Daniel Bô – b2b et brand content : le ROI est aisé, il suffit de faire autorité dans son domaine d’expertise (3/3)

briefcase-large3ème et dernière interview de Daniel Bô, directeur et fondateur de l’institut Quali-Quanti (institut d’études généraliste-spécialisé dans les médias) et coauteur de l’ouvrage Brand Content (2009, Dunod), qui cette fois-ci aborde le sujet du b2b et du brand content. Présentation du Brand Content dans cette première partie, dont voici unetranscription synthétique de la vidéo [pour voir les 3 interviews http://bit.ly/danielbo] :

Comme nous en avons déjà débattu maintes fois sur ce blog ou dans notre livre « les médias sociaux expliqués à mon boss », le b2b n’est pas le parent pauvre des médias sociaux, au contraire. C’est même plus facile … il suffit d’être le meilleur, nous dit Daniel Bô. Oui, c’est vrai. Et c’est là aussi que le bât blesse. En b2b il ne suffit pas de faire drôle ou divertissant, il faut aussi que le fond soit à la hauteur de la forme, ce qui n’est pas toujours évident. Plus facile donc, et aussi plus difficile, notamment lorsque le b2b s’adresse à des domaines très techniques et spécialisés. 

retranscription sommaire de la vidéo :

en B2B, il vaut mieux parler de content marketing, car la notion de marque est moins omniprésente

  • ce sujet est très largement couvert dans la littérature américaine ;
  • l’objectif est de « produire le meilleur contenu pour sa cible »
  • … Sinon la concurrence le fera

les attentes des cibles en B2B sont stéréotypées :

  • besoin d’une veille qui digère son marché ;
  • recherche des meilleurs experts/recherche de fonds ;
  • meilleures pratiques/données/actualités/décollage

le ROI marketing (exemple d’un institut d’études)

  • se faire inviter à des conférences ;
  • faire en sorte que les commerciaux de l’équipe soient imprégnés de la richesse informationnelle ;
  • faciliter les contacts avec les prospects (leads generation) ;
  • générer des relations presse plus favorables

il est plus facile de lier commercial et contenu en B2B aussi :

  • la relation commerciale s’établit après le don (un livre blanc par exemple) ;
  • « les lecteurs de vos contenus, on les croise souvent, l’efficacité est facile à mesurer » (NDLR : en b2b, on côtoie physiquement ses clients régulièrement)

tous ces facteurs font que le contenu de marque est plus facile en B2B qu’en B2C (où il y a un effet de massification)

En conclusion, Brand culture et B2B sont également bien adaptés, car la culture de marque est basée sur la singularité, ce qui est en phase avec la façon dont le marketing en B2B fonctionne (on n’y achète pas seulement un produit/service, mais souvent une relation de confiance)

Daniel Bô – b2b et brand content : le ROI est aisé, il suffit de faire autorité dans son domaine d’expertise (3/3) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

collectivités locales et réseaux sociaux, état des lieux

twitter, Linkedin et les réseaux sociaux pour la FPT (fonction publique territoriale)

la lecture du jour …

Est un article de « lagazette.fr »  (twitter @Lagazettefr), à savoir la gazette des communes, des départements et des régions, qui commente une étude de Voirin Consultants montrant la faible présence des collectivités locales sur les médias sociaux, mais aussi et surtout les progrès à faire en matière d’interactivité sur ces « nouveaux** » médias (assurément un problème non limité aux collectivités locales, et un changement de paradigme pour tous les communicants). Principaux freins annoncés : d’une part la faible importance du recrutement via les médias sociaux (ces derniers n’apporteraient pas de plus value), et d’autre part le manque de pertinence des « opportunités commerciales », une autre motivation majeure de l’utilisation des réseaux sociaux professionnels habituels. Cyber-collectivite.com présente aussi une sélection de réseaux professionnels spécialisés où l’activité (sic) « n’est pas débordante ». Il est vrai qu’il est plus que difficile en 2011 (voire le commentaire en **) de recréer de zéro un réseau professionnel alors que l’heure est à la consolidation entre les géants et à leur mise en bourse (cf. LinkedIn qui se remet plutôt bien du creux de l’été tout compte fait). Pourtant, on n’a pas de mal à imaginer – en dehors des freins cités plus haut – quelques motivations de premier degré autour de la démocratie participative, des enquêtes publiques, de l’interaction avec les citoyens etc. etc. toutes choses qui demandent une forte implication au-delà de la simple « communication ». Pas un sujet facile … mais quel potentiel !

** le terme de Web 2.0 ayant été créé par O’Reilly en 2004, on peut difficilement encore parler de nouveauté, mais il faut bien 10 ans pour qu’une nouvelle vague technologique s’installe universellement alors …

Médias sociaux : les collectivités pas encore mûres pour l’interaction – Lagazette.fr

 

Une enquête réalisée par Voirin consultants auprès d’une soixantaine de collectivités françaises met en évidence un degré de maturité très disparate chez celles qui ont investit les médias sociaux. Plusieurs pistes sont par ailleurs avancées pour expliquer l’absence de plus de la moitié des collectivités des médias sociaux.

 

Facebook, Twitter, Dailymotion, etc. 50% des collectivités interrogées ont déjà intégré les médias sociaux dans leur stratégie de communication externe. Mais ce n’est pas l’unique enseignement de l’enquête réalisée par Voirin Consultant, un cabinet de conseil en management et en technologies digitales à partir d’un panel qui reste limité d’une soixante de collectivités de 10 à 5000 agents.

>>> lire la suite sur … Médias sociaux : les collectivités pas encore mûres pour linteraction – Lagazette.fr.

collectivités locales et réseaux sociaux, état des lieux was last modified: août 29th, 2011 by Yann Gourvennec

Poll to Go : appplication originale pour réaliser des sondages courts

3 minutes pour une start-up …

le 19 août, j’ai rencontré Éric Tenin, ancien rédacteur en chef de PC expert, management, et plus récemment de « Courrier Cadres » (dans les trois dernières années), qui a profité de la cession du magazine de l’APEC à une société extérieure, pour fonder sa propre start-up que nous allons présenter ici.

Si Éric Tenin a réalisé toute sa carrière dans la Presse, il n’en est que mieux placé pour confirmer les problèmes de celle-ci ; et il n’hésite pas à utiliser le terme de « moribonde » pour la qualifier. Ces problèmes auxquels la Presse fait face aujourd’hui, Éric les compare à une véritable transformation industrielle, « c’est comme les mines de charbon, comme la radio contre la TV, Internet est venu changer complètement la donne ! ». Selon lui, Internet a supprimé beaucoup d’intermédiaires, comme dans l’industrie des voyages par exemple, et partout où il y avait des courtiers, et la même chose arrive aujourd’hui à la Presse selon lui.

Etre journaliste reste un métier, mais cela peut s’apprendre !

Toutefois, « être journaliste reste un métier » selon Éric, mais la différence que cela peut aussi s’apprendre en dehors des écoles selon lui. Il y a aussi un problème de temps, les blogs sont gratuits, et le résultat n’est pas si mal que ça selon Éric. Selon lui, le véritable problème de la Presse c’est un manque de valeur ajoutée : « pourquoi acheter un journal alors qu’on a la même chose gratuitement sur Internet ? ». Reste la vérification de l’information, si tant est que le client soit capable de faire la différence … Il y a donc – selon notre invité – dépréciation du média.

Une reconversion

Ceci nécessitait une reconversion, Éric se posa donc la question : « dans la Presse ou ailleurs ? » Il a donc créé une première entreprise en septembre dernier autour du contenu, qui a permis de dégager quelques revenus qu’il a immédiatement réinvestis dans une société appelée INSPIRAPPS, société de droit canadien, dont il est cofondateur, et qui fournit des applications mobiles.

Une première application sortie en juillet 2011 : Poll to Go

Il a donc sorti sa première application qui s’appelle Poll to Go et qui permet de faire des sondages courts sur Internet. Il suffit d’aller sur www.polltogo.com et de créer un sondage, ce qui génère un url court et un QR code, ce qui permet de lancer un sondage rapidement soit dans le cadre d’un événement, soit pour évaluer un cours, soit dans le cadre d’un sondage rapide sur le terrain.

D’abord les USA car la France est « fermée pendant les vacances »

Sa cible première a été les États-Unis, car « la France est fermée pendant les vacances », et son modèle d’affaires est un modèle Freemium, où les petits sondages de moins de 20 votes sont gratuits, alors qu’il faut acheter des crédits au-delà de cette limite. Les tarifs restent raisonnables, avec environ $60 pour 12.000 votes soit environ €50.

La concurrence

Il n’existe pas de système véritablement similaire, selon Éric, mais cela viendra forcément nous dit-il. Tous les acteurs qui font des enquêtes y viendront tôt ou tard, mais la seule façon de réussir sur un marché est de s’imposer nous dit-il et d’utiliser le réseau : c’est pour cela que pour Poll to Go a été conçu comme une application virale.

Laissons Éric me présenter sa start-up en trois minutes dans cette interview vidéo :

Poll to Go : appplication originale pour réaliser des sondages courts was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Daniel Bô : « tout le monde fait du contenu, mais pas forcément du brand content » (1/3)

Daniel Bô, directeur et fondateur de l’institut Quali-Quanti (institut d’études généraliste-spécialisé dans les médias) et coauteur de l’ouvrage Brand Content (2009, Dunod), nous parle de contenu de marque dans la première de ces 3 interviews à Visionarymarketing. Présentation du Brand Content dans cette première partie, dont voici une transcription synthétique de la vidéo  [pour voir les 3 interviews http://bit.ly/danielbo] :

Pourquoi « Brand Content » ?
Il existe une tendance lourde des marques qui se lancent dans le Brand Content
et qui cherchent à s’approprier une catégorie
Est-ce un phénomène nouveau ?
Les marques développent du contenu depuis 1 siècle (Michelin, L’Oréal, SEB …). Ce qui est nouveau, c’est que ce mode de communication est devenu un pivot.
Il ne s’agit pas que d’un phénomène Internet
Le magasin doit aussi véhiculer du contenu. On ne peut plus se contenter de présenter des produits dans un magasin, vous racontez aussi une histoire.
Y a-t-il saturation de contenu ?
Tout le monde fait du contenu, mais pas forcément du contenu de marque, c’est le meilleur contenu qui gagne
Comment créer un contenu gagnant ?
Il faut générer de l’enthousiasme. Pour cela il y a 3 qualités indispensables :
  • premièrement, la qualité éditoriale (celle-ci peut répondre à divers critères) ;
  • deuxièmement, la visibilité du contenu ;
  • troisièmement, il faut que ce contenu soit associé à la marque.
L’UGC fait partie du Brand Content et il permet l’abondance de contenu, mais…
Ces contenus ne sont souvent pas d’un niveau de qualité suffisante. la marque doit faire le filtre ou retravailler le contenu (peut être du témoignage, mais pouvant aller jusqu’au Crowdsourcing)
exemple : Castorama qui crée une plate-forme de conseil lié au bricolage ou les clients peuvent échanger des conseils
contenu « pro-am » (pro-amateur)
S’agit-il d’un nouveau métier ?
C’est l’évolution de plusieurs métiers en fait. Quelques exemples de divers acteurs de ces nouveaux contenus :
  1. La Redoute créant son propre contenu ;
  2. Des agences qui deviennent de plus en plus des agences de contenu (issu du numérique ou de la promo des contenus eux-mêmes) ;
  3. Services complets de diffusion de contenu (comme Dailymotion par exemple-transparence : je travaille pour Orange qui a une participation dans cette entreprise) ;
  4. Producteur de contenu proprement dit
Le publi-reportage n’est pas du Brand content. Il y a trois défauts :
  1. Il est un peu bas de gamme
  2. La publi-promotion et parfois fallacieuse
  3. Les sujets ne sont pas toujours très intéressant
En conclusion, le publi-reportage a énormément de potentiel, mais il ne s’agit pas de brand content proprement dit. Contre exemple : Pampers qui fait un DVD pour expliquer comment le bébé perçoit le monde depuis le ventre de sa mère, ça c’est du Brand Content pas de la publi-promotion.
Daniel Bô : « tout le monde fait du contenu, mais pas forcément du brand content » (1/3) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Orange Timeline sur le blog iThink.fr

Suivez Orange sur les réseaux sociaux en temps réel

Un super article de Paul Henri Brunet (twitter @phb) sur Orange Timeline que nous avons lancé hier et qui – au travers de l’interview de Lionel Fumado qui est responsable des médias sociaux dans mon équipe d’Orange – et qui retrace l’origine, les buts et l’avenir de ce nouveau moyen d’agréger les flux Twitter de l’entreprise et des employés qui ont désiré participer à l’opération.

Suivez Orange en temps réel sur Twitter

Orange lance un nouveau dispositif résolument digital et social media. Orange timeline vous fait découvrir, en temps réel, l’actualité de la marque au travers des tweets des comptes officiels du Groupe et de ses employés participant à l’opération.

Ce nouvel outil intégré à la communication corporate du groupe vise à humaniser encore davantage le leader français des télécommunications par l’intermédiaire de ses échanges sur les réseaux sociaux avec Twitter. En effet, Orange est particulièrement actif sur la plateforme de microblogging, tant avec son compte officiel @Orange (et même au niveau international) que les employés de la marque tels que @lionelfumado ou @ygourven.

à lire sur le blog iThink.fr

Orange Timeline sur le blog iThink.fr was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec