blogueurs sous influence

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blogueurs sous influence

J’ai un peu ramé dans les moteurs de recherche (merci Google) pour retrouver un article du JournalduNet sur l’influence des blogueurs et notamment le jugement des internautes acheteurs vis à vis de leur indépendance (les blogueurs vous influencent-ils ?).  En fait, plus qu’une enquête, il s’agit d’un sondage (une sorte de micro-Internet au sens du micro-trottoir) où des internautes/experts (j’ai vu passer l’ami Gregory Pouy qui est venu défendre son business en rappelant les principes de l’éthique, merci Greg) donnent leur avis un peu pêle-mêle. Et les résultats ne sont pas véritablement bons, avec la tendance habituelle à jeter le bébé avec l’eau du bain. « peu d’influenceurs parmi les blogueurs » écrit Sophie, « feu de paille » ajoute J Niry, « Buzz artificiel » conclut Philippe.

Mais la vraie question est toujours la même. Qu’est-ce que l’influence ? (voir ici l’opinion de Pierre Vallet sur le sujet) et si on faisait le mauvais procès à de faux prophètes qui – sous la pression ou la tentation de la facilité – ont oublié les principes de base  de l’indépendance et se sont laissés acheter (voir ici mon dernier billet sur les « blogueurs, armes de diffusion massive »  et le blog de l’intelligence collective ici).

Alors, pour ceux qui voudraient jeter le bébé, voici justement un lien vers un post de Philippe Nieuwbourg (Conforama offre 10 000 euros pour attirer les journalistes) qui vous éclairera sur les pratiques de certaines marques et de certaines agences de presse vis à vis des journalistes dans le cadre d’une conférence de presse. Si on jette les blogs, sous le prétexte que certains d’entre eux sont sous influence, on va peut être pouvoir aussi jeter quelques journaux aussi, et il n’y aura pas que 20 ans, les surprises seront même nombreuses  …

blogueurs sous influence was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Bluekiwi et Dassault Systèmes ont pour « objectif de créer un leader mondial du 2.0 »

un futur leader mondial issu de l'hexagone ?
un futur leader mondial issu de l'hexagone ?

En ces temps de préparation pour la fête nationale, j’ai répondu à l’invitation de Carlos Diaz pour assister en avant première à la conférence de presse organisée par Bluekiwi à l’occasion de l’annonce de l’alliance stratégique entre l’éditeur spécialisé Dassault Systèmes et eux-mêmes, la start-up de la collaboration en entreprise (alias entreprise 2.0) dont nous avions déjà parlé sur ce blog à l’occasion de la sortie de la version 2009 de la plateforme de conversation BK. Cette annonce – qui eut lieu comme la dernière fois – à la Cantine est intéressante à plus d’un titre. D’une part car BK est une société française (cocorico ! Il n’en a pas tant que ça) et d’autre part car il s’agit de « créer un leader mondial de l’entreprise 2.0 » si je reprends les paroles mêmes de Carlos (voir mon compte-rendu ci-dessous). Voilà qui n’est pas une mince affaire car les leaders dans ce domaine ont pour nom Microsoft (empreinte d’environ 70% selon 01 informatique, impossible de retrouver l’archive sur leur site, mais ça date de 3 ou 4 semaines – celui qui le retrouve me le mettra en commentaire) et Lotus/IBM, excusez du peu. La bataille va donc être rude. D’ailleurs, Carlos a intelligemment désamorcé cette bombe en disant tout de go que son objectif n’était pas de concurrencer Microsoft.

Charles , Carlos Diaz, Olivier Sichel
Bernard Charlès , Carlos Diaz, Olivier Sichel

Mais créer « un géant » ce n’est pas rien tout de même. Notre ami Hervé Kabla, expert privilégié de DS et de Bluekiwi en tant qu’ancien des 2 sociétés a d’ailleurs dressé un croquis assez précis et sans complaisance de l’annonce faite par BK et DS le 22 juin à la Cantine. Il n’est pas tout à fait exclu que certains de ces commentaires n’aient pas été bien interprétés.

Quoiqu’il en soit, à côté des géants, doit pouvoir exister un acteur plus petit, hyper spécialisé sur le logiciel social, la conversation et l’innovation en réseau, et qui ne vient pas en contradiction avec Sharepoint (ce serait un combat perdu d’avance, surtout face aux utilisateurs qui le poussent) mais au contraire en complément. Et il n’est pas désagréable de voir qu’un acteur aussi petit (30 personnes au total) ait pu générer un tel buzz et créer une telle notoriété aussi outre Atlantique. Quel qu’en ait été l’architecte, c’est une belle réussite et c’est encourageant et enthousiasmant. Aux US aussi on connaît Bluekiwi et c’est chouette (à part Netvibes … ).

Je ne suis pas un expert du 3D ni du PLM, donc je vous renvoie à l’article d’Hervé et à la note de presse incluse et je laisse le lecteur faire la part du lion, comme d’habitude, cela se jouera sur le terrain et pas forcément dans le laboratoire, alors si les clients achètent, qu’espérer d’autre sinon la réalisation d’un rêve d’une autre forme de management – grâce à ces nouveaux outils de collaboration – qu’on voit malheureusement mal s’imposer de ce côté ci de la Manche.

Et ça je sais que c’est le cheval de bataille de Carlos, dont j’ai pu apprécier la connaissance du sujet et la passion lors d’un débat sur Techtoctv.com. Un peu d’argent frais ne pourra que faire du bien.

Ci-dessous mes notes en brut de fonderie de la conférence de presse du 22/06/2009.

note importante = Orange est le plus gros client de Bluekiwi, et je travaille chez Orange Business Services, mais ce billet n’exprime pas l’opinion d’Orange, ni même de celle d’un client puisque je n’ai pas acheté Bluekiwi. Ce billet est donc réalisé en toute indépendance.

Étaient présents :

Olivier Sichel (sofinnova : fonds d’investissement dédié à l’innovation et Interner, O Sichel est ancien patron de alapage et de Wanadoo)

Carlos Diaz (fondateur et DG de BK)

Bernard Charlès (DG de Dassault Systèmes)

Et dans la salle des journalistes de la presse informatique et quelques bloggueurs et confrères.

1. Carlos Diaz, Pdt et DG de BK:

  • Objectif est de créer un leader mondial dans l’entreprise 2.0.
  • Tous les éditeurs veulent ajouter une couche de social dans le PLM (product life cycle mngt dont DS est le leader)
  • Le but est aussi de distribuer BK internationalement
  • Couverture de la planète et passage de 5 à 2000 commerciaux
  • Oracle ou Ms auraient essayé de désosser BK alors que là c’est une annonce vraiment stratégique
  • 2eme levée de fond pour BK de 4.7m eur également. Ceci va permettre de financer la croissance.
  • Il fallait trouver aussi un partenaire industriel à faire entrer dans le capital. DS a été une associatipn naturelle, dont le but est de nourrir un vrai projet business pas seulement une opération financière. Sofinova partners accompagne BK depuis le début et poursuit l’aventure également.
  • Le point de départ est la collaboration avec Bernard de DS
  • Gartner pense que le marché de BK est le plus dynamique (24.4%). BK s’y est positionné dès 2006. BK seul acteur français dans ce dmaine.
  • Le 2.0 doit devenir une réalité dans l’entreprise. AU bout de 3 ans, BK a compris qu’ils doivent se greffer sur une vraie application Business et c’est ce qui a été fait avec DS.
  • On dirait qu’un monde sépare une start up avec une société créée il y a 28 ans. DS traite le cycle d’innovatin et de conception produits. Quand Bernard m’ expliqué que le PLM permet de passer du croquis au produit final en 3D (bouteille Evian, chips Pringle, etc.). Avant d’être un produit, un produit est une idée. Et une idée est une conversation.
  • BK a une empreinte européenne, au UK, en Allemagne et en Scandinavie. DS c’est plus de 100,000 clients donc c’est une vision puissante sur le social innovation. PG a un projet CONNECT & DEVELOP et c’est la preuve que l’innovation dpoit être ouverte
  • La 1ère étape est l’ouverture d’un bureau à Boston avec DS et en Octobre à SFo.
  • La 3D sera aussi très puissante dans le web 2.0 dans le futur.

2. Bernard Charlès

  • 1ere dimension : De + en + les consommateurs seront étroitement liés aux fournisseurs. De nombreuses sociétés ont ce besoin de se connecter avec leurs clients de manière différente. Aujourd’hui il y a un diconnect.
  • 2eme dimension : pour des raisons économiques, au sein même des entreprises il y a un disconnect entre les entreprises et les employés et c’est ce qui m’a séduit dans la 1ere rencontre. Désir de connecter un environnement extrêmement innovantes avec la réalité du business et de connecter le monde PLM (innovation) et de lui faire accéder à un environnement beaucoup plus grand.
  • Les jeunes n’utilisent plus l’e-mail, mais les réseaux sociaux et cela m’a fait réfléchir car au delà de l’outil c’est une vraie nouvelle façon de communiquer

Q&R

  • Concrètement ?
    • BK est un acteur du SaaS
    • L’offre va être gardée en SaaS le but sera de les connecter au PLM DS, c’est le projet.
    • DS utilise BK en SaaS (10000 utilisateurs à fin 2009) pour connecter tous les commerciaux et les partenaires. DS tient à ce que le SaaS continue, car aussi c’est viral. Il fallait retenir les utilisateurs vs les pousser à l’utiliser.
  • DS devient-il concurrent Oracle et Ms ?
    • BC répond
    • 1èrement: DS tient à encourager une startup française
    • 2èmement: la course n’est pas gagnée d’avance mais c’est excitant.
    • Ce sont ces deux points les motivations de Bernard Charlès. Mais si on peut en profiter pour développer un champion. Aux US c’est facile à faire, en France c’est plus dur.
  • On a vu Oracle procéder par acquisition …
    • BC: Si BK devient un leader mondial, c’est bien. Il ne faut pas de complexes, or quand on gandit on prend des complexes. Travailler avec BK ne donne pas de complexes car il y a de l’innovation
    • Le futur c’est un schéma d’entreprises en réseau. Et l’ambtion c’est d’en ajouter d’autres
    • CD: DS a été le 1er client de ce qui était à l’époque plus un slideware qu’un software. DS a été fidèle à ses engagements, ils ont même aidé à améliorer le produit. Ils investissent c’est l’aboutissement du processus. Ce n’est pas très différent de ce que DS a fait avec IBM (pour a petite histoire, le BLUE de blue kiwi venait de la volonté de se comparer à IBM)
    • OS : le pb n’était pas d’acheter BK, le but était de faire un leader mondial à partir de la technologie française. Sofinova a cette mission. DS se voyait de plus en plus. Sofinova a investi il y a 2 ans. Il y a eu plusieurs versions de BK. Il y a maintenant 40 clients. Le domaine social prend de l’importance et on voyait BK devenir un leader européen. Il y a une meilleure histoire à raconter avec une alliance qu’avec un rachat
  • Quel avenir pour le partenariat avec Ms ?
    • CD: fait dans le cadre du programme ID autur du programme Sharepoint. On va continuer ce partenariat là. Ceux qui envisagent l’entreprise 2.0 comme une plateforme vont souffrir face à Ms et Lotus. Ce n’est pas ce que nous voulons faire. Nous ne sommes pas un SI, nous sommes une plateforme de relation.
    • Aucun pb pour s’interfacer. On a les API de sharepoint, IBM. Enlever Sharepoint ça n’a aucun sens.
    • BC : les partenariats tiennent par les enjeux, et nous avons toujours un excellent partenariat avec IBM et Ms, il n’y a pas de concurrence. Par contre, BK est bien plus qu’un outil, BK a changé la façon dont nos commerciaux travaillent. Des idées nouvelles émergent. « je demande un exemple issu de BK après chaque comité exécutif ». Grâce à l’outil on voit comment la conversation et les échanges ses sont construits au fur et à mesure. Affaire par affaire, on comprend comment comment l’affaire s’est faite. La base de donnée qu’il y a en-dessous ce n’est pas important
    • Le mot Social Innovatipon est important car c’est la façon dont les conversatipns se construisent est importante. Il y a un impact organisationnel et humain.
    • CD: L’objectif n’est pas de développer à côté de DS et de faire un nouvel Enovia, mais « d’attaquer loin de nos bases » on veut faire quelque chose de base. Le but n’est pas de compléter l’offre d’Enovia. Les références de BK sont très loin des clients de DS (banques,opérateurs de télécom)
  • Second life ? Intérêt ou dégoût ?
    • CD: La 3D on n’y est pas encore, ça viendra, mais la version immersive de la 3D n’a pas encore apporté grand chose, mais il faut se méfier. Tout est possible …
  • télécharger le communiqué de presse sur l’annonce Bluekiwi et DS : Cp-dassault-systemes-bluekiwi
  • Bluekiwi et Dassault Systèmes ont pour « objectif de créer un leader mondial du 2.0 » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

    Comment trouver un slogan vendeur ?

    trouver un bon slogan

    Dans le cadre de notre concours de conseils en marketing, , nous accueillons aujourd’hui Pierre Morsa. Pierre est le fondateur de Ideas on Stage, une société qui aide les Personnalités, les Dirigeants et les Hommes et Femmes Politiques à présenter leurs idées.

    Powerlines

    Qu’est-ce qu’une Powerline ? D’après le livre de Steve Cone, c’est un slogan si puissant qu’il a traversé l’épreuve du temps, a transformé des marques commerciales en piliers culturels et même parfois contribué à changer le monde.

    Dans les deux articles sur les Powerlines précédents publiés sur mon blog, j’ai mis en avant mes slogans préférés.

    J’ai également fait un petit quizz pour tester les slogans dont vous vous souvenez après de nombreuses années et ceux que vous n’avez même pas remarqués. Aujourd’hui, je voudrais répondre à la question
    essentielle : comment créer un slogan puissant ? Pour cela, Steve Cone nous donne des éléments et des règles.

    Les trois éléments de base d’un bon slogan

    Pour être valable, tout bon slogan doit au minimum intégrer trois éléments :

    • Raconter une histoire qui a un effet durable sur un lieu, une personne, un événement ou un produit.
    • Être crédible. La pire erreur que l’on puisse commettre en écrivant une powerline, c’est d’en faire trop ou de promettre des choses irréalistes.
    • Avoir une sonorité mémorable. Trouver le bon rythme, la bonne rime, le bon style sonore, c’est s’assurer que la powerline rappellera instantanément le produit et les idées qui y sont associées. Le son
      joue sur l’émotion et est vendeur. Par exemple les vendeurs de voiture savent bien que le son que fait la portière d’une voiture en s’ouvrant et en se fermant est un indicateur de qualité immédiat pour l’acheteur potentiel.

    Un exemple ? Veni, vidi, vici. Histoire, crédibilité, sonorité : les trois éléments sont parfaitement intégrés par Jules César en trois mots.

    Les règles de création d’une powerline

    Ces trois éléments sont le minimum syndical pour construire une «Powerline », mais ils ne sont pas suffisants. Il faut également respecter plusieurs règles. Je les ai un peu retravaillées, car certaines me semblaient redondantes.

    1. Rappel : une marque est une promesse qui doit faire vivre une expérience, de préférence unique. Le slogan doit décrire cette promesse.
    2. Originalité : un nouveau slogan ne doit pas ressembler aux milliers de slogans déjà sur le marché. Utilisez une tournure qui n’a pas encore été utilisée par d’autres, et utilisez un style adapté à l’industrie. Évitez les platitudes.
    3. Émotion : soyez sûrs que vos employés et vos clients opineront de la tête en signe d’agrément. Il est amusant de voir que les émotions sont un des facteurs les plus importants dans une communication
      efficace, alors que depuis l’école jusqu’en entreprise, tout nous pousse à les masquer au maximum.
    4. Pas de création en « focus group ». Aucune powerline valable n’est née en travaillant en comité. D’ailleurs, aucun design génial n’est jamais né d’un travail en comité.
    5. Bénéfice : assurez-vous que la powerline répond à la question : qu’est-ce que ce produit ou service peut faire spécifiquement pour moi ?
    6. Présence : pour avoir une chance de devenir un élément différenciateur, arrangez-vous pour qu’elle soit visible sur la publicité et sur le Web, et qu’elle soit audible à la radio et à la télévision.
    7. Immuabilité : ne changez pas un bon slogan. Les gens n’aiment pas le changement et ne lui font pas confiance.
    8. Personnalité : n’ayez pas peur de donner de la personnalité et un caractère fort au slogan, surtout si celui-ci représente une destination, un produit de luxe ou un produit qui est novateur dans sa
      catégorie.

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    Comment trouver un slogan vendeur ? was last modified: juin 11th, 2009 by conseilsmarketing

    Pourquoi Certaines Idées Survivent et d’Autres Meurent ?

    trouver des slogans

    ConseilsMarketing.fr a le plaisir d’accueillir Olivier Roland, animateur des blogs “Des livres pour Changer de Vie” et “Habitudes Zen”, qui s’est lancé un défi remarquable : lire 52 livres fondamentaux en marketing et en management en 1 an, et nous en faire le compte rendu. Dans cet article Olivier va nous expliquer comment certaines idées marquent les esprits et comment d’autres glissent et sont vites oubliées….

    livre trouver un slogan
    Si l’on veut résumer ce livre, voici ce qu’il faut retenir : certaines idées marquent leurs interlocuteurs, les poussant à la retenir longtemps et même à agir, tandis que d’autres sont oubliées à peine entendues.

    Or selon les auteurs, il est possible de créer une idée qui colle avec beaucoup plus de chances de succès en suivant six principes déterminants, expliqués en détails dans le livre.

    Prenons un exemple :

    « Vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à l’ami d’un de mes amis – François, pour ne pas le nommer. Il se trouvait à Paris pour un rendez-vous important avec un de ses clients. Une fois qu’il a finit l’entretien, comme il lui restait un peu de temps avant de prendre l’avion il est allé boire un verre dans un bar.Il venait de finir son premier verre quand une séduisante jeune femme s’est approchée de lui et lui a proposé de lui offrir quelque chose à boire. Surpris mais flatté, il a accepté. Elle est revenue avec deux verres. Merci, lui a-t-il dit avant de prendre une gorgée. Et après ça, le trou noir.
    Lorsqu’il s’est reveillé, comateux, il était étendu dans une baignoire de chambre d’hôtel, le corps recouvert de glace. Paniqué, il a regardé autour de lui, essayant de se rappeler ce qu’il faisait là. C’est alors qu’un petit papier a attiré son attention :
    SURTOUT NE BOUGEZ PAS. TELEPHONEZ AUX URGENCES.
    Un téléphone portable était posé sur une petite table à coté de la baignoire. Il l’a attrapé et tant bien que mal, les doigts engourdis par le froid, a composé le numéro des urgences.
    A l’autre bout du fil, la standardiste ne paraissait pas vraiment surprise. “Monsieur, pourriez-vous s’il vous plaît tendre lentement le bras derrière vous ? Vous sentez quelque chose ? Une sonde dans le bas de votre dos ?”
    Inquiet, il a fit ce qu’elle lui demandait. Pas de doute, la sonde était bien là.
    “Surtout, ne paniquez pas Monsieur”, a repris la jeune femme. On vient de vous enlever un rein. Vous êtes victime d’un réseau de trafiquants d’organe qui sévit dans la ville. L’ambulance est en route.” « 

    Félicitations : Vous venez de lire une des légendes urbaines les plus populaires des quinze dernières années, qui a fait le tour d’Internet dans toutes les langues et sous de multiples formes. Une histoire que l’on retient facilement, une histoire qui marque, une histoire qui colle. Alors qu’elle est complètement fausse.

    More...

    Examinons à présent un article publié dans le magazine d’informations d’une association caritative :

    « La constitution de communautés au sens large se prête par nature à une équation de retour sur investissement qui peut être reproduite en s’appuyant sur les pratiques existantes. […] Le fait que les organisations donatrices doivent souvent, par souci de transparence, procéder à un ciblage ou à la classification par catégories des sommes octroyées est un facteur qui limite le flux de ressources vers notre organisation. »

    A présent, faites quelque chose pendant dix minutes – ce que vous vous voulez – puis appelez un ami et racontez lui les deux histoires. Laquelle d’après vous aurez-vous le mieux retenu ? Et laquelle serez-vous capable d’expliquer simplement à votre ami ?

    Une légende urbaine d’un coté, quelques lignes d’un article – sorties de leur contexte – de l’autre : la comparaison est bien sûr biaisée.

    Mais elle montre bien deux extrêmes de ce que les auteurs appellent “l’échelle de mémorabilité”. Et illustre parfaitement le fait que certaines histoires adhèrent – « collent » selon la mauvaise traduction du titre du livre – et d’autres non.

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    Pourquoi Certaines Idées Survivent et d’Autres Meurent ? was last modified: mai 30th, 2009 by conseilsmarketing

    Les blogueurs influents sont ils des Armes de Diffusion Massive ?

    Big Buzz Blogs à la Cantine

     

    Big Buzz Blogs à la Cantine

     

    Le 20 mai 2009, se tenait à la cantine dans le 2ème arrondissement de Paris, l’événement annuel Big Buzz Blogs (BBB), co-organisé par le cabinet RCA (Reguer.com – cabinet de conseil)  et le site lepost.fr(une fois n’est pas coutume, je fournis ici le communiqué de presse en pièce jointe, car celui-ci a le mérite en effet de mettre à disposition les URL des sites primés).

    Nos lecteurs de Visionarymarketing connaissent la formule, le compte rendu se trouve ci-dessous, en format brut de décoffrage, ce qui a le mérite – sinon de contribuer à la production littéraire française – de vous faire revivre l’événement, ainsi vous pourrez faire croire à votre patron que vous y étiez ; -)

     

    Dans ce compte rendu, un classement (inversé, afin de ménager le suspense) des 10  » meilleurs  » sites de la high-tech (« top ten » en bon français). Par  » top ten « , il faut comprendre non ceux qui font le plus d’audience, mais ceux qui sont jugés les plus  » influents  » c’est-à-dire ayant  » le plus de liens entrants et de commentaires « . Nous y voilà à nouveau, qu’est-ce que l’influence, on se rappellera quelques débats ici évoqués au cours des mois précédents.

    Ci-après quelques remarques sur ce classement, très différent de celui de Wikio, et qui a le mérite d’ouvrir la fenêtre sur des sites moins connus (comme quoi on peut être influent et discret à la fois, ce n’est pas incompatible) :

    • la question de ce qu’est l’influence est à nouveau posée ici. L’excellent  » BABOZOR  » (le nom étant un buzz à lui seul) est-il « influent », et si oui auprès de qui ? Et comment cette influence se compare-t-elle à d’autres, sur d’autres communautés ? Il semblerait que certains des nominés – présents dans la salle – étaient eux mêmes surpris de leur propre influence (c’est une bonne nouvelle, il existe des blogueurs influents qui sont aussi modestes);
    • nécessité – à mon avis – de scinder la catégorie high-tech en sous catégories plus lisibles. Un site plus sérieux (exemple ici) dédié à l’impact des TIC sur le business par exemple a-t-il une chance par rapport à un site/forum de trucs et astuces techniques ? Dans la même catégorie, sûrement pas, d’où la nécessité de comparer des choses comparables ;
    • beaucoup de  » dindes qui votent pour Noël  » dans ce classement, avec des  » blogueurs qui bloguent sur les blogueurs  » pour reprendre l’expression consacrée de notre ami Andy Sernovitz (président de GasPedal, l’organisateur du BlogCouncil). Ceci contribuant certainement à cela, on ne sort pas de la sphère du Web, ce qui contribue peut-être tourner en rond, vous jugerez vous-même ;
    • enfin, la question de la mesure de l’influence est à nouveau posée (relire les billets de François Laurent à ce sujet ici). Si le volume des visites n’est pas suffisant (ce n’est a priori pas le critère ici), le nombre de commentaires et de liens l’est-il ? Ainsi, le nombre de sites accumulant des commentaires narcissiques voire purement inintéressant, accumulation de bruit qui s’ajoute au bruit et qui n’apporte aucune valeur ajoutée (voir la réflexion de Kurt Vonnegut à ce sujet), peut-il être considérés comme de l’influence ? S’agit-il uniquement d’accumuler les réflexions idiotes en grand nombre pour devenir influent et intelligent, je pose la question ? De même, le fait de reprendre entre copains la même information et de lier et relier à l’infini dans une mise en abyme vertigineuse comme l’Internet sait le faire a-t-il un intérêt quelconque ? Il ne faut pas confondre influence et manipulation du système pour arriver en haut du classement, certains sont passés maîtres en cet art, mais il ne faut pas confondre la qualité et la hauteur du classement.

    Après tout, et c’est encore une fois ce qui me choque le plus dans tous ces réflexions sur les influenceurs c’est que finalement, on ne change pas de paradigme, on reste et je m’en offusque et le dénonce, dans le même paradigme que celui des médias traditionnels, qui privilégie la quantité à la qualité (remarque : qu’est-ce que la qualité, voilà encore une tentative de définition qui se transforme en gageure), et qui note l’influence sur des critères quantitatifs parfois discutables. L’intérêt et l’apport de l’Internet est de permettre le positionnement qualitatif sur des niches, la véritable différence. Quant à la possibilité de faire du média de masse sur Internet, elle existe bien, mais je ne la trouve pas forcément intéressante ni innovante.

    Le débat n’est pas clos, il m’est avis que nous y reviendrons de nombreuses fois. Et quand bien même le modèle des Armes de Diffusion Massive persisterait voire même se développerait sur Internet, je pense que le médium permettra toujours à des acteurs de niche de s’insérer et de produire du contenu de qualité à destination de lecteurs qui ne se laisseront pas comptés comme des moutons. Comme l’indique Molly Schonthal de Nokia, ce sont les critères qualitatifs ( » soft numbers « ) qui présentent le plus d’intérêt dans les médias sociaux.

    Notes de la réunion  big buzz blogs à la Cantine (Paris 2ème)

    Date: 20/05/09

     intro:

    • Événement annuel
    • Big buzz blogs le top des blogs qui buzzent
    • Lepost.fr
      • Rappel de la définition du web 2.0
      • Émergence des blogs qui a amené à un immense bouche à oreilles. Passage du mass media au personal media
      • Le monde interactif: création de post.fr qui devient un laboratoire d’observation
      • Site d’info. Chacun a sa page et envoie des infos qui sont vérfiées par des journalistes. Démarrage en 2007. 2m de visiteurs uniques par mois
      • La communauté fait elle-même son buzz
      • Depuis mai, accueil de blogs influents et des médias sur lepost.fr
      • Les marques viennent buzzer aussi. Très grand public, nouvelle star etc. Attire de l’employé au cadre sup

    Top high tech

    • Corpus qualifié de 800 sources high tech
    • Ranking basé sur liens entrants et commentaires
    • Mesure du top high tech:complémentaire de wikio
    • Blogosphère hightech: sous univers (marques, libres, tendances, astuces, usages etc.)
    • Bruit de sfr en mars 2009 (nda: interrogée après l’événement, notre consoeur de sfr découvrait elle-même l’existence de ce buzz, voilà de quoi nuancer sérieusement la portée de ces bruits de réseau. Je n’ai pu identifier de quel bruit il s’agissait)
    • 3 tendances
      • 1. Blogs pratiques où on apprend qque chose
      • 2. Tous accessibles au grand public, pas des blogs de geek
      • 3. I-phone: star, tout le monde en parle
    • 10eme – 1. Journal du blog: on y parle technique mais simplement. Conseils aux blogueurs
    • 9eme – Gonzague Dambricourt : 22 ans, c’est un geek qui parle de sujets de geeks avec un vocabulaire simple. Videos parodiques où on enlève des blogueurs. Chaque billet a au moins 20 commentaires
    • 8eme – 3. Travailleurs du web : babozor, blog de geek avec un style de qualité. Il cherchait du boulot et il a raconté sn cheminement et cela a bien marché. Blogcamp organisé à Paris
    • 7eme – 4. Le Blog d’Antoine: 19 ans, benjamin tu top 10. A compilé toutes les rumeurs sur l’I-phone qui va sortir. Revue des blogs. Assez technique, mais tout le monde devrait s’ retrouver
    • 6eme – 5. Simon Robic : fait aussi des billets sponsorisés. L’Oreal, c’est assez surprenant. Encore un geek qui parle de sa vie au quotidien
    • 5eme – 6. Korben: poids lourd du blog. Militant actif anti-hadopi. Blogueur très réactif. Beaucoup de coups de gueules et beaucoup de technique. Encore un geek
    • 4eme – 7. AJblog par Aymeric Jacquet: carnet pratique destiné aux entrepreneurs. Présent dans la salle. La majorité des visiteurs sont des indépendants uniquement dans le secteur Internet. Prospection passive. Beaucoup de posts sur cette pbmatique. Très peu de buzz. Ne parle pas de sujets d’actualités ne parle pas de l’I-phone
    • 3eme – 8. Dariablogue: blog de fille très technique. Bonne plume. Blogueuse bloguant sur les blogueurs, twitter etc
    • 2eme – 9. Le journal du mac: bien ficelé. Tout sur l’I-phone. Bons plans avec les prix et tests d’ergonomie, beaucoup de videos. Dépasse les geeks
    • 1er – 10. Blogee.net: gagnant. Présent dans la salle. Dédié auw mini portables. Pierre: véritable attente de la part des blogueurs et des étudiants. Blog éphémère ? Peut être. Mais 6000 abonnés en rss. C’est une communauté. Grosse base d’utilisateurs. Gagne de l’argent ? Oui, mais pas un revenu suffisant et il y a l’effet de la crise avec très peu d’annonceurs
    Les blogueurs influents sont ils des Armes de Diffusion Massive ? was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec