Promotion sociale par le numérique : il n’y a pas de fatalité

Il y a à peine une semaine, Le Monde titrait sur une génération perdue : environ un quart de la jeunesse française de moins de 25 ans serait irrémédiablement “condamnée” au chômage (le chiffre exact est de 22%). Quelque part, en lisant le titre de mon journal préféré, il m’est venu immédiatement à l’esprit que 78% de cette même population de moins de 25 ans avait donc un emploi (j’ai lu aussi que 80% des 22% n’auraient pas le Bac). Mettons cela sur le compte de l’optimisme, et une désagréable capacité à regarder le verre à moitié plein là où on aime le contempler à moitié vide.

Le numérique mène à tout, y-compris à sortir des start-ups

numériqueFort heureusement, cet enthousiasme, cette volonté d’aller de l’avant, on la rencontre aussi autour de soi, et notamment au travers de l’association nos quartiers ont des talents à laquelle je participe depuis quelques années, même si ma contribution reste modeste. Alors, quelle ne fut pas mon plaisir de voir l’article ci-dessous, ou une de mes anciennes filleules, Aurore lanchart décrit son parcours et comment elle a appris à « une jamais douté de soi ».

Il n’y a pas de fatalité ; nous sommes acteurs de notre propre changement. J’ai d’ailleurs moi-même montré l’exemple il y a quelques mois en sortant de la grande entreprise et de son “confort”, pour fonder la mienne et entreprendre à un âge où mes collègues de bureau, avec lesquels je discutais il y a encore peu de temps, attendent la retraite ou la préretraite.

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Promotion sociale par le numérique : il n’y a pas de fatalité was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Zevillage met les « techos » à la campagne (appel à projets)

Je relaie l’appel à projet de notre ami Xavier de Mazenod de Zevillage, qui propose de créer des écoles de codeurs-entrepreneurs à la campagne. 

Zevillage : appel à projets pour la création d’écoles de codeurs-entrepreneurs à la campagne

Zevillage.net et Simplon.co lancent un appel à projets pour la création d’écoles rurales de développeurs informatiques. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er juillet et les trois meilleurs projets d’école numérique sélectionnés seront accompagnés dans leur réalisation et le rassemblement de leur financement initial. Lancées en 2013, ces écoles ont déjà fait la preuve que le numérique est un fantastique tremplin vers l’emploi et la création d’entreprise en milieu urbain. Créons les mêmes en milieu rural. Lire la suite

Zevillage met les « techos » à la campagne (appel à projets) was last modified: avril 15th, 2014 by Yann Gourvennec

Infobésité et zéro email : la juste cause d’Atos

Mon combat contre l’infobésité (non, le terme n’est pas trop fort) a commencé il y a longtemps. Infobésité, ce mélange d’information et d’obésité est un fléau qui n’est probablement pas né avec l’informatique. Aussi étrange que cela paraisse, quand les livres sont arrivés, il y eut de savants râleurs pour prédire l’apocalypse du savoir. C’est dire que, même cela n’est pas nouveau ! L’arrivée de l’Internet, il y a déjà une éternité (25 ans !), n’a pas amélioré les choses. Feu le Web 2.0 (2004) a passé la deuxième couche en multipliant les contenus générés par les utilisateurs (UGC) de manière spectaculaire. D’aucuns prétendent même que les informations générées doublent tous les ans. Pourquoi pas. Mais à côté de l’email, tout cela n’est que de la rigolade…

Infobésité : le courrier électronique est-il un (faux) ami

Le courrier électronique est à la fois notre meilleur ami (en tant que chef d’entreprise, il est mon lien avec mes clients, prospects, partenaires et mon réseau) mais il est aussi un fléau du monde moderne, avec ses tonnes de messages, et ses alertes permanentes, qui viennent troubler le repos de l’utilisateur, même dans ses heures les plus intimes. 30 % des e-mails aux USA sont lus sur les mobiles, voilà qui n’arrange pas les choses ! Enfin et surtout, c’est environ 40 % du temps des cadres en moyenne qui est utilisé à cette activité, pas toujours productive. Joyeux euphémisme (voir les chiffres dans la présentation).

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notre temps est-il absorbé par cette infobésité 

Pas nouveau mais préoccupant

Le phénomène n’est pas nouveau. J’écris sur ce sujet depuis 2000, et je revenais alors déjà sur 12 ans d’expérience de l’usage du mail chez Unisys (120 000 employés dans le monde à l’époque et beaucoup de communications internationales). Et quand on soulève ce problème de surcharge pondérale lié au courrier électronique, il y a toujours au moins une personne de l’assemblée pour prendre la mouche et croire qu’on lui en veut personnellement. Il y a, je le sens, comme une sorte d’angoisse perçue par certaines personnes, vis-à-vis de l’éventuelle perte d’un repère, d’un outil devenu familier… Malgré ses défauts.

Pas seulement un problème de quantité

D’ailleurs, cette expérience des premiers jours d’Unisys (1988-1997) n’est pas anodine. Certes, en 88, le mail était très loin de ressembler à ce que nous avons aujourd’hui, et surtout, les messageries n’étaient pas reliées entre elles par l’Internet. Elle ne tournaient qu’en circuit fermé. Et pourtant… Tous les germes du mal étaient déjà observés à cette époque, comme le démontre mon article de Sam magazine de 2000. C’est, je crois, qu’il n’y a pas une seule problématique de surcharge de l’information, pas seulement une histoire de quantité. Mais surtout une problématique d’utilisation et de qualité de comportement. C’est ce comportement qu’il faut changer, et je partagerai demain, lors du congrès de l’agroéquipement qui se tiendra à Biarritz, mes recettes pour mieux gérer sa messagerie (voir présentation ci-après).

Le zéro e-mail

Tout ceci est joli, mais mes conseils, même parfois assez radicaux sur l’utilisation du mail (je n’hésite pas par exemple à suggérer de filtrer automatiquement les messages dont vous êtes en copie) ne sont rien à côté des tentatives beaucoup plus extrémistes de Luis Suarez d’IBM (voir mon interview), et surtout d’Atos. C’est sur cette dernière expérience que j’aimerais m’appesantir, car il s’agit d’un véritable projet entreprise. La vision de Thierry Breton tel qu’il a exprimé en 2011, était non seulement à contre-courant de tout ce qu’on entendait alors (et encore aujourd’hui hélas…), mais elle dénotait aussi un courage très net. Et surtout, cette démarche n’hésitait pas à mettre le doigt sur un véritable fléau de nos entreprises, dont l’impact sur la qualité de vie au travail est loin d’être négligeable. Beaucoup d’entreprises s’en sont rendu compte, puisqu’elles ont créé des no-email Fridays (Deloitte, et plus récemment Alcatel-Lucent). Mais ce ne sont là que des initiatives d’un jour, à des années lumières de la croisade de Breton chez Atos.

Un problème de qualité de vie au travail… et en dehors

Avec l’utilisation excessive de la messagerie sur mobile, les problèmes de qualité de vie vont même bien au-delà du travail. La démarche de Breton, était visionnaire car, tout en risquant de déplaire à cette minorité incompressible qui ne sait faire autrement que de s’envoyer des messages toute la journée, elle avait le mérite de montrer qu’une réduction du volume des messages, notamment en fonction de leur usage et de leur destination, pourrait avoir un impact positif sur la productivité. C’est cela qui est visionnaire. Pas seulement une volonté de réduire la quantité de messages. Lire la suite

Infobésité et zéro email : la juste cause d’Atos was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Faites vous dédicacer nos livres Kawa aux salons emarketing & stratégie clients (8-10 avril)

En tant qu’auteur Kawa (2 ouvrages publiés à ce jour et des contributions sur de nombreux autres livres), je vous convie à retrouver mes confrères et moi-même au salon emarketing & stratégies clients

Du 8 au 10 avril prochain, Les Editions Kawa et ses auteurs seront présents sur les salons e-marketing Paris et Stratégie Clients à la Porte de Versailles (Pavillon 7)

Il s’agit de 2 salons en parallèle qui regroupent les acteurs du marketing et de la relation client. Un rendez-vous incontournable. Kawa sera présent bien entendu.
Nous tiendrons un stand librairie du Marketing et du Digital (stand N8). Vous pourrez rencontrer les auteurs, échanger et vous faire dédicacer leurs ouvrages.
Plusieurs nouveautés seront présentées en exclusivité.

2 de nos auteurs donneront des conférences gratuites:

Yan Claeyssen
Yan Claeyssen
Henri Kaufman
Henri Kaufman

 

 

 

 

 

 

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Faites vous dédicacer nos livres Kawa aux salons emarketing & stratégie clients (8-10 avril) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

10 start-ups pour transformer le e-commerce ( #ec1to1)

La dernière plénière du matin de Ecommerce1to1 le 20 mars 2014 à Monaco était dédiée à 10 start-ups. C’est que “l’innovation est l’élément de différenciation de demain” pour reprendre le pitch d’introduction de Comexposium … Chaque startup a eu 3 minutes pour convaincre, le minutage et les présentations étant faites par Patrick Robin.

Satrt-ups Patrick Robin

Patrick Robin, on ne le présente plus. Il a fondé ImagiNet et je lui dois mon premier kit Internet, en 1995, qui m’a permis de briller en société et de me lancer dans ce qui est devenu mon métier. Il a fondé 30 sociétés avec un simple Bac B. Respect ! Avec ImagiNet il a lancé le premier abonnement forfaitaire à Internet (j’en ai été un des premiers clients), ce qui me fait penser que Xavier Niel n’est qu’un pâle copieur. Il est aussi fondateur de l’agence de stratégie digitale 24h00.fr (qui a intégré en 2011 Boosket.com) mais il est aussi connu comme étant le Vice Président de France Digitale (alliance des entrepreneurs du numérique que j’ai présentée sur ce blog au moment de son lancement en juillet 2012). France Digitale “c’est un  peu la version sage des pigeons” selon Patrick. L’association œuvre auprès du gouvernement pour promouvoir l’entreprenariat digital. Il est enfin cofondateur de Avolta Partners, conseil en levées de fonds pour les startups.

Moi qui pensais travailler trop … je peux aller me rhabiller.

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Selon Patrick, en France “il y a un écosystème vertueux, moins qu’en Angleterre, mais un système efficace avec la BPI, des fonds d’investissement puissants, …”. « il n’est pas vrai qu’on ne peut pas lever 14 millions d’euros en France » poursuit-il, avant d’ajouter que “grâce à Fleur Pellerin, nous avons un cadre favorable pour le crowdfunding”. Pour les start-ups ce n’est cependant pas toujours le bonheur, elles arrivent à se financer mais ça se gâte souvent après et Patrick d’en appeler aux grands groupes à qui « [il] demande de leur faire plus confiance ; leurs premières références souvent c’est vous et vous avez une responsabilité dans cet écosystème ». a-t-il conclu.

Voici les 10 idées présentées jeudi dernier, dans l’ordre, avec mes notes en format brut de décoffrage, comme à mon habitude.

1. PAYMIUM  /    Gonzague GRANVAL

Leader européen des solutions de paiement fondées sur la technologie Bitcoin

“On parle beaucoup de Bitcoins et on entend beaucoup de bêtises sur ces sujets”  a prévenu Gonzague Granval. Ce n’est pas seulement une monnaie, c’est un protocole qui va permettre beaucoup d’innovations. Le bitcoin permet de réaliser es transactions de pair à pair sans tiers de confiance et c’est la première fois qu’on peut faire ça ; c’est une  grande innovation. Paymium est la première place de marché régulée en Europe. C’est tout à fait naissant et 2014 est 2015 vont être des années de bascule pour que les marchands acceptent le bitcoins. C’est une technologie libre qui se répand comme un virus (on dit même que c’est plus viral que Facebook). Il faut juste du temps pour que ça se développe. “Il faut juste que les utilisateurs comprennent ce que ce moyen de paiement permet” a ajouté Gonzague.

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2. TEXMASTER    /   Thibault LOUGNON

C’est une agence de traduction et de rédaction de contenus web à la demande. Ils travaillent pour des sites de contenu et des emarchands, des PME et des grands comptes. On a le choix entre des solutions de traduction automatiques (pas chères mais mauvaises) ou de passer par des agences qui sont moins souples et chères. Ce que textmaster (NDLR : fondé par le créateur de Fotolia) propose c’est du service en ligne avec un chargement des textes en ligne via l’api, et de recourir à du Crowdsourcing et cela permet de la souplesse et des tarifs abordables. L’intermédiation avec les traducteurs se fait via Internet et le Crowdsourcing (60000 auteurs et traducteurs dans 40 domaines d’expertise). Textmaster revendique 5000 clients et 98% de satisfaction. Ils ont l’ambition de devenir la première agence de traduction au monde. Evernote Snapshot 20140320 093106

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10 start-ups pour transformer le e-commerce ( #ec1to1) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec