5 sites marketing à ne pas rater

La sélection du jour ….

1. Le site agile designers tout d’abord : une source d’inspiration pour designers, développeurs et aussi toute personne intéressée à orner son site Web de graphismes de haute qualité au goût du jour. Le site se vante d’avoir 1302 sources de contenus mais je n’ai pas compté.

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2. Ads of the World et cette remarquable publicité artistique réalisée pour Samsonite et intitulée le Paradis et l’Enfer.

Samsonite: Heaven and Hell

3. Absolument génial : Ce générateur automatique de CV à partir de vos données LinkedIn. Et en plus c’est beau ! (plusieurs modèles disponibles)

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4. Lifehacker qui semble être une ressource inépuisable de conseils pour les passionnés de techno, et notamment ces recommandations sur les meilleures housses pour iPad. Je n’ai pas retrouvé la mienne !

Five Best iPad Cases

5. Enfin, Kissmetrics qui donne de très bons conseils pour utiliser Twitter dans le cadre d’une veille concurrentielle. Maintenant vous comprenez la valorisation stellaire de la firme à l’oiseau bleu !

5 sites marketing à ne pas rater was last modified: décembre 3rd, 2013 by Yann Gourvennec

Internet des objets : « nouvelle ère de l’électronique grand public » #g9plus

La réunion annuelle du g9+ du 26 novembre 2013 était un must pour moi car elle était dédiée aux objets connectés et le panel des intervenants était de très haut niveau. J’étais donc là au premier rang pour faire mon compte rendu. La « France est bien placée pour devenir leader dans le domaine des objets connnectés » a dit Luc Bretones dans son introduction. Ces objets connectés, on en parle depuis longtemps, et je me souviens même avoir organisé, avec Rafi Haladjian, un petit déjeuner du Web en tout début 2010. Plus récemment LeWeb12 de Loic Le Meur a été dédié à l’Internet des objets. Mais la situation a beaucoup changé depuis lors. Allez à la FNAC et à côté des cafetières électriques (soupirs) vous avez un rayon complet d’objets connectés.

Depuis quelques semaines, je mesure mes pas, mes km et mon sommeil avec ihealth, très pratique pour voir si vous faites assez d’exercice. cela a été une véritable découverte pour moi, je pensais que ces objets connectés étaient pour les poseurs, mais j’ai appris des choses importantes pour ma santé et mon bien-être … encourageant (un peu moins de 60€ à la FNAC)

On y est donc, enfin presque … Les objets connectés, quand on les essaie dans les premiers temps, c’est l’engouement ; puis vient la lassitude (si j’en crois Rafi et aussi mon expérience personnelle), puis la perception des limitations ; le modèle n’est pas complètement fini, mais on sent bien diffusément qu’un nouveau marché prometteur arrive, se crée, sans qu’on sache bien la direction qu’il risque de prendre : certains prônent le tout Smartphone, d’autres l’objet connecté indépendant (“wearable”), d’autres les deux … pas très facile d’y voir encore clair, même si, pour l’instant, comme l’indique Pascal Cagni, ce qui fonctionne, ce sont les objets connectés « qui résolvent un problème à la fois ». Mais ne boudons pas notre plaisir, ces objets n’en sont qu’aux balbutiements et on perçoit avec les intervenants et notamment cette superbe présentation de Pascal Cagni, que l’Internet des objets (IOT ou Internet of Things en anglais) est bien en passe de devenir un des marchés High-Tech majeurs du futur. Voici ce que j’ai retenu de mon passage à la maison des arts et métiers hier soir place d’Iéna :

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l’introduction par Luc Bretones

Pascal Cagni : a dirigé Apple en Europe, au moyen orient en Inde et en Afrique

« J’ai eu la chance de vivre les différentes époques, du PC et d’Apple, et ce qui me tient à cœur ce sont les 5 ans d’expérience à Angers où on a repris un entrepôt et on en a fait le leader du PC en Europe. Malgré l’épopée Apple c’est ce sont j’ai été le plus fier » a-t-il annoncé dans son introduction. « Puis je suis arrivé chez Apple au moment où l’action était divisée par 2 et en Octobre 2001 on lançait l’iPod et le reste est connu » a-t-il ajouté.  Puis Pascal a rejoint une « vraie industrie », le DIY, puis Vivendi. De manière plus personnelle il investit aussi sur la curation (pour lui un secteur en plein essor) et la musique et aussi l’Internet de objets (Nest aux US et Netatmo en France, qui sont pourtant concurrents).

Une nouvelle ère de l’électronique grand pubic

Pascal Cagni, chiffres en mains, nous décrit un nouvelle ère de haute technologie grand public : « sur les nouveaux devices, on vit une nouvelle ère de l’electronique grand public à cause de l’Internet mobile. Il y a 1.5 milliards de smartphones aujourd’hui et on passera à 4 milliards en 2020 selon Pascal. Dans 3 ou 4 ans une personne sur 6 dans le monde aura une tablette. Et il y en a déjà 327 millions a aujourd’hui. « C’est bien mais ce n’est pas suffisant car il y a aussi la couverture 4G à réaliser. En 5-6 ans l’industrie des applications est de 5-6 milliards de $ ». Tout ceci pour montrer que nous sommes face à un énorme potentiel, Pascal a assez insisté sur ce train qui démarre et que nous ne devons pas rater.

Surtout en Europe ! Car si nous avions pris une avance sérieuse sur l’introduction de la mobilité 1 et 2G, selon pascal Cagni, « nous (l’Europe, NDLR) avons perdu cette bataille du matériel mobile en Europe » aujourd’hui. La couverture 4G est en retard elle aussi. « L’Europe a eu un très bon départ en 2007-2009, mais elle n’est pas leader aujourd’hui ». Mais ne perdons pas espoir, il y a selon Pascal de l’optimisme et des signes technologiques encourageants que l’Europe pourrait saisir :

  • Le Bluetooth low energy permet de faire 99% de gains d’économie
  • La nanoisation des composants fait qu’on est de plus en plus petits. Il y a des gros mastodontes qui ont raté le mobile et qui se précipitent sur le Nouvel environnement
  • Les composants deviennent aussi beaucoup moins chers
  • IPV6 nous ouvre aussi beaucoup de possibilités avec 34 milliards de milliards de milliards de milliards ou 2 puissance 138 adresses … c’en est fini la restriction de l’ipv4, on peut connecter tout et n’importe quoi (même si cela a fait bondir Rafi Haladjian qui ne voit pas trop d’intérêt à cette démarche purement techno)
  • C’est ce qui permet d’arriver à une nouvelle industrie des objets connnectés

Ce à quoi nous assistons, « c’est une troisième phase de l’Internet ! On a raté la deuxième mais nous avons aujourd’hui la possibilité de tirer profit de cette nouvelle vague » a poursuivi Pascal. Le iOT sera plus important que le marché du mobile a dit encore dit.

Le smartphone le futur hub de l’iOT

La capacité à porter un bracelet pendant 2 ou 3 mois est limitée, selon les participants, et je confirme, car j’ai craqué au bout d’une semaine. Alors « il faut se baser sur le smartphone car les usages sont là ». Le smartphone, on le prend partout et il est partout et c’est aussi un appareil très personnel. On regarde en moyenne 150 fois son smartphone dans la journée a annoncé Pascal, même si au G9plus, surtout ce soir là, nous aurions pu ajouter un zéro !

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Wearable ou Smartphone … that is the question!

Les « Wearables » (objets connectés portables)

« 72% de ces actions pourraient réaliser ces tâches à partir de « wearables » déclare Pascal. Mais Apple ne semble pas prêt à lancer ce genre de produits aujoud’hui selon lui, faisant référence aux nombreuses rumeurs sur la montre iPhone. Les « wearables » seront ils le futur du Web ? C’est là la question. Rien que sur ce segment là on parle d’un business de plus de 50milliards de dollars en 2016-2017 selon Crédit Suisse.

Le IOT révolutionnera transports et parking

Le IOT révolutionnera le parking aussi. A Londres on peut déjà utiliser le « pay by phone ». « Bientôt on pourra aussi savoir où sont les places libres » prédit Pascal. Et Google est aussi en train de prendre le lead sur la voiture intelligente (ce rêve là, je m’en souviens, je l’ai rencontré la première fois dans un numéro de Science et Vie de la fin des années 1970… c’est dire que de la science fiction à la réalité …). Le IOT va également créer une rupture dans le monde de l’assurance avec des objets connectés et on devrait atteindre un marché de 55 milliards de $ rien que dans le monde de la voiture, à horizon 2015. Tous ces chiffres mis bout à bout commencent à faire une belle somme !

La maison connectée… enfin !

Pascal Cagni pense également que la maison connectée verra enfin le jour grâce à l’iOT. Vidéo surveillance, alarmes à la maison, gestion du jardin à distance … Tout cela peut paraître anecdotique mais la technologie va aussi au delà en régulant la qualité de l’air dans les maisons, un élément crucial pour la santé des citoyens (c’est le travail fait par netatmo, une société française, qui a créé un thermostat connecté au smartphone). NB : pascal Cagni a investi dans netatmo mais aussi dans son concurrent américain Nest … on n’est jamais trop prudent.

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Pascal Cagni au pupitre

La santé n’est pas en reste

La santé est même certainement le domaine où les « wearables » ont eu le plus tôt le vent en poupe. Il a beaucoup été fait mention de Jawbone lors de cette conférence, qui semble avoir créé le buzz, et comme souvent, l’auto-propéthie des marchés High Tech fait que quand on en parle beaucoup, on en achète beaucoup … même quand on ne comprend pas toujours à quoi ça sert. Dans ce domaine de la santé on pourrait envisager, selon Pascal, 26 milliards de $ à 2016.

 

Tous ces chiffres mis bout à bout cela fait beaucoup ! Bien sûr il y a la question des normes et du respect de la vie privée. Mais on peut être sûr que le IOT va changer le marché et pascal Cagni ne voit pas ce marché rester au mains de quelques géants mais au contraire créer une vraie opportunité pour la France qui a des ingénieurs de talent, et déjà 60000 expatriés dans la Silicon Valley (il ne faut pas perdre le Nord, c’est là que ça se passe). Et on a aussi des leaders comme Parrot, Withings … Même si on a encore peur des entrepreneurs en France. Une revue des investissements High Tech montrée par Pascal Cagni donne des résultats en demi-teinte : 36% des investissements vont au RU, 22% seulement en France, mais cela reste le 2ème pays d’Europe. Certes, mais « Berlin explose » selon Pascal, ce n’est pas seulement du buzz. Nous avons des atouts, ce n’est pas une information, mais il ne faudra pas les gâcher… ce n’est pas une information non plus.

Reste à l’avenir de vérifier si tous ces chiffres de marchés sont confirmés par les faits … je ne doute pas des prévisions d’investissement dans ces domaines, nous pouvons nous préparer à des échanges d’argent impressionnants.

Internet des objets : « nouvelle ère de l’électronique grand public » #g9plus was last modified: novembre 28th, 2013 by Yann Gourvennec

« Du Social media au social mass media »- (avec Hootsuite)

tv-largeIl y a quelques jours, je recevais un message mail (réminiscence du passé ?) de la part de l’éditeur Hootsuite me précisant que ma vidéo était en ligne. Puis je fus noyé de mentions Twitter à propos des indications que j’avais livrées dans cette vidéo. Je suis véritablement reconnaissant à Hootsuite d’avoir monté cette superbe interview et de m’avoir donné une chance de partager mes visions sur le médias sociaux et comment ils évoluent. Nous (Hervé Kabla, mon éditeur et moi-même) sommes en train de travailler aujourd’hui à l’adaptation anglaise de notre dernier livre « la communication digitale expliquée mon boss », qui va s’intituler “Managing Digital Marketing Like A Boss” en anglais, si tout va bien, être disponible avant Noël. Cette vidéo préfigure cette sortie du livre dans la langue de Shakespeare. Voici l’introduction en français puis le lien vers le texte anglais :

vision du Web social par Yann Gourvennec – Hootsuite social media management (en Anglais)

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Un « Intrapreneur » est quelqu’un qui remet en question L’ordre établi à l’intérieur d’une entreprise. “On trouve des entrepreneurs dans les grandes entreprises les organisations complexes, dans lesquels ils apportent leurs puissants innovations au travers de leurs compétences en conduite du changement » dit Yann Gourvennec. « Pour moi, être un entrepreneur veut dire beaucoup de choses en termes de philosophie, de la façon dont je vois les choses, dont je travaille avec mes collègues et sur comment je fais avancer les projets et mets en œuvre l’innovation à l’intérieur d’une entreprise. »

ma vision des médias sociaux – vidéo Hootsuite

Manager la communication digitale comme un boss

Like A Boss(NDLR : Like A Boss est un meme de l’Internet, un peu moins compréhensible en français, il fait beaucoup rire les anglophones et pourrait se traduire par « comme un chef »)

Le premier livre de Yann Gourvennec « les médias sociaux expliqués mon boss » a été élu livre digital le plus influent en France en 2012. Depuis lors, son collègue Hervé Kabla et lui-même ont lancé une suite en français, en élargissant le spectre du livre de façon à embrasser l’ensemble de la discipline de la communication digitale, et pas seulement les médias sociaux (d’où le titre).

« Pour Hervé Kabla et moi-même, les médias sociaux font parti aujourd’hui du mix de la communication digitale », explique Yann. « Il n’est plus question aujourd’hui de se demander s’il faut être présent ou non sur les médias sociaux. Nous avons dépassé cet étape-là, et nous devons nous poser aujourd’hui la question de savoir pourquoi nous y sommes, est-ce que cela a un sens, comment j’affine mes objectifs, comment j’affine ma stratégie, et développe ma présence et enfin, comment je structure ma gouvernance. La question du retour sur investissement n’est plus optionnelle non plus. Les médias sociaux font partie du mix numérique, une discipline bien plus large qui doit être comprise de chacun dans l’entreprise, pas seulement de l’équipe digitale. »

« S’il y a une leçon à tirer de nos livres, c’est que nous traversons une période paradoxale : la communication digitale est omniprésente, tout le monde doit et veut en faire. Cela a l’air simple, mais cela ne l’est pas. Car il s’agit d’une discipline en propre qui requiert expertise et expérience. Après tout, confieriez-vous la vie de votre enfant le plus cher à un chirurgien qui serait en train de lire « la chirurgie pour les nuls » ? Alors pourquoi votre stratégie digitale devrait-elle être confié à une personne qui arbore fièrement 2 abonnés sur son compte Twitter ? S’il existe bel et bien un besoin urgent d’inclure largement tous les employés de l’entreprise dans la transformation digitale, le recrutement de professionnels expérimentés et compétents en communication digitale et en stratégie médias sociaux est également aussi important ».

lire la suite : Social Insights from European Thought Leader, Yann Gourvennec – HootSuite Social Media Management.

« Du Social media au social mass media »- (avec Hootsuite) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

E-business : ESG Apprend le digital aux Patrons (MBA)

academia-smallJ’ai rencontré Catherine Headley il y a quelque temps afin de recueillir son témoignage suite à la création récente du MBA e-business executive de l’ESG, où j’interviendrai également. Bien au delà du simple descriptif d’un cursus, c’est une véritable vision, très forte, du monde des affaires et de l’importance capitale qu’est en train de prendre le marketing digital dans ce monde, que Catherine nous a livrée. On y retrouve une approche que je partage également et que je distille au travers de ce blog depuis des années, mais aussi au travers des ouvrages que j’écris en collaboration avec Hervé Kabla (la communication digitale expliquée à mon boss – 2013 éditions Kawa). Ma collaboration avec ESG n’est pas le fruit d’un hasard mais le résultat du partage de la même vue du marché et de son évolution. ESG, école pionnière dans la formation au digital, et sponsor privilégié de Media Aces depuis longtemps, montre qu’elle a encore une longueur d’avance en ce domaine.

 

Interview avec Catherine Headley, ESG Mba Executive e-business

ESG : pionnier de la formation e-business

quotes-smallOn peut dire que l’ESG management School est un pionnier de la formation e-business. On a commencé en 1998 et on avait créé un MBA ESG NTIC. Bien entendu le mot NTIC n’existe plus aujourd’hui, c’est un peu ringard et il a été rebaptisé il y a 10 ans MBA e-business. Je m’en occupe depuis cette époque. Après on a créé une spécialisation à l’ESG  management School en Master 1 et Master 2 qui est le master digital business, et maintenant on ouvre un MBA e-business executive qui ne cible que des professionnels qui ont déjà un bon niveau d’études en général, un bac plus quatre minimum, et qui ont des fonctions de management dans les entreprises.

Le constat

imageimageLe constat, c’est qu’aujourd’hui de plus en plus de responsables de business units, et de responsables de départements sont amenés à gérer des équipes qui sont digitales, sont amenés à piloter des projets en digital marketing, ou même en digital au sens large, pas seulement de e-marketing, et qu’ il y a un manque de séniors dans ce type de fonctions.

Tout ça est relativement récent et on va dire que la partie digitale en France s’ est surtout développée à partir de 97/98. Donc, il y a très peu de monde qui a 17 ou 18 années d’expérience en digital. Et aussi, il y a très peu de personnes qui sont capables d’avoir une vision complètement transverse. C’est un manque au niveau des entreprises en termes de pilotage de ces projets-là.

Donc nous proposons à des managers qui n’ont pas à la base de formation digitale, parce que à l’époque ça ne se faisait pas, de pouvoir aujourd’hui apprendre à maîtriser tous les outils et toutes les stratégies et tous les éléments nécessaires pour encadrer et piloter ces experts.

Le Web n’est pas que pour la génération Y

Catherine Headley au premier rang de la dernière conférence Media Aces

Je pense que par le passé, on a cru que le Web c’était pour la génération Y, que c’était super parce que on pouvait embaucher des gens pas chers, et que ce raisonnement est également celui qui a prévalu dans la presse ; on a cru beaucoup de choses fausses à propos du Web, mais aujourd’hui on s’aperçoit qu’en fin de compte, le Web c’est simplement un canal de vente comme un autre. Est-ce qu’on va donner à la génération Y, la gestion de toutes les chaînes de magasins offline d’un grand groupe ? Non ! Donc c’est la même chose sur la partie Web, l’enjeu est devenu énorme en termes de chiffre d’affaire.

Si on revient sur un sujet un peu plus terre à terre qui est le référencement naturel, le SEO, celui-ci était vu comme un truc de notoriété qui ne servait pas à grand-chose et puis aujourd’hui on s’aperçoit que c’est un enjeu énorme et qu’on investit énormément dessus. Si on investit tant dur cette partie SEO c’est parce qu’on s’aperçoit que si on n’a pas de visibilité ni de notoriété, on n’a pas de chiffre d’affaires non plus.

Alors il y a aussi la mobilité qui rentre en ligne de compte. Les consommateurs utilisent Internet pour acheter, et la génération y utilise même beaucoup plus Internet que les magasins donc il va falloir que les marques s’adaptent à ce type de stratégie. Mais va-t-on mettre tous les budgets sur des personnes qui sortent simplement d’école, je ne suis pas sûre.

Aujourd’hui, le Web devient de plus en plus sérieux. On peut prendre Google en exemple et voir qu’il suit de plus en plus les tendances humaines. Il y a un moment donné où on disait que sur le Web, le contenu est roi et on s’est mis à publier plein de contenu et puis après on s’est dit que pour être référencé il fallait créer de l’ « engagement » alors tout le monde s’est mis à “liker” et à commenter et à partager. Aujourd’hui on est plutôt sur une tendance qui veut qu’un contenu qui remonte, c’est un contenu qui est écrit par une source crédible. C’est ça qui est important : la crédibilité du contenu.

En fait, c’est très logique, parce que si n’importe qui pouvait écrire n’importe quoi avant, ce n’est plus suffisant aujourd’hui. Mais c’est un enjeu énorme qu’on voit se matérialiser aujourd’hui avec la disparition progressive des journalistes. Tout le monde devient en effet journaliste, mais est-ce que le contenu qui est écrit par Monsieur tout le monde a autant de valeur que le contenu qui est écrit par un quelqu’un qui travaille à France télévision par exemple ? Pas forcément.

Or, ça veut dire quoi un contenu crédible par rapport à Google ? C’est un contenu qui est écrit par quelqu’un qui pourra être jugé crédible parce qu’il est connecté à énormément de personnes crédibles ; c’est à dire quelqu’un qui a un compte crédible sur un contenu qu’il écrit et qui est connecté à beaucoup de monde, sur Google plus, qui est référencé par beaucoup de monde et qui a beaucoup d’abonnés sur Twitter et qui est retweeté etc.

Et cela nous enseigne quelque chose par rapport au jeunisme ambiant : est-ce que quelqu’un qui sort de l’école a autant de relations que quelqu’un qui travaille déjà depuis 10 ans ou 15 ans ?

Les buts du MBA Executive e-business

Ce MBA c’est une manière de remettre le Web au sein de la problématique de la technicité métier bien sûr, mais peut-être aussi de continuer à être visionnaire et de se demander s’il y a des changements qui vont arriver et par rapport à ces changements dans le monde des affaires d’en renforcer la crédibilité ; car ce métier va finalement devenir un métier classique, comme les autres.

Cette tendance est une tendance sur laquelle on essaie de préparer les managers et ces managers qui viennent rejoindre le MBA Executive sont des personnes qui ont la confiance de leurs sociétés parce qu’elles vont leur confier des missions très transversales dans lesquels ils seront amenés à piloter des projets e-business.

Apprendre à mener des projets e-business

Ils doivent encadrer des équipes digitales qui n’existaient pas auparavant. Les personnes qui viennent rejoindre ce MBA vont donc se doter de ces compétences. Nous n’avons pas juste créé ce MBA spontanément, nous l’avons créé parce qu’on avait de plus en plus de professionnels dans les MBA classiques. Ce sont des professionnels qui sont en poste, pas des gens qui sont au chômage et qui vont se payer une formation en attendant d’en trouver un nouveau, ce sont des gens qui ont une demande et qui sont en entreprise sur un rythme à temps partiel.

Dans ces entreprises, on rencontre de plus en plus une problématique d’encadrement d’équipes plus jeunes dans la partie digitale. Dans ces encadrements d’équipe, il va bien sûr y avoir des experts SEM, SEO et des Community Managers mais aussi des gens qui vont faire du display et des « stores managers » parce qu’il y a une pléthore de fonctions dans ces métiers là ; ils ont besoin de les encadrer et de les encadrer au même titre que les équipes classiques. Je pense que le responsable digital aujourd’hui va de plus en plus arriver dans les CODIR.

Une maturation de la fonction et des responsables plus âgés

Ce qui m’a frappé notamment aux États-Unis sur des conférences auxquelles j’ai participé il y a un mois, c’est que sur ces conférences, majoritairement, la population avait énormément changé. Il y a 5 ou 6 ans je me sentais vieille dans ces conférences, et pourtant j’avais 39 ans. Aujourd’hui je me sens jeune, parce qu’ils ont en moyenne tous dans les 50 ans. Donc j’ai l’impression qu’il y a un vrai changement, et que les problématiques ne sont plus les mêmes.

Les problématiques aujourd’hui sont véritablement de faire de l’argent et de faire du chiffre d’affaire, pouvoir en effet développer des sociétés, et notamment à l’international. On n’est plus sur les problématiques de design un peu funky d’il y a six ans. Nous nous trouvons dans les problèmes business classiques où le digital est simplement un levier parmi tant d’autres.

 

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E-business : ESG Apprend le digital aux Patrons (MBA) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

couverture (presque) définitive du livre « la communication digitale expliquee a mon boss »

imageOuf ! Ca fait du bien quand on approche de la fin d’un travail titanesque. 9 mois ont été nécessaires à l’écriture de notre nouvelle Somme : “la communication digitale expliquée à mon boss”, toujours chez notre fidèle éditeur Kawa, dont on louera encore une fois la souplesse et l’adaptabilité, qualités indispensables lorsqu’on travaille avec des pros du Web, habitués à penser à la vitesse de l’hypertexte.

Près de 370 pages et environ 90 articles de 1800 mots en moyenne au total pour un livre, qui comme le précédent (les médias sociaux expliqués à mon boss), est destiné à se lire indépendamment, chapitre par chapitre, ou cursivement. Carte ou menu en somme, c’est le lecteur qui choisira.

Un livre sous le patronage du MEDEF, de Scoop’it et de Frenchweb.fr et de l’ESG

Nous sommes également très heureux d’annoncer que la première préface du livre est écrite en ce moment-même par Pierre Gattaz, le bouillonnant nouveau patron du MEDEF qui a sans cesse répété l’importance du numérique aux dernières universités du MEDEF, qui se sont tenues en Septembre 2013 sur le campus de HEC. Quelle plus belle preuve de l’importance du numérique voulions-nous ? Un grand patron industriel, boss des boss, qui explique spontanément l’importance d’un secteur traditionnellement – et par erreur – considéré comme “à part”.

Pierre Gattaz écrit en ce moment-même, la préface de notre livre la communication digitale expliquée à mon boss (photo ledauphine.com)

Nous ne pouvions rêver mieux comme preuve de concept pour le lancement de ce livre qui, à notre avis, tombe exactement au bon moment pour annoncer un changement d’ère, où les médias sociaux sont devenus un élément incontournable d’un mix digital de plus en plus important, de plus en plus lié au cœur de métier, de plus en plus en prise avec la réalité. Foin de cette “virtualité” trop souvent avancée comme un épouvantail, le marketing et la communication digitale au service du métier, voilà bien notre Graal.

28 planches illustratives (“slides”) en libre service sur Slideshare

Préparez-vous, comme pour la version précédente à un Buzz à tout casser sur les planches illustratives du livre, un travail où nous n’avons pas non plus ménagé nos forces créatrices, car celles-ci sont abondamment illustrées de dessins originaux et de croquis. Nous serons secondés dans ce travail par nos amis de Scoop.it et de Frenchweb.fr, fidèles supporters de Media Aces.

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NB : le QR code renvoie au moment de l’écriture de cet article vers la version précédente des planches illustratives du livre, en attendant leur ouverture au public (http://amonboss.com/slides2013)

Deux super conférences en Novembre et en Décembre

Réservez dès à présent 2 dates dans vos agendas :

le 14 Novembre 2013, une super conférence à 2 salles sera organisée avec nos confrères, amis et sponsors de l’ESG (école où j’enseigne depuis 2007, et qui est présente sur les métiers du numérique depuis 2000). Nous vous préparons un programme autour du livre avec un grand nombre d’intervenants qui ont participé à l’ouvrage et qui viendront vous présenter leurs vues et leurs explications.

Et le clou du spectacle, une présentation pour les Boss, au MEDEF, le 3 Décembre 2013. Il est encore trop tôt pour vous dire ce que nous mettrons dedans, donc un peu de patience.

Voilà ! une page se tourne, avec près de 9 mois de travail acharné pour écrire un livre qui est quasiment deux fois plus gros que le précédent (la fonte est deux fois plus petite et c’est pour cela qu’il fait à peu près le même nombre de pages). Mais pour acharné qu’il est l’aventure n’est pas terminée pour autant … car la version anglaise du livre est en préparation, avec un premier jet de traduction qui sera bouclé cette semaine. Restera à réécrire et réadapter l’ensemble ; le travail est loin d’être terminé !

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couverture (presque) définitive du livre « la communication digitale expliquee a mon boss » was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec