Pression Marketing Mobile : forte réticence des clients

Deuxième billet de la conférence mobile 2014 organisée par CCM Benchmark group le 5 juin 2014. Cette deuxième session intitulée « Interactions in-store et paiement mobile » était animée par Thomas Le Guyader, Blog To Store. Les participants étaient Francois-Xavier Nottin, BwinPauline Roche, PayPalDominique Palacci, Stimshop et Thomas Saphir, Ubudu.

Interaction : Rien ne remplace l’humain

Une des conclusions ressortant de la première table ronde sur le mobile to store était que le vendeur ne devait pas s’éloigner du bon sens commercial et ne devait utiliser la technologie que si elle permettait de répondre à un besoin, et non imaginer un besoin pour utiliser une technologie. Le principe est globalement similaire dans le cadre de l’interaction in store : selon Thomas Saphir, créateur d’uBeacon, « rien ne remplace l’humain ». En revanche, la technologie offre la possibilité d’enrichir le lien entre le vendeur et le consommateur. Par exemple, la reconnaissance d’un client « premium » dès son entrée au magasin se faisant par l’échange de données entre son mobile et des balises Bluetooth permet au vendeur d’adapter ses services. Ce dispositif n’est pas lourd à mettre en place une fois la technologie disponible. Il est un exemple des actions d’interactivité mobile permettant de fluidifier les relations avec le client.

Pression Marketing Mobile : Point Trop N'en Faut
L’interaction avec le client doit conserver un visage humain : elle ne doit pas être intrusive et dérangeante pour le consommateur.

Interaction n’est pas intrusion : 53% des clients réticents à l’interaction mobile

Toutefois, la limite entre interaction et intrusion est parfois floue : Il est préférable de travailler sur des relations déjà existantes (à l’instar du cas du client premium vu précédemment) plutôt que de « harponner » les clients, par exemple en saturant leur mobile de publicités… D’après Thomas Saphir, 53% des clients ne veulent pas avoir d’interaction avec le vendeur via le mobile. Si cela veut aussi dire que 47% souhaitent le contraire, ce résultat nous indique que le l’opinion public est encore tiède vis-à-vis de l’interactivité. Celle-ci doit donc être avant tout utile, ciblée et bien intégrée pour que le client s’y intéresse et ne la perçoive pas comme un dérangement. Lire la suite

Pression Marketing Mobile : forte réticence des clients was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Globalisation et médias sociaux : un débat d’experts

Aujourd’hui, 24 juin, Visionary Marketing prendra part à un événement Social media Day avec Mashable et Mycommunitymanager (USA). Le sujet en sera Globalisation et médias sociaux. Il y a beaucoup à dire sur la globalisation du Web social. Réfléchissez-y : dans Twitter, on n’a pas le droit, huit ans après sa création, de posséder un compte multilingue dans lequel on pourrait publier du contenu en différentes langues et partager ce contenu sur la base de la géolocalisation ou des préférences culturelles ! Alors que Facebook a fait beaucoup de progrès dans cette voie, beaucoup de plates-formes médias sociaux (et même des blogs d’une certaine manière) sont à la traîne.

Globalisation et médias sociaux

Globalisation arrime-t-elle avec uniformisation ? Telle est la question.

globalisation et médias sociaux

La réalité du sujet c’est qu’en Europe, nous avons une situation bien particulière. Avec au moins 15 langues officielles dans l’union européenne, manager des plates-formes de médias sociaux ici est un peu un cauchemar à moins que vous soyez tranquillement installés derrière votre frontière et que vous ne parliez jamais à un étranger de votre vie; ou que vous posiez l’hypothèse que les différences en Europe sont un vieux souvenir d’avant-guerre.

Entendons-nous, je ne veux pas dire que cela est bon ou mauvais, c’est juste un fait. Ceci étant, en regardant les plates-formes comme Twitter et LinkedIn, on croit vraiment rêver, tant leurs concepteurs donnent l’impression que le monde entier parle Anglais. Dans le cas de LinkedIn, le CTO qui a construit la plate-forme était français, de Marseille, et vivait à San Francisco. Je me demande encore, à ce jour, pourquoi cela lui a pris trois ou quatre ans pour adapter l’outil à son pays d’origine, et encore… Il est toujours impossible de construire des profils bilingues. Quant à Twitter c’est la même chanson : c’est soit français, ou allemand ou anglais, mais les utilisateurs (et les entreprises) bi ou trilingues peuvent toujours aller voir ailleurs.

Le résultat est clair : tous les utilisateurs germanophones utilisent Xing, la plupart les professionnels français, jusqu’à récemment, utilisaient Viadeo, et en Russie, tout le monde utilise Vkontakte. Je pense que beaucoup reste à faire pour changer cette vue égocentrique des médias sociaux et d’améliorer ce processus.

Rendez-vous en ligne sur Youtube et Hangout à 4:00 heure de Paris cet après midi
June 30 marks the fifth annual Social Media Day, and in preparation for that, Mashable and Hootsuite are leading a global discussion about the digital revolution and growth of social media. Joining the Hangout on Air are users of global social networks including WeChat, Sina Weibo, VK, XING, ask.fm and Viadeo. Share your questions in the comments or tweet using #SMDay.
Les intervenant sont : Crystal Jiang de Singapore, Vitaly de Russie, Markus Besch d’Allemagne et  Yann Gourvennec from France.
Globalisation et médias sociaux : un débat d’experts was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Transformation digitale aux Social Media Awards #scm2014

Ce soir je serai présent aux Social Media Awards 2014 à 17:00 dans le grand amphi de l’ESG rue Saint Ambroise à Paris. J’y commenterai une nouvelle présentation intitulée « les 7 idées reçues de la transformation digitale ». Cette présentation est complémentaire à notre livre blanc « la face cachée de la transformation digitale ».

Transformation digitale : concept valise un peu fourre-tout socialmediaawardslogo

La transformation digitale, ou transformation numérique, selon les usages, on peut déjà discuter de cela, est un concept en vogue mais aussi un peu fourre-tout qui sert à invoquer des choses aussi diverses que parfois incompatibles. On peut évoquer pour commencer la possibilité de la Webification des applications, notamment dans le cadre des sociétés qui recourent beaucoup au digital pour les réservations, les commandes (ex : mc Donald’s)  et de plus en plus omnicanal. Également pour toutes les sociétés qui tendent à webifier des applications existantes et à les mettre sur le Web. C’est un sujet que je connais bien pour l’avoir pratiqué pendant trois ans. Le sujet du mobile est également omniprésent, du fait de la transformation du commerce, et la transformation vers la mobilité est certainement un des sujets phares du commerce aujourd’hui et de la consommation digitale en général.

D’autres sociétés vont tous azimuts et se lancent à corps perdu dans le numérique absolument partout … jusque dans les ascenseurs. Est-ce là la martingale, je n’en sais rien ? ! On voit également des interprétations diverses autour de l’utilisation par les employés de l’entreprise, avec une explication, parfois spécieuse, comme quoi si on l’utilise en interne, on sera plus performant en extérieur. Cela n’est pas toujours prouvé. Notamment, si l’usage du numérique finit par masquer le contact avec le client, celui-ci finit par certainement devenir anti productif

Le gain de productivité interne justement est un cas intéressant, car l’utilisation du digital a toujours été comprise, si on inclut dans cette acception des choses aussi anciennes que l’introduction du mail, des réseaux sociaux d’entreprise et de la collaboration, comme un moyen d’augmenter la productivité des employés. C’est notamment le cas dans le cadre de la mobilité et de télétravail. On peut aussi entendre la digitalisation et la sommation digitale en ce sens.

Enfin, et pour moi c’est seulement ce point que je retiendrai, il y a la transformation du métier, qui consiste à utiliser les technologies digitales pour améliorer voir rendre les métiers plus efficaces ou plus performant. Dans tous les cas, ce que je note, c’est que la transformation digitale est avant toute une question de transformation et non de digital c’est un élément qui le retenir pour réussir cette fameuse transformation aussi tentait qu’il faille garder ce terme.

Je prendrai dans le domaine des médias sociaux juste un exemple : celui de Tanguy Moillard de Bouygues Télécom qui y a mis en place le eCRM. C’est à mon avis une véritable meilleure pratique du domaine dans la mesure où, s’est expliqué très clairement dans la vidéo dont le lien est indiqué ici, http://bit.ly/tanguym. Tanguy a mis plus en place une nouvelle forme de CRM que eCRM : c’est surtout cela qu’il faut retenir. Il a utilisé le digital et notamment les techno et les médias sociaux pour améliorer son business et surtout de façon proactive, améliorer ses produits. Ceci ne sera peut-être pas suffisant pour sauver Bouygues Télécom mais mérite d’être retenu comme une véritable bonne pratique.

La suite ce soir ou sur Slideshare : 

Transformation digitale aux Social Media Awards #scm2014 was last modified: juin 26th, 2015 by Yann Gourvennec

Big Data et innovation au G9+ (26 juin 2014)

Big Data et innovation

Je relaie ici l’annonce de la toute proche conférence du G9+ sur le sujet des Big Data avec les témoignages de Criteo, Salesforce, Cityzen, Kwaga et même le gouvernement. Ma place est déjà réservée, à bientôt pour le compte-rendu.

Big Data et innovation au G9+ du 26/06/14

Ils font parler les data pour accélérer l’innovation ! 

Le G9+, think tank du numérique, organise une conférence exceptionnelle le 26 Juin  avec les meilleurs spécialistes du Big Data Prédictif, cette discipline transverse à tous les secteurs de l’économie qui parvient à révéler les trésors d’information cachés au cœur de nos nouveaux gisements de données. Intervenants :

Animateur : Franck Nouyrigat, co-fondateur de Startup Weekend

Avec 8 milliards aujourd’hui à 50 voire 80 milliards d’objets connectés en 2020 et 4 milliards de smartphones et 900 millions de tablettes en 2017 : c’est une humanité connectée qui va générer un tsunami de données d’une richesse inouïe à la fois pour les individus et pour les entreprises ! Comment anticiper cette rupture et la transformer dès aujourd’hui en avantage concurrentiel ? Un sujet d’innovation qui, probablement plus que les autres, va creuser le fossé entre les anciens et les modernes…

Rendez-vous Jeudi 26 juin 2014 à 18:30 (Salesforce1 World Tour Paris – Hall 5 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles)

Big Data et innovation au G9+ (26 juin 2014) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

marketing one to one : rêve devenu réalité grâce au digital et aux Big Data #dm1to1

La plénière de la première édition de l’événement Digital Marketing one to one de Biarritz était dédiée à un sujet familier et favori des lecteurs de ce blog : le marketing one to one. Marketing personnalisé, qui devient réellement un item de l’ordre du jour du marketing d’aujourd’hui, et non plus un rêve tel qu’on l’a connu dans les années 90. Et si ce rêve est devenu réalité grâce à une forte maturation des technologies, des utilisateurs et des annonceurs qui ont mieux appris à bien utiliser les données qu’ils collectent depuis des années sur leurs utilisateurs. Le marketing one to one, devenu réel, permet de reprendre le contact direct avec l’utilisateur, mais aussi dans certains cas de ramener l’utilisateur dans le magasin – c’est le cas de Peugeot – ou comme dans le cas de Ferrero de “théâtraliser le produit qui n’est pas forcément sur la liste de courses”. Mais en fin de compte, ce marketing one to one (qui est plus statistique que ne le laisse entendre sa dénomination) est avant tout une victoire des Big Data que d’aucuns décrient … tout en les pratiquant comme des pros. Explications avec ce débat animé par Nicolas Jaimes – Journaliste Digital / Médias, Journal du Net : 

le marketing one to one au digital marketing one to one de Biarritz en 2014

Comment le digital a transfiguré la relation client ? tel était le sujet de la première table ronde plénière de la conférence Digital Marketing one to one de Biarritz le 10 juin 2014. De gauche à droite : Nicolas Jaimes, animateur de la table ronde, Emmanuel Durand de Warner, Anne Laure Brochard Mérillond de Peugeot et Guillaume Dugardier de Ferrero.

Peugeot : du marketing one to one au drive to store

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marketing one to one : rêve devenu réalité grâce au digital et aux Big Data #dm1to1 was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec