Les 7 péchés capitaux du marketing digital 1/2

L’interview du jour …

… est celle de notre confrère Hervé Bloch, expert en marketing numérique :  en matière de marketing numérique, il y a encore beaucoup d’éducation à faire ! Tant de marketeurs cèdent à la facilité, qu’il est utile de pouvoir rappeler les fondamentaux. C’est ce que fait Hervé Bloch de Digilinx dans ce petit ouvrage essentiel intitulé « les sept péchés capitaux des marketeurs digitaux » et qui décrit les travers les plus fréquents de nox chers confrères, et ce qu’il faudrait faire en regard de chacun de ces défauts de comportement.

Ouvrage essentiel disai-je, à tel point que j’en ai acheté une cinquantaine pour le distribuer autour de moi à chaque fois que j’ai une question fondamentale sur le marketing numérique.

Dans cette première vidéo enregistrée dans mon bureau il y a quelques semaines, en fin 2011, je reviens avec Hervé sur chacun de ces travers :

  • l’orgueil : qui décrit la propension à se focaliser sur la joliesse dans la conception des sites marchands, au détriment de l’efficacité (ceci ne s’applique pas d’ailleurs qu’aux sites marchands) ;
  • la paresse : qui fait tendre beaucoup de marketeurs vers la facilité de l’achat de mots-clés (SEM) au détriment de l’optimisation du référencement naturel (SEO) ;
  • la luxure : où l’on voit beaucoup de marketeurs acheter des adresses de prospects au kilo avant même de savoir ce qu’ils vont faire ;
  • l’envie : c’est-à-dire la propension à bombarder ses abonnés d’e-mails, au lieu d’abandonner le marketing de masse au profit de l’e-mail marketing ;
  • la colère : quand les marketeurs se bardent d’outils qui veulent tout mesurer mais qu’il n’y a pas deux outils (notamment en mesure publicitaire et mesure d’audience) qui disent la même chose ;
  • l’avarice : qui fait qu’on oublie d’investir dans la gestion de la relation client ou la gestion de la relation de ses prospects ;
  • la gourmandise enfin, qui pousse les marketeurs numériques à monétiser tout et n’importe quoi, souvent au détriment de leur propre chiffre d’affaires ou de leurs objectifs non marchands dans le cas où le site ne l’est pas.


>> télécharger le livre blanc de digilinx à cette adresse : http://www.digilinx.fr/les_7_peches_capitaux.html

Les 7 péchés capitaux du marketing digital 1/2 was last modified: janvier 9th, 2012 by Yann Gourvennec

bienvenue dans la jungle des API – 2/2 – ce que les marques devraient faire

Bienvenue dans la Jungle des APIs ou pourquoi les développeurs doivent apprendre à trouver, sélectionner et intégrer les API et contribuer à leur amélioration et évolution (2ème partie). Ceci est la traduction d’un article paru en Anglais en fin 2011.

par Martin Duval, CEO de Bluenove

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Le domaine des APIs est en effet très dynamique. Ces deux analyses graphiques de ProgrammableWeb sur les APIs les plus utilisées en Mashups montre certes la dominance des gros acteurs historiques sur une vue historique (see all time) mais aussi l’émergence d’acteurs nouveaux comme Twilio sur une vue plus récente (last 14 days), à la convergence du Cloud et des Telecoms.

imageIntéressant de voir aussi l’apparition de nouveaux types de services qui viennent en soutien technique pour faciliter la gestion d’infrastructure d’APIs comme la division Application Enablement Services d’Alcatel-Lucent (qui a racheté ProgrammableWeb), Mashery, Apigee ou bien encore Aepona ou 3Scale.

Mais revenons au lien entre les Apps et les APIs [8]

Les applications ne sont elles finalement pas que des canaux ? Pour assurer leur promotion, on peut raisonnablement parier que les grandes marques créeront à l’avenir elles aussi leurs propres APIs, avec d’ailleurs un retour sur investissement plus évident à démontrer que par celui de statistiques sur le téléchargement ou l’utilisation d’une App.

Les marques pourraient créer des APIs pour accroître la portée de leurs services. Voici quelques exemples pour des marques connues :

  1. Nike pourrait créer une API « Just Size It » qui donne la pointure de chaussure parfaite en prenant en photo son pied.
  2. Evian pourrait créer une API d’hydratation qui calcule la quantité d’eau que l’utilisateur a besoin de boire par jour et lui rappelle de le faire.
  3. Le caviste Nicolas pourrait créer une API qui permet de trouver et laisser des recommandations sur le vin qu’il vend.

Comment feraient ces entreprises pour s’assurer de la diffusion de leur API, et donc de la promotion de leur marque ? Ce sont les développeurs qui se chargeront de la rendre accessible sur de multiples interfaces, en trouvant par eux-mêmes les moyens de leur rétribution.

Il serait bien sûr possible de développer des applications dédiées, mais le choix de mettre à disposition une API permet d’augmenter de manière exponentielle la portée de la promotion de la marque.

Beaucoup de responsables marketing actuels sont parfois victimes du syndrome du « gadget» : ils suivent la tendance en glissant le dernier truc à la mode dans leurs plans marketing. Une année c’est ‘la page Facebook’, l’autre année c’est ‘l’application mobile’.

Mais dans une stratégie de marketing et d’innovation pérenne, la meilleure réponse pour une marque pourrait bien ne pas être une application, mais une API.

Autre tendance à prendre en compte dans l’augmentation du nombre d’APIs, l’Open Data. L’ouverture de donnés publiques par les administrations est en marche (EtaLab [10] prépare l’ouverture du portail Data.gouv.fr pour fin 2011) et des villes comme Rennes [11] , Paris [12], Montpellier [13]  proposent déjà des jeux de données dont certains sous forme d’APIs. Ces concepts arrivent aussi dans le monde de l’entreprise comme le montre l’initiative de bluenove d’un Livre Blanc sur « L’Open Data ; quels enjeux et opportunités pour l’entreprise ? » soutenu par des partenaires comme SNCF, le groupe LaPoste, SUEZ environnement et Groupe Poult. Là aussi, les administrations, les collectivités locales, les grandes entreprises devront apprendre à intéresser, mobiliser, animer une communauté de développeurs, mais aussi d’entrepreneurs, chercheurs, étudiants, d’autres entreprises partenaires à s’interfacer à leurs données ouvertes pour booster leur capacité à innover.

D’un côté les grandes plateformes continuent inexorablement de s’ouvrir afin que la créativité des développeurs rende certaines fonctionnalités accessibles au plus grand nombre. De l’autre, les développeurs chercheront non seulement inventer de nouvelles application mais devront aussi s’appuyer sur un nombre croissant d’APIs disponibles et des compétences nouvelles pour les identifier, les sélectionner, les intégrer et contribuer à les améliorer voire en solliciter de nouvelles.

Martin Duval, CEO of BluenoveDe nouveaux types de besoins, de services voire de métiers sont en train de voir le jour pour soutenir ces dynamiques de collaboration et d’innovation entre les acteurs de ces écosystèmes extrêmement dynamiques au sein duquel les développeurs ont un rôle fondamental à jouer.

Martin Duval, CEO, Bluenove

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[7] KPI : Key Performance Indicator

[8] Exemples donnés dans cet article tirés de Mashable par Adam Kleinberg : http://mashable.com/2011/01/04/brand-open-api-developers/

[10] EtaLab : http://www.etalab.gouv.fr/

[11] Rennes Open Data : http://www.data.rennes-metropole.fr/

[12] Paris : http://www.bluenove.com/publications/revue-de-presse/bluenove-fait-parler-les-donnees-de-la-ville-de-paris-et-le-web/

[13] Montpellier Open Data : http://opendata.montpelliernumerique.fr/Le-projet

bienvenue dans la jungle des API – 2/2 – ce que les marques devraient faire was last modified: janvier 6th, 2012 by Yann Gourvennec

l’avenir des médias sociaux avec Conseilsmarketing.fr

La sélection du jour …

Ou quand un Breton rencontre un autre Breton, de quoi parlent-ils ? de Médias Sociaux bien sûr, surtout lorsqu’il s’agit de Frédéric Canevet (originaire de la belle région de Fouesnant) qui m’interview sur le sujet de l’avenir des médias sociaux. Pêle-Mêle, dans cette interview fleuve (la vignette de présentation est particulièrement réussie) réalisée lors du Web2connect de nos amis Jean François Ruiz et Sébastien Rousset

  1. les guidelines des médias sociaux et l’approche éducative
  2. les règles de la transparence
  3. un exemple de mauvais buzz dans un blog d’entreprise
  4. le matériel des blogueurs : la tablette a-t-elle remplacé le PC du blogueur ?
  5. l’avenir est-il dans les médias sociaux pour les médias sociaux ou la socialisation des sites web ?
  6. les sites Web sont-ils morts ?
  7. le raccourcisseur d’url http://oran.ge par Orange
  8. Twitter et son avenir (retour sur 5 ans d’expérience) et où ça va
  9. La réalité des taux d’engagement des marques sur Facebook
l’avenir des médias sociaux avec Conseilsmarketing.fr was last modified: janvier 5th, 2012 by Yann Gourvennec

bienvenue dans la jungle des API – 1/2 – une pléthore d’API

Photo: Yann Gourvennec

Bienvenue dans la Jungle des APIs ou pourquoi les développeurs doivent apprendre à trouver, sélectionner et intégrer les API et contribuer à leur amélioration et évolution (1ère partie). Ceci est la traduction d’un article paru en Anglais en fin 2011.

par Martin Duval, CEO de Bluenove

A l’heure où je finis d’écrire cet article (mardi 4 octobre 2011 à 7h28), le site http://www.programmableweb.com/ [1]indique sur sa Home Page qu’il recense à date 4007 APIs et 6175 mashups dans le monde. Certes, chers développeurs, pas encore la taille de vos ‘Oceans of Apps’ mais ce nouvel écosystème commence tout de même à ressembler à une ‘Jungle of APIs’.

Prenons le temps tout d’abord d’une remise en contexte de cette notion d’Open APIs, ces interfaces de programmation qui permettent d’intégrer plusieurs applications et services entre eux (Mashups). Les Open APIs mises à disposition par un acteur web ou mobile, visent avant tout à construire autour de sa plateforme une communauté dynamique de développeurs créatifs qui lui permettra d’innover, plus vite et dans bien plus de directions, qu’il le ferait seul avec ses propres équipes de développement. Il s’agit donc bien ici d’une démarche d’Open Innovation dans laquelle cet acteur devra parvenir à créer un lien de confiance durable, basé notamment sur des notions de stabilité, de pérennité, de facilité d’utilisation de sa plateforme et de ses APIs, mais aussi de partage de la valeur avec sa communauté de développeurs partenaires.

Au delà des grandes plateformes issues du Web (Google, Facebook, Ebay, Twitter, Amazon, etc.) qui mettent à disposition des développeurs un grand nombre d’APIs, et bien sur des grands OS mobiles (Iphone, Android, Windows Phone 7,…) avec leurs SDKs [2] , plusieurs exemples de démarches similaires existent aussi du côté des opérateurs Telecom. Des acteurs comme Orange (avec Orange API [3]) ou Telefonica (avec BlueVia [4]) permettent ainsi l’accès direct à certains services de leur réseau (SMS, click-to-call, géoloc., stockage, billing, etc.) afin de faciliter la création de nouveaux services par la capacité d’innovation des développeurs, des startups et des marques.

Signe d’un besoin de rationalisation, la tentative de l’organisation GSMA de standardiser les APIs du monde des Telecom avec leur initiative ‘One API’. Succès à confirmer pour l’instant.

à suivre …

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[1] ProgrammableWeb a été acquis par Alcatel-Lucent en 2010

[2] SDK : Software Development Kit

[3] Orange API : http://api.orange.com/en

[4] BlueVia from Telefonica : https://bluevia.com/en/

[5] Telenor Mobilt Bedriftsnett : http://www.telenor.com/en/news-and-media/press-releases/2009/Telenor-opens-new-interface-to-third-parties

[6] GSMA ‘One API’ : http://www.gsmworld.com/oneapi/

bienvenue dans la jungle des API – 1/2 – une pléthore d’API was last modified: janvier 5th, 2012 by Yann Gourvennec

Olivier Cimelière : Non, le journalisme n’est pas mort !

couv_journaliste_besoin_de_vousC’est un véritable cri du cœur, mais aussi un appel aux armes que lance Olivier Cimelière. Olivier a une expérience intéressante car il a vu le monde du journalisme des deux côtés de la barrière, une première fois comme journaliste même, et ensuite comme directeur de la communication et responsable des relations Presse dans de grandes entreprises et ex membre de Media Aces. Il revient dans un ouvrage sur lequel il a travaillé pendant deux années intitulé « journalistes, nous avons besoin de vous !» sur une profession en mutation, souvent décriée et dont d’aucuns annoncent la disparition. J’ai reçu Olivier dans mon bureau il y a quelques semaines pour évoquer ce sujet controversé. Voici ce qu’il faut retenir de cette interview (voir la vidéo ci-dessous) :

  1. le journalisme, malgré les prédictions catastrophistes n’est pas mort !
  2. il est en crise (journalisme écrit et TV) et en mutation et ses modèles économiques sont en refonte ;
  3. la révolution numérique : contrairement à la vulgate, les journalistes ont vu le Web comme une opportunité avant la bulle (97-2000) ;
  4. l’arrivée des blogs à ébranlé les rédactions, mais les blogueurs ne sont pas des journalistes (même s’ils sont souvent soumis aux mêmes règles éthiques) ;
  5. les blogueurs se sont construits contre les journalistes et les deux mondes se sont opposés, mais nous sommes en train de sortir de ce combat ;
  6. la Presse était en crise bien avant l’arrivée d’Internet, car la publicité a été le modèle économique unique de la profession ;
  7. la profession fait partie des plus décriées (rejet des élites) ;
  8. l’iPad a généré un concert de louanges de la part des journalistes qui l’ont considéré comme « la bouée de sauvetage de la Presse » mais les choses ne sont pas aussi simples ;
  9. il faut revenir à la source, le mode de distribution ne suffit pas, et se reposer la question du vecteur différenciant en termes de contenus ;
  10. la tendance est de ne plus avoir qu’une rédaction (newsroom) et de différencier le canal en fonction du contenu ;
  11. les nouvelles générations sont aussi des lecteurs friands d’informations, mais surtout sur écran. Par contre, ils ont développé moins leur esprit critique que leurs aînés ;
  12. les journalistes peuvent encore se remettre au centre des débats
[voir le blog d’Olivier Cimelière : http://www.leblogducommunicant2-0.com/]
Olivier Cimelière dans un plaidoyer pour un journalisme réinventé !
Olivier Cimelière : Non, le journalisme n’est pas mort ! was last modified: janvier 2nd, 2012 by Yann Gourvennec