la plénière de l’Adobe Summit résumée par Michael Tartar

En attendant mon résumé de la plénière du 14 mai de la conférence internationale Adobe, que je publierai, si tout va bien, demain matin, je ne peux résister au plaisir de partager avec vous ce compte rendu circonstancié de notre ami Michael Tartar également présent ici à Londres. En attendant la version française vous pouvez toujours lire mon compte rendu sur la réinvention du marketing basé sur la même plénière sur mon blog anglais à l’adresse http://blog.visionarymarketing.com 

 

Adobe

Adobe Digital Summit EMEA : compte-rendu commenté de la première session plénière | Michaël Tartar

Quand Adobe organise une conférence dédiée au marketing digital, l’événement est vraiment impressionnant. Réunis à Londres pendant deux jours, 3800 personnes issues de 47 pays se passionnent pour un sujet : la transformation digitale, ou comment devenir une entreprise temps-réel en commençant par réinventer la fonction marketing.

Pour lancer la conférence, Brad Rencher (Senior VP et General Manager de la BU Digital Business) et Shantanu Narayen (CEO) ont campé le décor en insistant sur un point : à l’ère du digital, une entreprise moderne doit absolument tenir compte des nouveaux comportements des consommateurs. Comment ces nouveaux comportements changent l’entreprise ? Elle la contraint à adapter ses produits, adapter son modèle de distribution etc. L’adaptation de la fonction marketing la conduit-elle à changer en profondeur l’entreprise, ses processus, sa manière de recruter ? Plus que ça : la fonction marketing déborde largement de son périmètre traditionnel et tend à devenir hégémonique.

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la plénière de l’Adobe Summit résumée par Michael Tartar was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Web design: plus c’est simple, plus c’est beau !

La sélection du jour est ce conseil en Web design de l’agence Optimezely …

Web designQue j’ai choisi car je suis fatigué de voir le débat se figer sur l’apparence des sites Web alors qu’il devrait se déplacer sur l’expérience utilisateur et le contenu et parce que ni l’un ni l’autre ne sont affaire de html5 (et encore moins de Flash, Dieu nous en préserve !) mais sont en lien avec l’intérêt que l’on suscite chez l’utilisateur, la lisibilité, l’optimisation de la qualité intrinsèque du contenu et … l’optimisation des taux de clic (CTR ou click-through rate).

Avez-vous remarqué que la plupart des sites qui réussissent sont, en général, des cauchemars de designers ?eBay, Amazon, Yahoo!, Gmail, trip advisor, les sites de Schibsted (leboncoin.fr), Rakuten (priceminister.com) pour n’en citer que quelques uns, ne brillent pas par leur design, mais par leur efficacité. Yahoo!, au début de son existence et pour longtemps après sa création, fut même surnommé par les designers (et notamment David Siegel dans son fameux livre des années 90 Creating Killer Websites) le “cauchemar des typographes” car ils n’étaient pas capables d’ “antialiasser” leurs logo (NB pour les néophytes : “antialisser” consiste à créer des pixels intermédiaires pour éviter l’effet de “pixellisation » d’un graphique).

Si cela est donc vrai, pourquoi la plupart des sites d’entreprise se lancent-ils encore dans des délires graphiques et de navigation qui tentent vaguement de ressembler à des applications pour tablettes et qui ont un impact massivement négatif sur le référencement naturel de leurs contenus (alias SEO)

Allez-donc savoir … pour se faire plaisir peut-être ?

Les 6 meilleures pratiques tirées des expériences de 251 000 sites Web (et comment les mettre en œuvre) (article du 04 juin 2013 mais ses conseils sont éternels)

[…] extrait

En supprimant le champ optionnel “recherche”, Seamless a réussi à réduire le nombre de choix possibles et à créer une expérience sans couture (Sic ! Seamless signifie “sans couture”) pour ses visiteurs. Les résultats furent les suivants :

n°3 : focalisez-vous sur les CTA (Call to Action)
 
Profil : Une des sociétés de conseils juridiques en ligne qui a la plus forte croissance, Rocket Lawyer de San Francisco a mis en œuvre le conseil n°3 sur leur page d’atterrissage “INcorporate ».
  • Nom de départ du bouton : “Incorporate Now” (“Soyez incorporés maintenant”)
  • Nom après le changement : “Get started(NDLR : qu’en français on pourrait tenter de traduire par “Essayer !” ou “commencer aujourd’hui !” … où l’on voit qu’en français on souffre d’un mal supplémentaire : celui du manque de concision de la langue, le but ici étant d’utiliser un mot le plus court possible, le plus clair possible et le plus parlant possible …)

RocketLawyer-Variation

>> poursuivez votre lecture en ligne en anglais : 6 Best Practices from 251,391 Website Experiments (and how to apply them) 

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Infobésité et zéro email : la juste cause d’Atos

Mon combat contre l’infobésité (non, le terme n’est pas trop fort) a commencé il y a longtemps. Infobésité, ce mélange d’information et d’obésité est un fléau qui n’est probablement pas né avec l’informatique. Aussi étrange que cela paraisse, quand les livres sont arrivés, il y eut de savants râleurs pour prédire l’apocalypse du savoir. C’est dire que, même cela n’est pas nouveau ! L’arrivée de l’Internet, il y a déjà une éternité (25 ans !), n’a pas amélioré les choses. Feu le Web 2.0 (2004) a passé la deuxième couche en multipliant les contenus générés par les utilisateurs (UGC) de manière spectaculaire. D’aucuns prétendent même que les informations générées doublent tous les ans. Pourquoi pas. Mais à côté de l’email, tout cela n’est que de la rigolade…

Infobésité : le courrier électronique est-il un (faux) ami

Le courrier électronique est à la fois notre meilleur ami (en tant que chef d’entreprise, il est mon lien avec mes clients, prospects, partenaires et mon réseau) mais il est aussi un fléau du monde moderne, avec ses tonnes de messages, et ses alertes permanentes, qui viennent troubler le repos de l’utilisateur, même dans ses heures les plus intimes. 30 % des e-mails aux USA sont lus sur les mobiles, voilà qui n’arrange pas les choses ! Enfin et surtout, c’est environ 40 % du temps des cadres en moyenne qui est utilisé à cette activité, pas toujours productive. Joyeux euphémisme (voir les chiffres dans la présentation).

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notre temps est-il absorbé par cette infobésité 

Pas nouveau mais préoccupant

Le phénomène n’est pas nouveau. J’écris sur ce sujet depuis 2000, et je revenais alors déjà sur 12 ans d’expérience de l’usage du mail chez Unisys (120 000 employés dans le monde à l’époque et beaucoup de communications internationales). Et quand on soulève ce problème de surcharge pondérale lié au courrier électronique, il y a toujours au moins une personne de l’assemblée pour prendre la mouche et croire qu’on lui en veut personnellement. Il y a, je le sens, comme une sorte d’angoisse perçue par certaines personnes, vis-à-vis de l’éventuelle perte d’un repère, d’un outil devenu familier… Malgré ses défauts.

Pas seulement un problème de quantité

D’ailleurs, cette expérience des premiers jours d’Unisys (1988-1997) n’est pas anodine. Certes, en 88, le mail était très loin de ressembler à ce que nous avons aujourd’hui, et surtout, les messageries n’étaient pas reliées entre elles par l’Internet. Elle ne tournaient qu’en circuit fermé. Et pourtant… Tous les germes du mal étaient déjà observés à cette époque, comme le démontre mon article de Sam magazine de 2000. C’est, je crois, qu’il n’y a pas une seule problématique de surcharge de l’information, pas seulement une histoire de quantité. Mais surtout une problématique d’utilisation et de qualité de comportement. C’est ce comportement qu’il faut changer, et je partagerai demain, lors du congrès de l’agroéquipement qui se tiendra à Biarritz, mes recettes pour mieux gérer sa messagerie (voir présentation ci-après).

Le zéro e-mail

Tout ceci est joli, mais mes conseils, même parfois assez radicaux sur l’utilisation du mail (je n’hésite pas par exemple à suggérer de filtrer automatiquement les messages dont vous êtes en copie) ne sont rien à côté des tentatives beaucoup plus extrémistes de Luis Suarez d’IBM (voir mon interview), et surtout d’Atos. C’est sur cette dernière expérience que j’aimerais m’appesantir, car il s’agit d’un véritable projet entreprise. La vision de Thierry Breton tel qu’il a exprimé en 2011, était non seulement à contre-courant de tout ce qu’on entendait alors (et encore aujourd’hui hélas…), mais elle dénotait aussi un courage très net. Et surtout, cette démarche n’hésitait pas à mettre le doigt sur un véritable fléau de nos entreprises, dont l’impact sur la qualité de vie au travail est loin d’être négligeable. Beaucoup d’entreprises s’en sont rendu compte, puisqu’elles ont créé des no-email Fridays (Deloitte, et plus récemment Alcatel-Lucent). Mais ce ne sont là que des initiatives d’un jour, à des années lumières de la croisade de Breton chez Atos.

Un problème de qualité de vie au travail… et en dehors

Avec l’utilisation excessive de la messagerie sur mobile, les problèmes de qualité de vie vont même bien au-delà du travail. La démarche de Breton, était visionnaire car, tout en risquant de déplaire à cette minorité incompressible qui ne sait faire autrement que de s’envoyer des messages toute la journée, elle avait le mérite de montrer qu’une réduction du volume des messages, notamment en fonction de leur usage et de leur destination, pourrait avoir un impact positif sur la productivité. C’est cela qui est visionnaire. Pas seulement une volonté de réduire la quantité de messages. Lire la suite

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Faites vous dédicacer nos livres Kawa aux salons emarketing & stratégie clients (8-10 avril)

En tant qu’auteur Kawa (2 ouvrages publiés à ce jour et des contributions sur de nombreux autres livres), je vous convie à retrouver mes confrères et moi-même au salon emarketing & stratégies clients

Du 8 au 10 avril prochain, Les Editions Kawa et ses auteurs seront présents sur les salons e-marketing Paris et Stratégie Clients à la Porte de Versailles (Pavillon 7)

Il s’agit de 2 salons en parallèle qui regroupent les acteurs du marketing et de la relation client. Un rendez-vous incontournable. Kawa sera présent bien entendu.
Nous tiendrons un stand librairie du Marketing et du Digital (stand N8). Vous pourrez rencontrer les auteurs, échanger et vous faire dédicacer leurs ouvrages.
Plusieurs nouveautés seront présentées en exclusivité.

2 de nos auteurs donneront des conférences gratuites:

Yan Claeyssen
Yan Claeyssen
Henri Kaufman
Henri Kaufman

 

 

 

 

 

 

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Faites vous dédicacer nos livres Kawa aux salons emarketing & stratégie clients (8-10 avril) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Contenu digital, évolution du Web et pourquoi j’ai créé mon agence

 La sélection du jour …

C’est un retour sur cette interview réalisée avec Benoît Duchatelet pour le compte de Widoobiz, la radio collaborative de notre ami Thomas Benzazon, que nous ne saurions trop recommander aux professionnels et non professionnels du Web français. Dans cette interview (podcastable depuis ma chaîne iTunes) je reviens sur mes débuts dans le Web dans le milieu des années 90, avec quelques anecdotes croustillantes, sur l’évolution du contenu digital et … sur notre dernier ouvrage La communication digitale expliquée à mon boss. J’y explique aussi mon évolution du rôle d’intrapreneur vers celui ‘entrepreneur, avec la création de mon agence marketing digitale éponyme de ce blog.

Contenu digital : Visionary Marketing voit toujours plus loin au Web2business

L’évolution du contenu digital est fondamentale et fantastique ». Il faut donc en profiter et agir ! Lors de l’édition 2014 de l’événement Web2business, Benoît Duchatelet a rencontré Yann Gourvennec, « l’homme digital » qui partage avec nous l’important tournant qu’il vit actuellement dans sa carrière professionnelle. Après 14 ans chez Orange, Yann Gourvennec quitte le groupe pour lancer sa propre agence, Visionary Marketing. En réalité, le site Visionary Marketing a été créé il y a 18 ans avec un partenaire afin de conseiller les clients en termes de marketing et d’innovation stratégiques. Pour Yann Gourvennec, « le marketing ce n’est pas seulement faire, c’est faire autrement ».

C’est pour cela qu’il passe de l’influence à la performance en s’associant à une autre agence dans le but de travailler avec des gens complémentaires. Le principal objectif de Visionary Marketing étant de « transformer la business classique en business digital ». Il nous présente d’ailleurs son dernier ouvrage « La communication digitale expliquée à mon boss », qui apporte des choses sérieuses et stratégiques, mais avec un côté humoristique. Aujourd’hui, le web est encore considéré à tort comme un élément technologique, « un truc de geek ». Mais le web est présent dans l’ensemble du parcours client, c’est-à-dire la vie entière de l’entreprise (dans l’expérience d’achat, l’expérience de renseignements, au moment de l’achat, etc.). « Donc le web, c’est le business » en conclut Yann Gourvennec.

viaVisionary Marketing voit toujours plus loin au Web2business.

Contenu digital, évolution du Web et pourquoi j’ai créé mon agence was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec