Le ROI (des médias sociaux) expliqué par super content man (#scmlb)

Les personnages de Super Content Man  ( ROI )

Le ROI,  (le retour sur investissement), c’est ce bon vieux sujet qui nous hante et que nous avons abordé dans l’épisode 3 de super content man qui sort aujourd’hui lundi 15 septembre. Dans cet épisode, John Brown, le directeur marketing peu dégourdi de Trocatron Ltd, se fait questionner par la directrice de l’entreprise, Diana Winter : « Votre blog est joli, mais qu’est-ce que j’en tire de palpable? », « Combien ça crache? ». Il est vrai que créer un blog et le faire vivre constitue un investissement dont on doit par conséquent estimer les retombées, afin de savoir si cela en vaut la peine.

Le problème, c’est que chez Trocatron Ltd (et dans beaucoup d’entreprises), certains responsables ont une vision très court-termiste et ont du mal à entrevoir le bénéfice que peut apporter un blog à l’entreprise. Et le fait que le ROI d’un blog soit difficile à estimer n’arrange pas les choses… Nous allons toutefois tenter de fournir une réponse à Diana Winter. Il existe trois façon de calculer le ROI d’un média social : la vente, l’engagement et l’économie.

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1 – La vente : on a souvent tendance à penser que le seul revenu que l’on peut tirer d’un site est la publicité. Il est utopique de penser qu’un blog va rapporter des milliers d’euros par mois grâce à ses emplacements publicitaires… On rentabilise davantage un blog en l’utilisant comme un outil de prospection : je crée du contenu, j’identifie mes visiteurs, je les convertis en clients. L’identification du visiteur peut se faire par le visiteur lui-même qui contacte l’entreprise à partir du blog ; l’entreprise peut également utiliser une solution de retargeting B to B (comme celle conçue par Visionary Marketing avec son partenaire Get+) pour capter, puis « choyer » (en anglais on utilise l’expression « lead nurturing », en français on peut aussi dire « mise sous couveuse) les visiteurs de son site qui ont un profil et un scoring comportemental qui convient à ce que l’on cherche.

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2- L’engagement : cela concerne essentiellement les réseaux sociaux. Par exemple avec Facebook, on va calculer l’engagement en divisant le nombre de Likes, de commentaires et de partages par jour, par le nombre d’amis. Cela nous donne un taux d’engagement se situant généralement dans des valeurs très basses, autour de 0.2%, et qui baisse au fur et à mesure que le compte grossit (et que Facebook bidouille son algorithme aussi).  Ce taux d’engagement n’est pas forcément un signe de réussite, certaines entreprises étant dotées, sans effort, d’un meilleur taux que leurs voisines, du fait de la nature de leur secteur ou de leur marque. Par exemple, les marques dites fonctionnelles (marques avec d’énormes nombres de clients et qui fournissent des services comme les banques et les opérateurs Télécom par exemple), dont les forts taux d’engagement sont souvent le signe que beaucoup de clients se plaignent de la marque sur les réseaux sociaux. L’engagement fort y est souvent le signe d’une activité intense en « social CRM », activité qui n’a pas forcément de sens pour une société qui vendrait, par exemple, des céréales pour les enfants, qui par définition ne tombent pas en panne.

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Le ROI (des médias sociaux) expliqué par super content man (#scmlb) was last modified: mai 20th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Les 5 niveaux de transformation digitale en entreprise selon Fayon et Tartar

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Dans leur livre intitulé Transformation digitale : 5 leviers pour l’entreprise (Pearson) qui sortira le 03 octobre, Michaël Tartar et David Fayon nous présentent ces fameux 5 leviers de maturité de la transformation digitale : les produits et services, les technologies et l’innovation, le personnel, l’organisation, et l’environnement. Plus intéressant encore, les 5 catégories de transformation digitale dans les entreprises : les attentistes, les impressionnistes, les externaliseurs, les intégrateurs et les transformateurs. Ce classement a retenu notre intérêt chez Visionary Marketing, car il définit des profils d’entreprises que nous sommes amenés à rencontrer régulièrement dans le cadre de nos missions. Se digitaliser n’est pas faire illusion en créant un site Internet qui  ne sera jamais mis à jour, mais intégrer le digital au coeur de sa stratégie en mobilisant les moyens nécessaires.

On parle beaucoup de transformation digitale, mais qu’est-ce que c’est réellement ?

La transformation digitale, c’est le fait d’intégrer le digital dans tout ce qui fait la vie de l’entreprise : sa capacité à aller chercher ses clients, à opérer au quotidien, c’est aussi l’adoption et l’usage de technologies qui recouvrent toutes les dimensions de l’entreprise. Cela peut être des outils, des services, mais aussi des savoir-faire, des manières d’innover et de fabriquer. Toutes ces dimensions sont prises en comptes dans cette transformation. On connaît la transformation digitale depuis une vingtaine d’années, mais elle a pris de l’ampleur grâce à certaines innovations comme le smartphone et le développement des réseaux sociaux. Ce que l’on observe, c’est que réussir à appréhender l’ensemble de ces technologies et des usages en profondeur dans l’entreprise n’est pas simple. En effet, on parle beaucoup de transformation, mais on a du mal à la mesurer, à mettre des chiffres dessus.

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Si la trasnformation digitale est le passage d’un point A à un point B, tous les protagonistes n’en sont pas au même niveau pour autant : des attentistes aux transformateurs en passant par les faussaires, les entreprises sont en effet loin d’être au même niveau de transformation digitale. Photo Antimuseum.com

L’objectif de ce livre ce n’est pas seulement d’inciter les entreprises à aller vers la transformation digitale, mais aussi de mesurer les données de la transformation digitale.

Il faut d’abord se dire « connais-toi toi-même », c’est à dire connaître l’état de transformation digitale de l’entreprise à l’instant t. À partir de ce moment là, on peut se fixer un cap, une direction où aller par rapport à ses concurrents, à ses clients ou encore à ses fournisseurs. On va ainsi pouvoir accompagner l’entreprise à travers ce changement, sachant qu’on a innové avec un modèle qui est en open source, qui est donc libre et peut être enrichi. Le digital va très vite et on a besoin de se réactualiser en permanence.

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Les 5 niveaux de transformation digitale en entreprise selon Fayon et Tartar was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Affichage dynamique : grosse marge de progrès pour le commerce

frederic bailleAprès avoir travaillé sur le premier iPAQ de Compaq à Houston, et développé de nouveaux produits mobiles dans la Silicon Valley, Frédéric Baille fonde en France l’entreprise Linutop. Linutop conçoit des mini PC basse consommation permettant notamment d’afficher des publicités en format dynamique, ces affiches numériques que l’on peut notamment apercevoir dans le métro. Même si la France représente entre 5 et 10% du business global, il reste encore du chemin à parcourir, notamment lorsque l’on compare la France à l’Allemagne, l’Angleterre, et surtout aux Etats-Unis

Qu’est-ce que l’affichage dynamique ?

L’affichage dynamique consiste à avoir des écrans dans des lieux publics et afficher des publicités. Ce que l’on vend, c’est la transcription de l’affichage papier en version électronique. Cela permet de diffuser des médias où l’on veut, partout où il y a des écrans.

L’avantage de cette solution est que tout est automatisé, l’inconvénient, c’est que cela consomme un peu d’énergie, même si cela a tendance à baisser. Le grand saut technologique de ces dernières années c’est le fait que les écrans sont de plus en plus grands et peuvent couvrir des surfaces que l’on ne pouvait pas atteindre avant, donc on se rapproche des surfaces papier placardées un peu partout dans les métros.

Un exemple d'affichage dynamique, utilisé par la SNCF pour informer ses clients, gare St Lazare.
Un exemple d’affichage dynamique, utilisé par la SNCF pour informer ses clients, gare St Lazare.

En termes de formats, diffuse t-on de la vidéo ou des images fixes ?

Le plus simple c’est évidemment la photo, qui sont de grands fichiers « jpeg« . Il y a aussi la vidéo avec des définitions qui varient selon les besoins. La seule différence, c’est la consommation de bande passante au moment du transfert. Il y a aussi d’autres formats comme le pdf ou les pages html qui peuvent être étirées sur des surfaces que l’on a pas forcément l’habitude de voir sur un écran d’ordinateur.

Le marché de cet affichage dynamique représente plusieurs milliards d’euros dans le monde…

Effectivement, cela représente 14 milliards de dollars. La France représente entre 5 et 10% de ce volume global. Cela inclus de nombreux supports différents, du multiplayer que l’on peut retrouver au BHV ou à Leroy Merlin, jusqu’à l’écran interactif que l’on peut voir dans les vitrines de luxe.

5 à 10% du business, cela peut paraître beaucoup à l’échelle de la planète ?

C’est l’ordre de grandeur en ce qui concerne l’informatique, nous sommes bien placé dans le marché de l’électronique. En France, on connaît l’affichage dynamique au travers de la française des jeux : ils ont un réseau présent dans tous les bars tabac, qui vendent leurs services, et diffusent de la pub sur leurs produits.

Depuis quelques années aux états unis, on a de l’affichage dynamique au bord des autoroutes… La France est un peu en retard, notamment par rapport à certains pays européens comme l’Angleterre et l’Allemagne…

C’est vrai sur la partie de l’affichage dynamique, mais pas sur l’affichage en général. Nous avons de grosses sociétés comme JCDecaux qui sont bien implantés dans les plus grandes villes et à l’international. L’affichage dynamique n’est cependant pas le moyen le plus utilisé en France, par rapport à d’autres pays comme l’Angleterre et l’Allemagne, où il y a systématiquement des écrans dans les agences immobilières. Cela se fait beaucoup moins en France.

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Affichage dynamique : grosse marge de progrès pour le commerce was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Instant mobile : catalyseur de la transformation digitale (Forrester)

Thomas Husson : Instant Mobile - ForresterNous sommes tous addicts du Smartphone et nous avons, plusieurs fois par jour, un  » instant mobile « , où nous sortons le portable de notre poche pour consulter nos mails, nos messages, ou envoyer un tweet… Selon Thomas Husson, vice-président et analyste principal chez Forrester, les entreprises doivent adopter cet instant mobile dans leur stratégie cross canal, pour mieux servir le consommateur : adaptation du contenu sur le mobile, réorganisation du système d’information, refonte du parcours client avec le prisme du mobile… Il y a encore du chemin à parcourir pour que chaque entreprise intègre le mobile first dans son ADN, chemin qui doit être parcouru pour s’adapter à un phénomène qui devrait continuer à s’amplifier…

Instant mobile : qu’est-ce que c’est ?

l’ instant mobile c’est le moment où un individu va prendre son smartphone pour obtenir de l’information, des services en temps réel, en fonction de son contexte et ses besoins immédiats. Des instants mobiles, on en a des dizaines, des centaines par jour : en moyenne, un utilisateur va toucher l’écran de son smartphone plus d’une centaine de fois par jour, 125 pour les utilisateurs d’Android, un peu plus pour les IPhones. On a donc des centaines d’occasions de pouvoir mieux servir ces consommateurs au moment où ils veulent interagir avec vous. C’est parfois pour un mail, pour conduire une transaction, pour avoir une information sur un compte bancaire… Il y a de nombreuses opportunités pour les marques de s’inscrire dans ce moment mobile et de mieux servir le consommateur, en fonction des besoins et de leur contexte.

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Instant mobile : catalyseur de la transformation digitale (Forrester) was last modified: janvier 13th, 2015 by Cédric Jeanblanc

6ème Webit Congress 2014 : mettez Visionary Marketing sur la scène @webitCongress #webit

Le 6ème congrès Web Webit Congress qui se tiendra à Istanbul a lancé une compétition originale qui en elle-même mérite le coup de chapeau de la viralité : il suffisait d’y penser … pour inviter des speakers, ils ont demandé aux influenceurs de postuler et de faire voter leurs amis. Imparable en effet le buzz sur l’événement est assuré. On notera cependant quelques bugs sur la version mobile, il faut donc voter avec la version Desktop de préférence. Une très bonne idée … qui me donne l’occasion de réclamer le soutien de mes fidèles et bienaimés lectrices et lecteurs.

6ème Web Congress d’Istanbul en Octobre 2014

Webit Congress

Titre de ma présentation : 10 key success factors for successful digital content strategies

 

GWC event: Digital Marketing & Innovation Conference

Event stream: Content Strategy and Marketing (Brand Social Strategies Stream and Storytelling)

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Descriptif anglais de ma présentation : What has changed in the past 18 years in the area of digital content strategies? Is content marketing becoming mainstream? If so, are enterprises handling it properly and what are the critical success factors for good implementations of digital content strategies in the field? Yann Gourvennec has devised online content marketing strategies since the mid 1990s. He will use his field experience and the work he is now carrying for his clients to shed light on that question and to provide straightforward, easy to implement tips and tricks for businesses wanting to succeed online even when their budgets are very tight.

Personal bio: Yann Gourvennec has a long-standing experience in marketing, information systems and Web marketing. He created visionarymarketing.com in 1996 and since then, he has practiced Web strategy, e-business and Web communications in the field. He has been a member of socialmedia.org from 2008 till 2013 and he co-founded Media Aces, the French Association for enterprises and social media. He is a lecturer, a keynote speaker, an author and blogger. His upcoming book Mastering Digital Marketing Like A Boss will be published soon. In early 2014, he went from intrapreneur to entrepreneur when he founded his digital marketing agency Visionary Marketing, in partnership with Effiliation.

https://twitter.com/ygourven

viaSupport Yann to become speaker of the 6th Global Webit Congress 2014 | @WebitCongress #webit.

6ème Webit Congress 2014 : mettez Visionary Marketing sur la scène @webitCongress #webit was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec