De l’affiliation à l’affinité avec François Deltour

Deux ans après notre dernière interview avec François Deltour, patron d’Effinity (nouveau nom d’Effiliation*) il nous fallait faire un nouveau point sur l’affiliation et où elle allait. Parle-t-on encore d’ “affiliation équitable” ? Celle-ci fait-elle partie au contraire d’un paysage en pleine reconfiguration ? Plongeons dans le monde du Web à la performance avec un de nos meilleurs spécialistes et pionnier du Web marketing

*Transparence : François (et Effinity) est mon associé dans Visionary Marketing, comme cela est indiqué sur notre site Web 

Il y a deux ans, nous avions parlé d’affiliation équitable, quel est le constat et vers quoi évolue t-on aujourd’hui ?

L’affiliation équitable est une expérience passionnante que nous avons mise en place voilà deux ans, avec le parti pris consistant à ne pas rémunérer uniquement le dernier acteur d’une chaîne de transformation mais tous les contributeurs. Cela nous a éclairé sur la façon dont ont doit accompagner le client dans le programme de mise en place d’affiliation et de stratégie d’acquisition.

Il y a quand même cet enjeu du dernier clic…

Le dernier clic est un sujet très intéressant : c’est la doctrine qui prédomine dans l’univers des e-marchands car c’est simple. Or, tout ce qui est simple est faux, tout ce qui ne l’est pas est inapplicable… La beauté de la simplicité rend ce concept facile, cependant c’est faux. C’est d’autant plus paradoxal que l’on est à l’ère des Big Data et que l’on cherche des informations sur les client, et là, sciemment, les marchands décident d’oblitérer toute une partie de l’information, c’est-à-dire la façon dont le client est arrivé jusqu’à eux. Le dernier clic, c’est la survalorisation du dernier acteur et cela fait perdre énormément d’information.

Que se passera t-il dans le futur ?

Tous les jours, les outils s’enrichissent, que ce soient les nôtres avec les systèmes de tracking,d’attibution de commissions sur plusieurs acteurs etc. On rentre dans une ère plus sophistiquée, plus enthousiasmante.

Et par conséquent, le business model d’Effiliation est en train de s’élargir pour aller au delà de l’affiliation.

Effectivement, le business s’élargit de plusieurs façons : d’abord, on a fait le constat que dès lors que l’on s’intéresse à remonter dans la chaine de transformation et aller à la source de la prescription, la nature des prescripteurs varie. Il est évident que nous ne somme pas influencés par les mêmes personnes dès lors qu’il s’agit d’acheter une photocopieuse ou un pantalon. Les inspirateurs et les personnes compétentes ne sont pas les mêmes : chez nous, cela se traduit en termes d’organisation, de verticalisation de nos activités, avec la mise en place d’acteurs très spécialisés dans des écosystèmes différents. Nous avons démarré avec trois univers particuliers : le B2B que l’on connaissait bien puisque nous avions déjà une agence B2B, la mode avec la création d’Effinity Style, et la décoration et ameublement avec Effinity Home. Lire la suite

De l’affiliation à l’affinité avec François Deltour was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Mythes et réalité du Community Management – CMAD 26 janvier 2015 – 10:00 CET

J’ai eu la chance d’être impliqué dans des activités de communauté depuis le début des médias sociaux et j’ai même eu la chance de former plus d’un community manager de cette période pionnière, où le terme même de médias sociaux n’existait pas. le CMAD (alias Community Management Appreciation Day) est probablement la date rêvée pour se pencher sur la dénomination même de “community management” et la signification du mot “communauté”, ainsi que la bonne manière de faire pour choyer (et non “gérer”) une communauté dans un environnement commercial. Le jour du CMAD, c’est-à-dire le 26 janvier à10:00 heure de Paris, je modérerai une table ronde en ligne dédiée à ce thème et j’accueillerai divers experts européens et même australiens de ce sujets à me rejoindre pendant 1 heure sur un Google hangout. Ne ratez pas cet événement qui aura lieu en anglais et sans traduction simultanée, mais qui vous permettra de tout savoir de ce qui se passe sur ce sujet au-delà de nos frontières !

Bouton vert CMAD

La plupart des marques n’ont pas de communauté

Lorsqu’il s’agit de travailler la communauté de nos clients, chez Visionary Marketing, nous nous apercevons généralement que celle-ci est inexistante. Nous partons ainsi très souvent de zéro. Cela ne veut pas dire que ces entreprises-là sont plus faibles que les autres, bien au contraire. C’est la nature de leur activité qui dicte la façon dont ils doivent aborder ce problème de « communauté ». Quoi que l’on puisse en penser, la plupart des marques n’ont pas de communauté.

4 types brandLégende : les marques aimées sont rares. Ce sont les seules qui peuvent générer un esprit de communauté spontané. Leur communauté est d’ailleurs très souvent initiée par leurs propres clients (Nutella, Audi, Air France…).

Bien sûr, la plupart des marques ont des clients, parfois même des fidèles voire des fanatiques, mais cela ne suffit toutefois pas à faire de ces clients les membres d’une communauté.  On peut donc logiquement se demander ce qu’est une communauté et ce qu’elle n’est pas.

Bouton vert CMAD

Ce qu’est une communauté

Une communauté ne peut être créée de toutes pièces : cela se construit à partie de clients enthousiastes qui cherchent spontanément à se réunir, autour de valeurs et d’idées communes. J’ai appartenu à une petite communauté d’amateurs du compositeur  belge Wim Mertens. Ce n’est peut-être pas une énorme communauté, mais c’est est une, qui rassemble des valeurs et une passion. Cette passion constitue notre second ingrédient.

> La passion : la passion constitue la pierre angulaire de toute communauté. Celle-ci n’est pas toujours bien comprise par les personnes qui n’appartiennent pas à cette communauté. Quand Alpha Romeo a sorti sa nouvelle série de voitures à la fin des années 90, l’entreprise a rassemblé des groupes de réflexion constitués de fans de la marque. Une fois les conclusions de ce focus group tirées, on a dû expliquer aux ingénieurs européens que la plaque d’immatriculation devait être située sur le côté et non au milieu. Les sentiments, les avis et les valeurs de la marques portés par la communauté on ainsi pu être partagés et exploités par l’entreprise, grâce à ces groupes de réflexion. La preuve que paradoxalement, la passion n’est pas forcément interne à l’entreprise. Tout comme le diable, la passion est dans les détails.

> L’entraide : les membres d’une communauté cherchent en permanence à s’aider les uns les autres, pour aucune autre raison que d’alimenter leur passion commune et leur soif de reconnaissance en tant que membre d’un groupe. La plupart du temps, une communauté ne demande aucune compensation de la part de ses membres. Dans les faits, cela ne se fait d’ailleurs jamais. J’ai déjà vu des cas où, voulant offrir des cadeaux aux membres d’une petite communauté de bloggeurs, je n’ai fait qu’abîmer l’esprit de communauté de ce groupe.             Heureusement, j’ai pu conserver cette communauté et j’ai, depuis, réservé le budget consacré à cette communauté pour d’autres occasions. Tous les membres d’une communauté ne veulent pas être indemniser : ils veulent avant tout être reconnus.

> Le bénéfice mutuel : les communautés existent lorsque les membres retirent un avantage du fait de faire partie d’un groupe. Il ne s’agit pas d’un bénéfice incroyable ; cela peut être de la reconnaissance, le fait d’appartenir et d’être utile à un groupe, ou tout simplement le fait de faire parti d’une marque que l’on affectionne.

Choyer sa communauté

S’il n’est pas possible de créer une communauté, on peut néanmoins faire en sorte que la marque, le contenu et les actions menées par l’entreprise soient orientés au maximum de façon à générer de l’enthousiasme auprès des clients qui, spontanément, pourront développer une communauté. On ne peut pas créer une communauté mais on peut faciliter et encourager sa création et soutenir celle qui existe. C’est notre rôle de community manager. Je pense ainsi que « community management » devrait être remplacé par « community facilitation ».

un Community Management à multiples facettes

Il y a autant de façons de faciliter la création et la gestion d’une communauté qu’il y a de marques. En effet, il n’y a pas deux marques identiques : chacune est unique et a sa particularité, son histoire, sa stratégie, sa cible et bien d’autres facteurs qui vont faire que chaque entreprise aura sa propre vision de la communauté et ses propres technique pour la gérer.

Pour découvrir les conseils d’experts européens sur ce sujet passionnant, ne ratez pas le Google hangout du lundi 26 janvier entre 9h et 10h.

Mythes et réalité du Community Management – CMAD 26 janvier 2015 – 10:00 CET was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Bonne année et solidarité pour la liberté d’expression #jesuischarlie

 

charlieNous avons préparé cet article avant les tragiques événements d’hier, donc trop tard pour le réécrire et en changer la teneur résolument tournée vers d’autres préoccupations. Les réseaux sociaux ont montré hier leur formidable capacité à réunir des gens de tous les horizons pour une cause juste : celle de la liberté d’expression et du droit à la critique et à l’opinion. Il va de soi que nous nous associons à ce formidable mouvement de solidarité dont il faut juste regretter qu’il ait fallu tant de morts pour qu’il se soit constitué. En quelques heures hier, toute la Toile vibrait au nom de « Je suis Charlie » dans tous les pays du Monde. Alors, avec l’ensemble de la société civile regroupée autour de ce juste combat de la liberté et de la liberté d’expression, faisons tout pour que celles-ci prévalent et se développent en cette année 2015 qui finira, on l’espère, mieux qu’elle aura commencé. #jesuischarlie

Nous voilà repartis pour une nouvelle année ! L’année dernière n’était pas une année comme les autres : Visionary Marketing est désormais une entreprise, crée en février dernier. Notre bilan 1 an plus tard : nous avons passé la barre des 20 clients, nous avons des expériences dans le B2B et le B2C, dans le domaine des télécom, de la finance, de l’alimentaire… Il y a également eu un grand travail effectué avec Business & Decision dans le domaine des Big Data, avec un blog qui rencontre un franc succès, et  un livre blanc intitulé « Du Big Data au Big Business ». Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont fait confiance en cette première année : nous poursuivrons notre travail qui évolue vers ce que l’on appelle « la transformation digitale » que nous préférons appeler « la transformation avec le digital », ce qui implique davantage d’accompagnement client.

cartedevoeux2015

Parmi les projets de ce début d’année 2015, il est impossible de ne pas citer Adetem et Hootsuite et leur enquête à échelle mondiale que nous préparons depuis plusieurs mois et que nous avons lancé aujourd’hui, mardi 6 janvier 2015. Il s’agit du premier baromètre social media sur la fonction marketing réalisé avec l’Adetem en France. Il est en ligne dès aujourd’hui, et ouvert à tous les professionnels du marketing en poste. Vous pouvez accéder à ce questionnaire en cliquant sur ce lien.

En 2015, les choses risquent d’évoluer dans le monde des médias sociaux, de la communication digitale et de la transformation digitale. Aux États-Unis, le débat actuel est « Est-ce la fin des médias sociaux », qui est d’ailleurs un faux débat car les médias sociaux ne sont pas morts : ils sont partout, et sont bien au delà du taux d’engagement (qui n’intéresse plus grand monde)… Restez donc à l’écoute tout au long de cette années car les choses évoluent et le monde digital est en mouvement, avec un impact global, notamment dans le monde du travail. C’est là que l’on va voir de l’innovations dans les 5 prochaines années. Deloitte annonce une disparition de 30% des jobs au Royaume-Uni dans les dix prochaines années et c’est quelque chose qui va toucher tous les secteurs. La question de la transformation digitale, bientôt on ne l’entendra plus.

Bonne année et solidarité pour la liberté d’expression #jesuischarlie was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

1er Baromètre marketing Adetem des médias sociaux en entreprise (2015)

rp_WEBIT-CONGRESS-votez-pour-moi-book-new-large-150x150.jpg

Les médias sociaux se sont invités dans la vie des consommateurs et du grand public il y a plus de 10 ans ! Les entreprises, avec un peu de retard, ont suivi le mouvement et les médias sociaux sont souvent présentés aujourd’hui comme un pilier incontournable du marketing. Mais qu’en est-il réellement de l’usage marketing des médias sociaux dans les entreprises françaises, en ce début d’année 2014 ? Adetem, Hootsuite et Visionary Marketing lancent un questionnaire exclusif du 06 janvier au 08 mars 2015 pour créer le baromètre marketing Adetem des médias sociaux. Ce baromètre est ouvert à tous les professionnels du marketing (en poste). Pour répondre au questionnaire : http://surveymonkey.com/s/adetem 

Premier baromètre marketing Adetem médias sociaux 2015

Une initiative Adetem, Hootsuite et Visionary Marketing

Médias sociaux en entreprise : quelle importance stratégique ?

Adetem, Hootsuite et Visionary Marketing ont rassemblé leurs forces pour réaliser le premier baromètre marketing français de la place des médias sociaux dans les entreprises et leur stratégie, qui permettra en outre de benchmarker le pays par rapport aux autres pays du monde où le même questionnaire a été réalisé.


bouton-vert

Médias sociaux en entreprise : objectifs de cette enquête :

Voici les principaux objectifs de ce baromètre marketing des médias sociaux en entreprise :

  • Quel est l’impact des médias sociaux dans les stratégies marketing des entreprises françaises ?
  • Quels usages sont faits des médias sociaux à titre personnel et professionnel par les marketeurs ?
  • Quels sont leurs plates-formes favorites ?
  • Comment gère-t-on les médias sociaux en entreprise ?
  • Comment la France se compare-t-elle au reste du monde sur les points ci-dessus ?

Autant de questions auxquelles nous répondrons grâce à cette enquête exclusive auprès des professionnels (en poste) du marketing.

Ce questionnaire est ouvert du 06 janvier au 08 mars 2015 ; il est réservé aux marketeurs en activité chez l’annonceur.

bouton-vert

Résultats du baromètre marketing médias sociaux de l’Adetem

Un eBook complet contenant les analyses et les commentaires, ainsi que les benchmarks internationaux seront remis aux répondants qui en ont fait la demande à la fin du questionnaire.

À propos des concepteurs du baromètre marketing médias sociaux 2015

Lire la suite

1er Baromètre marketing Adetem des médias sociaux en entreprise (2015) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Les BigBoss : de l’événementiel à l’émotionnel

Les événementiels sont en plein chambardement. Il suffit de se promener dans les salons et tous les professionnels font la même constatation : “Il y a beaucoup d’étudiants et de retraités n’est-ce pas ?!” C’est que déplacer des décideurs devient de plus en plus difficile. Certains organisateurs de salons l’ont compris et démontré comme Comexposium avec son événement monégasque “ecommerce1to1” qui a lieu tous les ans en mars (et maintenant son pendant marketing à Biarritz un peu plus tard dans l’année). Ils ont en effet compris que pour déplacer ces fameux décideurs il fallait en faire un peu plus que la moyenne et proposer un événement extraordinaire. Hervé Bloch, qui est souvent intervenu dans nos colonnes, a aussi montré le chemin en créant la franchise “les BigBoss” et en renversant la proposition de valeur de l’événementiel : au lieu de demander à des décideurs de se déplacer en un endroit neutre et de se mélanger au tout-venant, il les emmène faire du ski ou sur la plage et leur propose non seulement un moment privilégié où ils peuvent se détendre et se distraire, mais aussi un lieu de networking où on peut faire du business. Et même beaucoup de business ! Retour sur l’approche d’Hervé au travers de cette interview qui ouvre la nouvelle année, que nous vous souhaitons agréable (nous y reviendrons bientôt).

Retranscription de l’interview d’Hervé Bloch sur le marché de l’événementiel et son événement “les BigBoss »

Comment se porte l’événementiel en ce moment ?

Dans les salons traditionnels, les exposants paient un stand pour que les décideurs y viennent les voir présenter leur offre pour ensuite signer des projets. Dans les faits, les visiteurs vont de moins en moins dans les salons. Ce sont plutôt les candidats, les chefs de projet, peut-être également les cadres moyens. Ce sont des gens qui sont au mieux des prescripteurs mais ce ne sont pas eux qui sont capables de lancer un sujet, un projet, une priorisation… Donc c’est bien plus difficile pour l’exposant de remonter vers le décideur et d’amortir sa dépense, et de générer un retour sur investissement. Les salons traditionnels, que ce soit dans le marketing ou autre, sont en train de souffrir. La tendance est de réunir les décideurs dans des congrès, on en voit à Cannes, Biarritz, Monaco… C’est déjà une première étape. Ce que j’ai créé il y a un an avec le format BigBoss rajoute une logique émotionnelle : quand on passe trois jours très sympathiques très festifs et détendus avec des décideurs (le ratio est de 2/3 de décideurs et 1/3 prestataires), on va créer de l’émotion et favoriser des contacts humains qui vont se transformer en contacts professionnels puis en contacts business. J’estime que c’est une troisième évolution, la première étant de réunir tout le monde dans un salon et la deuxième d’inviter les décideurs en congrès. Nous cherchons donc d’aller à l’étape d’après qui est de créer de l’émotion, de profiter de l’événement pour favoriser le business qui aura lieu après l’événement.

500250067_640
Le visuel de l’événementiel « Les BigBoss » Winter Edition 2014

 

Dans ces événements, il n’y a pas de présentation formelle

Il y a deux temps forts qui durent deux heures chacun. Le premier est un meeting où les BigBoss vont rencontrer les prestataires qui correspondent à leurs besoins. Le deuxième est un pitch où tous les prestataires se présentent deux minutes souvent de manière décalées avec des vidéos pour bien présenter leur offre à l’assistance qui est équipée de télécommande pour voter en live. Cela permet à l’ensemble des BigBoss de voir l’ensemble de sponsors et des sponsors de « marquer des points » auprès des décideurs. Ces deux temps forts business sont très structurés. Le reste du week-end est également structuré business : par exemple, on ne va pas skier avec des gens qui ont la même affaire et les mêmes objectifs, on va plutôt créer des groupe où le hasard va bien faire les choses et va créer des rencontres très sympathiques dont certaines pourront se convertir en business.

Cette sérendipité fournit des résultats concrets, on peut même parler de ROE…

Le nerf de la guerre c’est le financement de l’événement par les sponsors : il faut donc que ceux-ci aient un retour sur investissement : l’année dernière, sur la première édition, il y avait 25 sponsors et j’ai pu mesurer avec eux que cet événement leur avait permis de générer 5 millions d’euros de volume d’affaires, ce qui fait une moyenne de 200 000 euros par sponsor. Il y a un écart type qui va de 9 000 euros à 1,3 millions d’euros ; 1,1 millions d’euros pour un événement de trois jours où l’on mobilise deux personne un week-end, c’est très ROIste, d’autant plus qu’il reste encore aujourd’hui quelques dossiers à signer suite à cet événement. Il y a vraiment un ROI, voire un ROE : l’enjeu n’est pas de passer trois jours à distribuer des plaquettes, des cartes de visite et d’essayer de faire un maximum de contact business. Au contraire, le but est de se faire plaisir, prendre du bon temps, être détendu, et après le business se fera parce que les sponsors business font que les gens ayant un sujet vont rencontrer les prestataires qui savent y répondre, donc les rencontres se feront de manière très intelligentes et structurées dans les temps forts business, et au contraire au grès des animations.

On voit les résultats obtenus avec ces méthodes : comment voyez-vous l’avenir de l’événementiel dans les années qui viennent ?

L’évènementiel ne doit plus être statique et dans une logique annuelle. Pour le format BigBoss, j’ai décidé de faire deux format : le format hivers (les BigBoss font du ski) et les format été (Les BigBoss summer edition) et entre les deux une soirée dans Paris, en mars à l’Olympia, en octobre place Vendôme. Nous réunissons ainsi la communauté tous les trois mois : l’évènementiel n’est pas seulement faire un gros salon par an, c’est aussi animer cette communauté tout au long de l’année. Par exemple, nous avions offert des bonnets au ski l’année dernière et j’ai proposé aux BigBoss de se faire photographier dans un endroit exotique avec le bonnet pour le publier sur le groupe Facebook. La bonnet a ainsi fait le tour du monde : le Brésil, le pôle Nord etc., il y a eu une trentaine de BigBoss qui se sont prêté au jeu et qui ont pris leur bonnet pour se prendre en photo, un peu comme les nains de jardin d’Amélie Poulain. Le but est de souder cette communauté en la réunissant tous les trois mois et en interagissant avec eux tous les jours, par exemple en publiant quelques actus sur le groupe Facebook. La dernière actu est celle de Marc Ménasé qui vient de lever 23 millions d’euros, Frédéric Mazzela qui a levé 100 millions de dollar, Valérie Dassier élue personnalité de l’année ; on a toutes les actus des BigBoss qui font parler d’eux et de leur société. On couvre cela pour que la communauté reste active.

Comment devient-on un BigBoss ?

C’est très structuré. Pour être BigBoss, il faut être dans une société qui fait au moins 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels online, et avoir un titre de directeur. Pas de chef de projet, de responsable, etc. il faut impérativement d’être directeur général, directeur marketing, directeur e-commerce, directeur internet, bref, être dans un comité de direction, piloter des équipes et des budgets, pour pouvoir signer ensuite avec les sponsors. On est entre decision makers. Il y a en France 500 sites qui produisent plus de 10 millions d’euros par an ; ce sont ceux-là qui nous intéressent. Ce sont des groupes comme Accor, Air France et Groupon. La moitié des BigBoss sont des pure players et l’autre moitié est composée d’acteurs traditionnels qui sont devenus e-commerçants par la force des choses.

 

Les BigBoss : de l’événementiel à l’émotionnel was last modified: janvier 8th, 2015 by Yann Gourvennec