9/04/15

Financement des start-ups … Comment devenir un leader mondial [ #G9plus ]

L’hexagone génère plus de start-ups que ses voisins européens (300 000 par an en France contre 200 000 en Angleterre selon The Cantillon [NDLR 09/04/15 à 7:00 : suite à l’intervention de Pedro Abrantes sur Twitter que nous remercions pour sa vigilance, il se pourrait que ce chiffre soit surestimé, la création de (vraies) entreprises ne dépassant pas 163.000 en France en 2014. Ceci étant, les créations d’auto entreprises et d’entreprises individuelles pourraient pour partie entrer en ligne de compte. Nous continuons de croiser les chiffres] et pourtant les start-ups butent presque toujours sur un plafond de verre : financement au-delà de 10 M€, stratégie de sortie, capacité à recruter rapidement, accès aux commandes publiques et confiance des grands comptes… Certes, il y a déjà quelques exemples de réussites comme Business Objects, Criteo ou BlaBlaCar, mais il en faudrait beaucoup d’autres pour que le monde nous regarde différemment.

Conférence G9+ Lundi 13 avril à 18h30

Quelles sont les bonnes pratiques pour dynamiter ce plafond de verre ? Comment les entreprises innovantes peuvent-elles se transformer en leaders mondiaux ?

financement des start-ups : s'inscrire

start-ups

malgré les succès de Blablacar ou Criteo, peu de nos start-ups percent le plafond de verre. Le G9+ organise une conférence pour expliquer comment devenir un leader mondial

 

Pour y répondre, l’Institut  G9+ et ses partenaires l’Afdel , Cinov-IT, et Syntec Numérique réunissent une dizaine de personnalités :

Philippe Berna, Médiateur de l’innovation à Bercy
Jean-David Chamboredon, Président de ISAI Gestion, Vice-President France Digitale
• Philippe Coup-Jambet, DG de PayTop
• Alexandre Crazover, CEO de Datawords
• Maïlys Ferrère, Directrice Pôle Investissement Large Venture, BPIfrance
• Eric Forest, PDG de EnterNext
• Christine Halliot, Directrice de l’Innovation de Total
• Frédéric Mazzella, Fondateur et CEO de BlaBlaCar

Ces acteurs de l’innovation, issus du monde financier, des grandes entreprises et des startups, vont apporter leurs éclairage et expériences des trois principaux freins que sont : l’investissement, la relation client (notamment avec les grands groupes) et le développement rapide – qui nécessite d’adapter le modèle économique, l’organisation…

financement des start-ups : s'inscrire

Jean-David Chamboredon, du fonds ISAI, Maïlys Ferrère de BPIfrance et Eric Forest, PDG de la filiale du groupe Euronext dédiée à la capitalisation des PME-ETI, EnterNext, partageront leur regard d’expert de la finance. Les startups, seront représentées par des acteurs à différents stades de développement : Frédéric Mazzella, Fondateur de BlaBlaCar, acteur pan-européen leader dans le co-voiturage, DataWords, qui est en train de monter en puissance pour atteindre le seuil critique et PayTop qui est en train de le franchir.

Philippe Berna, Médiateur de l’innovation à Bercy, et Christine Halliot, Directrice de l’Innovation chez Total, témoigneront des initiatives favorisant la collaboration, voire l’innovation ouverte (open-innovation) entre les grands groupes et les start-up. Une grande partie des efforts devant se concentrer sur la levée des réticences des grandes entreprises à travailler avec des petits acteurs pour mieux créer de la valeur ensemble.

« Les start-up françaises doivent pouvoir passer le seuil critique et compter sur la scène mondiale. Tous les intervenants apporteront un témoignage opérationnel et des solutions pour dynamiter ce plafond de verre », explique Jean-François Perret, du Cycle Prospective au G9+.

Rendez-vous le Lundi 13 avril 2015 à 18:30 à la Maison des Arts et Métiers – 9 Avenue d’Iéna, 75016 Paris.

Inscription à l’événement

 

3/03/15

Du Big Data au Smart Data avec la DMP (conférence du 24/03/15)

En ce début de cette année 2015, CCM Benchmark s’intéresse à un outil incontournable de la gestion du marketing digital : la Data Management Platform (DMP). Le 24 mars 2015 aura lieu, à La Maison Champs-Elysées (au 8 rue Jean Goujon, 75008 Paris) à partir de 9h00, une journée entièrement consacrée à ce sujet : au programme, conférences, tables rondes, déjeuner et networking. Une nouvelle fois, Visionary Marketing s’associe avec CCM Benchmark pour vous offrir une remise immédiate de 200€ sur présentation du code suivant : dmpvisionary. Entrez ce code dans le formulaire d’inscription accessible en cliquant sur ce lien, pour enfin tout savoir sur ce sujet capital dans la stratégie digitale de toute entreprise.

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Comment exploiter la multitude des données générées ? Quels enjeux pour les entreprises ? Dans quel type de DMP investir ? Quels sont les impacts de l’intégration d’une DMP dans l’organisation de l’entreprise ? Quels sont les nouveaux métiers et les nouvelles compétences liées à cette intégration ? Quels types de données personnelles utiliser ? Qui sont mes consommateurs ? Quels produits sont-ils les plus susceptibles d’acheter ? A quel canal et à quel type de message seront-t-ils le plus réceptif ? Mes campagnes publicitaires sont-elles pertinentes ? Comment récolter des informations sur ses clients via les objets connectés ?

dmpvisionary

pour bénéficier de 200€ de réduction pour cette conférence, entrez le code « dmpvisionary » au moment de l’inscription.

Pour répondre à ces questions, CCM Benchmark réunit de grands acteurs du secteur de la data et des experts lors de ce petit déjeuner sur la « Data Management Platform ». Ils partageront leur vision, leurs conseils et leurs retours d’expérience en matière de stratégies digitales. Cet événement vous donnera des outils pour optimiser vos stratégies de communication, d’acquisition et de fidélisation de clients.

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Programme de la conférence DMP

Première partie : mise en place réussie d’une DMP

9H00 – PANORAMA DE LA DATA MANAGEMENT PLATFORM

Qu’est-ce qu’une DMP ? Pourquoi investir dans une DMP ? Quels sont les principaux éditeurs de solution ?
Par Yann Gabay, Directeur Europe du Sud, NetBooster

9H30 – INTÉGRER UNE DMP DANS L’ORGANISATION DE L’ENTREPRISE

DMP externalisée, DMP internalisée ou solution hybride ? Pour quels budgets ? Quels sont les impacts de l’intégration d’une DMP dans l’organisation de l’entreprise ? Quels sont les nouveaux métiers et les nouvelles compétences liés à cette intégration ? Faut-il mettre en place des organisations spécifiques ? Quel est le rôle du data scientist dans cette nouvelle organisation ?
Avec :
– Thierry Vallaud, Directeur, BVA Data Sciences
– Hervé Mignot, Directeur des data technologies, Equancy
– Frédéric Lefebvre, CEO, Zebestof
Table ronde animée par Nicolas Jaimes, Journaliste, Journal du Net

10H30 – PAUSE ET NETWORKING

11H – CAS CLIENT

Par Olivier Binisti, Digital Marketing Specialist, Adobe Marketing Cloud

11H30 – ORGANISER LES DONNÉES EXISTANTES

D’où viennent les données ? Dans quel ordre commencer ? Quels sont les types de données à identifier ? Quels algorithmes pour qui et pour quoi ? Où consolider les données ? Comment coupler les outils DMP et CRM ? Quelles sont les règles à respecter ? Quels critères pour le choix entre first-party et third-party ? Quel rôle ont les entrepôts de données et les Datamarts ?
Avec :
– Daniel Breton, Directeur Général, Cabestan
– Pierre Coquard, Directeur Associé, Data & Marketing
– Karine Moral Dupuy-Dauby, Responsable marketing stratégique et communication, Parc Astérix
Table ronde animée par Laurence Evrard, Directrice associée, Stratello

12H30 – DÉJEUNER ASSIS

Seconde partie : récolter et analyser les données

14H00 – DU PREDICTIVE DATA AU PRESCRIPTIVE DATA

Comment analyser les données récoltées ? Comment coupler les données pour améliorer le ROI des budgets de publicité ou de campagnes ciblées ? Comment exploiter les bases de données massives sur les clients et visiteurs ? Quelles sont les règles de confidentialité à respecter ?
Avec :
– Alexandre Azzopardi, Regional Sales Manager Advertising & Social, Adobe
– Augustin Decré, Directeur Europe du Sud, Nugg.ad
– Christophe Benavent, Professeur à l’Université Paris Ouest
– Renaud Ferran, Head of Digital Marketing, LaSer Group – Cofinoga
Table ronde animée par Yann Gourvennec, CEO & founder, Visionary Marketing

15H00 – QUELS ENJEUX POUR LES AGENCES MÉDIAS ?

A quelles attentes des annonceurs doivent-elles répondre ? Comment faire évoluer la relation entre l’annonceur et l’agence média ? Comment les agences médias doivent-elle se diversifier ?

15H30 – PAUSE ET NETWORKING

16H – OBJETS CONNECTÉS, UNE SOURCE DE COLLECTE DE DONNÉES GRANDISSANTE

Comment récolter et interpréter les données des objets connectés ? Quels sont les usages concrets des données collectées ? Comment rendre intelligente la collecte des données via ces objets ? Quel intérêt pour le client ? Comment préserver les données personnelles du client ? Peut-on vendre ces données ?
Avec :
– Me Gérard Haas, Avocat à la Cour, Cabinet Haas Avocats
– Romain Duron, Marketing service manager, Groupe Seb 
Table ronde animée par Catherine Zunic, Directrice, Médias Uniques Conseil

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11/02/15

Pas de transformation digitale sans clients

La semaine dernière s’est tenu à Paris l’Enterprise 2.0 Summit, la plus grande conférence consacrée à l’évolution des organisations et aux technologies collaboratives en Europe. Cette année, le thème déclaré de l’événement était « Designing the Digital Business Transformation »- dessiner la transformation digitale de l’entreprise. Traditionnellement tournée vers l’interne, l’évolution des processus, du management et des modes de travail, il flottait cette année à travers la conférence comme un air de nouveauté: le client était -enfin- invité à la table de l’entreprise, et ce par des orateurs comptant parmi les plus influents dans le domaine.

Paraphrasant la phrase célèbre de Peter Drucker: « la seule raison être valable de l’entreprise est de créer et de conserver un client », Dion Hinchcliffe, au milieu de sa présentation, expliquait que « les clients sont après tout les personnes les plus importantes », tandis que Lee Bryant mettait en avant le potentiel de création de valeur porté par la co-création avec les clients et l’innovation ouverte. La transformation de l’entreprise au moyen des technologies digitale est donc en marche…

© Lee Bryant - Certains droits réservés

© Lee Bryant – Certains droits réservés

… sur le papier. Car la réalité, en France du moins, est bien éloignée de la vision prônée par les consultants. Dans la présentation d’introduction de la conférence, Jane McConnell présentait les premiers résultats de l’édition 2015 de son enquête sur la « Digital Workplace », et certains donnent matière à réflexion. Parmi les entreprises qui se déclarent ouvertes et réactives aux influence du monde extérieur, seules 35% considèrent les informations recueillies auprès de leurs clients comme de haute importance. Pour les autres, qui considèrent l’entreprise comme un environnement clos, ce chiffre tombe à 11%.

© Jane McConnell - Tous droits réservés

© Jane McConnell – Tous droits réservés

Il y a donc loin de la coupe aux lèvres… Pour compléter ce tableau, citons encore une récente (juin 2014) étude de la société Pierre Audouin Conseil intitulée « La transformation numérique au sein des entreprises françaises », concluant entre autres que se concentrer davantage sur ses clients est un enjeu majeur pour 3/4 des entreprises interrogées. Comment interpréter des résultats si divergents ? On peut, bien entendu, évoquer des différences méthodologiques, ou dans la nature du panel consulté. De manière plus fine, cet écart est à rechercher dans la formulation des résultats eux-mêmes: Jane McConnell nous parle des informations « recueillies auprès de leurs clients » et non d’une simple « orientation client ». En bon français, cela signifie que, malgré les avantages concurrentiels mis en avant par de nombreux consultants parmi les plus influents, la grandes majorité des entreprises ne considèrent leur transformation numérique que dans le cadre d’une mise en œuvre « classique » de fourniture d’outils digitaux pour améliorer la performance de stratégies et de tactiques traditionnelles.

Cette approche n’a en fait rien de surprenant. Le marketing s’empare du digital pour optimiser une stratégie guerrière, à base de conquête et d’encerclement, sans considérer le fait que les consommateurs auxquels il s’adresse n’ont pas uniquement modifié leurs habitudes d’information et d’interaction, mais ont aujourd’hui des attentes et des comportements entièrement différents, de par les possibilités que leur offre le digital. La relation client parle multi- voire omnicanal, tandis que les clients attendent une transformation en profondeur du business modèle des entreprises. Très peu nombreuses sont les entreprises à envisager et mettre à profit les opportunités de transformation (et non d’optimisation) offertes par le digital. Vous en doutez ? Prenons l’email, dont personne ne doute aujourd’hui qu’il a radicalement transformé la manière dont nous travaillons. Pourtant, il est encore fréquent de lire à la fin d’un message une phrase telle que « pensez à l’environnement avant d’imprimer ce message ». Bien plus qu’un souci de responsabilité sociale, cette phrase en dit long sur nos comportements: imprimer, puis classer dans des dossiers, ou répondre par quelques lignes manuscrites sur une copie imprimée par une assistante. Les habitudes ont la vie bien dure…

Mais la transformation digitale dont tant de gens parlent n’est pas une question d’outils. L’entreprise n’est plus une île, et sa performance est de plus en plus liée à ses capacités d’innovation, de compréhension et d’adaptation au monde de plus en plus mouvant qui l’entoure. Et cette transformation passe par l’écoute des l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise et de l’écosystème dont elle fait partie, en premier lieu les clients. Pour réussir, voire pour simplement survivre à moyen terme, il ne s’agit plus de sa poser la question « comment puis-je augmenter mes ventes », mais de LEUR poser la question: « que puis-je faire pour vous ? ».

26/01/15

Le véritable Internet des objets n’est pas celui que vous croyez

L’ Internet des objets est pour moi un étrange sujet. En tout premier lieu, c’est un thème aussi vieux que l’Internet. J’ai entendu parler de réfrigérateurs connectés dès 1996. Après avoir disparu pendant quelques années[1], le sujet a ressurgi voilà quelque temps. En même temps, même si l’on en parle encore au futur, il faut reconnaître que nous sommes déjà familiers de l’ Internet des objets. Vous avez très certainement un Smartphone, une montre connectée, ou encore une ceinture cardio que vous sortez le dimanche lors de votre exercice physique matinal. Pourtant, l’ Internet des objets pourrait bien finir par devenir quelque chose de totalement différent. Après tout, qui sait comment cela peut évoluer ? C’était exactement le discours de Doc Searls, lorsque le co-créateur du Cluetrain Manifesto a décrit sa propre vision des choses à venir. Et vous allez le voir, ses conclusions sur ce domaine apparemment anodin et rabâché, ne sont pas exactement celles que l’on peut lire partout.

NB : Cet article a été écrit suite à la conférence Youstice de Prague qui réunissait des pionniers du Web mi octobre 2014 et a été traduit par nos soins en ce début 2015. Par transparence, il faut préciser que Youstice est devenu notre client

Internet des objets : « aujourd’hui, c’est un peu comme les ordinateurs en 1978 ! »

Internet des objetsPour décrire la situation actuelle concernant les objets connectés, Doc Searls fait un parallèle avec le début de l’informatique à usage personnel : « C’est un peu comme en 1978 , du temps des ordinateurs personnels, de nombreux standards ont émergé, mais la plupart n’a pas abouti ». « Nous avons le même souci aujourd’hui : l’ Internet des objets, c’est aujourd’hui le Google des objets, l’Amazon des objets, le Facebook des objets, etc. Et dans ce domaine, c’est pour l’instant Amazon et Google qui s’en sortent le mieux. »

Cependant, nos efforts sont voués à l’échec, dans le cas où l’on réussi à connecter tout ce que l’on a… si on oublie de penser au parcours du consommateur. « Esteban Kolsky a complètement inversé le cycle d’achat du consommateur [2] » Continue Doc Searls. « Nous possédons de nombreux objets qui ont une identité. Le marketing voit le consommateur comme un acheteur, alors qu’il est avant tout un propriétaire, le possesseur d’un objet. »

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Diagramme d’Esteban Kolsky, pris sur son blog

 

Or, l’expérience et la possession sont un point essentiel : nous ne sommes pas dans l’acte d’achat, et l‘expérience se gagne sur la durée, dans l’utilisation d’un produit ou l’adoption d’une technologie. Le fait même que l’on aime un produit ou non évolue avec le temps.

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Afin d’illustrer son propos, Doc prend pour exemple le travail de Paul Windley [3], qui pense que l’on devrait imaginer l’ Internet des objets d’une manière différente. « Supposons que quand vous achetez une voiture, vous disposez d’un Cloud, un espace virtuel où vous avez tout l’historique de vos services. Ce que nous avons là est un espace où vous pouvez apporter et vous servir de tout ce dont vous avez besoin. »

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Doc Searls explique le diagramme de Kolsky, dessiné au tableau

Dans cet univers des objets connectés, toutes ces données constituent un point de contact entre le client et l’entreprise. C’est une « technologie à la première personne” (« first person technology ») ajoute Searls. Le client contrôle seul son Cloud, sa caméra etc. « La question n’est pas de savoir comment les personnes voient l’ Internet des objets, mais comment je peux faire pour inverser les rôles».

Internet des objets : “Ford veut vous espionner, pas VW”

Ethan Katsh, l’inventeur de la discipline de la résolution des litiges en ligne s’interroge également : « Qui possède le Cloud ? Qui possède les données de ce Cloud de l’ Internet des objets ? ». Pour Doc Searls, « dans l’industrie automobile, les choses sont en mouvement », et les constructeurs sont loin de partager le même avis. Par exemple, Ford « veut espionner, veut placer de la publicité sur le tableau de bord. À l’opposé, Volkswagen prétend qu’ils ne souhaitent pas construire une immense « méduse » de données : pour le constructeur allemand, l’erreur que l’industrie de l’IT est en train de commettre doit être évitée. », poursuit Doc. « Si nous, les consommateurs, prenons le contrôle sur notre cycle d’achat, cela peut être bénéfique pour notre industrie ». Et nous ne sommes limités que par notre imagination. « Les distributeurs comme Tesco ont accès à une quantité illimitée d’informations, uniquement avec les cartes de fidélité des clients. Cela ouvre des perspectives sans bornes pour ces entreprises. ».

Notes de lecture

[1] Si on fait abstraction des quelques contre exemples à forte coloration R&D qui ne manquent pas de ressurgir de temps en temps comme par exemple : http://group.electrolux.com/en/a-refrigerator-that-thinks-intelligent-refrigerator-will-simplify-homes-4349/

[2] http://blogs.law.harvard.edu/vrm/tag/esteban-kolsky/

[3] ttps://twitter.com/windley

16/01/15

Mythes et réalité du Community Management – CMAD 26 janvier 2015 – 10:00 CET

J’ai eu la chance d’être impliqué dans des activités de communauté depuis le début des médias sociaux et j’ai même eu la chance de former plus d’un community manager de cette période pionnière, où le terme même de médias sociaux n’existait pas. le CMAD (alias Community Management Appreciation Day) est probablement la date rêvée pour se pencher sur la dénomination même de “community management” et la signification du mot “communauté”, ainsi que la bonne manière de faire pour choyer (et non “gérer”) une communauté dans un environnement commercial. Le jour du CMAD, c’est-à-dire le 26 janvier à10:00 heure de Paris, je modérerai une table ronde en ligne dédiée à ce thème et j’accueillerai divers experts européens et même australiens de ce sujets à me rejoindre pendant 1 heure sur un Google hangout. Ne ratez pas cet événement qui aura lieu en anglais et sans traduction simultanée, mais qui vous permettra de tout savoir de ce qui se passe sur ce sujet au-delà de nos frontières !

Bouton vert CMAD

La plupart des marques n’ont pas de communauté

Lorsqu’il s’agit de travailler la communauté de nos clients, chez Visionary Marketing, nous nous apercevons généralement que celle-ci est inexistante. Nous partons ainsi très souvent de zéro. Cela ne veut pas dire que ces entreprises-là sont plus faibles que les autres, bien au contraire. C’est la nature de leur activité qui dicte la façon dont ils doivent aborder ce problème de « communauté ». Quoi que l’on puisse en penser, la plupart des marques n’ont pas de communauté.

4 types brandLégende : les marques aimées sont rares. Ce sont les seules qui peuvent générer un esprit de communauté spontané. Leur communauté est d’ailleurs très souvent initiée par leurs propres clients (Nutella, Audi, Air France…).

Bien sûr, la plupart des marques ont des clients, parfois même des fidèles voire des fanatiques, mais cela ne suffit toutefois pas à faire de ces clients les membres d’une communauté.  On peut donc logiquement se demander ce qu’est une communauté et ce qu’elle n’est pas.

Bouton vert CMAD

Ce qu’est une communauté

Une communauté ne peut être créée de toutes pièces : cela se construit à partie de clients enthousiastes qui cherchent spontanément à se réunir, autour de valeurs et d’idées communes. J’ai appartenu à une petite communauté d’amateurs du compositeur  belge Wim Mertens. Ce n’est peut-être pas une énorme communauté, mais c’est est une, qui rassemble des valeurs et une passion. Cette passion constitue notre second ingrédient.

> La passion : la passion constitue la pierre angulaire de toute communauté. Celle-ci n’est pas toujours bien comprise par les personnes qui n’appartiennent pas à cette communauté. Quand Alpha Romeo a sorti sa nouvelle série de voitures à la fin des années 90, l’entreprise a rassemblé des groupes de réflexion constitués de fans de la marque. Une fois les conclusions de ce focus group tirées, on a dû expliquer aux ingénieurs européens que la plaque d’immatriculation devait être située sur le côté et non au milieu. Les sentiments, les avis et les valeurs de la marques portés par la communauté on ainsi pu être partagés et exploités par l’entreprise, grâce à ces groupes de réflexion. La preuve que paradoxalement, la passion n’est pas forcément interne à l’entreprise. Tout comme le diable, la passion est dans les détails.

> L’entraide : les membres d’une communauté cherchent en permanence à s’aider les uns les autres, pour aucune autre raison que d’alimenter leur passion commune et leur soif de reconnaissance en tant que membre d’un groupe. La plupart du temps, une communauté ne demande aucune compensation de la part de ses membres. Dans les faits, cela ne se fait d’ailleurs jamais. J’ai déjà vu des cas où, voulant offrir des cadeaux aux membres d’une petite communauté de bloggeurs, je n’ai fait qu’abîmer l’esprit de communauté de ce groupe.             Heureusement, j’ai pu conserver cette communauté et j’ai, depuis, réservé le budget consacré à cette communauté pour d’autres occasions. Tous les membres d’une communauté ne veulent pas être indemniser : ils veulent avant tout être reconnus.

> Le bénéfice mutuel : les communautés existent lorsque les membres retirent un avantage du fait de faire partie d’un groupe. Il ne s’agit pas d’un bénéfice incroyable ; cela peut être de la reconnaissance, le fait d’appartenir et d’être utile à un groupe, ou tout simplement le fait de faire parti d’une marque que l’on affectionne.

Choyer sa communauté

S’il n’est pas possible de créer une communauté, on peut néanmoins faire en sorte que la marque, le contenu et les actions menées par l’entreprise soient orientés au maximum de façon à générer de l’enthousiasme auprès des clients qui, spontanément, pourront développer une communauté. On ne peut pas créer une communauté mais on peut faciliter et encourager sa création et soutenir celle qui existe. C’est notre rôle de community manager. Je pense ainsi que « community management » devrait être remplacé par « community facilitation ».

un Community Management à multiples facettes

Il y a autant de façons de faciliter la création et la gestion d’une communauté qu’il y a de marques. En effet, il n’y a pas deux marques identiques : chacune est unique et a sa particularité, son histoire, sa stratégie, sa cible et bien d’autres facteurs qui vont faire que chaque entreprise aura sa propre vision de la communauté et ses propres technique pour la gérer.

Pour découvrir les conseils d’experts européens sur ce sujet passionnant, ne ratez pas le Google hangout du lundi 26 janvier entre 9h et 10h.