wikipedia en chiffres

Je me rends compte que j’ai pris beaucoup de retard dans la traduction de mon article sur Wikipédia, retard qui ne saurait subsister très longtemps, je vous fais patienter en partageant avec vous cette infographie (source: Open-Site.org) assez complète de Wikipédia. On notera l’arrêt de la version papier de la fameuse encyclopédie Encyclopaedia Britannica, pourtant un des fleurons du savoir encyclopédique dans le monde. Les chiffres extraordinaires cités dans cette infographie ne doivent pas néanmoins faire oublier l’esprit critique de l’utilisateur, sujet sur lequel nous reviendrons dans les articles suscités. Rappel de l’URL pour retrouver les articles sur Wikipédia : http://bitly/vmwalesfr pour le Français (encore incomplet) et http://bit.ly/waleswm2 pour l’article entier en Anglais

Wikipedia
Via: Open-Site.org

wikipedia en chiffres was last modified: mai 30th, 2012 by Yann Gourvennec

la e-réputation mode d’emploi (Hamdi, Noumen et Babkine)

Je suis un peu en faute, et même plus qu’un peu ; il est donc temps de rattraper le temps perdu et de vous présenter ce livre collectif « bien gérer sa e-réputation sur Internet » paru chez Dunod il y a quelques mois, oeuvre d’Anthony Babkine, Nabila Noumen et Mounira Hamdi

[photo cc, Yann Gourvennec http://bit.ly/picasayann]

pratique et didactique

La e-reputation, on ne la présente plus. Quoique… Quand j’apprends à la page trois du livre que sixdegrees.com, le premier réseau social a été créé en 1997 et fermé en 2000, je m’aperçois qu’on peut encore apprendre tous les jours, même quand on baigne dans les médias sociaux. Une fois donc admise l’idée que la e-reputation n’est plus un objectif d’un futur lointain, mais un sujet de travail quotidien, comment faire ? Quels sont les bons conseils à suivre pour la création et quels écueils éviter ? Enfin, question qui passionne tous les jeunes diplômés : comment séduire les recruteurs quand on cherche un travail… ?

Voilà autant de questions qui trouvent leur réponse dans ce livre pratique et didactique, où de grands noms ont été conviés : Jacques Froissant, Christine Balagué, Matthieu Chéreau et aussi quelques dignes représentants de la société où j’ai l’honneur d’officier.

quelques signets…

Plutôt que de décrire le livre, je me suis livré à un exercice de repérage de quelques astuces ou passages qui me semblaient intéressants. Les voici en partant du début :

  • page 16:56 % des candidats à l’emploi bac+4 bac+5 utiliseraient les réseaux sociaux dans le cadre d’un recrutement (source : regionsjob)
  • 17 : 30 % des contacts via les réseaux sociaux aboutiraient à l’entretien téléphonique, écrit ou physique (sans pour autant que ce soit un entretien d’embauche précisons-le).
  • page 20 à 23 : les sept péchés capitaux du candidat 2.0 par Jacques Froissant (une pépite !) qui servira d’excellente introduction à son dernier ouvrage.
  • page 28 : le processus de recrutement et son évolution (avec notre confrère Franck Lapinta, également membre de media aces)
  • page 48 à 52 : les sept règles d’or pour bâtir son identité numérique par Matthieu Chéreau (Tigerlily)
  • page 57 : 1 anecdote croustillante sur un homonyme de Mark Zuckerberg mais qui ne sera pas suffisante à faire remonter le cours de bourse …
  • page 62 : comment un simple tweet peut tout faire basculer (cas Cisco)
  • page 71 : 5 conseils salutaires pour préserver et maintenir votre e-reputation
  • les chapitres 5,6 et 7 décrivent chacun des réseaux sociaux (personnels, professionnels ou spécialisés), ils regorgent de conseils, outils et recommandations.
  • le chapitre 8 est quant à lui dédié aux outils de gestion de la e-reputation : blogs, CV sur le Web, CV vidéo et outils de veille… et même Wikipedia !
  • page 156 et au-delà, le livre se focalise sur le très à la mode « droit à l’oubli » même si ce contexte réglementaire évolue à la vitesse grand V (avec la directive européenne dite « Euro Cookies »

En somme, un ouvrage complet et pratique que je vous recommande.

la e-réputation mode d’emploi (Hamdi, Noumen et Babkine) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

l’Internet mobile en Inde vu du terrain

En surfant ce matin j’ai découvert …

Grâce à un tweet de Frédéric Charles, ce passionnant billet de Marc Chataigner (co fondateur Super Marmite)  sur l’utilisation du mobile et l’Internet mobile en Inde. Poursuivons, après l’exploration des chiffres hier, notre tour du monde de l’utilisation des mobiles et de l’Internet.

Voilà deux semaines que je me promène en Inde, entre Mombai, Goa, Bengalore, Pundicherry et demain Chennai. C’est un peu court pour tirer des conclusions hâtives et les deux prochains mois ne seront pas de trop pour chercher des réponses à mes questions.

Aux dires des différents interlocuteurs que j’ai eu l’occasion de rencontrer, entrepreneurs ou jeunes actifs de la classe moyenne, si le milliard et demi d’indien possède un téléphone mobile – voire deux – seul un sixième au grand maximum l’utilise pour autre chose que des appels ou des SMS. Cela doit représenter tout de même plus de 200 millions de mobinautes, mais c’est loin des théories que j’avais pu lire, mentionnant que dans les pays en voie de développement, tout le monde surfait principalement depuis son mobile. Ici, au sein de la classe moyenne, internet est tout autant présent sur PC, laptop ou desktop. C’est que mine de rien ils travaillent, et qu’au travail, ils ont forcément un ordinateur.

via vivre hors sol.

l’Internet mobile en Inde vu du terrain was last modified: avril 3rd, 2012 by Yann Gourvennec

5 conseils pour inspirer vos collaborateurs à utiliser les médias sociaux en entreprise

(cet article a été écrit pour et publié en avant première sur le blog de Viadeo)

Ces cinq dernières années, de nombreuses entreprises se sont essayées aux médias sociaux, parfois même avec beaucoup de succès. Dans les meilleurs des cas, cela aboutit à une situation où quelques salariés, souvent communicants ou marketeurs, ont développé de précieuses compétences dans le Web social, mais qu’en est-il de la majorité de la force de travail ? Or, l’ensemble des salariés peut servir, s’ils le désirent [1] la cause de l’entreprise, dans l’optique d’un bénéfice partagé. Comment y parvenir ? Il y a selon moi cinq étapes majeures que l’on pourra, selon les circonstances, adapter à son propre contexte mettre dans l’ordre que l’on désire. Voici ces cinq étapes à l’aune de mon travail à la tête de l’équipe Web et médias sociaux du groupe France Telecom Orange.

envol

[photo cc 2012 – Yann Gourvennec – http://bit.ly/picasayann]

1. montrer l’exemple

Je vois trop de responsables qui s’attendent à ce que la collaboration se génère spontanément. Il faut mettre la main à la pâte et montrer soi-même le chemin, car il est plus facile de croire un pratiquant qu’un non pratiquant. En montrant l’exemple, vous générerez aussi l’enthousiasme et attirerez les autres dans votre sillage. C’est ce que nous avons fait chez Orange avec timeline, qui regroupe non seulement les comptes officiels des entités du groupe, mais aussi ceux des salariés et de nos responsables d’entreprise au plus haut niveau, pas seulement les communicants (http://timeline.orange.com).

2. inciter

Le premier des symptômes observés dans les entreprises est la peur. Non celle des médias sociaux en soi qui sont déjà utilisés à près de 70 % pour les employés à titre personnel (voir l’étude CEGOS présentée à Media Aces le 6 mars : http://bit.ly/macescegos) ; il s’agit plutôt de la peur de l’utilisation de ces outils dans un cadre professionnel. Quoi de plus naturel d’ailleurs, quand les messages les plus négatifs et les plus effrayants circulent sur les employés qui se feraient licencier du fait des médias sociaux ; effrayants car médiatiques, pourtant bien peu fréquents quand on y pense. Les employés voulant nuire à leur entreprise ont des moyens bien plus discrets et efficaces que Facebook. Les erreurs qui sont commises sur ces plates-formes collaboratives ouvertes sont bien plus le fait de la maladresse et de l’ignorance que du ressentiment. Plus on méconnaît un outil, plus les chances de mal l’utiliser sont fortes, et il est donc indispensable d’abord de rassurer les employés et de les déculpabiliser. C’est ce que je me suis employé à faire, aidé en cela par nos collègues responsables de la sécurité d’information dans notre « guide des bonnes pratiques », devenu notre « bible » (http://Orange.com/smg/fr). Et quand bien même un employé dévie de la ligne prescrite, loin de le sanctionner, nous l’appelons – je l’appelle parfois moi-même – afin de passer du temps avec lui, expliquer les règles, et demander son concours pour essayer de les faire respecter autour de lui. Le salarié qui voit ainsi la confiance s’établir deviendra un allié indéfectible.

3. former/échanger

Ayant rappelé ce qui précède, il nous reste à former, échanger, informer et pratiquer avec nos collègues et ceci se passe à plusieurs niveaux : d’une part, au sein de la communauté des community managers (chez Orange, elle s’appelle come’in). Celle-ci rassemble déjà plus de 200 participants sur notre réseau social d’entreprise Plazza. Ensuite, avec l’ensemble des communicants que nous formons au sein de l’école de la communication. L’accent y est mis particulièrement sur l’importance du numérique et au premier chef des médias sociaux. J’en suis d’ailleurs le sponsor. Plus informellement, s’organisent çà et là, au gré des demandes et des attentes, des réunions spontanées où les membres de mon équipe et moi-même, à tour de rôle, prenons notre bâton de pèlerin et organisons des ateliers pédagogiques et pratiques, de prise en main et d’explication des outils des médias sociaux (Twitter en ce moment est au centre des préoccupations, mais dans l’entité business-to-business, les blogs attirent particulièrement l’attention). Ce mélange de formation structurée (organisé de concert avec la communication interne et la DRH) et non structurée, est un bon début, mais en aucun cas un aboutissement…

4. distinguer… Les champions

C’est là qu’intervient le dispositif suivant, destiné à rayonner dans l’ensemble de l’organisation : 35 pays et 170,000 personnes salariés pour ce qui nous concerne… Ce n’est pas rien. Pour arriver à irriguer une pareille organisation humaine, de nombreux voyages et contacts directs avec les entités sont nécessaires, des réunions locales (come’in en voie d’internationalisation) également, mais ceci n’est en aucun cas suffisant. Il faut donc trouver d’autres moyens. C’est ce que nous avons nommé le « label des champions » (http://oran.ge/leschampions) qui est un programme de reconnaissance de ces salariés qui ont, pour prendre une image, cinq minutes d’avance sur leurs collègues et qui peuvent ainsi, de proche en proche, leur montrer comment utiliser les médias sociaux pour leurs besoins professionnels. En cela, ils reçoivent des supports et des formations dédiées (par webinaires) et sont également chargés de parrainer d’autres collègues qui, à leur tour, deviendront des champions et expliqueront les médias sociaux à leurs voisins et confrères ; et ainsi de suite. Pas besoin d’être expert pour devenir un champion, l’expertise étant si peu de chose dans ces domaines qui changent tous les jours. Il suffit de pratiquer ; et pas besoin non plus d’en avoir fait son métier, au contraire, puisque nous voulons étendre l’usage le plus largement possible. Il faut donc décomplexer et encourager, féliciter et générer l’enthousiasme.

5. publier/afficher

Tout ce qui précède n’aurait ni valeur ni impact, sans la possibilité de communiquer aussi bien en interne qu’en externe. Notre page dédiée au guide des médias sociaux est disponible en ligne, http://orange.com/smg et en anglais et en français. Ce guide, d’abord écrit en anglais puis traduit, est disponible en format Creative Commons, mis à disposition de tous sur l’Internet ouvert, accompagné d’un bon nombre d’autres documents qui sont en accès restreint sur le réseau interne de l’entreprise. Un programme de communication interne, en concertation avec la direction concernée, a été également déployé en ce début mars.

Voilà à mes yeux les mécanismes les plus importants pour inciter vos collaborateurs à utiliser les médias sociaux en entreprise, mais il en est un autre, le sixième, que vous avez rencontré dans ces lignes et qui mériterait un chapitre à lui seul : je veux parler de l’enthousiasme ; le plus communicatif des ingrédients, qui vous aidera dans cette tâche et qui à lui seul vous fera faire plus de progrès que tous les livres de recette en management que vous pourrez lire dans votre vie entière.

n’omettons pas les règles d’éthique et de transparence

Rappelons enfin, que cet usage des médias sociaux dans le but de faire de vos employés des ambassadeurs de votre marque ne peut se concevoir en dehors de l’éthique (et de la loi) et que pour cela, l’association Media Aces dont je suis le président et le co-fondateur avec Hervé Kabla, a traduit les règles de la transparence dans les médias sociaux qui sont disponibles à l’adresse : http://media-aces.org/transparence[2].


[1] il faut cependant scrupuleusement éviter de forcer cet état de fait, à la fois pour des raisons éthiques et d’efficacité (souvenons-nous de l’exemple Cora ; voir http://dai.ly/videocora pour la vidéo et http://bit.ly/inrockscora pour l’analyse des inrockuptibles

[2] ceux qui l’oublieraient s’exposeraient à des retours similaires à ceux liés à l’affaire Orangina en 2012

5 conseils pour inspirer vos collaborateurs à utiliser les médias sociaux en entreprise was last modified: mars 22nd, 2012 by Yann Gourvennec

MEDIA ACES c’est demain et il faut se dépêcher !

La sélection du jour …

C’est le dernier rappel pour les inscriptions à la prochaine conférence de Media Aces qui aura lieu le mardi 6 mars 2012 dans les locaux de l’ESG près de la Nation à Paris. Et comme nous sortons d’une interminable période de vacances – du moins pour certains – les cigales qui n’auront pas vu le temps passer risquent de ne plus avoir de place, car nous avons déjà 100 inscrits ! A vos souris …

Les médias sociaux en entreprise en 2012: la fin du début ou le début de la fin? 

Depuis le début de l’année 2012, un débat fait rage au sein de Media Aces: assistons-nous à la fin des médias sociaux en entreprise, ou bien est-ce le début d’une nouvelle ère, plus sage, plus construite, moins axée sur la conquête de fans à tout va? Difficile de se faire une idée bien précise, même en évoluant dans ce secteur au jour le jour, et même en scrutant notre boule de cristal…

le nombre de places est limité, inscrivez-vous sans plus attendre !

C’est pourquoi ce sera le thème de la première conférence Media Aces de l’année:

Les médias sociaux en entreprise en 2012: la fin du début ou le début de la fin ?

Le 6 mars 2012, de 14h à 17h

à l’ESG – Ecole de Management, Paris

35 av Philippe Auguste, 75011 Paris

Metro: Nation – Les Boulets

La salle de l’ESG a une capacité limitée à 150 places, nous ne pourrons donc accueillir qu’un nombre limité e participants, sur la base de premier inscrit, premier servi!

Tarif

=> place seule 30€

=> place avec le livre « Les médias sociaux expliqués à mon boss« : 50€

Réduction de 20€ pour les étudiants (sur présentation de la carte en cours de validité)

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MEDIA ACES c’est demain et il faut se dépêcher ! was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec