26/11/14

Internet et capitalisme : utopie et dystopie avec Rifkin et Attali au @G9plus

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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a plus de 20 ans d'expérience en Marketing & Innovation. Il a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Visionary Marketing est devenu une agence de Web Marketing en 2014. Ses champs d'action sont la transformation digitale, les stratégies de contenu, la formation digitale et la performance digitale.
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Luc Bretones pendant son introduction Hier soir, la conférence du G9+ était extraordinaire et nos félicitations vont aux organisateurs (et notamment nos amis d’Orange comme Luc Bretones, à gauche, photographié pendant son introduction). On est bien sortis du consensus pendant cette soirée et je ne serai pas en reste. Deux vues se sont en effet opposées hier, celle de Jeremy Rifkin, assez discutable, même si elle a amené sur la table des points de réflexion stimulants. Et l’autre, plus réaliste mais alarmiste, et donc peu enthousiasmante, avec Jacques Attali. Le mode d’interaction imposé par la distance (comme quoi la technologie ne peut pas tout faire, ce n’est pas nouveau) n’a pas permis les débats mais a rendu possible le développement de  deux visions du monde, l’une technoscientiste et l’autre technosceptique, qui nous font poser la question de savoir s’il y a de la place dans le monde pour autre chose que le yoyo entre utopie et dystopie. En un sens, un yoyo assez connu des observateurs du monde de l’innovation et des innovations technologiques en particulier. Une bien belle conférence en somme, dont voici mon compte rendu.

Internet va-t-il tuer le capitalisme ou est-il au contraire l’épitomé de sa formidable capacité d’assimilation ?

Ce qu’il y a de fantastique avec Internet, et cela fait 20 ans que ça dure, c’est qu’on n’hésite pas à aller d’un extrême à l’autre. D’une part les hippies de la Californie, libertaires et ouverts sur le monde, qui ont donné naissance au contenu généré par l’utilisateur, le web 2.0, le wiki, le crowdsourcing etc. Un monde de Bisounours où tout le monde aime tout le monde et le monde devient comme le dit Rifkin, un « village mondial où les habitants ont le sentiment d’appartenir au même village ». D’autre part, le capitalisme sauvage, où « le gagnant emporte tout » (« the Winner takes almost all » pour la version intégrale de Seth Godin) pour utiliser les mots de Jacques Attali ; si tant est qu’on pense que ces monopoles dont Internet serait le but ultime (Attali), seraient le seul fait de l’économie digitale (ce que les lecteurs de Visionary Marketing savent être faux). Entre les agneaux (les premiers) et les loups (les vilains capitalistes monopolistiques), au bord de la route, les philosophes goguenards, voire apôtres de l’apocalypse qui nous annoncent la fin du monde ou à tout le moins la fin de la démocratie, car elle « n’a pas su se globaliser, seul le marché l’a fait ».

Groundhog Day?

Le jour sans fin C’est qu’en fait on croirait revivre la nième rediffusion de cette émission intitulée « visions of heaven and Hell » – je vous l’accorde, il fallait se trouver à Londres à ce moment-là – de Channel Four en 1994 où se succédaient les personnalités (Esther Dyson, Faith Popcorn, Charles Handy, et bien d’autres encore). Qu’y voyait on ? D’un côté, les optimistes mettaient toute leur foi dans la technologie toute puissante qui allait régler tous les problèmes : hiérarchies pesantes, États pléthoriques, état écologique inquiétant (déjà), consommation, économie … L’Internet (que personne alors n’avait vraiment vu !) allait tout résoudre. Et de l’autre côté, les pessimistes qui voyaient le monde en noir, et le diable incarné dans cette révolution technologique qui allait tout tuer, la vie privée, la démocratie, la liberté … Bref, en somme, rien de nouveau depuis les Luddites du 19ème siècle, et depuis 25 ans on n’en finit pas de se poser les mêmes questions.

la digestion des technologies

La fameuse courbe de la digestion des technologies issue de notre premier ouvrage “les medias sociaux expliqués à mon boss”. Cette digestion des innovations amenées par Internet ressemble plus, 25 ans plus tard à une indigestion.

Et nous avons assisté à cette rediffusion hier. D’un côté une extrapolation bizarre et jamais étayée, noyée dans un galimatias faussement séduisant et fait d’ « évidences » sans preuves et de l’autre côté l’apocalypse du genre humain du fait de la technologie, qui serait même un jour à l’origine de la « résurgence du fascisme » (en substance, J Attali). C’est lui faire trop d’honneur. L’Internet des objets est un outil, ou une collection d’outils : de simples objets techniques (on parle abusivement de technologies). Qu’il ne convient ni de diaboliser ni de défier, mais d’essayer d’utiliser le moins bêtement possible (et Dieu sait que les hommes sont bêtes lorsqu’il s’agit d’utiliser la technologie).

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17/11/14

Internet va-t-il tuer le capitalisme ? ( avec @g9plus )

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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a plus de 20 ans d'expérience en Marketing & Innovation. Il a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Visionary Marketing est devenu une agence de Web Marketing en 2014. Ses champs d'action sont la transformation digitale, les stratégies de contenu, la formation digitale et la performance digitale.
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Internet va-t-il tuer le capitalisme ?

Verrons-nous cette fois-ci (2030 semble la date retenue par Rifkin) la mort du capitalisme, 1000 fois annoncée, mais jamais remplacé car probablement qu’il s’agit là du pire des systèmes, pour paraphraser Churchill à l’exclusion de tous les autres ? C’est ce que nous découvrirons le mardi 25 novembre à 19:00 dans le cadre de la rencontre annuelle du G9+ qui cette fois-ci a fait encore plus fort que d’habitude, en invitant la crème de la crème sur leur plateau. Rifkin sera présent en direct par vidéo, et sur place nous aurons droit à Jacques Attali, qu’on ne présente plus, Jean-Marc DANIEL – Economiste, Professeur associé à l’ESCP Europe et Directeur de rédaction de la revue Sociétal et Clara GAYMARD – CEO General Electric France. Sous ce titre provocateur (c’est le G9 plus qui l’annonce, cf. ci-dessous), se cache la grande question du moment soulevée par Jeremy Rifkin.

Celui-ci, économiste et conseiller de la chancelière Angela Merkel (qu’on a pas vu spécialement lancer pour l’instant de méthodes originales en termes d’évolution du capitalisme, mais cela va sans doute venir un jour), a publié un livre, désormais traduit en français, intitulé « la société à coût marginal zéro ». Dans cet ouvrage, Rifkin, qui se décrit comme un « personnage ordinaire, issu de la banlieue ouvrière de Chicago » ne fait, selon ses mots, que « décrire l’évidence que tout le monde peuvent voir aujourd’hui les gens » car il ne se décrit pas comme « visionnaire ». Voici donc revenue la mort du capitalisme, qui va réconcilier Amérique et fans de Mélenchon, et le retour à l’économie du partage. Nous nous croyons revenus au meilleur  moment de wikinomics et de feu le bon vieux et regretté Web 2.0, où tous les gens étaient des amis et où tout le monde s’aimait.

Depuis, les plates-formes collaboratives se sont monétisées, et sont devenus de gigantesques moulins à recycler l’argent de la publicité. Mais Rifkin reste optimiste, et voit dans les nouveaux modes de consommation et de financement (crowdfunding, échanges d’appartements avec AirBnB, troc de jouets sur Internet … si tant est que ces start-ups ne soient pas des entreprises capitalistiques ce qui reste largement à démontrer) un renouveau d’un capitalisme qui ne mourra pas – selon lui – mais verra se développer une nouvelle forme de capitalisme à côté de lui ; il emploie même la métaphore du parent et de l’enfant, et pense plutôt que ce nouveau capitalisme sera un enfant du capitalisme. En quelque sorte, c’est l’Amérique au diapason de la dialectique historique et je suppose que la formulation « mort du capitalisme » est un vieux fantasme gaulois issu d’un caractère révolutionnaire et frondeur, on ne se réinventera pas … 

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Rencontre annuelle Institut G9+ : Internet va-t-il tuer le capitalisme ? mardi 25 novembre 19:00 – maison des arts et métiers avenue d’Iena

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12/11/14

Le PC est-il mort ? réponse le 20 novembre

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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a plus de 20 ans d'expérience en Marketing & Innovation. Il a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Visionary Marketing est devenu une agence de Web Marketing en 2014. Ses champs d'action sont la transformation digitale, les stratégies de contenu, la formation digitale et la performance digitale.
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Nous continuons notre série de Webinaires avec Orange Cloud for Business avec un sujet plus orienté poste de travail utilisateur : « le pc est-il mort ? » Ceci n’est pas un thème nouveau pour ceux qui nous suivent depuis de nombreuses années (nos premiers webinaires sur le sujet avec Neocles ont eu lieu dès 2001 !) mais la technologie a évolué et on est bien loin des premiers essais de virtualisation de poste de travail via Citrix. Les premières versions étaient assez marrantes d’ailleurs, car elles vous permettaient déjà de faire durer un vieux pc en le transformant en terminal mais … il était impossible d’imprimer. Malgré ce léger handicap, la logique de virtualisation des postes de travail s’est poursuivie jusqu’à devenir industrielle. C’est ce que nous verrons avec Christophe Servais lors de ce Webinaire du 20 novembre qui a lieu sur Webikeo. 

Une nouvelle voie pour la virtualisation de PC : la sauvegarde et synchronisation

Mais ce n’est pas tout. On peut véritablement se demander si, au travers des outils de sauvegarde, partage et synchronisation, une nouvelle voie n’a pas été ouverte, qui mène aussi à la virtualisation du poste de travail. La donnée se trouvant stockée, de manière sécurisée, dans le cloud, et l’utilisateur étant capable de la retrouver en tout temps et en tout lieu, y-compris en mobilité, sur sa tablette et son Smartphone, de facto, le poste de travail s’est virtualisé. Je m’en suis rendu compte depuis un peu plus d’un an que je me suis mis à utiliser une tablette (mes premiers essais avec Android dès 2011 ne comptant pas, je ne me baserai que sur mon expérience récente avec les iPad 2 puis 3).

depuis quelques mois, Microsoft a ouvert sa nouvelle série d'applications sur iPad : un véritable bureau ambulant

depuis quelques mois, Microsoft a ouvert sa nouvelle série d’applications sur iPad : un véritable bureau ambulant

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6/11/14

Tendances communication 2015 (avec Stratégies)

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Yann Gourvennec

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Eye large

Je relaie ce mailing de Statégies pour une de leurs formations (intitulée “tendances communication 2015”) à laquelle je participerai le 24 novembre 2014. Je vous convie donc à cette conférence, où nous retrouverons entre autre Thierry WELLHOFF, Président – Agence Wellcom & Syntec en Relations Publics,  Mercedes ERRA, Fondatrice, BETC & Présidente Exécutive, Havas Worldwide, Karine SENTENACDirectrice générale – TEXTUEL LAMINE, Georges MOHAMMED-CHERIF, Président, fondateur & directeur de la création – BUZZMAN, Olivier CIMELIERE, Directeur associé, Agence Wellcom & auteur du blog du communicant 2.0

Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message, cliquez ici

Tendance COmmunicationTendance COmmunicationblank
Médias sociaux
Formateur Point de vue …Yann Gourvennec, PDG et fondateur, Visionary Marketing


Oubliez le « message », pensez au « partage »

Plus de 10 ans après leur introduction, les médias sociaux se sont insérés intimement dans nos vies de tous les jours, avec quelques nuances liées aux pays. Vu de loin, on pourrait croire que les médias sociaux forment donc un tout uniforme et qu’ils sont tous utilisables de la même manière. Il n’en est rien, voici quatre raisons qui expliquent ce phénomène.

1. Les marques ne naissent pas toutes égales entre elles
Chaque secteur, chaque branche, et même chaque marque a sa propre personnalité. Il serait illusoire de croire que ce qui s’applique à John Deere serait pertinent de, par exemple, Coca-Cola. Il n’y a pas de « prêt-à-partager » dans la communication digitale, il faut sans cesse se référer au contexte et l’adapter. Les marques notamment, se décomposent en 4 catégories principales : sous le radar, fonctionnelles, aimées et sensibles [1]. Mais ces quatre critères ne suffisent pas à montrer toute la complexité du phénomène, et il n’est pas possible que les tactiques utilisées en matière de médias sociaux soient identiques pour tout le monde.

2. Les plateformes se spécialisent plus par l’usage que par l’âge ou la CSP
Nous entendons souvent dire sur le terrain que Facebook n’est fait que pour les «jeunes». Si cela est peut-être vrai en Tunisie et en Pologne, la population moyenne de Facebook aux Etats-Unis est déjà âgée de 41 ans [2]. La moyenne d’âge en France se situant aux alentours de 40 ans, il n’y a donc pas de grande différence, ce qui rend ce filtre d’analyse inopérant. En revanche, on n’y partage pas la même chose, ni pour les mêmes raisons que dans LinkedIn et encore moins dans Twitter. Chaque plateforme a son propre langage et ses propres usages.

 

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« Les spécificités de l’outillage médias sociaux » par Yann Gourvennec, Visionary Marketing


3. Les variations de pays à pays sont importantes
La France se situe, comme souvent, en milieu de tableau : ni le meilleur élève de la classe ni le plus mauvais. Les pays où l’expression libre est récente sont quant à eux les plus prompts à considérer ces plates-formes d’expression directe comme des éléments indissociables de leur liberté individuelle, et l’usage y est donc souvent plus développé que chez nous. En… [Lire la suite]

[1] Voir notre ouvrage « la communication digitale expliquée à mon boss », Kawa, 2013
[2] Source : socialmediatoday.com en 2013 via La Tribune http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20130426trib000761942/facebook-est-de-moins-en-moins-l-ami-des-adolescents.html
[3] en 2012

Retrouvez Yann Gourvennec lors de notre conférence d’actualité :Tendances Communication 2015 : 
« Pérenniser l’influence de votre marque et créer l’engagement »

Le 24 novembre 2014, Paris

Programme en ligne Programme en ligne Programme en ligne

 

 

   En partenariat avec : La revue des Marques UDA SYNTEC

 

Contact Formations
Kristelle Aslanian
kaslanian@comundi.fr
Contact Conférence
Caroline Dupire
cdupire@comundi.fr
Inscriptions
Service clients
inscription@comundi.fr
01 46 29 23 81

5/11/14

Les médias sociaux comme vous devriez vraiment en faire : Performance Digitale Expo le 6/11 à 16:45

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Yann Gourvennec

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Visionary Marketing interviendra le 6 novembre après midi en clôture de la session de Performance Digitale Expo dédiée aux médias sociaux et au Web social et nous en profiterons pour revenir une fois encore sur les fondamentaux des médias sociaux, ce qu’ils sont, ce qu’ils ne sont pas et pourquoi il faut les aborder avec un état d’esprit adapté. En fin de compte, c’est à une refonte complète de l’approche des entreprises vis à vis de ces “nouveaux” médias que nous vous invitons. Attention, je vous préviens, il va y avoir du boulot !

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Certes, les médias sociaux sont devenus, comme je le décrivais dans cette vidéo réalisée avec Hootsuite fin 2013, une composante de la publicité en ligne, et ceci de facto et de manière inéluctable. On peut le déplorer, les pionniers des médias sociaux ne sont en général pas impressionnés par cette nouvelle approche qui leur met la larme à l’œil rien qu’en se remémorant la bonne époque des bisounours 2.0. Chose amusante d’ailleurs, en France, on entend encore souvent cette expression du “2.0” revenir. Il est vrai que c’était une période exaltante, où les fondamentaux du Web social et égalitaire étaient mis en avant et valorisés.

Cette époque est révolue, nous en sommes revenus aux bons vieux réflexes des marques qui paient pour être vues, au bon vieux “paid media”, plus simple et moins exigeant en ingénierie humaine, mais plus consommateur de moyens financiers. On n’a rien sans rien…  Mais voilà, non seulement c’est cher mais ça ne fonctionne pas. En effet, trop souvent, ceux-ci sont abordés de la manière suivante, en achetant des fans, et pour ceux qui croient que les faux likes sont uniquement le fait de sites bancals, je vous invite à lire cette vidéo qui m’a été transmise par mon ami et ancien collègue Rodolphe Falzerana.

Innovation pour cette présentation, le journaliste qui anime la conférence me posera des questions en direct et je répondrai et je mélangerai ses questions avec celles du public, glanées sur Twitter (il suffira de me mentionner sur @ygourven). Ainsi la présentation sera plus dynamique et centrée sur les préoccupations du public et non magistrale et didactique.

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