03/24/14

10 start-ups pour transformer le e-commerce ( #ec1to1)

La dernière plénière du matin de Ecommerce1to1 le 20 mars 2014 à Monaco était dédiée à 10 start-ups. C’est que “l’innovation est l’élément de différenciation de demain” pour reprendre le pitch d’introduction de Comexposium … Chaque startup a eu 3 minutes pour convaincre, le minutage et les présentations étant faites par Patrick Robin.

Satrt-ups Patrick Robin

Patrick Robin, on ne le présente plus. Il a fondé ImagiNet et je lui dois mon premier kit Internet, en 1995, qui m’a permis de briller en société et de me lancer dans ce qui est devenu mon métier. Il a fondé 30 sociétés avec un simple Bac B. Respect ! Avec ImagiNet il a lancé le premier abonnement forfaitaire à Internet (j’en ai été un des premiers clients), ce qui me fait penser que Xavier Niel n’est qu’un pâle copieur. Il est aussi fondateur de l’agence de stratégie digitale 24h00.fr (qui a intégré en 2011 Boosket.com) mais il est aussi connu comme étant le Vice Président de France Digitale (alliance des entrepreneurs du numérique que j’ai présentée sur ce blog au moment de son lancement en juillet 2012). France Digitale “c’est un  peu la version sage des pigeons” selon Patrick. L’association œuvre auprès du gouvernement pour promouvoir l’entreprenariat digital. Il est enfin cofondateur de Avolta Partners, conseil en levées de fonds pour les startups.

Moi qui pensais travailler trop … je peux aller me rhabiller.

antimuseum.com-monaco-3788

Selon Patrick, en France “il y a un écosystème vertueux, moins qu’en Angleterre, mais un système efficace avec la BPI, des fonds d’investissement puissants, …”. « il n’est pas vrai qu’on ne peut pas lever 14 millions d’euros en France » poursuit-il, avant d’ajouter que “grâce à Fleur Pellerin, nous avons un cadre favorable pour le crowdfunding”. Pour les start-ups ce n’est cependant pas toujours le bonheur, elles arrivent à se financer mais ça se gâte souvent après et Patrick d’en appeler aux grands groupes à qui « [il] demande de leur faire plus confiance ; leurs premières références souvent c’est vous et vous avez une responsabilité dans cet écosystème ». a-t-il conclu.

Voici les 10 idées présentées jeudi dernier, dans l’ordre, avec mes notes en format brut de décoffrage, comme à mon habitude.

1. PAYMIUM  /    Gonzague GRANVAL

Leader européen des solutions de paiement fondées sur la technologie Bitcoin

“On parle beaucoup de Bitcoins et on entend beaucoup de bêtises sur ces sujets”  a prévenu Gonzague Granval. Ce n’est pas seulement une monnaie, c’est un protocole qui va permettre beaucoup d’innovations. Le bitcoin permet de réaliser es transactions de pair à pair sans tiers de confiance et c’est la première fois qu’on peut faire ça ; c’est une  grande innovation. Paymium est la première place de marché régulée en Europe. C’est tout à fait naissant et 2014 est 2015 vont être des années de bascule pour que les marchands acceptent le bitcoins. C’est une technologie libre qui se répand comme un virus (on dit même que c’est plus viral que Facebook). Il faut juste du temps pour que ça se développe. “Il faut juste que les utilisateurs comprennent ce que ce moyen de paiement permet” a ajouté Gonzague.

Evernote Snapshot 20140320 092259

2. TEXMASTER    /   Thibault LOUGNON

C’est une agence de traduction et de rédaction de contenus web à la demande. Ils travaillent pour des sites de contenu et des emarchands, des PME et des grands comptes. On a le choix entre des solutions de traduction automatiques (pas chères mais mauvaises) ou de passer par des agences qui sont moins souples et chères. Ce que textmaster (NDLR : fondé par le créateur de Fotolia) propose c’est du service en ligne avec un chargement des textes en ligne via l’api, et de recourir à du Crowdsourcing et cela permet de la souplesse et des tarifs abordables. L’intermédiation avec les traducteurs se fait via Internet et le Crowdsourcing (60000 auteurs et traducteurs dans 40 domaines d’expertise). Textmaster revendique 5000 clients et 98% de satisfaction. Ils ont l’ambition de devenir la première agence de traduction au monde. Evernote Snapshot 20140320 093106

Continue reading

03/21/14

les 3 tendances du e-commerce selon François Bieber (Kwanko)

Quelques semaines après mon entretien avec François Bieber sur le drive to store, je l’ai rencontré à nouveau sur le stand qu’il tenait à e-commerce 1 to 1 hier soir, afin de faire le point sur les trois tendances du e-commerce que le patron de Kwanko estimait être les plus importantes.

tendance - tendances e-commerce

Première tendance : une demande pour faire de l’affiliation différemment

« Mon bilan de ce salon, c’est qu’il y a une demande pour faire de l’affiliation différemment » a déclaré François Bieber lors de notre entrevue ; ceci est un écho à la plénière de Google du 19 mars en ouverture de la session du deuxième jour d’e-commerce one to one, dans lequel Philippe Plichon déclarait l’importance de mesurer l’ensemble des acteurs amenant la vente, et d’éviter la technique dite « de l’attribution au dernier clic ». On a donc développé une offre de tracking multidiffusion (K. Sales), qui permet une mesure de l’ensemble de la chaîne de valeur, du premier au dernier clic, et l’attribution à chaque acteur de sa vraie valeur ajoutée. « Cette offre a demandé plusieurs années de développement » a précisé François Bieber et elle disponible depuis juillet 2013. Cette nouvelle version de la plate-forme Kwanko est disponible tous les pays. Le problème du dernier clic se pose partout où les e-commerçants ont des problèmes de développement du ROI de leur investissement publicitaire. Cette logique-là est retrouvée notamment en France, Royaume-Uni et en Allemagne.

Deuxième tendance : le mobile, le mobile, le mobile (et surtout la tablette !)

Deuxième tendance principale du e-commerce selon le patron de Kwanko, une vraie préoccupation des e-commerçants sur ce qui se passe sur le mobile et la tablette. La vraie priorité est la tablette d’ailleurs, déclare François Bieber. Les taux de conversion y sont très attractifs (de 10 à 20 % supérieurs aux sites Web). Pour autant, François Bieber « ne pense pas que le site Web va disparaître » mais qu’il va rester et qu’il va se développer en version mobile, à côté des applications, que les consommateurs lambda utiliseront un nombre limité ; « ils iront sur le Web mobile de leur navigateur pour le reste » poursuit François Bieber. L’application restera un élément de l’univers mobile, mais le Web mobile va se développer, pour des raisons de coût notamment, mais aussi de manque de réactivité lors de la soumission aux application stores).

Troisième tendance : le drive to store

Troisième et dernière tendance selon François Bieber, le drive to store dont nous avons déjà largement parlé sur Visionary marketing. « Les ‘Brick & Mortar’, il y a 3 ou 6 ans se posaient encore la question du Web marchand ; aujourd’hui ils se posent la question du digital et du cross canal » a ajouté François Bieber. Une enseigne qui n’a pas de site Internet marchand, et cela existe encore, hélas, cherche quand même à mettre en place des logiques drive to store pour amener des clients sur ses magasins. Le multi canal/multi devices est également incontournable. Il va falloir trouver un moyen de communiquer avec son client et lui envoyer la bonne information sur le support le plus pratique à consulter.

Au final, le digital est intégré comme un levier de développement des magasins physiques. Il y a cinq ans, il y avait encore des peurs liées aux digitales, vu comme un épouvantail et une menace de disparition du commerce physique. Aujourd’hui, le paysage est tout différent, il y a une forte appétence de tous les clients. Les brick and mortar réagissent quand on leur parle de drive to store, on n’est plus dans un vague intérêt mais dans la réaction immédiate pour fixer un rendez-vous, ce qui montre que cela correspond à un véritable besoin du marché.

Les magasins physiques sont dans une situation, du fait de la crise, de pénurie de vente, et cherchent à trouver les leviers par tous les moyens pour générer des ventes.

03/19/14

e-commerce : comment maximiser ses ventes et réduire ses impayés en même temps !

Le 18/04 en soirée, j’ai assisté à un atelier très intéressant à ecommerce1to1, sorte de synthèse entre commerce et lutte contre la fraude, par Be2BILL, filiale de Rentabiliweb. Il est commun de parler des abandons d’achats et de pester contre le 3DSecure, dont la mise en œuvre européenne est pour le moins hétérogène, mais il est plus rare de rencontrer des solutions qui mêlent intelligemment marketing et sécurité. Voilà pourquoi j’ai été captivé par cette présentation, et les 2 témoignages de e-commerçants auxquels j’ai assisté ce soir ; une belle application du big data et des données temps réelles.

Cet article a été écrit pour le compte de ecommerce1to1

e-commerce

Julien Sylvain (Lemoncurve) à gauche et David Vanek (Made.com) à droite, les deux témoins d’hier soir

Conversion et lutte contre la fraude, les deux mamelles du e-commerce

Dans le cadre de cet atelier sur le paiement et la lutte contre la fraude, les deux sites témoins étaient Lemoncurve (lingerie) et made.com (mobilier design).

L’exploitation de la donnée se découpe en plusieurs étapes. Les données analytiques et   historiques issues du e-commerce, d’autres qui sont financières et les dernières qui viennent de la transaction elle-même. Les données sont dites “granulaires” car il faut d’écrire les KPI les plus métier possibles, adaptés à chaque e-commerçant. Il n’y a donc pas de prêt à porter dans ce domaine, et nous le verrons plus en détail ci-dessous.

Il y a en fait deux aspects dans l’efficacité liée au paiement dans le ecommerce :  un aspect conversion (il faut rendre le processus d’achat le plus facile possible) et un aspect gestion des risques, fraude et flux financiers (il ne faut pas qu’il soit trop facile, au point de laisser passer les fraudeurs et de générer des impayés. Ces deux extrêmes ne sont cependant pas antinomiques mais complémentaires, même si c’est contre intuitif … mais pour réaliser cette synthèse, il faudra appeler les big data à la rescousse.

Les chiffres sont connus : 2 acheteurs sur 3 abandonnent la transaction en cas de problème de paiement.  Mais les risques sont élevés car 33% du montant de la fraude (120 m€ en France) sont réalisés pour seulement 5% des volumes ! Il ne faut donc pas se laisser aller, les impayés peuvent coûter cher, notamment dans le cas de clients comme made.com qui ont des paniers moyens élevés et donc génèrent naturellement plus de risques que d’autres e-marchands comme Lemoncurve.

Revoir sa page de paiement, une première étape obligée

La première étape consiste à revoir sa page de paiement. C’est ce qu’a fait Lemoncurve et ce n’était pas du luxe, car sa première page ressemblait aux premières versions de SIPS d’ATOS en format brut de décoffrage.

un exemple de ce qu’il ne faut pas faire (notez que cette copie d’écran date de 2010 et pas de 1995)

Mais si la page de paiement doit être améliorée pour amener à la conversion, il faut aussi la personnaliser (en fonction des événements par exemple, en lui ajoutant des décorations de Noël en fin d’année par exemple). Cette première étape est visuelle et prend en compte l’expérience utilisateur.

Proposer différents modes de paiement … et faire 8% de CA en plus !

Il faut ensuite proposer différents modes de paiement (paiement différé, 3 fois sans frais etc…). Car on le sait, plus on propose de modes de paiement, plus on maximise ses résulats.

Le résultat en combinant les deux a permis par exemple à Lemoncurve de réaliser 8% de CA supplémentaires. Et encore, “il faudrait encore ajouter le One click” nous précise Erwan Bruyelle de Rentabiliweb, puis l’abonnement et ainsi de suite. Tout ceci permet d’augmenter les ventes. Sur la conversion, un des moyens d’amélioration a été aussi la remontée des données d’échec des paiements. Ceci a permis de réaliser des actions auprès des clients, même s’il faut être diplomate quand on annonce cet incident au client final … les données de messages d’erreurs sont en effet communiquées au marchand, mais celui-ci doit avoir le tact de présenter l’information le plus naturellement possible à son client.

En fin de compte, c’est 18% des paiements qui finissent en abandon, et cela inclut l’ensemble des raisons. Et il faut trouver un bon équilibre entre sécurité et lutte contre la fraude et conversion du panier.

Pour réussir cette synthèse, il faut être branché au marchand et intégrer l’ensemble des éléments techniques, “et il faut aussi être aux premières loges de la lutte contre la fraude” a ajouté Erwann Bruyelle.

Un positionnement original

B2bill a pris ce positionnement original pour travailler la totalité de la chaîne de valeur, pas seulement la partie technique et pas seulement la partie marchand. Cette approche est hautement collaborative (le marchand transmet de la donnée avec laquelle le prestataire peut travailler). En amont également, il y a le travail avec les d’organismes financiers.

Pour un 3D Secure intelligent

L’ensemble des données granulaires (IP, pays, carte, adresse de livraison, taille du panier etc.) combinée à l’aspect métier permet de faire un scoring en temps réel, de mettre en place des processus et en fonction du risque, par exemple, de déclencher le 3D secure, ou de l’enlever si le risque est nul, Voire de bloquer l’achat en cas de fraude.

Evernote-Snapshot-20140318-172631

3 pays, 3 risques différents, 3 méthodes, 3 résultats différents .. vive l’Europe !

Dans le cas de made.com il y avait 3 marchés (France, Italie et UK), 3 types de fraudes et de réseaux. Les données pays sont par exemple très différentes selon le pays. Au Royaume Uni, le 3DS a été bien mis en œuvre même sis cela a toujours un impact négatif sur la transaction. En Italie par conte, le 3D secure est assez absent, et la France est comme d’habitude entre les deux. Plus on est dans le sud de l’Europe, plus on met en œuvre la technologie de façon différente.

Evernote-Snapshot-20140318-172500

Il faut donc avoir les yeux rivés sur les deux compteurs. Il ne faut pas être pour ou contre le 3DS nous dit b2bill, il faut être pour le 3DS à bon escient.

Les résultats sont bien entendu différents selon les pays et on peut les montrer ci-après.

Une personne dédiée à la fraude

Made.com a une personne dédiée à la fraude. Ils n’ont pas peur de partager les données. Cela permet de gérer des opérations facilement et d’apporter une information précise et détaillée. Les paniers moyens sont gros et pas livrés immédiatement, donc les impayés sont particulièrement importants.

“Tout le monde fait de l’AB testing sur ses pages” a conclu Erwann Bruyelle, mais les e-commerçants ne font pas assez de tests sur les paiements et cela nécessite de prendre le temps, et aussi chez le marchand.

Les différentes briques (paiement différé, one click, smart 3D Secure …) ne sont pas seulement techniques elles sont aussi fonctionnelles. L’activation du smart 3ds peut apporter des bénéfices non négligeables. Avec ce système de briques, et selon les circonstances, chaque marchand construit son propre système qui est personnalisé.

Une bien belle solution au problème cornélien du e-commerce. Je n’ai pas perdu mon temps à ecommerce1to1 !

03/18/14

Ne pas confondre engagement des clients et engagement sur Facebook !

L’engagement client ou « quand le lien importe plus que le bien »
Selon une étude exclusive réalisée par OpinionWay pour la FEVAD

Cet article a été originellement écrit pour le compte du blog ecommerce 1to1

La première plénière de ecommerce1to1 était faite sur mesure pour moi car elle était dédiée à l’engagement client. Non pas l’engagement au sens dévoyé (issu d’un anglicisme mal compris et mal traduit) où on l’entend dans certaines officines de Community management, mais le véritable engagement, la relation (long terme) au corps à corps avec le client, qui est le lot commun de tous les acteurs du ecommerce et du ebusiness en général. Étaient représentés des dirigeants de grands sites du ecommerce mais aussi des reprensentants de opinionway qui ont révélé au public les résultats d’une enquête exclusive réalisée pour le compte de ecommerce1to1. La réunion était aussi placée sous les auspices de la Fevad, représentée par son Delégué général, Marc Lollivier.

antimuseum-ec121-11-3

le panel des intervenants à la plénière d’ouverture de ecommerce1to1

Liste des des intervenants :

Marc LOLIVIER – Délégué Général – FEVAD
Luc BALLEROY – Directeur Général – OpinionWay
Philippe LE MAGUERESSE – DGA, BU Marketing – OpinionWay
Enrique MARTINEZ – Directeur Général – FNAC
Christine De WENDEL – Directrice Générale – Zalando
Thomas ROMIEU – Directeur Digital – LVMH

Ce débat était animé par Flore FAUCONNIER , Journaliste à JDN

Pour voir les biographies des intervenants

antimuseum-ec121-14-5L’angle de la discussion était aujourd’hui l’engagement client, une « approche inédite » a précisé Marc Lollivier (à gauche sur la photo en compagnie d’’’Ingrid Fillon, Directrice du salon) en introduisant l’étude exclusive réalisée par OpinionWay.

Que veut dire le terme “engagement” – n’aurait-il pas été dévoyé ?

Que veut dire le terme d’ engagement client a demandé flore fauconnier ? Il s’agit d’un terme qui n’est pas en général utilisé pour le e-commerce et qui a été adapté spécialement par Opinionway pour le compte de ecommerce1to1. Philppe le Margueresse a décrit le principe de l’étude qui a été adapté au domaine du e-commerce. Voici les enseignements tirés de cette étude.

Le web a fêté ses 25 ans. Il a été perçu par les commerçants comme un moyen de faire du commerce en 1 to 1, voire même comme un « eldorado ») mais le revers de la médaille, c’est que le consommateur a pris le pouvoir, car il est capable de comparer les prix, les produits et les marques. Comment trouver la bonne relation avec ce client volatil ? Et comment créer « le lien qui vaut plus que le bien« , comme aurait dit notre ami Bernard Cova. Et cela est plus qu’un « Like » sur Facebook car « il n’y a qu’un tiers de clients engagés sur Facebook » a déclaré Luc Balleroy d’Opinionway, qui a ajouté « le Like c’est bien, mais il ne monte pas la valeur de l’engagement ! »

antimuseum-ec121-27-11

Philippe Le Margueresse d’Opinionway

 

Un mariage avec son client

« La meilleure métaphore pour expliquer l’engagement c’est le mariage » a dit Philippe le Margueresse. On va chercher la personne qui est la plus proche de son profil, puis on va chercher un partenaire (sur le net parfois), mais tous les partenaires ne se valent pas … On parle de perception différentielle. Mais ce qui va faire surtout la différence, c’est l’engagement dans la durée. La même chose prévaut pour les sites Web et le e-commerce. Et il y a des bénéfices réciproques, c’est très important.

Le premier bénéfice pour le e-commerçant, dans le cadre d’une bonne relation avec le client, c’est la recommandation. Il y a ensuite la fidélité et la sensibilité au prix, qui sera d’autant plus faible que l’engagement du client est fort par rapport au site.

Un échantillon conséquent

L’échantillon représentatif de 2500 individus (soit un ensemble de 4500 relations sur 200 sites et 10 catégories de produits) a permis une mesure représentative et exhaustive de cet engagement. Les questionnements ont duré une vingtaine de minutes. Cette démarche fut initiée il y a un an et testée sur un grand nombre de secteurs comme la banque et l’automobile ; elle a été ensuite appliquée au e-commerce (le cadre théorique d’origine était un travail de JL Capferer sur l’attachement à la marque). Ce modèle fonctionne très bien à dit Philippe le Margueresse.

Les clients engagés avec une marque sont aussi ses ambassadeurs

59% des clients engagés n’hésitent pas a parler du site en bien et 44% préfèrent reporter un achat sur ce même site plus tard en cas de problème. Et on voit même 29% de l’échantillon qui affiche une moindre sensistivité au prix. Or les écarts entre les secteurs est très fortes (17% en électroménager, mais plus de 50% sur la beauté).

antimuseum-ec121-16-6

Les écarts de profils sont par contre relativement limités. « Il est donc possible d’engager toute catégorie d’individus » a précisé M. Le Margueresse.

44% de ces clients engagés ont déjà transmis une offre à une tierce personne et 22% sont prêts à publier des commentaires positifs.

Combien sont-ils ?

La réaction de cette catégorie de clients engagés avec la marque est donc positive, mais combien sont-ils ? On arrive à un taux de 23% dans le e-commerce, ce qui est plutôt mieux que dans la banque (14%) ou la grande consommation (12%), mais moins bien que le luxe (jusqu’à 33%). Mais les scores peuvent être très différents selon les marques.

Quand on compare les marques brick and mortar et pure player on constate aussi beaucoup d’écarts. Le minimum d’engagement se situe chez le brick and mortar (FNAC, Darty) et on observe un pic sur les produits d’occasion … Mais cela ne veut pas dire qu’il faut absolument se mettre à vendre des produits d’occasion a précisé Philippe le Margueresse.

Importance sectorielle

Il s’agit d’une donnée exogène sur laquelle le marchand n’a pas la main. A l’intérieur d’une catégorie, le e-commerçant peut positionner son entreprise plus ou moins bien. Et le taux d’influence à l’intérieur de cette variation d’engagement est évalué à 88% par Opinionway. Le ecommerçant a donc la main sur la relation client, c’est à lui de prendre son destin en main.

Sur la mode et les poroduits culturels on peut même observer 7un facteur 2 entre deux marques du même secteur.

Un premier axe : le respect du contrat de base

C’est du basique, mais c’est l’élément fondamental pour réaliser la promesse de l’engagement: livraison, prix, choix, service, …. Les fondamentaux ne doivent pas être oubliés.

Deuxième axe : rassurer le client

Cela passe par la notoriété et l’air du temps, en un mot la réputation du site. Puis vient la sécurité, et les garanties proposées et l’avis des autres acheteurs qui vont conforter les cyber acheteurs dans leurs choix alors qu’ils sont encore marqués par les ratés des débuts du e-commerce.

Troisième levier : la capacité à adopter les bons réflexes

Comme le bon traitement des réclamations par exemple. Construire un site agréable et facile à utiliser est aussi un passage obligé ; et enfin donner une fierté d’appartenance aux membres d’un site.

Sur la conférence ecommerce1to1

antimuseum-ec121-36-15

La préparation de cette conférence à Monaco a nécessité 1 an de travail, et elle a attiré 50% de nouveaux participants cette année dans un format exceptionnel de 3 jours, pour la première fois. Malgré une demande accrue, les organisateurs ont réussi à maintenir le numerus closus. Les autres plénières à ne pas rater sur ce blog celle de Google et de Nespresso. Le matin de la troisième journée sera dédié à l’innovation et aux startups et promet d’être passionnant également. Ecommerce1to1 est un événement soutenu par JDN et la FEVAD. La FEVAD est le syndicat du e-commerce qui soutient les e-commerçants en insistant sur ses valeurs de respect des clients et des grands principes éthiques. Ecommerce1to1 est le premier événement dédié au e-commerce non seulement en France mais aussi en Europe.

02/21/14

Le Social Commerce en chiffres, en France et en Belgique

La sélection du jour …

social commerceC’est l’infographie sur le social commerce réalisée par Dialogfeed, sur le sujet su Social Commerce. Voilà qui tombe à pic puisque la prochaine conférence Media Aces est dédiée au sujet. Qu’apprenons-nous de cette étude ?

  • le e-commerce se féminise
  • 33% des interviewés font leurs emplettes en ligne au-moins une fois par mois
  • 70% des interviewés préfèrent partager leurs témoignages de façon anonymes, sur le site du commerçant et hors des médias sociaux
  • 56 des interviewés qui sont sur les médias sociaux sont influencés par les témoignages d’autres clients qu’ils y trouvent

La conclusion est donc en demi-teinte si l’on s’en tient à ce sondage. A noter cependant que la représentativité de l’échantillon n’est pas avérée. Chiffres à prendre avec des pincettes donc et à comparer à d’autres… Même si je ne suis pas complètement surpris par un résultat plus modeste que les habituelles promesses de la recommandation en ligne … Au-moins, ceux-ci sont plus crédibles.

Le Social Commerce en chiffres et en images

Mille personnes (Belgique et France) ont accepté de répondre à cette enquête, réalisée par Dialog Solutions, et dévoilé leurs habitudes d’achat en ligne. Ils ont répondu aux questionnements suivants :

  1. Qui sont ils?
  2. Pourquoi et comment font-ils leurs achats sur Internet?
  3. Et surtout, existe-t-il un lien entre « social » et « achats en ligne »

Continue reading