ordre mettent systématiquement toutes les entreprises plus traditionnelles au tapis. Certes, il y a eu Kodak, et il y en aura encore beaucoup, ce qui dans un sens est normal. Les entreprises naissent et meurent, et cela est arrivé à tout âge. Aussi et surtout, ces changements parfois douloureux ne sont pas toujours à voir de façon négative, mais comme les aiguillons nécessaires d’une évolution salutaire de l’entreprise. Le digital agit comme cet aiguillon, et non seulement comme un épouvantail, c’est aussi surtout comme un moyen positif de se renouveler. Et fort heureusement, c’est également ce que perçoit la population française interviewée par Opinionway sur un échantillon représentatif d’environ 1000 personnes, dans une enquête sur l’économie collaborative qui a été présentée par Bruno Jeanbart, directeur général adjoint de la société d’études, lors d’un d’une conférence Capgemini organisée à l’Openmindkfé de Paris.
Ubérisation : Ubérisez votre business nous conseille Capgemini, un conseil favorablement accueilli par les Français qui plébiscitent l’économie digitale et participative
Ubérisez votre business nous conseille Capgemini, un conseil favorablement accueilli par les Français qui plébiscitent l’économie collaborative
Le Web a apporté, faussement parfois cette image d’un commerce à prix bas, surtout en France. Or, les Français interrogés par Opinionway n’ont pas une vue orienté prix de ce monde digital : « avant tout, c’est l’adéquation au besoin, la meilleure relation client » qui va compter nous indique Bruno Jeanbart. Ces « engagements vis-à-vis du client au travers d’une relation forte » qui vont avant tout importer aux clients finals.
La société d’études françaises a donc testé 3 secteurs afin de savoir si les Français étaient intéressés par des offres alternatives digitales :
  • le secteur automobile (avec les services embarqués) : 40 % des interviewés on déclaré être intéressés ;
  • l’équipement de la maison avec la SmartTV : 33 % des personnes interrogées déclaraient être intéressées ;
  • l’habillement (Le relooking) : 29 % ont déclaré être intéressés.
Ce qu’en conclut Bruno Jeanbart, c’est que chaque fois une catégorie importante se déclare intéressée mais elle reste minoritaire (même si on connaît la limite des études déclaratives sur l’importance et l’impact des technologies). À l’opposé, Opinionway remarque que les jeunes à l’intérieur de ces répondants sont toujours plus intéressés que la moyenne avec un taux d’intérêt toujours supérieur à 50 %. En conclusion, l’intérêt est loin d’être mineur, mais jamais majoritaire et cela ne concerne pas « l’ensemble de la population ».

Les Français et l’économie collaborative

Opinionway a aussi décidé de faire réagir les Français par rapport à l’économie collaborative. Tout d’abord, un constat positif : les Français sont plus positifs que ce que l’on entend ressasser dans les médias régulièrement. 70 % pensent en effet que cela va obliger les entreprises à s’adapter et que cette uberisation change l’économie mais qu’elle ne va pas la raser. Cela est rassurant pour les entreprises et devrait également agir comme un aiguillon pour les obliger à se transformer.

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Uberisation : les Français plébiscitent l’économie collaborative was last modified: mai 16th, 2016 by Yann Gourvennec

2e baromètre marketing des médias sociaux en entreprise (avec Hootsuite Adetem Toluna) @flashtweet

Peut-être avez-vous entendu parler du premier baromètre des médias sociaux dans les entreprises françaises : cette étude réalisée l’année dernière par Hootsuite, l’Adetem et nous-même avait pour but de faire un état des lieux de l’utilisation de ces nouveaux médias dans les entreprises. Les enseignements sont nombreux et ont été résumés dans un livre blanc, que vous pourrez trouver en suivant ce lien. Cette deuxième étude a  pour but de montrer l’évolution de l’utilisation des médias sociaux dans un cadre professionnel. Le but est ainsi de connaître les tendances dans l’usage des réseaux sociaux en entreprise : se dirige t-on vers une généralisation de ces outils en entreprise, ou observerons-nous un retour en arrière ? La mesure des ROI des médias sociaux va t-elle se développer ?  

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2e baromètre marketing des médias sociaux en entreprise (avec Hootsuite Adetem Toluna) @flashtweet was last modified: juin 13th, 2016 by Cédric Jeanblanc

[Infographie] La transformation digitale des DSI (with @flashtweet)

sondage-dsi-bmc.pngLes avancées du cloud computing et les nouveaux services proposés en SaaS à moindre coût redistribuent les cartes au sein de l’entreprise, et la DSI, qui autrefois était au coeur des décisions et des besoins informatique devient de moins en moins nécessaire aux métiers qui trouvent désormais des solutions par eux-mêmes. Certains diront que cela est dû à l’arrivée de la génération Y dans l’entreprise, mais la raison est certainement plus simple : les solutions grand public proposés dans le Cloud sont à la fois moins chères, plus flexibles, régulièrement mises à jour, facilement interchangeables… Ces nouvelles habitudes mettent les DSI dans une position inconfortable, et l’on peut légitimement se demander quel sera l’avenir des informaticiens dans l’entreprise.

L’occasion de notre présence au BMC Exchange était trop belle pour ne pas passer à côté d’un sondage en temps réel auprès d’une centaine de DSI et métiers de l’informatique, afin de connaître leur ressenti sur la situation actuelle et celle des années à venir. Nous avons donc posé 9 questions que nous présentons ici dans une infographie, diffusée en avant première auprès du club utilisateurs France dans cet article. Si vous êtes informaticien et que vous souhaitez nous livrer votre opinion, vous pouvez dès maintenant répondre à ces 9 questions dans le sondage en ligne : http://bit.ly/sondage-dsi

Le bilan de ce sondage

Ce qui m’a le plus marqué, c’est que la majorité des DSI que l’on a interrogés a intégré l’importance de la transformation digitale. La nécessité de travailler avec le CDO semble également bien être intégrée. En revanche, 80% des DSI estiment qu’ils ne sont pas prêts pour les Big Data, alors que l’intégration des données, leur analyse,et leur mise à disposition aux marketeurs et aux métiers est désormais un enjeu crucial.
Cependant, concernant le cloud computing, il semble y avoir confirmation que quelque chose est en train d’évoluer. On suit à distance la transformation en cours depuis quelques années aux Etats-Unis.
Une autre surprise, agréable cette fois-ci, est à constater du côté des RSE, dont les DSI semblent reconnaître l’impact dans l’entreprise. Cet entrain de la DSI est à relativiser avec les difficultés de mise en place d’un RSE, qui sont à chercher davantage du côté de la mauvaise utilisation qui en est faite, plutôt que de l’outil en lui-même.

Quel avenir pour la DSI ?

L’avenir de la DSI est multiple :
  • d’une part une diminution forte, voire une suppression de la partie infrastructure qui va progressivement se transférer dans le cloud computing avec la généralisation des infrastructures dans le cloud (IaaS) et une généralisation du PaaS (Platform as a service) avec par exemple Hadoop as a Service.
  • la partie infrastructure diminuant, les DSI vont se repositionner autour des métiers du logiciel et du développement, et vont petit à petit se rapprocher des métiers.
Il y a encore du travail à effectuer pour transformer la DSI en fournisseur de services. La DSI devra ainsi accepter de mettre de l’eau dans son vin : pour répondre aux exigences de réactivité imposées par les métiers, elle devra par exemple parfois recourir aux logiciels en SaaS.
Ce changement ne doit pas susciter l’inquiétude. Le métier va évoluer mais devenir plus intéressant et plus innovant. La partie métier liée au processus de l’entreprise ne disparaîtra pas.

Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à commenter cette infographie et à participer au sondage en cliquant sur le lien suivant.

[Infographie] La transformation digitale des DSI (with @flashtweet) was last modified: avril 13th, 2016 by Yann Gourvennec