7 heures pour tout savoir sur le digital – conférence gratuite – Lille le 26/11/2013

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Ils seront tous là où presque … “eux”, ce sont les experts et auteurs des Editions Kawa, et “là” c’est la CCI de Lille, qui ensemble vous proposent une journée dense de partage de connaissances vraiment exceptionnelle : Les Ateliers du Webmarketing (inscription gratuite). Une conférence de 7 heures dans la capitale nordiste, chère à mon cœur puisque j’y ai passé 25 ans de ma vie. Voici le programme :

imageLe principe est simple et innovant :

Les intervenants sont des auteurs de livres publiés aux Editions Kawa. Tous les intervenants sont des experts dans leurs domaines respectifs. Laissez vous guider par une équipe de professionnels impatients de vous transmettre leur savoir !

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7 heures pour tout savoir sur le digital – conférence gratuite – Lille le 26/11/2013 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

« Du Social media au social mass media »- (avec Hootsuite)

tv-largeIl y a quelques jours, je recevais un message mail (réminiscence du passé ?) de la part de l’éditeur Hootsuite me précisant que ma vidéo était en ligne. Puis je fus noyé de mentions Twitter à propos des indications que j’avais livrées dans cette vidéo. Je suis véritablement reconnaissant à Hootsuite d’avoir monté cette superbe interview et de m’avoir donné une chance de partager mes visions sur le médias sociaux et comment ils évoluent. Nous (Hervé Kabla, mon éditeur et moi-même) sommes en train de travailler aujourd’hui à l’adaptation anglaise de notre dernier livre « la communication digitale expliquée mon boss », qui va s’intituler “Managing Digital Marketing Like A Boss” en anglais, si tout va bien, être disponible avant Noël. Cette vidéo préfigure cette sortie du livre dans la langue de Shakespeare. Voici l’introduction en français puis le lien vers le texte anglais :

vision du Web social par Yann Gourvennec – Hootsuite social media management (en Anglais)

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Un « Intrapreneur » est quelqu’un qui remet en question L’ordre établi à l’intérieur d’une entreprise. “On trouve des entrepreneurs dans les grandes entreprises les organisations complexes, dans lesquels ils apportent leurs puissants innovations au travers de leurs compétences en conduite du changement » dit Yann Gourvennec. « Pour moi, être un entrepreneur veut dire beaucoup de choses en termes de philosophie, de la façon dont je vois les choses, dont je travaille avec mes collègues et sur comment je fais avancer les projets et mets en œuvre l’innovation à l’intérieur d’une entreprise. »

ma vision des médias sociaux – vidéo Hootsuite

Manager la communication digitale comme un boss

Like A Boss(NDLR : Like A Boss est un meme de l’Internet, un peu moins compréhensible en français, il fait beaucoup rire les anglophones et pourrait se traduire par « comme un chef »)

Le premier livre de Yann Gourvennec « les médias sociaux expliqués mon boss » a été élu livre digital le plus influent en France en 2012. Depuis lors, son collègue Hervé Kabla et lui-même ont lancé une suite en français, en élargissant le spectre du livre de façon à embrasser l’ensemble de la discipline de la communication digitale, et pas seulement les médias sociaux (d’où le titre).

« Pour Hervé Kabla et moi-même, les médias sociaux font parti aujourd’hui du mix de la communication digitale », explique Yann. « Il n’est plus question aujourd’hui de se demander s’il faut être présent ou non sur les médias sociaux. Nous avons dépassé cet étape-là, et nous devons nous poser aujourd’hui la question de savoir pourquoi nous y sommes, est-ce que cela a un sens, comment j’affine mes objectifs, comment j’affine ma stratégie, et développe ma présence et enfin, comment je structure ma gouvernance. La question du retour sur investissement n’est plus optionnelle non plus. Les médias sociaux font partie du mix numérique, une discipline bien plus large qui doit être comprise de chacun dans l’entreprise, pas seulement de l’équipe digitale. »

« S’il y a une leçon à tirer de nos livres, c’est que nous traversons une période paradoxale : la communication digitale est omniprésente, tout le monde doit et veut en faire. Cela a l’air simple, mais cela ne l’est pas. Car il s’agit d’une discipline en propre qui requiert expertise et expérience. Après tout, confieriez-vous la vie de votre enfant le plus cher à un chirurgien qui serait en train de lire « la chirurgie pour les nuls » ? Alors pourquoi votre stratégie digitale devrait-elle être confié à une personne qui arbore fièrement 2 abonnés sur son compte Twitter ? S’il existe bel et bien un besoin urgent d’inclure largement tous les employés de l’entreprise dans la transformation digitale, le recrutement de professionnels expérimentés et compétents en communication digitale et en stratégie médias sociaux est également aussi important ».

lire la suite : Social Insights from European Thought Leader, Yann Gourvennec – HootSuite Social Media Management.

« Du Social media au social mass media »- (avec Hootsuite) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

E-business : ESG Apprend le digital aux Patrons (MBA)

academia-smallJ’ai rencontré Catherine Headley il y a quelque temps afin de recueillir son témoignage suite à la création récente du MBA e-business executive de l’ESG, où j’interviendrai également. Bien au delà du simple descriptif d’un cursus, c’est une véritable vision, très forte, du monde des affaires et de l’importance capitale qu’est en train de prendre le marketing digital dans ce monde, que Catherine nous a livrée. On y retrouve une approche que je partage également et que je distille au travers de ce blog depuis des années, mais aussi au travers des ouvrages que j’écris en collaboration avec Hervé Kabla (la communication digitale expliquée à mon boss – 2013 éditions Kawa). Ma collaboration avec ESG n’est pas le fruit d’un hasard mais le résultat du partage de la même vue du marché et de son évolution. ESG, école pionnière dans la formation au digital, et sponsor privilégié de Media Aces depuis longtemps, montre qu’elle a encore une longueur d’avance en ce domaine.

 

Interview avec Catherine Headley, ESG Mba Executive e-business

ESG : pionnier de la formation e-business

quotes-smallOn peut dire que l’ESG management School est un pionnier de la formation e-business. On a commencé en 1998 et on avait créé un MBA ESG NTIC. Bien entendu le mot NTIC n’existe plus aujourd’hui, c’est un peu ringard et il a été rebaptisé il y a 10 ans MBA e-business. Je m’en occupe depuis cette époque. Après on a créé une spécialisation à l’ESG  management School en Master 1 et Master 2 qui est le master digital business, et maintenant on ouvre un MBA e-business executive qui ne cible que des professionnels qui ont déjà un bon niveau d’études en général, un bac plus quatre minimum, et qui ont des fonctions de management dans les entreprises.

Le constat

imageimageLe constat, c’est qu’aujourd’hui de plus en plus de responsables de business units, et de responsables de départements sont amenés à gérer des équipes qui sont digitales, sont amenés à piloter des projets en digital marketing, ou même en digital au sens large, pas seulement de e-marketing, et qu’ il y a un manque de séniors dans ce type de fonctions.

Tout ça est relativement récent et on va dire que la partie digitale en France s’ est surtout développée à partir de 97/98. Donc, il y a très peu de monde qui a 17 ou 18 années d’expérience en digital. Et aussi, il y a très peu de personnes qui sont capables d’avoir une vision complètement transverse. C’est un manque au niveau des entreprises en termes de pilotage de ces projets-là.

Donc nous proposons à des managers qui n’ont pas à la base de formation digitale, parce que à l’époque ça ne se faisait pas, de pouvoir aujourd’hui apprendre à maîtriser tous les outils et toutes les stratégies et tous les éléments nécessaires pour encadrer et piloter ces experts.

Le Web n’est pas que pour la génération Y

Catherine Headley au premier rang de la dernière conférence Media Aces

Je pense que par le passé, on a cru que le Web c’était pour la génération Y, que c’était super parce que on pouvait embaucher des gens pas chers, et que ce raisonnement est également celui qui a prévalu dans la presse ; on a cru beaucoup de choses fausses à propos du Web, mais aujourd’hui on s’aperçoit qu’en fin de compte, le Web c’est simplement un canal de vente comme un autre. Est-ce qu’on va donner à la génération Y, la gestion de toutes les chaînes de magasins offline d’un grand groupe ? Non ! Donc c’est la même chose sur la partie Web, l’enjeu est devenu énorme en termes de chiffre d’affaire.

Si on revient sur un sujet un peu plus terre à terre qui est le référencement naturel, le SEO, celui-ci était vu comme un truc de notoriété qui ne servait pas à grand-chose et puis aujourd’hui on s’aperçoit que c’est un enjeu énorme et qu’on investit énormément dessus. Si on investit tant dur cette partie SEO c’est parce qu’on s’aperçoit que si on n’a pas de visibilité ni de notoriété, on n’a pas de chiffre d’affaires non plus.

Alors il y a aussi la mobilité qui rentre en ligne de compte. Les consommateurs utilisent Internet pour acheter, et la génération y utilise même beaucoup plus Internet que les magasins donc il va falloir que les marques s’adaptent à ce type de stratégie. Mais va-t-on mettre tous les budgets sur des personnes qui sortent simplement d’école, je ne suis pas sûre.

Aujourd’hui, le Web devient de plus en plus sérieux. On peut prendre Google en exemple et voir qu’il suit de plus en plus les tendances humaines. Il y a un moment donné où on disait que sur le Web, le contenu est roi et on s’est mis à publier plein de contenu et puis après on s’est dit que pour être référencé il fallait créer de l’ « engagement » alors tout le monde s’est mis à “liker” et à commenter et à partager. Aujourd’hui on est plutôt sur une tendance qui veut qu’un contenu qui remonte, c’est un contenu qui est écrit par une source crédible. C’est ça qui est important : la crédibilité du contenu.

En fait, c’est très logique, parce que si n’importe qui pouvait écrire n’importe quoi avant, ce n’est plus suffisant aujourd’hui. Mais c’est un enjeu énorme qu’on voit se matérialiser aujourd’hui avec la disparition progressive des journalistes. Tout le monde devient en effet journaliste, mais est-ce que le contenu qui est écrit par Monsieur tout le monde a autant de valeur que le contenu qui est écrit par un quelqu’un qui travaille à France télévision par exemple ? Pas forcément.

Or, ça veut dire quoi un contenu crédible par rapport à Google ? C’est un contenu qui est écrit par quelqu’un qui pourra être jugé crédible parce qu’il est connecté à énormément de personnes crédibles ; c’est à dire quelqu’un qui a un compte crédible sur un contenu qu’il écrit et qui est connecté à beaucoup de monde, sur Google plus, qui est référencé par beaucoup de monde et qui a beaucoup d’abonnés sur Twitter et qui est retweeté etc.

Et cela nous enseigne quelque chose par rapport au jeunisme ambiant : est-ce que quelqu’un qui sort de l’école a autant de relations que quelqu’un qui travaille déjà depuis 10 ans ou 15 ans ?

Les buts du MBA Executive e-business

Ce MBA c’est une manière de remettre le Web au sein de la problématique de la technicité métier bien sûr, mais peut-être aussi de continuer à être visionnaire et de se demander s’il y a des changements qui vont arriver et par rapport à ces changements dans le monde des affaires d’en renforcer la crédibilité ; car ce métier va finalement devenir un métier classique, comme les autres.

Cette tendance est une tendance sur laquelle on essaie de préparer les managers et ces managers qui viennent rejoindre le MBA Executive sont des personnes qui ont la confiance de leurs sociétés parce qu’elles vont leur confier des missions très transversales dans lesquels ils seront amenés à piloter des projets e-business.

Apprendre à mener des projets e-business

Ils doivent encadrer des équipes digitales qui n’existaient pas auparavant. Les personnes qui viennent rejoindre ce MBA vont donc se doter de ces compétences. Nous n’avons pas juste créé ce MBA spontanément, nous l’avons créé parce qu’on avait de plus en plus de professionnels dans les MBA classiques. Ce sont des professionnels qui sont en poste, pas des gens qui sont au chômage et qui vont se payer une formation en attendant d’en trouver un nouveau, ce sont des gens qui ont une demande et qui sont en entreprise sur un rythme à temps partiel.

Dans ces entreprises, on rencontre de plus en plus une problématique d’encadrement d’équipes plus jeunes dans la partie digitale. Dans ces encadrements d’équipe, il va bien sûr y avoir des experts SEM, SEO et des Community Managers mais aussi des gens qui vont faire du display et des « stores managers » parce qu’il y a une pléthore de fonctions dans ces métiers là ; ils ont besoin de les encadrer et de les encadrer au même titre que les équipes classiques. Je pense que le responsable digital aujourd’hui va de plus en plus arriver dans les CODIR.

Une maturation de la fonction et des responsables plus âgés

Ce qui m’a frappé notamment aux États-Unis sur des conférences auxquelles j’ai participé il y a un mois, c’est que sur ces conférences, majoritairement, la population avait énormément changé. Il y a 5 ou 6 ans je me sentais vieille dans ces conférences, et pourtant j’avais 39 ans. Aujourd’hui je me sens jeune, parce qu’ils ont en moyenne tous dans les 50 ans. Donc j’ai l’impression qu’il y a un vrai changement, et que les problématiques ne sont plus les mêmes.

Les problématiques aujourd’hui sont véritablement de faire de l’argent et de faire du chiffre d’affaire, pouvoir en effet développer des sociétés, et notamment à l’international. On n’est plus sur les problématiques de design un peu funky d’il y a six ans. Nous nous trouvons dans les problèmes business classiques où le digital est simplement un levier parmi tant d’autres.

 

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E-business : ESG Apprend le digital aux Patrons (MBA) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Real-time bidding (RTB) : déjà 20% des inventaires selon Sociomantic

J’ai rencontré Christopher Caussin au salon e-commerce il y a quelques semaines. Il est désormais directeur Europe du Sud chez Sociomantic, un acteur allemand du RTB, le Real-Time bidding, qui est la nouvelle mode (3 ans) en matière de publicité Internet. Mais qu’est-ce que le RTB et comment ça marche ?  Voyons cela ensemble au cours de cette interview enregistrée sur le stand de Sociomantic à e-commerce.

Interview de Christopher Caussin de Sociomantic

Sociomantic est une société allemande qui été créée en 2009. Elle propose des solutions de real-time bidding (RTB) sur tous les continents, puisque nous avons un bureau, le plus à l’ouest, à San Francisco, et le plus à l’est, à Singapour. C’est un vaste sujet, le RTB : globalement, c’est l’achat d’inventaire publicitaire en temps réel, c’est ça les fondamentaux, c’est le « tuyau » à vrai dire. On s’appuie sur la technologie du real-time bidding pour proposer à des acteurs du e-commerce d’optimiser leurs achats publicitaires. Si vous vendez des chaussures sur Internet par exemple, vous vous appelez Sarenza, Zalendo ou Spartoo, vous avez des problématiques en termes de recrutement de nouveaux clients, de fidélisation de vos clients existants … Sociomantic intervient pour personnaliser les messages et les leur adresser via le média « display** ».

**bannières

Définition du Real-Time bidding par definitions-webmarketing : “Selon la société d’étude IDC, le real time bidding a représenté 8% des achats display en France en 2011 et devrait atteindre 21% en 2015. Selon Forrester Reasearch, le RTB devrait représenter 30% des investissements publicitaires digitaux en 2017.” Le principe des enchères en temps réel [Source Erwan Le Page :Matiro) via definitions-weebmarketing]

Avec le RTB, vous avez une plateforme Internet, mais qui est plus une plateforme de statistiques qui permet de suivre en temps réel vos campagnes, car c’est quand même la promesse globale ; mais vous avez surtout un interlocuteur qui va venir en prendre en compte vos objectifs et vos impératifs et vous proposer des segmentations pour atteindre vos objectifs de campagne.

À ce moment-là, on met en place des campagnes, on « tague » le site, on récupère les informations sur les utilisateurs, et on exploite leur historique d’achat, et leur historique de navigation pour anticiper leurs prochains besoins et leur personnaliser leurs messages publicitaires. On utilise bien-sûr les données du marchand, et également les données tierces, avec des indications sur les comportements des utilisateurs extérieurs au site.

L’arrivée de Facebook dans le real-time bidding

Le grand événement cette année, c’était le lancement de l’Ad exchange de Facebook, qui a permis qui est massif en termes de volumétrie, il ne faut pas oublier que Facebook génère plus de 40 % du trafic des sites de l’e-commerce et donc ils proposent aux sites d’avoir la même opportunité de ciblage. Il y a cependant des limites à ne pas franchir : typiquement nous ne travaillons pas avec des crédits, on ne travaille pas avec tout ce qui reste lié à la santé, à l’alcool, et autres produits qui sont un peu « limite ». Il faut rester cohérent.

Le RTB face au retargeting

Le retargeting quant à lui existe depuis quelques années ; ça fait maintenant 5 ans que ça existe, les choses ont beaucoup évolué et la première version du retargeting n’intégrait pas le RTB. Maintenant que le RTB est en place, cela permet de mieux cibler les messages et d’avoir des messages totalement différents par l’utilisateur. Et à chaque fois, de faire tourner les messages. Par le passé, les acteurs de retargeting achetaient des inventaires considérables par avance, et donc ils les monétisaient parce qu’ils prenaient des engagements. Aujourd’hui vous n’avez plus besoin de faire du remplissage. Cela fait une pression moins forte pour l’utilisateur. Globalement, on parle de l’émergence du RTB en fin 2009, et maintenant, on est à peu près à 20 % des inventaires publicitaires sur tous les marchés développés. Pour donner un ordre d’idées, un des autres avantages c’est que vous pouvez cibler les utilisateurs dans n’importe quel pays. On a même des clients au Nigéria par exemple.

Ne pas se substituer au display

L’enjeu ce n’est pas se substituer au « display », c’est d’aller chercher plus de ciblage et plus de performance. Quand on dit plus de performance, cela ne veut pas dire forcément moins cher, mais cela veut dire le bon coût par rapport à vos objectifs. Ceux-ci dépendent de votre secteur d’activité, car les marges sont pas les mêmes si vous vendez les produits high-tech ou si vous vendez des vêtements ou des voyages. Les coefficients marge des acteurs de la distribution sont beaucoup plus importants ; donc ils sont prêts à dépenser beaucoup plus, de 10 à 15 % de leur chiffre d’affaires sur certaines populations ciblées, alors que dans la high-tech on est plutôt proche de 5 % du chiffre d’affaires. Tout dépend tout dépend du secteur, tout dépend de votre ambition, tout dépend de vos moyens.

On voit actuellement, et c’est international, un développement des acteurs de la distribution, dont certains essaient de rattraper leur retard, et parfois très bien, et ils sont donc prêts à investir énormément dans l’univers. En gros, le coût dédupliqué est voisin de 5 % de votre chiffre d’affaires HT et ça va vous rapporter du chiffre incrémental. Soit vous voulez améliorer votre taux de transformation globale sur le site, et donc regarder si ça vous fait des ventes en plus ou alors, vous allez avoir une fréquence moyenne de transformation de 1.5 sur votre site et vous allez vouloir atteindre 1.7.  Après, il y a différents paramètres qui entrent en ligne de compte. Tous nos clients ont bien conscience de leurs objectifs de ROI on est quand même dans un marché qui n’a plus rien à voir avec celui d’il y a 10 ans, et qui est beaucoup plus mature et où les profils dont plus des profils de marketeurs et aussi de statisticiens, et ils ont une vraie approche au-delà du tableur Excel.

Nous avons annoncé le lancement de notre solution sans flash, et qui est compatible avec IOS ; elle permet d’intégrer iPad et iPhone dans la logique de ciblage. Après, l’avenir le dira si on va encore s’attendre à d’autres « devices », tels que la télévision par exemple.

à propos de Sociomantic

Sociomantic a été fondée en 2009 à Berlin, qui est un véritable hub Internet à l’heure actuelle, et qui a pris la place du Londres des années 2000, et qui est une ville très cosmopolite. À Berlin, nous avons 80 personnes et une vingtaine de nationalités, tous parlent l’anglais. C’est une entreprise qui a un ADN véritablement technologique à l’origine.

Notre objectif est de continuer l’internationalisation, car il y a encore des pays où on doit ouvrir très prochainement, et également de continuer à développer nos solutions pour aller vers encore plus de ciblage des messages délivrés à l’internaute.

En France, nous sommes 13, espérons que cela nous porte bonheur, mais on a encore des recrutements en cours, donc on pourra encore se développer dans les années qui viennent. On ne communique pas sur notre chiffre d’affaires, nous n’avons pas encore prévu d’introduction en bourse ; le domaine génère énormément de buzz, et on ne communique pas sur ces chiffres.

Real-time bidding (RTB) : déjà 20% des inventaires selon Sociomantic was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

E-marketing : respecter ses visiteurs avant de les convertir en prospects (Dolist)

€-largeLe e-marketing, malgré son vocabulaire globish assez indigeste, est un secteur riche en promesses. J’en ai fait le test sur un site B2B professionnel dont tout le monde se moquait il y a encore quelques semaines. En l’équipant de Marketing automation avec Get+, c’est pas moins de 380 clients potentiels dans ma cible qui sont passés sur ce site en à peine 1 semaine ! Alors, cela vaut la peine d’apprendre et de subir le sabir du e-marketing en suivant le compte-rendu de cette superbe conférence réalisée par Jean Paul Lieux de Dolist la semaine dernière au salon ecommerce 2013, où M. Lieux nous a rappelé qu’en Webmarketing comme ailleurs, il faut savoir respecter ses clients avant d’essayer de les dépouiller de leurs données, leur faire confiance et les servir avant qu’ils vous servent. Une bonne leçon de bon sens, bourrée de chiffres et de références utiles.

Le sujet de la présentation était : “Inbound marketing, Lead nurturing et email marketing” ; bien que Dolist soit essentiellement un acteur de l’emailing, la présentation de M. Lieux était très complète et fort pertinente. Voici mes notes prises lors de la conférence.

Comment rassurer les contacts et les transformer en clients

Le “Inbound” marketing (ou marketing entrant) : concept à la mode, surtout utilisé en B2B mais aussi valable en B2C : il s’agit de faire du bruit. Le nurturing consiste quant à lui à valider l’intérêt du prospect pour le produit. En gros, le “in-bound” marketing consiste à générer du trafic le plus ciblé possible, et le “nurturing” (littéralement former/nourrir, encourager…) permet de transformer ce trafic en prospects. L’email marketing se chargera du reste. Les 3 éléments étant fondamentaux d’une démarche de “lead generation” (génération de prospects) sur Internet.

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M. Lieux de Dolist en pleine explication

1ère question à se poser : où sont mes prospects et où trouver les adresses mail ?

  • 4 choses sont importantes : la vie privée à respecter, ensuite donner quelque chose en échange, puis la transparence sur l’usage des données et enfin la sécurité (ne pas retrouver ses données partout)
  • Méthodes diverses : blogs, réseaux sociaux points de vente, SI, affiliation, achat ou location de base
  • Plus on est quantitatif moins on est qualitatif c’est une observation du terrain
  • Tendances b2b : événements, échange de bases à achat et location de fichiers et prospection terrain
  • Tendances b2c : jeux concours et réseaux sociaux, collecte sur point de vente et coregsitration

Étude dolist avril 2013 (voir l’infographie à droite)

  • Il est de plus en plus coûteux de se faire référencer et le coût de l’influence sociale monte aussi. Mais la question est de savoir si les contacts récoltés sont adressables.
  • L’abonnement à la newsletter n’est plus suffisant, il faut ajouter des techniques de contenus (livres blancs), de promotions exclusives et de réassurance de l’internaute par rapport aux données qu’on lui confie
  • Prenons un dispositif qui génère 2000 visites jours cela fait 36500 contacts à la fin de l’année donc il faut aller au delà des 3% de transformation moyenne des ecommerçants d’aujourd’hui.

Exemple de GIFI

  • En fonction du parcours et de la longueur de la requête on va proposer un écran à l’utilisateur et lui proposer une action (télécharger un doc etc.) résultat : multiplication par 3 des récoltes de mails depuis la mise en place du dispositif

Comment attirer des visiteurs qui deviendront des prospects

Collecte réseaux sociaux exemple de millésima (achat de vin en ligne)

  • 30 à 50% des fans s’inscrivent aussi à la newsletter

Collecte en points de vente où comment le physique peut aider le “virtuel”

  • Représenterait déjà 20% des contacts
  • 30% des visiteurs d’un point de vente sont prêts à donner leurs coordonnées à condition de leur donner de la réassurance
  • Jusqu’à 85% d’opt-in sur les jeux concours
  • Il ne faut donc pas hésiter à utiliser son trafic magasin pour recruter des contacts !
  • Sur le web on se limite à 4 ou 5 champs sur un formulaire mais on peut aller bien au delà en point de vente
  • Exemple donné sur 9000 visiteurs en point de vente, 8500 emails récoltés sur une opération de jeu (Fiat)

Proposition de parrainage (y compris sur les réseaux sociaux)

  • Mécaniques qui peuvent tourner en permanence et gérer des flux constants de recrutement

Qualité des données et quantité

  • Rien ne sert de faire grossir une base si la qualité n’est pas au rendez vous
  • 64% des ecommerçants ne vérifient pas la validité technique des adresses mail au moment de la collecte. Il faut donc intégrer des doubles saisies sans copier-coller, ou des captcha (système peu lisible pour l’internaute), le meilleur étant le double opt-in :
    • 1. Vérifier la validité technique de l’adresse
    • 2. Réagir de suite et donner une image positive pour engager le dialogue
    • 3. Valider l’intérêt du demandeur et lui demandante de confirmer cet intérêt
    • Le double opt-in va faire perdre de 3 à 7% mais cela sera plus efficace
  • Optez pour l’opt-in !
    • Ne pas forcer la main de l’internaute et le laisser entrer les informations qu’il désire. Il faut trouver la bonne proportion pour avoir assez de champs et qu’ils soient bien remplis et minimiser les abandons
    • Demander un minimum d’information, faire simple et logique (le code postal n’est pas jugé par l’utilisateur comme impliquant par exemple ; la date de naissance sans l’année est appréciée par l’utilisateur ; les infos sur le mobile ou les mensurations … L’internaute va mentir s’il voit que cette information n’est pas utile)

Rassurer l’internaute

  • étude demos (the data dialogue et infographie par eclairage public)
  • Être plus transparent et permettre à l’utilisateur de modifier ses données privées.
  • Leur demander la fréquence à laquelle ils souhaitent recevoir des infos et sur quelles thématiques
  • Donner le contrôle à ses utilisateurs :
    • Profiter de l’inscription à un site de voyage pour dans la foulée demander à l’utilisateur de préciser ses centres d’intérêt

Le Lead nurturing, comment transformer ses visiteurs en prospects ?

  • D’abord attirer les prospects (in bound marketing) puis valider à quel stade en est le prospect (Lead nurturing)
  • Les objectifs sont d’attirer les utilisateurs sur une site, initier une relation. Déloger leur connaissance par le commerçant et transformer mieux
  • Étape 1 : apporter de l’information
    • Livres blancs, comparatifs, essais, simulateurs, modes d’emploi, événements physique …
    • Ne rien vendre dès le départ mais contenu utile, engageant, nourrir la relation et construire la confiance
    • Diffuser largement et notamment mettre en visibilité sur les réseaux sociaux
    • Automatiser les séquences et demander si l’utilisateur est satisfait, s’il veut être rappelé par un conseiller … En fonction de sa maturité
  • Étape 2 : faire en sorte de pouvoir les transformer en contacts qualifiés
    • Brochures complémentaires
    • Qualifier les contacts et évaluer leurs centres d’intérêts et évaluer leur réaction
    • Leads chauds/tièdes et crois : logique de tri et d’entonnoir
    • J+2 mail de bienvenue j+5 mail de découverte des offres d’étés services J+9 offre de découverte etc. etc.
  • Les message changent selon les secteurs et si vous travaillez pour des organismes de charité ou les ecommerçants par exemple …

En conclusion il faut se démarquer et aller au delà de l’achat de bases, il faut attirer, qualifier et automatiser son site web.  Enfin et surtout, M. Lieux nous a prouvé une fois encore que l’éthique ne nuisait pas au recrutement, bien au contraire. En Webmarketing comme ailleurs, il faut savoir se hâter lentement.

E-marketing : respecter ses visiteurs avant de les convertir en prospects (Dolist) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec