Buzz et viralité : deux concepts à ne pas confondre (Bouche à Oreille)

buzzLe buzz, c’est la « fameuse formule magique » qui offre à toute entreprise une possibilité de gagner en visibilité dans le vaste monde de l’internet…Du moins en façade. Car le “buzz » n’est pas à confondre avec la viralité et les moyens financiers sont, dans la plupart des cas, peu utiles par rapport à la richesse du réseau que doit entretenir l’entreprise pour partager son contenu. François Sebastia, l’un des deux fondateurs de Mirada, nous apporte son point de vue sur le buzz. Mirada, pour information, veut dire « porter un regard» en espagnol, ce qui est bien venu  pour des professionnels dont le but est est principalement de porter un regard sur les choses, sur la société, un nom bien trouvé pour une agence de communication audiovisuelle.

Je te propose de porter un regard sur le buzz…

Ah le buzz, le fameux buzz, la fameuse formule magique ! Tout d’abord, attention au mot, différencions le buzz de la viralité. Le buzz est quelque chose qui nous échappe. Même nous en tant qu’agence. Le buzz est quelque chose qui n’est pas prévu, alors que la viralité est quelque chose que l’on travaille, que l’on structure et qu’on peut atteindre et vendre correctement, avec des objectifs et des retours sur investissements à nos clients. Le buzz, c’est autre chose.

 

Quand quelqu’un te donne comme injonction « faites-moi un buzz », ça n’a pas de sens ?

Cela revient à dire « faites-moi rêver »… si je suis malhonnête, je vous réponds « je vais vous faire un buzz », si je suis honnête, je vais dire « je vais travailler votre viralité ».

Quelles sont les composantes d’un buzz et celles de la viralité ?

Les composantes d’un buzz, c’est une vidéo qui va transcender les espérances et les attentes, qui va même dépasser la cible que l’on souhaitait atteindre au départ. Il faut quelque chose d’original, qui surprenne, qui soit très riche en humour, ou qui se conjugue avec l’actualité. C’est là aussi où l’on a des buzz inattendus, c’est qu’on ne peut pas prévoir l’actualité, elle se fait au fur et à mesure, mais notre vidéo va complètement se conjuguer avec elle et va faire qu’une video va dépasser sa cible parce qu’elle sera en adéquation avec l’actualité.

Mais en terme de composant, c’est toujours les mêmes ingrédients, en particulier l’humour, ce qui peut faire peur aux entreprises.

Ce sont des ingrédients qui peuvent leur faire peur parce qu’ils accrochent une certaine étiquette, une certaine image à leur message, et elles ne le souhaitent pas forcément…

Lire la suite

Buzz et viralité : deux concepts à ne pas confondre (Bouche à Oreille) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Personnalisation en e-commerce : + 20 à 30 % de CA pour Amazon ! ( Richrelevance )

personnalisation en e-commerceLa personnalisation des offres est un paramètre de plus en plus important dans le e-commerce, car elle est un facteur de fidélisation du client. En effet, les e-commerçants commencent enfin à comprendre que l’accueil d’un client sur le site Internet est aussi important que l’accueil en magasin. Pour cela, la personnalisation et la recommandation doivent être optimisées, et cela ne se fait pas en une journée… Fabrice Etienne, directeur marketing international à Richrelevance nous a apporté un éclairage sur cette thématique de la personnalisation sur les sites de e-commerce.

Personnalisation et recommandation en e-commerce 

RichrelevancePersonnalisation en e-commerce richrelevance offre un service de recommandation et de personnalisation aux clients qui vont sur un site internet : par exemple, lorsque l’on achète un produit sur Amazon, on va apercevoir un onglet affichant les produits qu’ont acheté les personnes ayant acquis le même produit. Le but est de proposer des produits que recherche le client, qui vont correspondre à ses envies. Richrelevance propose ce service aux e-commerçants.

La recommandation et la personnalisation des offres ferait augmanter jusqu'à 30% des ventes d'Amazon
La recommandation et la personnalisation des offres ferait augmenter les ventes d’Amazon de 20% à 30%

Personnalisation 3 à 5% de chiffre d’affaires en plus en moyenne

L’objectif de la personnalisation des offres est l’augmentation des ventes : quand on parle de recommandation en général, on peut constater une augmentation des ventes entre 3% et 5%, suivant le vendeur et le site de e-commerce qu’il possède. Il y a aussi un impact au niveau du client : on voit souvent une augmentation de la fidélité du client sur ces sites, puisqu’ils vont retrouver des offres qui sont personnalisées et des propositions plus pertinentes. Amazon est encore plus ambitieux dans ses chiffres puisque le site annonce entre 20% et 30% d’augmentation des ventes grâce à la recommandation. On constate une évolution positive de ce taux dans le temps, non seulement parce qu’on arrive à peaufiner cette technologie, mais aussi car le client s’y habitue et utilise beaucoup plus la technologie à travers le site internet. On peut obtenir 3% à 6% d’augmentation des ventes au début, puis voir ce taux augmenter dans le temps. On le voit chez les clients qui utilisent notre technologie : généralement ce taux monte crescendo.

Lire la suite

Personnalisation en e-commerce : + 20 à 30 % de CA pour Amazon ! ( Richrelevance ) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Globalisation et médias sociaux : un débat d’experts

Aujourd’hui, 24 juin, Visionary Marketing prendra part à un événement Social media Day avec Mashable et Mycommunitymanager (USA). Le sujet en sera Globalisation et médias sociaux. Il y a beaucoup à dire sur la globalisation du Web social. Réfléchissez-y : dans Twitter, on n’a pas le droit, huit ans après sa création, de posséder un compte multilingue dans lequel on pourrait publier du contenu en différentes langues et partager ce contenu sur la base de la géolocalisation ou des préférences culturelles ! Alors que Facebook a fait beaucoup de progrès dans cette voie, beaucoup de plates-formes médias sociaux (et même des blogs d’une certaine manière) sont à la traîne.

Globalisation et médias sociaux

Globalisation arrime-t-elle avec uniformisation ? Telle est la question.

globalisation et médias sociaux

La réalité du sujet c’est qu’en Europe, nous avons une situation bien particulière. Avec au moins 15 langues officielles dans l’union européenne, manager des plates-formes de médias sociaux ici est un peu un cauchemar à moins que vous soyez tranquillement installés derrière votre frontière et que vous ne parliez jamais à un étranger de votre vie; ou que vous posiez l’hypothèse que les différences en Europe sont un vieux souvenir d’avant-guerre.

Entendons-nous, je ne veux pas dire que cela est bon ou mauvais, c’est juste un fait. Ceci étant, en regardant les plates-formes comme Twitter et LinkedIn, on croit vraiment rêver, tant leurs concepteurs donnent l’impression que le monde entier parle Anglais. Dans le cas de LinkedIn, le CTO qui a construit la plate-forme était français, de Marseille, et vivait à San Francisco. Je me demande encore, à ce jour, pourquoi cela lui a pris trois ou quatre ans pour adapter l’outil à son pays d’origine, et encore… Il est toujours impossible de construire des profils bilingues. Quant à Twitter c’est la même chanson : c’est soit français, ou allemand ou anglais, mais les utilisateurs (et les entreprises) bi ou trilingues peuvent toujours aller voir ailleurs.

Le résultat est clair : tous les utilisateurs germanophones utilisent Xing, la plupart les professionnels français, jusqu’à récemment, utilisaient Viadeo, et en Russie, tout le monde utilise Vkontakte. Je pense que beaucoup reste à faire pour changer cette vue égocentrique des médias sociaux et d’améliorer ce processus.

Rendez-vous en ligne sur Youtube et Hangout à 4:00 heure de Paris cet après midi
June 30 marks the fifth annual Social Media Day, and in preparation for that, Mashable and Hootsuite are leading a global discussion about the digital revolution and growth of social media. Joining the Hangout on Air are users of global social networks including WeChat, Sina Weibo, VK, XING, ask.fm and Viadeo. Share your questions in the comments or tweet using #SMDay.
Les intervenant sont : Crystal Jiang de Singapore, Vitaly de Russie, Markus Besch d’Allemagne et  Yann Gourvennec from France.
Globalisation et médias sociaux : un débat d’experts was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Mieux connaître le consommateur avec le ROPO (Research Online Purchase Offline)

Nous nous sommes rendus à l’hôtel Shangri-la, où se tenait le 1er observatoire du parcours d’achat, organisé par Solocal et Groupm. Cet observatoire a pour objectif d’analyser le parcours du client, de ses recherches sur internet à son achat en magasin. On parle donc ici de ROPO : research online, purchase offline.

C’est donc précisément sur ce ROPO que s’est concentrée l’analyse de l’observatoire, écartant de l’étude le full store (recherche et achat en magasin), le full web (recherche et achat sur internet) et le showrooming (recherche en magasin et achat sur internet). On est ici dans une logique de drive to store où on va attirer l’internaute sur le lieu de vente physique. Cependant, si nous nous sommes concentrés lors des derniers articles sur l’action du vendeur sur le consommateur, notamment au travers des stratégies push et pull, nous avons peu abordé les besoins et les motivations des consommateurs.

ROPO : le consommateur est intelligent

L’étude a été réalisée en retraçant 4339 parcours d’achats et enrichie par 2 194 interviews, dans 14 secteurs de consommation. Comme le faisait remarquer un intervenant, « le consommateur est une bête intelligente ». Sur certains de ses achats, il effectue des recherches online afin de comparer les différents produits : huit consommateurs sur 10 font régulièrement cette démarche. 79% d’entre eux font une dernière recherche le jour même de l’achat, dont 9% sur le point de vente même : le smartphone permet au consommateur de chercher des informations complémentaires qu’il ne peut trouver en magasin. L’utilisation du smartphone par le consommateur est une source d’interactivité supplémentaire que le vendeur doit ainsi exploiter afin d’entretenir le lien avec le client.

ROPO

Plus précisément, ces recherches online ont pour objet la disponibilité du produit (dans 26% des cas), les horaires d’ouverture (22%) et l’adresse du point de vente (9%). Il est alors indispensable pour tout vendeur de mettre à disposition ces informations, aussi basiques soient-elles, sur le web (rappelons que 80% des clients font une recherche online avant l’achat !).

Un ROPO divisé en 5 catégories

Lire la suite

Mieux connaître le consommateur avec le ROPO (Research Online Purchase Offline) was last modified: janvier 16th, 2016 by Cédric Jeanblanc

fingerprinting vs cookie : l’empreinte de l’internaute est le carburant du Web libre et gratuit

Le fingerprinting est une nouvelle technologie qui devrait probablement remplacer les cookies,  appelés à disparaître progressivement. Cette technologie consiste à créer une « empreinte digitale » de l’utilisateur sous la forme d‘un algorithme en recueillant des informations comme les logiciels installés, la taille de l’écran, le fuseau horaire, la police d’écriture etc. La combinaison de ces paramètres forme une signature unique  permettant de reconnaître un utilisateur et de suivre son activité sur le web. Cette nouveauté est due à des contraintes techniques et non à un hypothétique contournement de la législation, de plus en plus contraignante en ce domaine. Christophe Bosquet, directeur associé d’Effiliation, agence pionnière du fingerprinting en France (et associée à Visionary Marketing) nous explique pourquoi et comment.

Fingerprinting

Le fingerprinting transforme le Web en boule cristal qui révèle les désirs de l’internaute … dans le respect de son anonymat (photo antimuseum.com)

Qu’est-ce que le fingerprinting?

Le principe est de pouvoir identifier des utilisateurs  d’objets connectés comme un ordinateur,un smartphone, une tablette voire d’autre objets comme une télévisions ou une montre, de façon  unique pour pouvoir suivre leurs usages sur le web. On va pouvoir connaître les actions effectuées par un terminal sur un site.

Donc c’est comme les cookies, ça sert à espionner les gens… 

Ce n’est pas fait pour espionner l’utilisateur, mais pour tracer des actions dans le cadre publicitaire, pour assurer la rentabilité ou l’efficacité d’un budget publicitaire. Nous ne sommes pas dans une logique d’espionner, mais plus de suivre pour analyser et optimiser

Quel est l’enjeu du web gratuit  par rapport à cette logique de tracking?

Les sites gratuits, par exemple les sites éditoriaux, doivent avoir un modèle économique pour continuer à exister : aujourd’hui c’est la publicité. Dans ce cas de figure, les annonceurs doivent bénéficier d’un retour sur investissement, d’où l’importance du tracking  qui se faisait auparavant par les cookies, et aujourd’hui par le fingerprinting. Cela permet d’analyser cette efficacité et, à terme, rassurer les investisseurs. Au final tout le monde y gagne, car l’éditeur est rémunéré et le visiteur a accès à un contenu gratuit.

Et si on veut supprimer le cookie ou le fingerprinting

Si on supprime la publicité, les sites éditoriaux n’ont plus les moyens de gagner de l’argent et vont devenir payants… Si on est contre les cookies et contre la publicité, on détruit ce système économique : il faudra alors accepter de payer le service.

Aujourd’hui, il y a une multiplicité d’appareils connectés qui freinent l’usage du cookie. Lire la suite

fingerprinting vs cookie : l’empreinte de l’internaute est le carburant du Web libre et gratuit was last modified: septembre 20th, 2014 by Cédric Jeanblanc