places de marché : bientôt 50% du CA des e-commerçants

Ideoshoppingcart Il y a peu, je me suis rendu dans les locaux d’une start-up de la région parisienne, Shopping Flux, afin de mieux comprendre l’historique et l’évolution de l’e-commerce. Je n’ai pas regretté mon voyage car en effet, j’ai appris beaucoup de choses sur l’évolution du e-commerce en France et dans le monde. D’une part la spécificité de l’Europe et notamment de la France avec sa myriade de petits e-commerçants (quiconque est allé à e-commerce One to One, le superbe événement d’Ingrid Fillon Comexposium à Monaco sait la richesse de cet écosystème). Aussi l’existence de véritables géants du e-commerce en France qui viennent damer le pion au géant Amazon et surtout eBay (qui n’est pas très brillant en France, un comble pour une société co-fondée par un Français). Enfin, le fait que cette spécificité donne un avantage concurrentiel à des sociétés de service comme Shopping Flux, à tel point que celle-ci se tourne maintenant crânement vers le marché américain avec un avantage concurrentiel (elle en profite pour s’y nommer Shopping Feed, outre Atlantique). Comme quoi, être différent des américains n’est pas forcément un désavantage ! Interview avec Olivier Lévy, le patron de Shopping Flux

Revenons d’abord sur l’historique du e-commerce avec une spécificité très forte de la France. Pouvez-vous nous raconter cette histoire des places de marché en France ?

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Olivier Lévy

L’histoire des places de marché en France est particulière, par rapport notamment aux pays anglo-saxons. Les mastodontes comme Amazon ou eBay se sont d’abord attaqués au marché américain puis ensuite au marché anglophone. Bon an mal an les années passent, et ils ont eu du mal à s’attaquer à un marché comme le nôtre. Du coup, en France des gros mastodontes ont mis du temps à émerger. On a aujourd’hui des leaders comme iBazar qui s’est fait racheter ensuite par eBay, et PriceMinister qui a été racheté par Rakuten. Ces places de marché ont finalement copié le modèle Amazon et eBay. Il y a aussi de gros sites e-commerce comme Rueducommerce, Cdiscount, Mr Good Deal … qui ont eu le temps d’émerger parce qu’il n’y a pas eu le bulldozer Amazon assez rapidement sur ce marché français. Cette spécificité fait que le marché français est plus éclaté pour ce qui concerne les places de marché et les sites e-commerce que le marché anglo-saxons.

places de marché
La France est un des rares pays où Amazon n’a pas réussi à faire la police dans l’e-commerce

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places de marché : bientôt 50% du CA des e-commerçants was last modified: octobre 31st, 2014 by Yann Gourvennec

Agriculture : élevage et pâturages, les mamelles de la high-tech

computer-large-new_thumb.gifNotre ami Hervé Pillaud, fondateur de Vendées RS (RS comme « réseaux sociaux ») et père du veau hashtag, on ne le présente plus. De même qu’on va arrêter de vous expliquer que nos amis agriculteurs font partie des populations les plus connectées. Il faudra bien vous mettre ça dans la tête un jour ou l’autre. Et en voici une preuve supplémentaire, avec ce concours de start-ups organisées par Hervé et ses collègues de Vendée, à la Roche-sur-Yon en novembre. Le rendez-vous A Green start up n’est pas une bête, comme nous le confirme Hervé, mais plutôt un concours de type hackathon ou start-up week-end qui durera 3 jours en Vendée.

Des projets en lien avec l’agriculture

On y verra des jeunes, des moins jeunes des étudiants, des « bidouilleurs », en bref des gens qui veulent lancer des projets en lien avec l’agriculture. Ils vont pendant ces 3 jours monter des équipes interdisciplinaires pour – en fin de concours – proposer des projets nouveaux qui pourraient servir l’agriculture. Car le domaine est en pleine rupture grâce aux technologies. Et notamment avec les fameuses Google Glass, dont tout le monde se demande encore à quoi ça peut bien servir, alors que les applications dans le domaine du B2B abondent. Et notamment dans l’agriculture…

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La collecte du lait à la ferme de Viltain près de Paris : 100% techno la première ferme de France … et aussi un lieu où les Parisiens aiment aller le weekend pour ramasser des fruits et acheter du lait et des yaourts. Photo antimuseum.com

Transformer le métier

Car là est bien le but de l’application de la technologie dans l’agriculture, pas seulement de s’occuper quand qu’on fait tourner le tracteur (qui est de plus en plus téléguidé par satellite), mais surtout, avec cette technologie, de savoir mieux traire les vaches, car cela se fait de façon automatique, reconnaître les animaux également (leur âge, leur origine, quand la vache va vêler, qui est le père du veau etc.). Il y a aussi des besoins de drones dans l’agriculture pour scanner les parcelles (ça existe déjà).

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Cette agriculture du futur, Hervé la décrit à la fois comme écologique et productive, de manière de réconcilier les 2 mondes de l’agriculture biologique et productiviste. Donc pour les start-uppers, les experts de la high-tech et les agriculteurs : rendez-vous 19-20-21 novembre à la Roche-sur-Yon en Vendée.

APPRENDRE A TRAVERS L’ACTE DE CREATION

I- Le principe d’A.Green’Startup

Startup

A.green’Startup pourrait se résumer à :

Problème posé = Solution apportée par un projet
Le tout en lien avec les domaines de l’agriculture et de l’innovation

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Agriculture : élevage et pâturages, les mamelles de la high-tech was last modified: octobre 25th, 2014 by Yann Gourvennec

Les 4 piliers du marketing viral par Seth Godin

marketing viral Seth Godin Tout a commencé par une attaque virale. Si je le sais, c’est parce que j’y étais ! Par là je ne veux pas seulement dire cette réunion extraordinaire dans un hôtel cinq étoiles près du Rockfeller Center à New York en Avril 2001, à quelques mois à peine de ce jour maudit, organisé par Don Peppers avec des intervenants comme Malcom Gladwell et Seth Godin lui-même. Ce que je veux dire quand j’ ‘y’ étais, c’est que tout est arrivé sur Internet, c’est-à-dire nulle part en fait, lorsque Godin avait décidé que tout le monde pouvait reprendre son livre sur le marketing viral (unleashing the ideavirus) et le poster eux-mêmes où qu’ils veulent, sans s’en demander la permission (pour les néophyte, il est également l’auteur du livre à succès permission marketing) et c’est ce que je fis. Comme des milliers d’autres auteurs de l’Internet. Un an et demi après, Godin vendait le livre sur Amazon et devenait n°1 des ventes d’Amazon pendant plusieurs années. CQFD. Le livre se trouve encore là sur mon site, après toutes ces années. cliquez ici ou pour trouver le lien sur le livre du marketing viral de Godin à partir de la page de garde de visionarymarketing.com ou cliquez sur la tête de Godin à gauche pour télécharger le livre.

note : ceci est la mise à jour d’un article écrit originellement en 2007 que j’ai remis à jour du fait que ce livre reste une référence à laquelle je fais appel quasi quotidiennement 

La permission fut donc accordée, et jamais retirée, il est donc payant d’être fanatique de l’Internet depuis toutes ces années. Or il y a quelques années mon lecteur de flux rss m’avertissait que Lee Miller de Webpronews avait écrit un article à propos d’une des dernières apparitions de l’auteur. La flamme n’est donc pas éteinte. Quand Miller résume l’approche de Godin en quatre étapes alors on sent que malgré les commentaires aigres-doux, l’auteur a vraiment mis le doigt sur quelque chose d’intéressant :

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Small time crooks de Woody Allen où comment un magasin de cookies improvisé devient viral et les clients se battent pour s’arracher les fameux cookies

« En fin de compte, la ligne conclusive de Godin se rapproche plus d’une boucle complexe que d’une simple répétition :

  1. Soyez remarquables (ce qu’il entend par remarquable, c’est ce qui doit valoir la peine d’être repris) ;
  2. Racontez une histoire qui fasse que les gens se sentent bien ;
  3. Dès qu’ils se sentent bien, ils s’en empareront (d’où le numéro 1) ;
  4. Enfin ils vous donneront l’autorisation, la permission de leur vendre quelque chose ».

Un modèle de marketing viral qui nous oblige à nous reposer les bonnes questions

marketing viralVoici la raison pour laquelle je recommande encore à tous, malgré les réticences de certains qui pensent qu’il vaut mieux vendre avant de donner, de lire le livre de Godin. On peut ironiser sur le fait qu’il soit rempli de néologismes, pour la plupart fort bien trouvés d’ailleurs, mais le thème du livre est tellement en rapport avec le fait et la manière dont les idées sont transmises (pas seulement sur le web), que ce serait une erreur de passer à côté. Il y a quelques années, j’ai utilisé ce thème du virus pour répandre l’idée en interne un programme de l’innovation conjointe. Vous dont en substance, je semblais dire « si je peux avoir une idée en face de mes clients, alors voici les résultats et venez les chercher sur mon site ». Cela a marché, même si les gens étaient  surpris que je puisse donner le résultat de mon travail si facilement. En effet, même en interne, surtout en interne, la règle est de cacher ce que l’on fait, sous le fallacieux prétexte qui veut que si quelque chose est secret, il a plus de valeur et que votre pouvoir s’en trouve renforcé.

La réalité est tout autre : plus vous partagez vos secrets, plus vous devenez populaires, plus on viendra vers vous pour prendre des conseils, vous demander des choses etc. Plus vous garderez votre savoir-faire pour vous même, plus vous resterez seul et malheureux ! La notion même de confidentialité est d’ailleurs, à mon humble avis, bien surfaite, et largement utilisée pour protéger les petits pouvoirs et se donner de l’importance*. Godin avait raison, c’est en montrant aux autres vos bonnes idées et en leur donnant que vous les ferez passer. Le bénéfice du don dépasse de loin le danger de ne pas protéger son savoir.

*en fait, dans toute ma carrière, si j’omets les secrets défense que j’ai vu passer entre mes mains pour les traductions à l’Etat major de l’armée de terre (et encore !) je n’ai quasiment jamais vu d’information ultra confidentielle qui méritait un secret total. Et pourtant, j’en ai vus des projets stratégiques !

L’approche de Godin est donc plus qu’un gadget. Certes, certains exemples paraissent superficiels, comme son exemple sur le site (littlemissmatch.com) qui vendait des chaussettes dépareillées (le site existe encore !). Mais au-delà de l’anecdote, le partage des idées et de ses impressions est au cœur du marketing de l’Internet et du marketing viral et il est là pour durer.

Et je vous propose de vous donner rendez-vous dans 10 ans, pour quand vous revisiterez mon site ou ce blog, et je pense ne pas me tromper en pensant que vous téléchargerez encore le livre de Goidin et quand vous le (re)lirez, vous direz encore ‘waouh !’

[article publié à l’origine en anglais à l’adresse: http://visionarymarketing.wordpress.com/2007/10/09/ideavirus/]

Les 4 piliers du marketing viral par Seth Godin was last modified: octobre 27th, 2014 by Yann Gourvennec

Le véritable internet des objets vu par des pionniers du Web – Prague

Ce week-end est un week-end particulier : À Prague, des pionniers de l’Internet du monde entier vont se réunir pour débattre du véritable Internet des objets et d’autres sujets que vous pouvez consulter ci-dessous. Parmi eux, Doc et Joyce Searl et Esther Dyson, première présidente de l’ICANN. C’est également d’elle que j’ai entendu pour la toute première fois le mot « Internet » ; c’était sur Channel 4 en 1994. Cet événement qui aura lieu le week-end du 18-19 octobre est organisé par Youstice, la start-up qui offre aux internautes la possibilité de résoudre leur problèmes dans leurs achats online [transparence : Youstice est notre client]. Voici, ci-dessous, les personnalités invitées et le sujet des discussions. Nous vous tenons informés sur visionarymarketing.com et sur LinkedIn où vous pourrez aussi découvrir nos photos.

 

Pragues, République Tchèque
Prague, République Tchèque

PARTICIPANTS:

 

SUJETS:

Conditions générales de ventes et aspects juridiques.

L’Internet des objets.

La sécurité des sites de e-commerce.

La relation entre les économies collaboratives : focus sur l’imact social et la création d’opportunités de résolutions de conflit online.

Implications de l’ODR dans les sites de vente online?

Le véritable internet des objets vu par des pionniers du Web – Prague was last modified: octobre 17th, 2014 by Cédric Jeanblanc

Le livre blanc pas tout blanc sur le brand content : les 5 épisodes

super content man : le héro du content marketing
Le livre blanc pas tout blanc sur le content marketing

Le tome 1 du livre blanc sur le brand content est désormais disponible en intégralité sur notre site internet. Cela a été un vrai plaisir de créer ces épisodes, et les retours que nous avons reçus nous « obligent » maintenant à prolonger les aventures de notre super héro du marketing dans un Tome 2. Nous remercions donc les lecteurs de Super Content Man d’avoir suivi chaque semaine les aventures des dirigeants de Trocatron Ltd, et nous invitons les autres à dévorer les épisodes sur ce lien : visionarymarketing.com/scm

brand content

téléchargement gratuit sur : http://visionarymarketing.com/scm (et en plus vous aurez tout le volume 1 pour ce prix là, pas seulement l’épisode de la semaine …)

Je parlais précédemment des retours : la grande majorité ont été positifs, et nous vous en remercions. Nous avons eu également quelques remarques qui nous ont permis de modifier certaines scènes dans les derniers épisodes, et fourni des idées pour le tome 2. L’idée du format BD a également plu à nos lecteurs car il permet de donner au livre blanc un ton moins formel, plus léger, avec des situations plus démonstratives. D’un autre côté, on perd en précision et en explication : effectivement, on ne peut transformer un livre de 500 pages en une BD de 30 planches sans alléger un peu de contenu… D’où le projet de créer un livre moitié BD, moitié texte qui apportera plus de contenu derrière chaque planches (le livre paraîtra en 2015 aux éditions Kawa).

Pour vous qui découvrez la BD et qui voulez en savoir plus, ou pour les lecteurs assidus en quête de plus d’informations, nous avons réalisé un petit résumé de chaque histoire avec la « morale » qui en découle, ce que le lecteur doit en tirer en matière de brand content, et plus généralement en conduite du changement ou en management.

Episode 1 : La naissance de Super Content Man

L’histoire : Frédéric est le geek bizarre que les employés de Trocatron Ltd regardent avec amusement. Sauf qu’un jour, on se rend compte que ses compétences en médias sociaux et sa vision de l’Internet pourraient s’avérer utiles pour l’entreprise. Frédéric change de dimension et devient Super Content Man… Un héro est né !

Super content man 1

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Le livre blanc pas tout blanc sur le brand content : les 5 épisodes was last modified: mars 9th, 2015 by Cédric Jeanblanc