Support de cours sur l’innovation disponible en ligne

San Francisco UniversityMIB DauphineLe 23 avril, je donnais un cours sur le marketing des innovations technologiques aux étudiants du MIB Dauphine, grâce à la recommandation de Jean François David. Ce MBA est réalisé en partenariat avec l’université de San Francisco. J’ai mis le support de cours en accès direct sur le site Visionarymarketing.com. Bonne lecture !

Support de cours sur l’innovation disponible en ligne was last modified: mai 4th, 2007 by Yann Gourvennec

1 an de Marketing Etudiant et 14.171 membres

Le site Marketing-etudiant, partenaire de Visionarymarketing.com fête aujourd’hui son premier anniversaire, et ses 14.171 membres. On saluera comme il se doit ce succès en cliquant sur la bannière ci-dessous qui vous amènera sur le site. Bon surf !

Marketing-etudiant.fr fête ses 1 an

1 an de Marketing Etudiant et 14.171 membres was last modified: avril 18th, 2007 by Yann Gourvennec

le journal de ma peau a pris de sacrées rides

Les Rides du journal de ma peauCa fait du bien de se retourner de temps en temps. En me repenchant sur un vieux post de ce blog (septembre 2005), je suis retourné voir le ‘journal de ma peau’ de Vichy, expérience ratée de blogging d’entreprise qui a fait fort jaser à l’époque. Philippe Pinault nous disait en juin 2005 que 4 vraies bloggueuses étaient recrutées par Vichy à l’époque pour relancer l’idée. Où en est-on en 2007, soit près de 2 ans après ? Et bien vous ne me croirez pas, mais en fait Vichy est revenu au bon vieux site vitrine avec en prime une interface flash des plus irritantes. Nous reviendrons d’ici peu sur les tentatives ratées de USA Today et de Netscape. Etablir le dialogue avec ses clients – comme le recommandaient le cluetrain manifesto ou Tara Hunt de Pinko Marketing – est plus dur qu’on croit.

le journal de ma peau a pris de sacrées rides was last modified: avril 17th, 2007 by Yann Gourvennec

innovation: apprend-on vraiment des erreurs passées?

Rosabeth Moss KanterRosabeth Moss Kanter est l’ancienne éditrice en chef de la Harvard Business Review. Elle est également un Professeur renommé à Harvard et un gourou de l’innovation.

De nos jours, elle est également régulièrement à l’origine d’articles de fond qui sont publiés sur la revue, et notamment en Novembre 2006, où elle a publié un article remarquable sur la gestion de l’innovation. ‘les pièges classiques du management de l’innovation’ (disponible en ligne pour $6.00 en l’achetant auprès de la HBR cliquer ici – en Anglais).

Voici en exclusivité pour les lecteurs de Marketing Etudiant un panorama des leçons tirées par Rosabeth Moss Kanter:

  • leçons des stratégie: toutes les innovations ne peuvent pas faire un carton […]; ne vous focalisez pas uniquement sur le développement de nouveaux produits mais partez du principe que l’innovation peut venir de n’importe quelle fonction de l’entreprise -par exemple la Finance, le Marketing, le développement/la production ou la distribution […]; les innovateurs qui réussissent ne mettent pas tous leurs oeufs dans le même panier, ils placent leurs idées dans une « pyramide de l’innovation » avec des paris ambitieux en haut […]; des idées moyennement risquées au milieu et des innovations incrémentales […];
  • leçons d’organisation: un contrôle trop rapproché étouffe l’innovation; la planification, les exercices budgétaires et les revues de business appliquées aux lignes de produits existantes auront vite raison de l’énergie requise pour faciliter l’effort d’innovation […]; les managers devraient prévoir et accepter que les plans ne se déroulent pas de façon linéaire: récompenser les employés uniquement sur la base des tâches inscrites dans leur feuille d’objectifs annuels en refusant de s’adapter aux circonstances aura pur effet d’étouffer et de faire fuire les initiatives innovantes […];
  • leçons de management: relâcher le contrôle des employés n’est pas suffisant, encore faudra-t-il faciliter le travail transverse basé sur les relations inter-personnelles qui fonctionnent en travers des organisations établies et en combinant les efforts d’innovation. Seuls les démarches innovantes qui savent faire bon usage des compétences transverses sont capables de changer les règles du jeu; les entreprises qui créent 2 classes d’employés en les traitant différemment […], ceux en charge des affaires courantes mettront toute leur énergie à tuer l’innovation;
  • leçons de gestion des compétences: même les innovations les plustechniques ont besoin de leaders influents […]; les membres des équipes d’innovations doivent faire corps tout au long du développement d’une idée […]; parce que les innovations requièrent des gens capables de mettre les autres en relation, des ‘connecteurs’ […] celles-ci se développent particulièrement bien dans les cultures où on encourage l’innovation ».

Toutefois, il faut un peu plus que de bonnes intentions pour transformer une bonne recette en un plat alléchant. Pour cela il faut aussi et surtout des personnes de qualité, passionnés, travailleurs et dédiés. Par dessus tout, il faut aussi de l’honnêté et de la cohérence. Une des erreurs que nous observons le plus communément dans les entreprises contemporaines est liée non à la méthode ni au discours interne qui sont souvent bonnes, ni au concept qui est lui aussi souvent intéressant mais au faible engagement à produire le résultat escompté en exécutant correctement les principes énoncés. voici ce qui, à mon avis fait la différence entre les vrais et les prétendus innovateurs. Les premiers croient en ce qu’ils font, les derniers s’en tiennent aux bonnes paroles. Et franchement, les bonnes paroles, ça ne génère pas beaucoup d’argent et ça frustre aussi beaucoup de monde (ce qui est rarement un bon ingrédient de productivité).

Dans tous les cas, Rosabeth Moss Kanter, connaît bien la recette et elle nous le prouve dans cet article. Et espérons que les manageurs de nos grandes entreprises puissent- au minimum – apprendre cette fois ci à cuisiner de meilleurs plats pour le bénéfice de leurs clients et de leurs employés.

innovation: apprend-on vraiment des erreurs passées? was last modified: avril 17th, 2007 by Yann Gourvennec

La Tribune récompense visionarymarketing: 20/20 en Pinko Marketing

La TribuneLa Tribune, journal économique bien connu des hommes d’affaires, n’est pas seulement une excellente référence pour ceux qui, comme nous, sont à l’affût des bonnes nouvelles et des bonnes pratiques de la vie économique. Le journal issu de la fusion entre la Tribune de l’économie (puis de l’Expansion, créée en 1985) et de la vénérable institution La Cote Desfossés a su se repositionner et se réinventer plusieurs fois, et ceci notamment depuis 2002, en remaniant sa maquette, en la modernisant, en rendant son contenu plus accessible mais ce n’est pas tout, loin de là.

Certes, il y a une nouvelle formule Web et une nouvelle publicité (voir ci-dessous) qui joue sur l’humour. Nous avons pu essayer la nouvelle formule Internet qui est très accessible et très lisible. Particulièrement appréciée, la page thématique qui nous permet d’accéder directement au secteur de notre choix. Mais face aux challenges énormes qui sont le lot quotidien de la presse écrite (rappelons dans ces colonnes les nombreux sujets sur ce thème), la Tribune a véritablement saisi l’esprit Web et sait récompenser ses clients. Tout dabord, signalons que les acheteurs du quotidien ont un accès gratuit aux archives, et que celui-ci se renouvelle tous les jours (identifiant bienvenue/mot de passe nouveau chaque jour) ce qui permet au lecteur intéressé – en se référant à ce mot de passe sur la page droite de la page 3 intitulée 360° – de prolonger sa lecture sur Internet. Je trouve cette idée géniale et fidélisante, ainsi que respectueuse de l’esprit du web. Mais ce n’est pas fini.Pinko Marketing *** pour la tribune

Alors que les Echos (le concurrent de la Tribune, et leader sur ce marché) se lancent dans une opération technologique à haut risque (voir mon post sur le blog anglais de visionarymarketing: encore une tentative de bouche-à-bouche au vieux concept de l’e-reader) la Tribune choisit une formule beaucoup plus simple et accessible, le journal en pdf, direct, universel et copiable d’un clic de souris sur son pda (si ce n’est pas de l’e-paper qu’est-ce que donc?).

Enfin, quelle agréable surprise ce week-end de trouver une lettre dans ma boîte (Cliquer ici pour agrandir la lettre de La Tribune à Visionarymarketing), suite à une inscription dans Buzzparadise (à ma question précédente, je peux donc répondre qu’il ne s’agit pas d’une parodie de participation, bien au contraire), où la Tribune m’écrit pour m’encourager à écrire en utilisant – gracieusement – ses archives. Cette démarche est courageuse et novatrice. Elle est respectueuse des clients et des lecteurs, et enfin, elle retourne habilement à son avantage – sans dénigrer et sans récupérer abusivement – l’effet Internet qui érode les tirages et menace la presse en général. Belle initiative ! Pour ma part, je considère que faire confiance à des bloggueurs (somme toute inconnus) sans avoir peur du risque encouru et faire confiance dans ces relais d’opinion sans demander de contrepartie est un exemple de Pinko marketing pur jus, de collaboration , de courage, et de vrai marketing de la coopération (voir la lettre ci-contre)

La Tribune à Visionarymarketing

Hélas, dans ce concert de louanges, rappelons les faits et notamment qie le lectorat de La Tribune ne s’accroît pas de façon directement proportionnelle à ses efforts (voir les chiffres de l’OJD ici) mais gageons que ses fidèles, dont nous sommes, saurons relayer sur les nouveaux médias, la qualité d’une information dont la référence est indispensable.

Souhaitons enfin que cet effort soit soutenu dans le temps.

La Tribune récompense visionarymarketing: 20/20 en Pinko Marketing was last modified: avril 16th, 2007 by Yann Gourvennec