Conférence Media Aces LIVE : 18/02 à 11.30 précises – #SMWParis

Pas pu vous inscrire à la conférence Media Aces du 18 février 2013 ? Ce n’est pas grave. Grâce à SMW Paris, vous pourrez vous inscrire au live stream en cliquant sur le graphique ci-dessus. Début de la conférence : 11.30 CET (heure de Paris).

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Conférence Media Aces LIVE : 18/02 à 11.30 précises – #SMWParis was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

innovations pour le marketing de demain – le Web social en 10 questions (9-10)

innovationSuite et fin de la version intégrale de l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution” et qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

9. Quelles nouvelles technologies au service du marketing de demain ?

Je ne parlerai pas du cloud computing qui entre désormais dans une phase de maturité.

adobe-pdfPar contre j’évoquerai les « big data » avec ce nouveau buzzword inventé par les pros de l’informatique. Le marché du numérique fonctionne à coups de prophéties auto-proclamées et donc il faut être très à l’écoute, car de nombreuses innovations vont naître de ce bouillonnement d’innovation. Cependant, beaucoup trop de marketeurs ignorent encore les données existantes de leurs bases actuelles pour passer à l’étape suivante. Nous avons vécu des périodes similaires dans les années 90 avec le datamining qui devait révolutionner la banque, ce qui n’est pas arrivé. Toutefois, les professionnels du business intelligence (BI) comme SAP, ex Business Objects par exemple ont déjà mis en œuvre ces logiques de manipulations de données en temps réel avec la grande distribution afin d’améliorer leur marketing et le merchandising dans leurs rayons. Ce genre de démarches s’applique aux secteurs murs (comme celui de la distribution), qui traitent beaucoup de données et qui sont capables de réagir en quasi temps réel sur le lieu de travail.

Enfin il y a les technologies d’impression en 3D qui sont en passe d’arriver dans le grand public. J’ai déjà décrit sur mon blog des expériences artistiques réalisées avec ces techniques qui sont moins nouvelles qu’on croit mais qui amorcent désormais leur phase industrielle[1]. Avec ces nouvelles technologies, les usages sont à inventer, mais imaginez dans le marketing B2B la possibilité d’imprimer des maquettes en 3D et dans le marketing grand public, l’éventualité de faire toucher des prototypes sur des populations de clients tests. Les possibilités sont infinies, ce monde nouveau est à inventer !

10.  Entre-t-on dans l’ère des robots ?

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Fiat lux!

A regarder nos chaînes de production, il faut croire que l’ère des robots remonte déjà à de nombreuses années. Je me souviens avoir visité à Amiens, un atelier de stockage automatisé de l’usine Whirlpool (Philips à l’époque), entièrement automatisé et autonome. C’était il y a 27 ans ! Paradoxalement, dans les domaines de l’informatique et de la maîtrise d’ouvrage, les besoins en humains sont toujours aussi grands. Certes, une bonne partie des développements informatiques se font en offshore, en Inde et en Roumanie notamment. Mais le marché n’a jamais été autant en quête de talents, que ce soit pour le marketing des TIC (mon domaine), ou celui de la maîtrise d’œuvre. Au plugandplaytechcenter de Sunnyvale en Californie, dans les ascenseurs, on trouve des affiches : « Wanted, PHP developer, $ 100,000 » ! Et les meilleurs peuvent même toucher jusque 200.000 $.

Tout ceci est assez paradoxal, l’automatisation des tâches a chassé le Taylorisme des usines, mais la valeur – dans nos sociétés occidentales – s’est déplacée vers la prestation intellectuelle et le haut de gamme. La prédiction de Charles Handy en 1995 s’est révélée exacte, nous sommes devenus des « analystes symboliques » dans un monde où la matière première est l’information, et où cette information – rebaptisée « big data » par les informaticiens – permet de faire du marketing en temps réel basé sur les comportements d’achats.

Il est clair que l’automatisation, notamment dans le marketing de la grande distribution, n’en est qu’à ses débuts. Toutefois, je ne vois pas cela comme un monde qui se « robotiserait », mais plutôt comme un monde en perpétuelle reconfiguration, où les tâches changent, et où certaines disparaissent pour laisser la place à d’autres, où l’Humain doit sans cesse prouver sa valeur.

Quant aux médias sociaux, la présence des humains est non seulement nécessaire, elle est indispensable. La montée en charge ne doit pas mener à la robotisation, sinon les utilisateurs se détourneront de ces plateformes et si les utilisateurs s’en vont, les marques n’auront plus rien à y faire.


[1] voir l’article sur visionary marketing (digital arti) http://bit.ly/digarti

innovations pour le marketing de demain – le Web social en 10 questions (9-10) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

organisation et mobilité – le Web social en 10 questions (7-8)

mobile-largeSuite de la version intégrale de l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution” et qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

7. Qui doit gérer les nouvelles technologies au service du marketing dans les organisations ? Un service transversal ? ou un département marketing social ? Social et mobile ?

Avec Hervé Kabla, nous avons répondu de façon assez détaillée à ce point dans notre ouvrage les médias sociaux expliqués à mon boss. Il s’agit de l’affaire de tous. Les médias sociaux ne peuvent rester enfermés dans une petite entité qui les confisquerait au reste de l’entreprise. Les départements dédiés aux médias sociaux devraient se voir comme des facilitateurs et des acteurs de changement au service de l’intégralité de l’entreprise, et non comme des services de publicité qui se contentent de briefer des agences en comptant leurs fans.

[Pour ne pas prêcher dans le désert, le Web social doit être l’affaire de tous !]

8. Quelle place pour le mobile qui vit une période charnière (explosion des mobinautes, etc.) ? Le marketing mobile devient-il réellement aussi social et local ?

Le Web devient mobile, le Web est mobile, c’est un fait. En moyenne sur les sites que je gère j’observe une consultation par mobile qui a dépassé les 15%. Le mobile et la tablette sont donc un passage obligé et c’est compréhensible car ils répondent à une demande d’usage, qui souvent n’est même pas une demande de mobilité. Ainsi la vaste majorité des tablettes est utilisée depuis la maison. Ceci pose aussi un certain nombre de contraintes aux concepteurs d’applications et de sites compatibles (une technique connue sous le nom de responsive design qui permet d’afficher des sites sur tous les mobiles sans concevoir d’application spécifique). Il faudra régler ces contraintes rapidement car la demande est là.

Enfin, oui le mobile ou la tablette deviennent un instrument incontournable du commerce en ligne et click and mortar comme on l’a vu précédemment.

organisation et mobilité – le Web social en 10 questions (7-8) was last modified: février 14th, 2013 by Yann Gourvennec

3 retours d’expérience stratégiques sur les médias sociaux en B2B

La conférence dédiée au e-marketing B2B du CCMbenchmark du 12 février 2013 à laquelle j’ai participé s’est ouverte sur une table ronde très riche, avec 3 leaders du B2B qui ont expliqué leur travail sur le digital et leur façon d’aborder ces nouveaux canaux dans le cadre de leurs activités en business to business.

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Légende : les 3 intervenants de la table ronde, de gauche à droite : Patricia Gandit (Cisco), Christophe Marée (Adobe) et Marine Lucas (Bouygues Telecom entreprises)

Le paysage a beaucoup bougé depuis mes premières expériences dans ce domaine il y a 6 ans (2008) et la dernière conférence de ce genre à laquelle j’avais déjà participé. A l’époque, il était surtout question de démontrer l’intérêt des médias sociaux, mais cette question ne se pose plus, et le débat s’est largement déplacé sur le sujet du « comment faire » avec des accents très importants mis sur l’allocation du temps et des ressources à ces sujets en évitant, notamment, de se disperser sur des plateformes moins évidentes en termes de retour, comme Pinterest ou même Google+. LinkedIn, Twitter et Slideshare sont certes les élus de nos confrères du B2B, ce qui est logique, même si en fin de compte, les communautés qui y ont été développées sont encore très nettement naissantes, et nécessiteront des efforts conséquents pour rattraper les pionniers du domaine, qui ont engrangé beaucoup d’avance, de visibilité et de leadership d’opinion.

Voici mon compte-rendu de la conférence :

1. Bouygues Telecom entreprises, des budgets réduits, une démarche récente mais volontariste (Marine Lucas)

(transparence : je travaille pour Orange, qui travaille dans le même secteur que Bouygues Telecom)

L’entité B2B de Bouygues Telecom a choisi de ne pas être sur Facebook, mais a développé son travail sur LinkedIn et Twitter, ce qui n’est pas surprenant pour une activité en business to business.

Il y a 2 objectifs, dont 1 commun au groupe Bouygues Telecom, qui est celui du rayonnement de la marque. Le deuxième est celui de la génération de « leads » : cela est passé par évangélisation des 200+ ingénieurs commerciaux, au travers d’ateliers et de la tenue de sessions dont le but est « d’expliquer pourquoi il fallait avoir une présence sur les médias sociaux et leur expliquer comment les utiliser de façon prospective en complément des démarches traditionnelles ». Ce qui est demandé comme obligatoire est d’avoir un profil renseigné et d’adhérer au groupe LinkedIn de Bouygues Telecom. Puis on peut passer au ciblage précis et les « in-mails » (messagerie interne de LinkedIn) qui sont les moyens utilisés pour mener des campagnes de prospection sur LinkedIn.

D’un point de vue budgétaire ? C’est assez récent comme démarche, donc le budget est assez réduit, le but étant d’utiliser le Web social, puis il faut « cultiver le réflexe » des marketeurs et des commerciaux. C’est un canal complémentaire, la première démarche a été d’évangéliser en interne avec un budget réduit.

Quant à Twitter, « on y relaie des interviews d’experts » a précisé Marine. C’est devenu un « réflexe », on n’est pas dans la réclame, « mais on annonce systématiquement tout ce qui est nouveau : nouvelles offres, nouvelles annonces, en plus des points de vue d’experts ».

La taille des communautés ? Sur LinkedIn, le groupe est de 2000 membres, ce qui est déjà un beau nombre, mais ce qui prime c’est la qualité et pas la quantité. Ce sont essentiellement des décisionnaires. Sur Twitter, ce sont de petites communautés (400 followers) mais qui attirent déjà des « influenceurs » et des journalistes et « [Bouygues Telecom] essaie de les faire grandir ».

Plus surprenant, Bouygues Telecom a parlé de sa présence sur Pinterest (7 followers, 8 avec moi depuis ce matin), un réseau assez contre-intuitif pour une activité en business to business. Marine Lucas a précisé que c’était une plateforme qui était utilisée à la fois sous forme de communication interne et externe, même si le résultat a été plus compliqué à appréhender. Mon doute a été conforté par l’intervention de Christophe Marée qui a précisé que pour le marketing digital, Adobe était peu présent sur Pinterest et même Google+ ; même retour sur Cisco qui n’a pas encore vu l’intérêt pour Cisco, d’autant plus que cela demande beaucoup de ressources (ce que je confirme).

2. Adobe : choisit l’humour en vidéo pour sortir du cadre (Christophe Marée)

Adobe a plusieurs métiers, les logiciels de publication et les outils de digital marketing, et l’utilisation des médias sociaux est variable en fonction de ces activités. Sur Facebook, 11.000 fans suivent Adobe, et ceci permet de s’adresser aux graphistes, designers et professionnels de la publication. Pour LinkedIn, Adobe s’adresse essentiellement aux managers et aux décideurs, ceux qui vont « propager les bonnes nouvelles dans leurs entreprises ». Twitter quant à lui va essentiellement être utilisé pour le leadership d’opinions. Les autres canaux ne sont pas oubliés, avec la Vidéo notamment, qui est un canal en pleine croissance. Youtube est ainsi beaucoup utilisé pour toucher les créatifs et les designers.

Adobe est allé un cran plus loin, en produisant une vidéo où la société explique comment « craquer Photoshop ». L’entreprise a pris un contrepied pour générer un buzz avec la vidéo « comment craquer Photoshop en 4 étapes » : 115.000 vues en 48 heures. Adobe a construit un réseau d’influenceurs et a lancé la tendance avec eu, en leur diffusant l’information en avant-première.

Côté leadership d’opinions, sur l’autre métier d’Adobe pour ses solutions de digital marketing, le premier objectif est de développer la crédibilité de la marque sur le monde des médias sociaux. Le deuxième, plus exploratoire, est celui de la génération de leads.

« Je n’aime pas le terme de stratégie » c’est un élément du mix, « mais il faut se dire que si vous n’y allez pas, les clients eux, y sont déjà ». Enfin, pour l’utiliser, il faut communiquer de manière régulière ce qui permet d’entretenir la communauté et la faire grandir.

3. Patricia Gandit de Cisco France, a présenté Cisco et a rappelé l’historique de l’entreprise

Cisco utilise Twitter, LinkedIn, Viadeo, et Facebook en priorité, en essayant de faire en sorte que les collaborateurs s’approprient les médias sociaux. Cela a commencé par la création de blogs d’experts au travers desquels Cisco a créé une culture du digital. Ceux-ci sont déjà en phase n°2, puisque les collaborateurs ont réussi à créer des communautés (notamment celui du data center). Cisco a donc donné des accès directs à ses collaborateurs blogueurs pour écrire sur les comptes officiels de Cisco sur les réseaux sociaux.

Toutefois, cette phase a eu ses limites, et Cisco se retrouve avec une myriade de partages de vues qui ont brouillé le message et généré une communication « trop brouillonn ». Cisco va donc dans une troisième phase revenir à une démarche plus traditionnelle en passant par une agence qui va coordonner les messages.

Les objectifs sont d’abord la notoriété de la marque et le leadership d’opinions (vision technologique) et la génération de leads. Cisco a utilisé la génération de leads pour la cible des PME, et « cela a très bien fonctionné » même si Patricia n’a hélas pu nous donner de chiffres.

Cisco attend les résultats de deux campagnes : une qui intègre les médias sociaux comme un support médias classique, et une campagne dédiée sur le Cloud avec un budget réduit. Soit les médias sociaux sont excessivement focalisés sur un sujet, soit les campagnes sont ciblées sur les PME. « Historiquement on s’est beaucoup adressés aux DSI mais maintenant nous parlons aussi aux patrons de PME, mais les messages sont excessivement différenciés ». L’objectif pour Cisco maintenant est de créer plus de cohérence.

3 retours d’expérience stratégiques sur les médias sociaux en B2B was last modified: février 13th, 2013 by Yann Gourvennec

la mort des médias sociaux, 1 an et demi après … vous prendrez bien un petit kawa, 6e épisode,

Poursuite de notre causerie auprès du café avec l’introduction d’une section importante (la 2ème) dédiée à la stratégie de contenus, un des fondements de la communication digitale :  à quoi ça sert, comment ça marche, et quelles sont les spécificités des stratégies de contenus sur Internet, sont les thèmes principaux de cette partie. Car le marketing de contenu (alias “brand content” en Globish) n’est plus original, il est entré dans les mœurs et nous allons dédier une section entière sur ce sujet avec des points de vue des 2 auteurs, des témoignages, et aussi des contributions de Anthony Plewes et Stewart Baines depuis la Grande Bretagne.

Deuxième plat de résistance de cette vidéo : la suite du débat sur la mort des médias sociaux. Il s’agit de la suite du débat que nous avons lancé en début 2012 de façon assez provocante. Dans ce chapitre nous revisiterons les 4 phénomènes qui vont changer la donne et que nous évaluons après 1 an et 1/2 de terrain : la croissance de l’infobésité, la lassitude des utilisateurs, la convergence des plateformes, et la socialisation du Web via les sites Web des entreprises. Il s’agira d’un chapitre abondamment détaillé, dont on peut prédire qu’il sera une de pierres d’angles du livre.

les médias sociaux sont-ils morts ? retour sur un débat acharné de 2012
la mort des médias sociaux, 1 an et demi après … vous prendrez bien un petit kawa, 6e épisode, was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec