Âgisme, ce nouveau racisme : Génération Y et inter-générations

Âgisme et génération « Y » (ou Z ou autre, les noms changent mais les préjugés restent), ceci est la sélection du jour

eye-large_thumb.gifL’ âgisme, ou le préjugé lié à l’âge, est la sélection du jour, basées sur un billet de Jean-Philippe Déranlot accompagné de plusieurs autres et d’une vidéo qui soulève à nouveau le sempiternel débat autour de la génération Y, maintes fois traité ici. Ce billet jette un coup de projecteur sur un aspect intéressant, et à mon avis fondamental du sujet, qui est la nécessité de faire travailler les générations entre elles. Ceci est la rediffusion d’un article écrit en 2013, mais qui pourrait être republié tous les jours tant les messages qu’il fait passer sont importants pour combattre les préjugés.

Apprendre aux jeunes qui apprennent aux vieux, etc.

De temps immémoriaux, les vieux ont appris aux jeunes qui ont appris aux vieux qui ont appris aux jeunes et ainsi de suite (à moins que ce soit l’inverse). Et ma boule de cristal me dit que cela ne changera pas malgré les tentatives de mercantilisation des générations qui tendent à les enfoncer dans des caricatures. Consumo ergo sum ? Ces stéréotypes, ne frappent pas que la génération Y, ne sont pas que l’apanage de la génération X, des “seniors” (euphémisme pour “vieux”) ou de tout autre acronyme qu’on veuille bien utiliser. Derrière cette réflexion apparemment anodine et évidente qui consiste à dire que travailler ensemble vaut mieux que travailler les uns contre les autres, et au-delà de l’apparente simplicité qui en dérive du point de vue de l’efficacité de la société et de son simple fonctionnement, se pose en fait la véritable question soulevée fort à propos dans un document publié par la société de conseil Achieveglobal et trouvé sur le site Web d’une université américaine : les stéréotypes entre générations sont-ils une nouvelle forme de racisme dénommé « âgisme ».
combattre les préjugés sur l'âge l âgisme
les préjugés entre générations, préalable à la rupture du dialogue, au relativisme et au racisme (ou  âgisme ) – photo antimuseum
12 signes de l’ âgisme

En se basant sur les travaux du professeur Jean Twenge, Achieveglobal relève 12 signes du racisme basé sur l’âge tel qu’on peut le rencontrer dans les entreprises au quotidien. Les voici traduits en français :

  1. Les employés se jugent de façon régulière en se basant uniquement sur leur âge ;
  2. Les équipes métier générationnelles éprouvent des difficultés à mener leurs projets à bien ;
  3. Vieux et jeunes employés sont en concurrence pour l’attribution des ressources ;
  4. Les employés se plaignent quotidiennement auprès des membres d’autres générations ;
  5. L’entreprise embauche traditionnellement à l’intérieur d’une seule ou de quelques générations ;
  6. Les employés refusent quotidiennement les idées venant d’autres employés, plus jeunes ou plus vieux ;
  7. Les managers pensent qu’il faut une formation particulière pour mener les autres générations dans leur travail ;
  8. Les gens font des commentaires ou des hypothèses à propos d’individus en se basant sur leur âge ;
  9. Les managers posent l’hypothèse que les employés plus jeunes ou plus vieux sont incapables de réaliser certaines tâches ;
  10. Les membres de certaines générations sont quotidiennement évacués des vagues de promotion ;
  11. Les employés plus âgés font souvent valoir leurs droits à la retraite plutôt ;
  12. Les employés plus jeunes semblent se désinvestir ou se désintéresser de leur travail.

>> lire le document de Achieveglobal sur les stéréotypes de l’ âgisme dans son ensemble ici et le document dans sa version française ici

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Âgisme, ce nouveau racisme : Génération Y et inter-générations was last modified: septembre 26th, 2016 by Yann Gourvennec

Moteur de recherche : Internet redevient humain

Il y a quelques mois, Michael Kohen, co-fondateur du « moteur de recherche humain » Askwonder a visité nos locaux à Paris. Il a débattu avec Yann Gourvennec de l’évolution de la recherche sur Internet. Est-elle plus efficace aujourd’hui, ou lorsque l’homme intervenait ? Aujourd’hui, pour n’importe quelle question, on se tourne vers notre moteur de recherche préféré, Google, qui a la réponse à tout. Est-ce vraiment la solution la plus pratique lorsque l’on est chef d’entreprise et que l’on a pas vraiment le temps de regarder tous les résultats de recherche ? Nous vous présentons aujourd’hui un concept qui a retenu notre attention, le moteur de recherche humain. 

Retour au moteur de recherche humain

moteur de recherche humainAvant le Web, le savoir et l’information se trouvaient dans les bibliothèques physiques. On marchait dans les différents rayons, on s’arrêtait pour consulter les titres des livres, chercher des auteurs, consulter les index et tourner les pages à la recherche de l’information précieuse qui nous manque…
 Maintenant que tout  est disponible en ligne, l’aide et le suivi de la bibliothécaire a disparu petit à petit, et l’on est désormais seul face à son ordinateur, les allées de la bibliothèques ont été remplacées par une simple barre de recherche et l’on scroll désormais les pages de contenus comme on feuilletait autrefois les pavés.
Le concept apporté par Michael Kohen, et c’est ce qui a retenu notre attention, est d’utiliser le digital tout en y réintroduisant l’élément humain, qui est importantissime dans toute recherche. Combiner les deux approches, à la fois la puissance de calcul illimitée des machines et l’itelligence humaines que la meilleure des IA ne peut égaler, semble, au moins en théorie, le meilleur des deux mondes.
Moteur de recherche : Internet redevient humain was last modified: septembre 19th, 2016 by Mia Tawile

Big Data et Santé : une combinaison devenue nécessaire

Dans la santé comme dans d’autres secteurs (les banques, l’automobile, le BTP, etc.), les Big Data jouent un rôle important. Cependant, nous n’avions pas encore abordé ce sujet dans le secteur de la santé où cet usage apporte de sérieux avantages pour ses acteurs.

Les utilisations des Big Data dans le secteur de la santé

Utiliser les Big Data dans la santé est un véritable enjeu pour mieux anticiper et encadrer les activités qui ont lieu dans ce secteur. Les Big Data ont un impact sur plusieurs points : 

Big Data et santé (2)

Il est désormais plus facile de prendre en charge sa santé par le biais de la personnalisation. Les objets connectés sont aujourd’hui au coeur de ce phénomène. En effet, selon une étude menée par Accenture, le nombre d’utilisateurs d’objets connectés a été multiplié par deux en deux ans, passant de 27% à 45% en 2016. Ils permettent de mieux connaître notre propre santé en suivant des indicateurs : de cette façon, nous pouvons adapter nos habitudes pour améliorer notre santé. Les données sont envoyées à des applications de différents usages : usage personnel, prise en charge globale du patient, le dépistage ou encore le coaching. Ils existent un nombre impressionnant d’objets connectés dédiés à la santé : des brosses à dents, des bracelets, des pèse-personnes intelligents ou même des capteurs de sommeil. Cette révolution des objets de santé connectés améliore ainsi la vie de ces usagers tout en permettant une meilleure gestion de leur santé. Lire la suite

Big Data et Santé : une combinaison devenue nécessaire was last modified: septembre 6th, 2016 by Claire Sorel

Les outils de veille concurrentielle sur Internet

Comme ce sont bientôt les vacances, il est temps de prendre un peu de recul et de retrouver des lectures saines à emporter avec soi pour ne pas bronzer idiot. Voici la rediffusion d’un article d’octobre 2014 sur le sujet de la veille concurrentielle sur Internet.

En théorie, l’Internet permet à une entreprise de bénéficier d’un « coup de projecteur » sur son activité et de bénéficier d’une meilleure visibilité. En pratique, la présence d’une entreprise est souvent noyée par celle des autres et l’internaute n’a besoin que de quelques minutes pour identifier la meilleure offre proposée. La veille concurrentielle devient ainsi nécessaire pour observer, analyser et anticiper les évolutions de son marché et agir en conséquence. Pour se faire, il existe plusieurs outils de veille sur internet, en voici quelques exemples : 

La veille concurrentielle est un exercice difficile et fastidieux. Mais certains outils rendent ce travail moins difficile.
La veille concurrentielle est un exercice difficile et fastidieux. Mais certains outils rendent ce travail moins difficile.

Plusieurs outils de veille concurrentielle :

  • Annuaires d’entreprises : ces sites types Société.com, Infogreffe, Manageo, ou Verif permettent d’obtenir les informations administratives et financières de chacun des concurrents.
  • Whois.net permet d’avoir des détails sur le détenteur du nom de domaine (pays, lieu d’hébergement, date de création et d’expiration du nom de domaine…).
  • Alertes Google : elles offrent la possibilité de se tenir informé sur un sujet, marché, un concurrent… Pour cela, on sélectionne plusieurs mots-clés et Google envoie un mail à l’utilisateur au moment où il détecte une modification ou un nouveau contenu sur le sujet concerné.
  • Flux RSS : de la même manière, s’abonner au flux RSS d’un site ou d’un blog qui traite d’un sujet clé, d’un marché etc. apporte une source d’information utile à la veille concurrentielle d’une entreprise.
  • Le site, blog et newsletter du concurrent : c’est une façon très simple de connaître la façon dont le concurrent communique auprès de ses clients, les offres qu’il met en avant etc.

En matière d’outils de veille concurrentielle sur Internet, l’entreprise n’a donc que l’embarras du choix. La difficulté réside dans la capacité à combiner ces différents outils pour optimiser leur efficacité. Il ne faut pas oublier que l’Internet fait depuis longtemps partie de l’environnement de l’entreprise, que celle-ci le veuille ou non (il existe bien sûr des sociétés qui résistent encore et toujours à l’envahisseur, mais elles sont de moins en moins nombreuses). Par exemple, le community manager est souvent cantonné à un rôle de SAV en ligne, alors que celui-ci possède des informations qui peuvent être essentielles à l’orientation stratégique de l’entreprise.

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Les outils de veille concurrentielle sur Internet was last modified: juillet 22nd, 2016 by Cédric Jeanblanc

DMP (data management platform) : définition et explications

Utilisée d’abord par les géants du Web et du e-commerce, la DMP a désormais pris place dans des entreprises de taille moins importante, afin de pouvoir centraliser les données relatives aux clients et prospects, provenant de sources diverses, online et offline. Mais qu’est-ce exactement qu’une DMP ? Comment sont rangées toutes ces données ? Comment les analyser ? Quels outils sont utilisés pour les exploiter ? C’est à ces questions qu’ont répondu 3 experts du sujet, Emmanuel Jouanne (Business Development Manager chez Data Publica), Thierry Vallaud (Directeur BVA Data Sciences) et Mick Levy (Directeur de l’Innovation chez B&D), lors d’une conférence organisée par notre partenaire CCM Benchmark le 25 mai dernier et animée par Yann Gourvennec, fondateur de Visionary Marketing

Qu’entend-on par DMP ?

La DMP est un outil récent qui a évolué pour dépasser son but initial ; nos experts nous donnent leur définition des formes que peut prendre la DMP :

Mick Levy définit la DMP comme « une grande machine à la fois à data, ou l’on recueille, et croise les données en temps réel, et à activation de la data (envoi de mails, placement de bannières, agencement du contenu, etc.) »

Selon Thierry Vallaud, « la DMP était à l’origine une base permettant d’optimiser l’achat de publicité en ligne, et était utilisée dans le marché des médias et du real time bidding ». Les DMP permettent d’optimiser l’achat de publicité : grâce à cela, on peut suivre le ROI des campagnes publicitaires. Le terme a ensuite dérivé, et la DMP désigne aujourd’hui une base marketing.

Cette plateforme, en permettant le recueil, le croisement et l’intelligence des données va permettre par exemple de reconnaître les clients : en effet, « un client peut avoir plusieurs images différentes – parfois jusqu’à 15 », précise Mick Levy.

Concernant le marché Thierry Vallaud nous prévient : « ce n’est plus un eldorado, on se dirige vers de la concentration et il aura certainement une redistribution des cartes »

Une DMP B2C mais aussi B2B

Une DMP n’est pas utile qu’en B2C : elle est également utilisée en B2B. Voici ci-dessous un tableau récapitulatif des deux DMP, montrant leurs principales différences.

différences entre une DMP B2B et une DMP B2C
différences entre une DMP B2B et une DMP B2C

On peut ainsi retenir côté B2B, que la collecte des données est relativement aisée car les entreprise sont visibles et il n’y a aucun besoin d’anonymisation. Lire la suite

DMP (data management platform) : définition et explications was last modified: juin 27th, 2016 by Cédric Jeanblanc