innovation conjointe: innover ensemble, c’est maîtriser la connaissance

Oleg Curbatov, créateur du concept de Knowledge MarketingLe « knowledge marketing® » s’est imposé comme une nouvelle méthode en marketing focalisée sur les procédés d’apprentissage du consommateur et des membres de l’entreprise. Ce changement d’approche caractérise également le passage d’un « customer relationship marketing », générateur de la connaissance SUR le client, à un « knowledge marketing » créateur de la connaissance DU client. En termes opérationnels, ces évolutions peuvent expliquer l’émergence de dispositifs de co-création de connaissances organisationnelles avec notamment un intérêt croissant pour l’innovation, la relation-client et la fidélisation et de la co-création de la valeur, dans le sens général. Dans une logique d’évolution d’une entreprise orientée désormais vers la création de valeur, on suggère effectivement de nouvelles logiques de développement du marketing. Le « customer empowerment » a également modifié la notion de valeur, car : c’est le consommateur qui détermine la valeur d’un produit en l’utilisant et non un fabricant en le produisant ou le distribuant. Le consommateur doit donc apprendre à utiliser un produit, l’entretenir et l’adapter à ses besoins uniques, sa situation d’usage et ses comportements d’utilisation. Cette affirmation , selon O. Curbatov2, constitue le point de départ de la conceptualisation du « Knowledge Marketing ».

innovation conjointe: innover ensemble, c’est maîtriser la connaissance was last modified: mai 5th, 2007 by Yann Gourvennec

E-Tourisme et web 2.0 :pourquoi et comment ça marche ?

J’ai déjà évoqué dans de précédents posts la vague du marketing collaboratif et la tendance croissante des consommateurs à utiliser le web pourdonner leur avis sur des produits et services , rechercher des informations en provenance d’autres consommateurs avant de se lancer dans une acquisition ou créer eux même les produits personnalisés qu’ils souhaitent .

Le secteur du Tourisme et de l’hôtellerie, déjà en pointe dans le E. commerce, fait également partie des activités économiques qui aujourd’hui ont le mieux compris tout l’intérêt du web 2.0 pour faire évoluer leur pratique et fidéliser leurs clients.

Pourquoi le Tourisme se prête-t-il si bien à la vogue du marketing collaboratif boosté par le web 2.0?

  • Parce qu’il concerne des achats pour lesquels les consommateurs ont besoin d’aide et de conseils avant de se décider.
  • Parce qu’il porte sur des sujets pour lesquels l’avis de personnes ayant déjà testé l’offre est particulièrement légitime (pas de critère objectif d’évaluation, ce qui compte c’est le « vécu»).
  • Parce qu’il est positionné sur des thématiques sur lesquels les internautes s’expriment volontiers et ont envie de partager avec d’autres leur point de vue et leurs expériences.

Quels sont les principaux outils web 2.0 à la disposition des professionnels du tourisme et des consommateurs ?

  • Les blogs
  • Véritables carnets de voyage numériques et multimédia, ils permettent aux voyageurs de restituer à travers des textes, des photos, des vidéos, des sons leurs expériences et leurs souvenirs. Il offrent aussi aux internautes une formidable mine d’idées pour mieux faire leur choix. Les blogs permettent ainsi aux voyagistes et professionnels du tourisme de « déléguer » une partie de leur mission d’information et de conseilsà leurs propres clients.
  • Les espaces communautaires (forums/ wikis)
  • Ils donnent aux internautes la possibilité d’échanger des avis, des souvenirs, des bons plans et de faire de la Toile un gigantesque guide touristique.
  • Pour les professionnels ils représentent aussi une excellente opportunité de développer leur notoriété grâce au bouche à oreille et d’offrir à leur clientèle une prestation plus personnalisée et mieux en phase avec ses attentes.
  • Le RSS
  • Cette fonctionnalité permet aux professionnels de syndiquer leurs contenus et de mettre ainsi en place une nouvelle forme de communication avec leurs clients.
  • Les mashup espaces communautaires/ cartographie
  • C’est la dernière fonctionnalité à la mode : elle permet aux consommateurs de positionner sur des cartes des points représentant des endroits qui justifient un commentaire(avis, bons plans, recommandations…).
  • Grâce à ce nouveau système qui fait l’objet de nombreux développement dans différents domaines, on obtient des cartes annotées par les internautes et qui regorgent d’informations utiles.

Pour en savoir plus sur les développement du e- tourisme et trouver l’adresse de sites sur le sujet, lire aussi :

E-Tourisme et web 2.0 :pourquoi et comment ça marche ? was last modified: janvier 18th, 2014 by biger

le journal de ma peau a pris de sacrées rides

Les Rides du journal de ma peauCa fait du bien de se retourner de temps en temps. En me repenchant sur un vieux post de ce blog (septembre 2005), je suis retourné voir le ‘journal de ma peau’ de Vichy, expérience ratée de blogging d’entreprise qui a fait fort jaser à l’époque. Philippe Pinault nous disait en juin 2005 que 4 vraies bloggueuses étaient recrutées par Vichy à l’époque pour relancer l’idée. Où en est-on en 2007, soit près de 2 ans après ? Et bien vous ne me croirez pas, mais en fait Vichy est revenu au bon vieux site vitrine avec en prime une interface flash des plus irritantes. Nous reviendrons d’ici peu sur les tentatives ratées de USA Today et de Netscape. Etablir le dialogue avec ses clients – comme le recommandaient le cluetrain manifesto ou Tara Hunt de Pinko Marketing – est plus dur qu’on croit.

le journal de ma peau a pris de sacrées rides was last modified: avril 17th, 2007 by Yann Gourvennec

Cantinecamp 10: le premier pas alternatif vers le web semantique ?

semantic dog semantic web analogi - metaphore du web semantique Découverte très intéressante à l’occasion d’un Cantinecamp (un espace de convivialité et de discussion) organisé par Pierre Philippe Cormeraie et ses amis du Pinko marketing (alias les ‘frèresPinko‘, avec les professeurs Christophe Ducamp et Jean-Christophe Capelli, experts du web x.0 (je préviens ainsi le passage au web 4.0 qui ne saurait tarder), interviewés par Luc Legay qui a mis en ligne une super vidéo avec les interviewes des experts (rien qu’en sachant que ça a été filmé avec un appareil photo ultracompact de Kodak, je suis déjà bluffé ;-).

Inutile donc pour ma part de paraphraser les experts, car attention, il faut attacher ses ceintures (technophobes s’abstenir !). Mais quand on y pense, le concept des microformats (un langage de balisage sémantique de pages html (ou xhtml, son successeur) semble très séduisant pour donner un sens aux données du Web (aujourd’hui, le contenu est encore trop mélangé et touffu, et pas assez intelligible (d’où le petit clin d’oeil de Larson à côté).

Donc, comme nous l’indiquent nos experts, c’est l’annonce d’un web plus puissant et encore plus collaboratif. Ici l’apport sémantique dans ce cas ne se fait pas par le réseau (solacesystems, Cisco AON, etc… où le réseau est sensé ‘comprendre’ la donnée et la distribuer de façon intelligente) dans un mode subscriber/publisher donc classique (serveur/clients), mais dans un mode entièrement distributué où c’est le récepteur qui peut décider de formater la donnée et non l’inverse. Donc à terme, c’est la possibibilité de sortir des services qui iront ’emprunter’ des données de manière intelligence aux sources diverses qu’ils trouveront eux-mêmes, voire même comme le suggère Jean Christophe Capelli, aller jusqu’à ‘tuer’ e-bay (par exemple) en permettant à l’utilisateur de reprendre la main sur l’information, de l’agréger, et de se servir d’un module de paiement compatible sans l’intermédiaire actuel.

Cantinecamp logoSauf que sauf que …

Un bémol apporté par Olivier Auber, la limitation aujourd’hui viendrait selon lui du moteur de recherche, où domine un acteur majeur, qui est donc capable de réinsérer le contrôle que le tout collaboratif essaie d’éviter.

A suivre à cette adresse:

Cantinecamp 10: le premier pas alternatif vers le web semantique ? was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

un dossier sur les banques de Second Life

second life logoau risque de passer pour un vieux ringard, je ne suis pas un fanatique de la réalité virtuelle. Voilà une idée qui trotte dans la tête de pas mal de monde depuis le début du web. En 1995, la mode était aux casques de vision en réalité virtuelle, mais cela n’a pas pris. Comme beaucoup de ces idées du début du Web (il y a quelques années on avait eu droit au 2ème monde, avouons que le concept n’était pas loin) , on voit aujourd’hui de véritables développements surprenants qui reprennent ces idées de départ et qui les améliorent, avec un public plus ouvert, plus éduqué et plus réceptif. Et donc, on ne peut plus aujourd’hui – même quand on est ringard comme moi – ignorer ce cyberespace dont Jean Christophe Capelli nous dresse un très bon panorama sur son blog avec un descriptif très minutieux des banques de Second Life, et on ne peut être qu’impressionné. moi qui croyais naïvement qu’il s’agissait d’un vulgaire jeu en ligne, voilà que j’apprends qu’il s’agit d’un métaverse. Alors, là je rends les armes 😉

un dossier sur les banques de Second Life was last modified: mars 28th, 2007 by Yann Gourvennec