L’occasion : un marché mineur au potentiel majeur

rp_vincent-vandegans-150x1501.jpegCrise ou prise de conscience écologique? Peu importe les raisons, toujours est-il que le marché de l’occasion est en plein boom, notamment depuis la création du Bon Coin. Il représente aujourd’hui 1,4 milliards d’euros en France. Si ce montant peut sembler important, il est ridicule comparé aux 57 milliards d’euros du marché du neuf. Nous nous sommes entretenus avec Vincent Vandegans, digital strategist travaillant notamment pour site-annonce.fr, un moteur de recherche de produits d’occasion. Ce site a récemment réalisé une étude sur le marché de l’occasion, marché sur lequel nous avions justement quelques interrogations…

Vous avez réalisé une étude de marché sur les produits d’occasion, quel est le chiffre d’affaires de l’occasion en France?

En France, le chiffre d’affaires de l’occasion représente 1,4 milliards d’euros, comparé à 57 milliards d’euros pour le marché des produits neufs.

On voit qu’il y a encore beaucoup de marge, 1,4 milliard ce n’est pas grand chose finalement.

Effectivement, il y a une marge de progression gigantesque : le marché de l’occasion a littéralement explosé durant ces 10 dernières années, notamment avec l’arrivée du Bon Coin, et on observe une tendance générale en termes de consommation d’aller vers l’occasion, la réutilisation de produits plutôt que l’achat de neuf, avec inévitablement la notion d’économie qui oriente le consommateur vers l’occasion.

Les arrivées d'e-bay puis du bon coin ont fait décoller le marché de l'occasion.
Les arrivées d’e-bay puis du bon coin ont fait décoller le marché de l’occasion.

Dans ce marché de l’occasion, quel type de produit se vend le mieux ?

Nous avons écarté les voitures et l’immobilier de l’étude, car cela faussait complètement les résultats. Il tirent évidemment le marché vers le haut en terme de chiffre d’affaires. Mais si l’on se concentre sur les produits, ce qui ressort en terme de catégorie, ce sont les vêtements, qui sont des produits très recherchés sur les sites d’occasion. Cela représente en France 15% du volume  total de recherche et de produits mis en vente chaque jour. On  constate également dans cette catégorie une réduction  de 50 à 60% par rapport aux produits neufs. En second lieu, on retrouve l’ameublement (10%), tout ce qui est décoration d’intérieur, meubles etc. Puis viennent les livres (8%). Le reste étant occupé par les autres catégories d’un marché qui est d’ailleurs assez fragmenté.

Parmi ces catégories, on retrouve l’informatique, qui étrangement se vend peu dans le marché de l’occasion.

Exactement, l’informatique se vend très bien dans les produits neufs, mais c’est nettement moins le cas dans les produits d’occasion où il occupe 3 à 4% de parts de marché. Lire la suite

L’occasion : un marché mineur au potentiel majeur was last modified: mars 29th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Agriculture : élevage et pâturages, les mamelles de la high-tech

computer-large-new_thumb.gifNotre ami Hervé Pillaud, fondateur de Vendées RS (RS comme « réseaux sociaux ») et père du veau hashtag, on ne le présente plus. De même qu’on va arrêter de vous expliquer que nos amis agriculteurs font partie des populations les plus connectées. Il faudra bien vous mettre ça dans la tête un jour ou l’autre. Et en voici une preuve supplémentaire, avec ce concours de start-ups organisées par Hervé et ses collègues de Vendée, à la Roche-sur-Yon en novembre. Le rendez-vous A Green start up n’est pas une bête, comme nous le confirme Hervé, mais plutôt un concours de type hackathon ou start-up week-end qui durera 3 jours en Vendée.

Des projets en lien avec l’agriculture

On y verra des jeunes, des moins jeunes des étudiants, des « bidouilleurs », en bref des gens qui veulent lancer des projets en lien avec l’agriculture. Ils vont pendant ces 3 jours monter des équipes interdisciplinaires pour – en fin de concours – proposer des projets nouveaux qui pourraient servir l’agriculture. Car le domaine est en pleine rupture grâce aux technologies. Et notamment avec les fameuses Google Glass, dont tout le monde se demande encore à quoi ça peut bien servir, alors que les applications dans le domaine du B2B abondent. Et notamment dans l’agriculture…

agriculture
La collecte du lait à la ferme de Viltain près de Paris : 100% techno la première ferme de France … et aussi un lieu où les Parisiens aiment aller le weekend pour ramasser des fruits et acheter du lait et des yaourts. Photo antimuseum.com

Transformer le métier

Car là est bien le but de l’application de la technologie dans l’agriculture, pas seulement de s’occuper quand qu’on fait tourner le tracteur (qui est de plus en plus téléguidé par satellite), mais surtout, avec cette technologie, de savoir mieux traire les vaches, car cela se fait de façon automatique, reconnaître les animaux également (leur âge, leur origine, quand la vache va vêler, qui est le père du veau etc.). Il y a aussi des besoins de drones dans l’agriculture pour scanner les parcelles (ça existe déjà).

agriculture

Cette agriculture du futur, Hervé la décrit à la fois comme écologique et productive, de manière de réconcilier les 2 mondes de l’agriculture biologique et productiviste. Donc pour les start-uppers, les experts de la high-tech et les agriculteurs : rendez-vous 19-20-21 novembre à la Roche-sur-Yon en Vendée.

APPRENDRE A TRAVERS L’ACTE DE CREATION

I- Le principe d’A.Green’Startup

Startup

A.green’Startup pourrait se résumer à :

Problème posé = Solution apportée par un projet
Le tout en lien avec les domaines de l’agriculture et de l’innovation

Lire la suite

Agriculture : élevage et pâturages, les mamelles de la high-tech was last modified: octobre 25th, 2014 by Yann Gourvennec

Les 4 piliers du marketing viral par Seth Godin

marketing viral Seth Godin Tout a commencé par une attaque virale. Si je le sais, c’est parce que j’y étais ! Par là je ne veux pas seulement dire cette réunion extraordinaire dans un hôtel cinq étoiles près du Rockfeller Center à New York en Avril 2001, à quelques mois à peine de ce jour maudit, organisé par Don Peppers avec des intervenants comme Malcom Gladwell et Seth Godin lui-même. Ce que je veux dire quand j’ ‘y’ étais, c’est que tout est arrivé sur Internet, c’est-à-dire nulle part en fait, lorsque Godin avait décidé que tout le monde pouvait reprendre son livre sur le marketing viral (unleashing the ideavirus) et le poster eux-mêmes où qu’ils veulent, sans s’en demander la permission (pour les néophyte, il est également l’auteur du livre à succès permission marketing) et c’est ce que je fis. Comme des milliers d’autres auteurs de l’Internet. Un an et demi après, Godin vendait le livre sur Amazon et devenait n°1 des ventes d’Amazon pendant plusieurs années. CQFD. Le livre se trouve encore là sur mon site, après toutes ces années. cliquez ici ou pour trouver le lien sur le livre du marketing viral de Godin à partir de la page de garde de visionarymarketing.com ou cliquez sur la tête de Godin à gauche pour télécharger le livre.

note : ceci est la mise à jour d’un article écrit originellement en 2007 que j’ai remis à jour du fait que ce livre reste une référence à laquelle je fais appel quasi quotidiennement 

La permission fut donc accordée, et jamais retirée, il est donc payant d’être fanatique de l’Internet depuis toutes ces années. Or il y a quelques années mon lecteur de flux rss m’avertissait que Lee Miller de Webpronews avait écrit un article à propos d’une des dernières apparitions de l’auteur. La flamme n’est donc pas éteinte. Quand Miller résume l’approche de Godin en quatre étapes alors on sent que malgré les commentaires aigres-doux, l’auteur a vraiment mis le doigt sur quelque chose d’intéressant :

virus - small-time-crooks-3
Small time crooks de Woody Allen où comment un magasin de cookies improvisé devient viral et les clients se battent pour s’arracher les fameux cookies

« En fin de compte, la ligne conclusive de Godin se rapproche plus d’une boucle complexe que d’une simple répétition :

  1. Soyez remarquables (ce qu’il entend par remarquable, c’est ce qui doit valoir la peine d’être repris) ;
  2. Racontez une histoire qui fasse que les gens se sentent bien ;
  3. Dès qu’ils se sentent bien, ils s’en empareront (d’où le numéro 1) ;
  4. Enfin ils vous donneront l’autorisation, la permission de leur vendre quelque chose ».

Un modèle de marketing viral qui nous oblige à nous reposer les bonnes questions

marketing viralVoici la raison pour laquelle je recommande encore à tous, malgré les réticences de certains qui pensent qu’il vaut mieux vendre avant de donner, de lire le livre de Godin. On peut ironiser sur le fait qu’il soit rempli de néologismes, pour la plupart fort bien trouvés d’ailleurs, mais le thème du livre est tellement en rapport avec le fait et la manière dont les idées sont transmises (pas seulement sur le web), que ce serait une erreur de passer à côté. Il y a quelques années, j’ai utilisé ce thème du virus pour répandre l’idée en interne un programme de l’innovation conjointe. Vous dont en substance, je semblais dire « si je peux avoir une idée en face de mes clients, alors voici les résultats et venez les chercher sur mon site ». Cela a marché, même si les gens étaient  surpris que je puisse donner le résultat de mon travail si facilement. En effet, même en interne, surtout en interne, la règle est de cacher ce que l’on fait, sous le fallacieux prétexte qui veut que si quelque chose est secret, il a plus de valeur et que votre pouvoir s’en trouve renforcé.

La réalité est tout autre : plus vous partagez vos secrets, plus vous devenez populaires, plus on viendra vers vous pour prendre des conseils, vous demander des choses etc. Plus vous garderez votre savoir-faire pour vous même, plus vous resterez seul et malheureux ! La notion même de confidentialité est d’ailleurs, à mon humble avis, bien surfaite, et largement utilisée pour protéger les petits pouvoirs et se donner de l’importance*. Godin avait raison, c’est en montrant aux autres vos bonnes idées et en leur donnant que vous les ferez passer. Le bénéfice du don dépasse de loin le danger de ne pas protéger son savoir.

*en fait, dans toute ma carrière, si j’omets les secrets défense que j’ai vu passer entre mes mains pour les traductions à l’Etat major de l’armée de terre (et encore !) je n’ai quasiment jamais vu d’information ultra confidentielle qui méritait un secret total. Et pourtant, j’en ai vus des projets stratégiques !

L’approche de Godin est donc plus qu’un gadget. Certes, certains exemples paraissent superficiels, comme son exemple sur le site (littlemissmatch.com) qui vendait des chaussettes dépareillées (le site existe encore !). Mais au-delà de l’anecdote, le partage des idées et de ses impressions est au cœur du marketing de l’Internet et du marketing viral et il est là pour durer.

Et je vous propose de vous donner rendez-vous dans 10 ans, pour quand vous revisiterez mon site ou ce blog, et je pense ne pas me tromper en pensant que vous téléchargerez encore le livre de Goidin et quand vous le (re)lirez, vous direz encore ‘waouh !’

[article publié à l’origine en anglais à l’adresse: http://visionarymarketing.wordpress.com/2007/10/09/ideavirus/]

Les 4 piliers du marketing viral par Seth Godin was last modified: octobre 27th, 2014 by Yann Gourvennec

Le véritable internet des objets vu par des pionniers du Web – Prague

Ce week-end est un week-end particulier : À Prague, des pionniers de l’Internet du monde entier vont se réunir pour débattre du véritable Internet des objets et d’autres sujets que vous pouvez consulter ci-dessous. Parmi eux, Doc et Joyce Searl et Esther Dyson, première présidente de l’ICANN. C’est également d’elle que j’ai entendu pour la toute première fois le mot « Internet » ; c’était sur Channel 4 en 1994. Cet événement qui aura lieu le week-end du 18-19 octobre est organisé par Youstice, la start-up qui offre aux internautes la possibilité de résoudre leur problèmes dans leurs achats online [transparence : Youstice est notre client]. Voici, ci-dessous, les personnalités invitées et le sujet des discussions. Nous vous tenons informés sur visionarymarketing.com et sur LinkedIn où vous pourrez aussi découvrir nos photos.

 

Pragues, République Tchèque
Prague, République Tchèque

PARTICIPANTS:

 

SUJETS:

Conditions générales de ventes et aspects juridiques.

L’Internet des objets.

La sécurité des sites de e-commerce.

La relation entre les économies collaboratives : focus sur l’imact social et la création d’opportunités de résolutions de conflit online.

Implications de l’ODR dans les sites de vente online?

Le véritable internet des objets vu par des pionniers du Web – Prague was last modified: octobre 17th, 2014 by Cédric Jeanblanc

Médias Sociaux : oubliez le message pensez au partage

eye-smallPlus de 10 ans après leur introduction, les médias sociaux se sont insérés intimement dans nos vies de tous les jours, avec quelques nuances liées aux pays. Vu de haut, on pourrait croire que les médias sociaux forment donc un tout uniforme et qu’ils sont tous utilisables de la même manière. Il n’en est rien, voici quatre raisons qui l’expliquent.

1. Les marques ne sont pas égales entre elles

Chaque secteur, chaque branche, et même chaque marque a sa propre personnalité. Il serait illusoire de croire que ce qui s’applique à John Deere[1] serait pertinent de, par exemple, Coca-Cola. Il n’y a pas de « prêt-à-partager » dans la communication digitale, il faut sans cesse se référer au contexte et l’adapter. N’oubliez pas de consulter le chapitre essentiel de notre livre La Communication Digitale Epliquée à Mon Boss (cf. image ci-dessous)

image
Le chapitre clé de notre ouvrage vedette sur la communication digitale : amonboss.com

2. Les plateformes se spécialisent plus par l’usage que par l’âge ou la CSP

Nous entendons souvent dire sur le terrain que Facebook n’est que pour les « jeunes ». Si cela est peut-être vrai en Tunisie et en Pologne, la population moyenne de Facebook aux Etats-Unis est dèjà âgée de 41 ans[2]. La moyenne d’âge en France situant aux alentours de 40 ans, il n’y a donc pas de grande différence ! Ce qui rend ce filtre d’analyse inopérant. Par contre, on n’y partage pas la même chose, ni pour les mêmes raisons que dans LinkedIn, voire même dans Twitter. Chaque plateforme a son propre langage et ses propres usages.

Lire la suite

Médias Sociaux : oubliez le message pensez au partage was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec