citizendium enfin disponible

Citizendium

Notre ami Jérôme Delacroix, toujours à la pointe de ce qui se fait de mieux sur les wikis nous annonce en avant première l’ouverture de Citizendium, le projet de Larry Sanger, co-fondateur de Wikipedia avec Jimmy Wales.

citizendium enfin disponible was last modified: mars 26th, 2007 by Yann Gourvennec

GUERILLA GARDENING

La ‘Guerilla Marketing’ surfe sur la vague de l’écologie et de la responsabilité citoyenne en devenant ‘Guerilla Gardening’  : ce mouvement consiste à nettoyer et replanter un peu de verdure dans des endroits délaissés en milieu urbain. Même si cette ‘tornade verte’ sévit essentiellement dans les pays anglo-saxons, on observe à présent des embryons à Paris et Toulouse.

 

 Les opérations de Guerilla Marketing ont vocation à frapper fort pour marquer les esprits et donc peuvent paraître intrusives voire même agressives.

Ikea avait changé la donne en lançant une campagne remarquée en  Mai 2006 qui avait pour but d’embellir la ville et de rendre les lieux publiques plus douillets.

La Guerilla Gardening a néanmoins un avantage de taille : le vert, véritable signe de qualité de vie.

Cette tendance ne date néanmoins pas d’hier  car un livre à ce sujet a été publié dès 1983.

 

Sources :

Jardins

Oeil laser 

GUERILLA GARDENING was last modified: mars 5th, 2007 by christelle

Alexis Gourvennec: disparition d’un entrepreneur coopératif

Alexis GourvennecSaluons comme il se doit par cette brève la disparition ce mois ci de mon célèbre homonyme, le syndicaliste et chef d’entreprise charismatique Alexis Gourvennec, dont le Monde dresse un beau et juste portrait. Outre ses célèbres faits d’armes syndicaux et la création d’une société de défense des intérêts agricoles bretons (la SICA), il a surtout été à l’origine de la création de Brittany Ferries, compagnie maritime désormais bien connue et qui emploie 2500 personnes.

Alexis Gourvennec: disparition d’un entrepreneur coopératif was last modified: février 28th, 2007 by Yann Gourvennec

Construction collective du savoir

Wikipedia - video sur CBS News Vu sur Cooperatique, le blog de Jérôme Delacroix, un article et une vidéo à ne pas manquer sur Wikipedia, le débat autour du savoir collectif et ses ratés, mais aussi cette « construction collective du savoir [qui va] bouleverser pour toujours l’univers de la connaissance » selon Larry Sanger.

Construction collective du savoir was last modified: février 26th, 2007 by Yann Gourvennec

Des risques liés à la démocratie participative et leur lien avec l’innovation

Tony BlairSi on croit comme moi – avec fermeté – que le Marketing baigne dans sa société et que le phénomène participatif est un signe des temps dont nous devons tenir compte, les déboires de la démocratie participative sont aussi riches d’enseignements, et nous ne pouvons feindre de de ne pas entendre ce qui se passe chez nos amis britanniques. Les soucis participatifs de Tony Blair sur son site sont relatés par les Echos dans un article publié mardi 20 février et miraculeusement encore disponible ce 21 février (dépêchez-vous, ça ne durera pas !). Le premier ministre a permis aux sujets britanniques de créer des pétitions sur Internet. Une liberté saisie immédiatement et en masse (le serveur a même ployé sous la charge) pour s’exprimer spontanément mais aussi pour créer des pétitions farfelues [y compris une qui propose de nous rendre les jeux Olympiques afin d’éviter l’embarras d’un fiasco économique et d’une course à la construction à la Grande Bretagne (scrap the Olympics petition)] ou pour y fustiger le nouveau projet de loi destiné à faire payer les automobilistes au km parcouru. Ce dernier projet a soulevé l’ire d’un grand nombre de citoyens de Grande Bretagne (voir no tolls, 7349 signataires). Mais il y a mieux car la pétition demandant la suppression des radars de contrôle de vitesse a remporté le ponpon des pétitions avec le score de 12481 (et encore 4 mois pour la signer). Car voilà le travers de la démocratie participative, c’est le danger de gouverner par l’opinion qui, loin s’en faut, n’est pas toujours raisonnable. Les mesures impopulaires dans une telle démocratie sont donc vouées aux gémonies, et on risque fort de se retrouver face à des suggestions ‘participatives’ connues d’avance – pour peu qu’on ait déjà lancé une phase d’écoute active directe. D’une certaine manière, démocratie participative peut vite rimer – si on n’y prend garde – avec démagogie1 c’est à dire à troquer l’écoute pour la compassion, ce qui revient à juger la plainte ou la revendication comme un élément central de la gouvernance et non le bon sens, le sens commun et l’intérêt général. On excluera aussi l’originalité et l’inventivité qui risquera d’être mise au rancart au profit de la résolution immédiate des problèmes (non hierarchisés, pris dans l’émotion et non replacés dans leur contexte).

Ne nous méprenons pas, je ne prône pas l’absence d’écoute, bien au contraire. Mais trop d’écoute passive peut aussi se transfomer en absence d’écoute. C’est ce que semble indiquer l’éditeur de Silicon dans son éditorial : « Les e-petitions sont-elles bonnes pour la démocratie ? Bien-sûr mais elles ont bien peu de chance d’infléchir la politique du gouvernement« .

Pour en revenir à l’innovation, voici un phénomène que j’ai déjà rencontré sur le terrain. La phase d’écoute, qu’on pourrait qualifier de ‘démocratique’ d’ailleurs sans trop prendre de risque, est indispensable dans un processus de création. Certes, il faut écouter pour prendre les bonnes idées, mais j’ai vu trop souvent ce genre de processus dégénérer en foires aux promesses où on accumule les demandes farfelues ou irréalistes et qui sortent de l’intérêt général. De plus, il est difficile de susciter un effort de créativité réel auprès d’un groupe d’utilisateurs dont ce n’est pas le métier. Il est plus facile, pour susciter la réelle participation utile, de faire réagir le public sur des propositions concrètes et nouvelles afin de bénéficier de leur feed-back et éviter les spécifications hors champ. Ceci me paraît fondamental. Sous couvert de démocratie participative, on favorise l’écoute passive et compassionnelle, non génératrice d’idées nouvelles, et qui finit par résulter en un catalogue de propositions peu innovantes ou peu réalistes ou les deux. La véritable écoute active est – paradoxalement – plus suggestive et plus concrète et donc aussi plus réellement participative. Tout en restant ouverte, elle se refuse à l’empathie démagogique.

C’est à mon avis ainsi que l’on génère le plus facilement et le plus efficacement le débat, c’est-à-dire sur des propositions qui sont partagées, puis reprises amandées et améliorées en commun, dans une démarche positive de conduite du changement progressive (apprendre à marcher en marchant).

note 1 : Étymol. et Hist. 1791 (BRISSOT, Société des amis de la Constitution, séante aux Jacobins, pp. 15-16 ds FREY, p. 106). Empr. au gr. « art de mener le peuple, en partic. « art de le conduire en le flattant pour avoir ses faveurs » (source: dictionnaire trésor de la langue française)

Des risques liés à la démocratie participative et leur lien avec l’innovation was last modified: février 21st, 2007 by Yann Gourvennec